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Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Lilith A. Strix
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Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Lilith A. Strix, le  Jeu 2 Jan - 14:58

Légers comme des bulles de savon
Saison XXX
Décembre 2176
PV Hughie

C'était un jour d'hiver gris. Avec un ciel gris. Avec un sol d'un blanc immaculé. Enfin, ça c'était seulement lorsque les personnes ne foulaient pas cet espace blanc de leurs silhouettes toutes noires. Comme des ombres passantes, des ombres de grande taille qui oppressaient la petite Lilith, assise sur les marches d'une devanture d'une habitation, les bras croisés par le froid. En dehors du noir du bois hivernal et des silhouettes passantes, du blanc immaculé du sol piétiné sous la foule, et du gris du ciel où tombait encore plus de masse blanche, seule une petite teinte de pourpre contrastait. De forme circulaire lorsque l'on venait du ciel. La petite Lilith avait froid ici. La peur, le monde... En jean noir, bottines noires et blouson gris, elle était parfaite dans ce décor de folie. Seule. Attendant qu'on vienne la chercher. Son petit bonnet de laine pourpre, c'était la seule couleur qui pouvait la faire remarquer dans cette foule trop grande. Rien ne servait de crier, sous les caches oreilles, bonnets et chapka, personne ne l'entendrait. Personne n'entendrait sa petite voix perdue. Alors elle ne bougeait pas, attendait le retour de ses parents cachés dans cette foule noire et oppressante. Seule sa petite baguette en bois de hêtre lui fournissait chaleur et réconfort. Elle n'était pas difficile. Elle ne pleurait pas, ou alors en silence. Intérieurement. Elle était seulement en attente.

Aaaah. Qu'est-ce qu'elle détestait l'hiver. Qu'est-ce qu'elle détestait le blanc. Il la rendait complètement folle. Cela lui rappelait la propreté, la stérilité. ce blanc l'enfermait mentalement dans une pièce toute blanche. Elle se sentait perdue, seule au milieu de ces murs qui lui rappelait les hôpitaux. Avec le blanc, les hôpitaux avaient le goût de la douleur, du froid, du mal, de la mort alors que ces même hôpitaux, l'hôpital où sa maman travaillait parfois, la ramenait parfois à d'autres sentiments comme les soins, le soulagement, la vie. Non. Ici, le blanc lui rappelait seulement la plus pure et la plus simple des solitudes. Seule. Elle était seule. Il n'y avait pas de soleil, pas de ciel bleu pour égayer l'instant. Non, il n'y avait pas de soleil coloré, pas de jolis cristaux de couleurs dans ces flocons. Il n'y avait pas de patins qui l'emmèneraient loin. Seulement ses bottines qui glissaient sur le sol gelé et la laissait courir sur place. Alors oui, Lilith n’aimait pas la blancheur de la peur, la blancheur de la folie.

La petiote réajusta un peu son bonnet de laine pourpre qui lui tombait sur les yeux. Eux aussi contrastait avec ses cheveux noirs. Ses iris bleus pailletés d'or observaient un peu le visage des silhouettes qui passaient devant elle. Si le visage de ses parents était parmi eux, il fallait a tout prix qu'elle les trouve. Sa seule amie ne pouvait la réconforter autre que par sa douce chaleur. Le seul bois n'étant pas touché par la morsure mortelle de l'hiver.


Dernière édition par Lilith A. Strix le Sam 1 Fév - 21:44, édité 1 fois
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Hugh Dey, le  Jeu 2 Jan - 18:44

Tout comme elle a dit la dame.


C’était un jour d’hiver gris. Avec un ciel gris. Et une échoppe noire. En façade tout du moins. Je venais d’en sortir et les couleurs me frappaient. Elles étaient neutres. Un peu trop neutres. Parce qu’elles ne reflétaient pas celles que j’avais en moi, à l’intérieur. Un patchwork. Mon monde, en ce moment, était coloré. Je me sentais bien.
Pourtant, en apparence, les choses n’avaient pas l’air roses. En ces vacances hivernales, alors même que j’avais déjà passé Noël quasiment tout seul, on se faisait tellement déborder à Ollivander’s que j’avais l’impression que me marchait dessus, et qu’on me pressait le cerveau. Il fallait toujours avoir plus d’imagination pour les petits qui venaient, et qui eux, n’avaient apparemment que faire de leur baguette parce que nombre d’entre eux en avaient une cassée. C’était un festival. Mais pour la première fois, j’avais réellement l’impression de faire quelque chose d’utile. Et de gratifiant.

J’avais eu le droit de partir et avais laissé Izsa avec Jennifer pour les quelques heures restantes. Parce qu’on se faisait marcher dessus depuis longtemps et que j’avais besoin de souffler. Alors, à l’extérieur, je laissais l’air entrer dans mes poumons, et je l’expirais, avec un sourire. Avant de me mettre en marche vers mon appartement. J’avais quoi, cent mètres à faire. Je n’avais pas envie de rentrer, j’avais envie que le froid m’envahisse et me congèle, tout à l’intérieur, mais je ne pouvais décemment pas rester planté en plein milieu de la rue. Alors je marchais. Et arrivé sur le pas de mon bâtiment, une petite fille au bonnet pourpre me barrait quasiment le chemin.

Mon premier réflexe, en pensée, avait été de la dégager gentiment avec ma jambe, histoire qu’elle comprenne qu’elle gênait l’entrée. Mais après tout j’avais le temps, alors je ne voyais pas pourquoi je ne lui adressais pas un mot. Alors je baissais les yeux sur elle, et tombais sur la baguette qu’elle tenait dans la main. Je n’étais pas en mesure de me souvenir de toutes les baguettes, loin de là, mais en la voyant un seul mot poppait dans ma tête. Dictame. Pourtant ce n’était pas le bois visible…
Intrigué, je fronçais les sourcils, m’abaissais lentement à la hauteur de la petite demoiselle et la détaillais un court instant. Un sourire attendri illumina mon visage quand je la reconnus. Et mes cheveux prirent immédiatement la même teinte pourpre que son bonnet.

« Quand je t’avais vu la dernière fois, je ne pensais pas qu’un jour tu attendrais devant mon immeuble comme si tu voulais manger chez moi. Tu t’es perdue ? » Je lui offris un sourire. Evidemment, je blaguais. Enfin sauf en lui demandant si elle était perdue, évidemment.
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Lilith A. Strix, le  Ven 3 Jan - 11:52

Sa mère lui a toujours dit qu'il ne fallait jamais qu'elle s'ennuie. Qu'il y avait des choses plus importantes que l'ennui. Et la jeune fille, depuis toute petite s'attelait à la tâche. Lorsqu'elle était seule, comme aujourd'hui, ou qu'elle avait froid, comme aujourd'hui encore, la petiote cherchait des solutions qu'elle n'avait pas encore résolues. Une pointe d'ennui et hop, elle se mettait à réfléchir, sur son environnement, sur sa vie, sur elle-même. Comme des petites introspections qui lui faisaient passer le temps et qui pourraient améliorer son comportement, sa façon de passer, de vivre. Alors, pour passer le temps de l'attente, la petite fille se concentra. Avait-elle bien réfléchi ? Avait-elle été suffisamment sage pour décider de rester sur place en l'attente de ses parents ? Fallait-il au contraire prendre la décision de bouger, de chercher aussi ? Ou alors, essayer de trouver un mage-policier ou quelque chose de ce genre pour que lui, il puisse l'aider ? Elle se gratta le bout du nez. Elle ne le savait pas. Et puis, comment reconnaître un policier sorcier ? Avaient-ils seulement des uniformes ? Y avait-il seulement des policiers dans ce monde magique ?

Ses parents lui avaient appris les bases. Les numéros d'urgence en cas de problème. Ambulance, police, pompier. Ainsi que leurs numéros à eux. Mais, trop petite encore, elle n'avait pas de téléphone portable. Et ici, sur le chemin de traverse, qui avait un téléphone ? Et puis comment expliquer le fait que l'on est perdue dans une dimension magique ? Non... ça ses parents adoptifs ne lui avaient jamais appris. Ils n'y avaient pas pris garde, n'avaient pas anticipé. La seule solution était donc d'attendre à l'endroit où elle les avait perdu. Mais savaient-ils seulement là où ils l'avaient laissé malgré eux ? Lith' jeta un coup d’œil à sa baguette. Si elle avait été plus grande et si elle avait étudié aussi les cours de plus âgé que soit, elle aurait su comment utiliser sa baguette pour les retrouver. Existait-il un sortilège pour appeler un membre d'un quelconque commissariat magique ? "Je n'aime pas ça Furcifer...". Furcifer ? C'était sa baguette. Enfin, le nom qu'elles ont trouvé ensemble. Un hommage à l'homme-Caméléon.

« Quand je t’avais vu la dernière fois, je ne pensais pas qu’un jour tu attendrais devant mon immeuble comme si tu voulais manger chez moi. Tu t’es perdue ? »

Lilith leva doucement ses yeux un peu mangés par la laine de son bonnet. Devant lui se tenait l'Homme. Le vendeur. Le Caméléon. Son visage avait remplacé sa petite mine renfrognée par un sourire des plus éclatants. Elle était si contente qu'elle se leva aussitôt et sauta sur le bonhomme avant même de réfléchir -et ça, c'était rare-. C'était le guide. Son guide dans ce monde beaucoup trop grand pour elle. Ses mains glissèrent dans les cheveux doux de l'homme. Un câlin réconfortant. Elle en avait besoin. Lorsqu'elle se rendit compte de son geste, elle s'écarta doucement du Caméléon avant de s'excuser, toujours avec le sourire.

- Je suis désolée monsieur...

Comment se faisait-il qu'il était là ? Les mots de l'homme transpercèrent ses souvenirs. Alors comme ça il habitait ici ? La petiote observa la couleur des cheveux de l'homme. Ils étaient aussi pourpres que son bonnet de laine. Elle ria. C'était nerveux mais elle ne pouvait s'empêcher d'être contente de voir qu'elle n'était pas seule dans ce monde glacé. Qu'il n'était pas comme les ombres noires qui déambulaient dans les rues. Si bien qu'elle en oublia, un instant, qu'elle était perdue.

- J'ai pris soin de Furficer monsieur ! Regardez !

Elle lui montra avec fierté son petit bâton en bois de hêtre, la caressant comme elle l'avait touché la première fois. C'était sa petite clé.  Sa petite porte de sortie. Est-ce que, par le pur des hasards, la Clé lui avait amener le Guide ? Est-ce qu'il pouvait l'aider à retrouver sa famille ? Le sourire de Lilith se fit plus petit. Les traits de son visage plus inquiets et penauds.

- Je me suis perdue... Du coup je suis restée ici pour attendre papa et maman... Vous les avez peut-être aperçu ?

Attendre. Elle devait attendre encore. La petiote se rassit doucement sur les marches gelées. L'homme pouvait l'aider non? Lui, il a dû apprendre comment faire s'il était perdu dans ce monde. Son père lui avait toujours dit de faire attention aux gens. De ne pas faire confiance. Mais la petiote n'avait pas le choix. Et puis, le Caméléon ne lui ferait pas de mal, c'était son guide après tout !
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Hugh Dey, le  Ven 3 Jan - 17:52

Je vis tout comme au ralenti. Ses yeux se relever et me découvrir, malgré la laine de son bonnet qui devait quelque peu lui bloquer la vue. Son visage se transformer, pour découvrir un sourire d’une pureté folle. Un éclat. Instantané. Et sans comprendre comment, je me retrouvais avec la petite fille dans mes bras, et j’éclatais de rire, tant c’était inattendu. Mes bras serraient son petit dos et je fermais les yeux. Depuis combien de temps n’avais-je pas reçu une accolade ? Une simple accolade d’un être humain ? Trop longtemps. Ce contact, aussi rafraîchissant qu’inattendu, rechargeait mes batteries. Mais bientôt je sentais qu’elle reculais avec un « Je suis désolée monsieur... », si bien que je desserrais mon étreinte pour lui ébouriffer gentiment les cheveux à travers le bonnet, un grand sourire fixé sur mon visage. Elle n’avait absolument pas à être désolée.

Elle était drôle et touchante, parce qu’elle était encore dans cet âge où les calculs n’existaient pas. C’était beau de voir passer sur son visage chaque émotion, toutes guidées par une joie profonde, celle d’exister et, probablement aussi, de faire partie d’un monde aussi extraordinaire que celui-ci. Elle me montra sa baguette avec une fierté folle, tout en la désignant par un nom étrange, qui écorchait la bouche. Je n’avais jamais compris ces gens qui donnaient à leur baguette un nom, mais je jouais plutôt la curiosité, histoire qu’elle ne se sente pas rabaissée. Parce qu’après tout, ce n’était pas parce que je ne les comprenais pas qu’ils avaient tort. « Fruci quoi ? Pourquoi elle s’appelle comme ça ? » lui demandais-je avec un sourire. Fru… Ca ressemblait au début du mot « fruit ». Est-ce que c’était parce que sa baguette aimait les fruits ? Aucune idée.

Rapidement cela dit elle avoua qu’elle était perdue et qu’elle était restée ici pour attendre ses parents. Je regardais à droite et à gauche. Non je ne les avais pas vus. Enfin je ne me souvenais pas de la tête de sa mère, mais je suppose que si elle avait perdu sa fille, j’aurais croisé une dame inquiète. Là, pas du tout. Alors je grimaçais un peu, tournant ma bouche à droite et à gauche, comme pour réfléchir, puis je posais mes fesses sur le sol enneigé – parce que rester accroupi ça faisait mal aux jambes – comme si ça allait m’aider à trouver une solution. Ca ne m’aidait clairement pas. D’ailleurs, je me tortillais un peu, parce que la neige c’était froid, et ça passait à travers mon pantalon. Roh quelle idée j’avais encore eue là !

Je me serais bien relevé, mais je ne voulais pas être plus grand qu’elle. Vivre une partie de ma journée à hauteur d’enfant était d’ailleurs très instructif. On ne voyait que des pieds et des jambes passer devant soi, ce n’était franchement pas très agréable. Elle ne risquait pas de trouver ses parents comme ça. Il fallait simplement qu’elle prenne de la hauteur… Hum… Ah ! Illumination ! Mes yeux s’éclairèrent d’une lueur excitée avant même que les mots ne franchissent ma bouche :

- Si tu montes sur mes épaules tu pourras les voir non ? En plus, je peux essayer d’être très grand !

J’étais sûr et certain que c’était la meilleure idée du monde, c’est pourquoi immédiatement après, je lui tournais le dos, comme pour le lui offrir. Il ne restait plus qu’à monter, moi à me relever, et à parcourir le monde avec nos deux paires d’yeux à la recherche des parents perdus.
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Lilith A. Strix, le  Mer 8 Jan - 12:12

Le rire, salvateur - mais pour qui ? - de l'Homme-Caméléon s'engouffra joyeusement dans les oreilles de la petiote. Avec soulagement, elle vit qu'il n'allait pas chicaner à lui en vouloir. Ce geste n'était nullement réfléchi, mais purement sincère. C'était un peu comme l'intelligence du monsieur. Pour Lilith, c'était quelqu'un d'une sagesse insoupçonnée, comme l'était celui d'un enfant. Décalé de la société, utilisant d'autres mots, d'autres formules. Quelqu'un qui était sage sans le savoir était quelque chose que la Strix admirait par-dessus tout. L'homme avait - il été moqué par le passé ? Il y avait au moins une petiote dans le monde qui croyait au Caméléon. Celui qui sait sans savoir, celui qui guide sans vouloir. C'était un cadenas qui avait perdu sa clé. Peut-être que Lith' était destiné à le rencontrer ? Peut-être que c'était elle la clé de sa joie ? Allez savoir. L'homme ébouriffa les cheveux de la nouvelle Poufsouffle qui mêla son rire à celui de son sauveur. D'ailleurs celui-ci ne comprit pas exactement le prénom de la jolie clé de bois que la petiote tenait dans ses menottes. Elle lui expliqua que le Furcifer était une espèce de caméléon.

- C'est un souvenir, comme ça, je ne vous oublierais jamais même si je suis très vieille... d'au moins cent ans !

Le sourire qu'elle arborait en présence du guide laissait entrevoir ses quenottes toutes blanches. Pas aussi blanche que la neige mais bon, elle s'appliquait à se brosser les dents tous les jours. C'est ses parents adoptifs qui lui ont dit que c'était important. Du coup, ses dents sont blanches. Les iris azurés suivirent la moindre mimique du visage du Caméléon. Il semblait pensif, regardait à gauche et à droite. Mais comme la petiote, il ne vit pas les parents dans la masse obscure de la foule qui déambulaient devant eux, comme une marée noire absorbant tout sur son passage. Même lorsqu'il s'assit près d'elle la petite continuait de le regarder. Il était grand et intelligent, il trouverait une solution, c'était sûr !

- Si tu montes sur mes épaules tu pourras les voir non ? En plus, je peux essayer d’être très grand !

Sitôt proposé, sitôt les muscles dissimulés de l'homme se joignaient à son squelette dans une position avantageuse pour que Lilith puisse se glisser sur les épaules de l'homme. L'instinct de la petite  fit un bond de joie face à la formidable l'idée du guide. Mais la raison fit hésiter la gamine. Elle pouvait être trop lourde pour lui ? L'homme avait-il assez de force et d'endurance pour qu'elle puisse rester là-haut jusqu'à ce qu'ils retrouvent ensemble ses parents ? Finalement, elle décida de faire confiance et se glissa sur la nuque de l'homme. Par chance pour lui, elle était encore un peu petite pour son âge. Une fois installée, elle le remercia.

- Je pense que je vous connais assez longtemps pour vous faire part d'un secret inconnu des... inconnus. Je m'appelle Lilith Strix. Mais on m'appelle Automn. C'est mon deuxième nom. Je l'aime bien. Et vous monsieur ? Comment vous vous appelez ?

La petiote profita de la vue pour chercher ses parents. La rivière noire était beaucoup moins haute qu'avant. Mais aucune trace du couple Strix dans la rue. Il fallait remonter en direction du chemin de traverse. Ils avaient certainement dû aller là-bas à la recherche d'un quelconque policier magique. C'est ce qu'aurait fait la petiote si elle avait eu un enfant. Elle ne serait pas resté assise. C'est elle qui irait à la rencontre de son bambin disparu.

- Rahlala... Les Strix perdent toujours quelque chose.

La petiote laissa échapper un petit rire. De l'autodérision, c'est ce qui lui fallait à cet instant. Ces mots n'étaient pas destinés au Caméléon, mais c'était une manière à elle de se rassurer. Lorsqu'un objet est perdu, c'est qu'automatiquement on le recherche, pour enfin le retrouver plus tard ! C'était dans la chronologie des choses ! On ne pouvait pas chercher quelque chose qu'on n'avait pas perdu... si ?



HRP: Tu as mon LA pour dire que les parents nous cherchaient à un endroit et qu'on les a retrouvés si tu veux ! Sinon la recherche va être longue :P
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Hugh Dey, le  Dim 12 Jan - 18:29

Alors le Furcifer, apparemment, c’est un genre de caméléon. Ca, c’est ce qu’elle venait de me dire. Et moi je faisais un genre de prout avec ma bouche pour lui montrer que j’en savais rien, avant de me rendre compte de ce que ça voulait dire.

- C'est un souvenir, comme ça, je ne vous oublierais jamais même si je suis très vieille... d'au moins cent ans !

Oh bordel. Le caméléon c’était pour moi. Mes petits yeux devaient rougir à vue d’œil parce que ma vue, elle, se brouillait. Un sourire reconnaissant s’étala sur mon visage et je fus pris d’une envie sauvage de la prendre une nouvelle fois dans mes bras. Mais je me retins. Parce qu’on n’abuse pas des bonnes choses. Autant, j’avais jamais compris les gens qui nommaient leur baguette, autant là, pour la première fois, ça avait vraiment un sens pour moi. Et aussi étrange que ça puisse paraître, c’était tout simplement le sens de ma vie. Parce que j’avais cherché à faire quelque chose d’utile, parce que j’avais voulu guider les petits à l’intérieur de Poudlard et que je me retrouvais à les guider pour simplement choisir leur baguette. Beaucoup pourraient le considérer comme un échec. Moi-même je l’avais vu comme ça. J’avais atterri dans le magasin de baguettes sans savoir ce que je foutais là, j’avais pris peur dès le premier jour et finalement, la vérité se trouvait devant moi. La vérité devait pas mesurer plus d’un mètre trente, elle avait onze ans et des yeux d’un bleu pétillant. La vérité, c’est que pour cette petite, je l’avais guidée, et j’avais été utile. Voire même indispensable.

Ces quelques mots avaient suffi à me rendre le cœur léger. Si bien que lorsqu’elle monta sur mes épaules, c’était à peine si je la sentais. Elle collait ses fesses au niveau de ma nuque, je levais les bras pour prendre les siens. Je m’assurais qu’elle était bien positionnée. Et je poussais sur mes jambes pour me relever. Oui bon… Ok j’avais le cœur léger mais fallait pas exagérer. J’avais plus vingt ans depuis un bon moment et je soufflais un bon coup, parce que ça avait été un sacré effort. En plus, comme moi j’étais pas très grand, elle pouvait probablement voir un truc, mais moi rien. Alors je fermais les yeux avant de démarrer, et me concentrais pour tenter d’allonger mes jambes, sans pour autant les fragiliser. Je savais que ça marchait. Mais j’avas pas dû faire plus de cinq centimètres parce que le poids que je portais était trop important. Tant pis… J’avais déjà loupé la moitié de ce qu’elle venait de me dire.

- … m'appelle Lilith Strix. Mais on m'appelle Automn. C'est mon deuxième nom. Je l'aime bien. Et vous monsieur ? Comment vous vous appelez ?

Enfin manifestement j’avais entendu l’essentiel, c’était plutôt bien. Je souriais. Automn. C’était rigolo. « Tu sais que ça te va bien Automn ? Dans ma tête t’as un peu les couleurs des feuilles. Un peu de vert, de marron, de jaune et de orange. Un patchwork qui pétille ! Moi c’est Hugh. Dey. Hugh Dey, mais tu peux dire Hugh. » enfin elle pouvait m’appeler comme elle voulait en vrai, j’avais bien conscience que le nom qu’elle me donnerait serait respectueux. Et c’était tout ce que je cherchais en ce moment. Le respect qu’il m’incombait d’avoir.

Enfin bon… Passons. Je me mettais en route et me rapprochais de la foule pour essayer de les retrouver. Elle marmonna quelque chose, à savoir que les Strix perdaient toujours un truc. Ouais enfin bon… Qu’ils perdent un truc genre un stylo ou une chaussette moi je veux bien, mais un enfant c’est quand même gros comme perte quoi. Enfin je lui disais rien. J’avais pas envie de lui faire peur et de lui faire comprendre que ses parents avaient probablement essayé de l’abandonner discrètement. Fin je voyais pas de motif à ça parce que moi cette petite je l’adorais mais ça se trouve eux ils en avaient marre. « T’as d’jà convenu d’un point de rendez-vous avec eux si tu te perdais ? ». Comme moi je voyais rien, je la laissais guider. Elle pouvait même s’accrocher à mes cheveux et tirer si y avait un problème. Je la connaissais pas beaucoup mais bizarrement j’avais confiance.

J’avais même tellement confiance que je me sentais l’âme joueuse. Si bien que, dans la rue, en plein milieu des gens, je me mettais à hennir – enfin j’imitais pas bien le cheval mais ça y ressemblait – et à courir jusqu’à un perron de boutique surélevé pour pouvoir faire des pas de chevaux. En montant bien haut mes jambes en marchant bien droit comme si j’étais dressé. N’importe quoi. Je pétais mon plomb. Mais monter quelques marches comme ça, ça me donnait surtout une autre vision : y avait Gringott’s, qu’était en plein milieu du Chemin de Traverse, avec un point un peu surélevé aussi… Y avait moyen de retrouver les parents par ici.

Alors je partis au petit trot, pour tenter de faire sourire la demoiselle, en direction de Gringott’s. Ce qui était drôle c’était que plus je faisais des bruits bizarres, plus les gens autour avaient tendance à se pousser parce qu’ils savaient pas si j’étais fou ou si j’allais juste leur rentrer dedans. Aucun des deux. Moi je faisais juste mon devoir, en ramenant une petite fille à ses parents, le tout avec une banane sur le visage comme j’en avais pas eue depuis… Depuis que Guilli m’avait offert un pull. Autant dire que ça remontait à une vingtaine d’années.

Finalement j’arrivais sur le perron de Gringott’s et je voyais un couple qui attendait, apparemment inquiet, en regardant la foule, juste là. Et je lançais un « Bah c’est pas eux là ? » enjoué à la demoiselle qui commençait sérieusement à peser son poids. Bordel, j’avais vraiment plus vingt ans, et surtout j’avais jamais été bien musclé moi, alors ça commençait à peser. En vrai j’étais essoufflé et je me dirigeais vers les deux personnes inconnues. Je reconnaissais pas leur visage mais ça m’étonnait pas, j’avais franchement pas mémorisé la tronche de ses parents à la petite. Et du coup je demandais naïvement « C’est vous qu’avez perdu ce colis ? » en désignant la petiote. Dites moi oui, fallait qu’elle descende vite là, j’avais mal aux épaules.

[Je te laisse déterminer si c’est eux XD T’as mon LA pour descendre de mes épaules et/ou m’emmener où tu veux si tu veux continuer la recherche.]
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Lilith A. Strix, le  Jeu 23 Jan - 17:24

Nouvel éclat qui résonnait autour d'eux. La petiote n'entendaient plus le flots de paroles, les chuchotements terrifiants des ombres. Elle n'entendaient que la sagesse du Caméléon et sa propre joie qui faisaient échos, rebondissant sur les murs de briques londoniens. Ils marchaient, légers comme des bulles de savon, à travers l'espace qu'ils créaient, au milieu des ombres incessantes. Lith' avaient même l'impression qu'ils allaient tout droit, dans l'autre sens, remontant la rivière comme le saumon remontait le courant. Le Caméléon aimait son prénom. Les joues de Lilith prirent la même teinte que son bonnet pourpre. Doux soleil réchauffant le froid glacial de l'hiver. C'était un très, très beau compliment qui venaient des lèvres du guide. Un compliment qui s'était fiché dans le cœur de la petite blairelle. Une flèche tendre, un petit morceau d'amour qui venait d'être partagé. Un instant qui resterait infini dans les souvenirs.

- Merci Monsieur Hugh...

Elle l'avait soufflé. Un murmure parmi les murmures du monde. Un léger trait d'air qui traversait les mots les plus justes. Un remerciement à peine prononcé, du bout des lèvres. Brouillant ses yeux d'un léger voile poussé par le vent. Les quenottes sorties. Dansantes. Entre les couvertures rouges tremblante de froid, mais aussi tremblantes d'une chaleur incontrôlée, une chaleur qui venaient du cœur. Un point de rendez-vous... non. Ils n'avaient pas convenu d'un point de rendez vous. Les Strix étaient perdus dans ce nouveau monde. Si perdus qu'ils en avaient oublier les bases les plus simples en cas de perte. En cas de vol. En cas de tout. Pourtant, ils étaient très responsables les Strix. Ils avaient toujours tout fait pour lui apprendre les choses. Toujours tout expliqué pour qu'elle puisse savoir quoi faire en cas de danger, en cas de problème. Mais, il fallait dire que la magie pouvait détraquer les cerveaux des plus sages, es plus ouverts, des plus émerveillés.

- Non... Non Monsieur Hugh...

Nouveau souffle. Cette fois, pas de soleil, pas de tendresse. La nouvelle froideur de la solitude s'empara du coeur de la blairelle. Nouvelle peur. Et si elle ne retrouvait pas ses parents ? Et s'ils avaient décidé de l'abandonner là, dans le froid de l'hiver ? Et si elle n'était pas la si gentille jeune fille qu'elle pensait être ? Et si elle avait fait une bêtise impardonnable sans qu'elle en est conscience ? Toutes ses questions se bousculaient dans sa tête. Lilith se plongeait dans un profond silence, une introspection qui n'était ni bonne pour la recherche, ni bonne pour le pauvre homme qui la soutenait de toute ses forces, en hauteur, et qui s'attendait à ce que les yeux de ce qui lui servait de poids, soit assez attentifs pour qu'il puisse enfin la relâcher.

« Bah c’est pas eux là ? »

La petiote se concentra à nouveau sur la marée noire. Ils étaient arrivé au niveau de la banque des sorciers, reposante sur le socle de marbre blanc qui servait d'escalier. De longues colonnades aussi penchées que les maisons normandes - d'après ce qu'elle avait compris des histoires que lui contait sa mère - sur-élevait les lieux. Dans une monumentalité qui rendait la petiote encore plus petite qu'elle ne l'était déjà. La-bas, deux silhouettes. La petite fronça les sourcils. La neige accumulée sur ses cils et le bonnet un peu trop grand pour elle l'empêchait de voir correctement. Mais la silhouette un peu enveloppé de son père et la petite taille de sa mère l'aidait un peu. C'était bien eux. Un sourire s'empara de ses lèvres. Le Caméléon, comme un aimant, n'attendit pas sa réponse et se glissa lentement à leur rencontre.

« C’est vous qu’avez perdu ce colis ? »


La petite riait de bonheur. L'expression des parents passèrent de l'inquiétude au soulagement, le petit papa courant presque en direction de la maman qui s'accrochait à son bras, ce que Lilith perçu comme un soutien mutuel face à la difficulté. "Nom d'un p'tit bonhomme vert, Lith' où étais-tu passée ?" soupira de soulagement son père. "Nous vous remercions infiniment Monsieur.... ?" demanda la Strix adulte.

"C'est Monsieur Hugh Dey M'man ! Il est très fort et très gentil !... Pardon papa...". La petiote descendit des épaules de son sauveur, doucement, puis pris la main de celui-ci pour le présenter à ses parents. "C'est le monsieur qui a vendu Furficer P'pa ! ". Le paternel des Strix caressa doucement le nez de sa môme. Un geste qu'il faisait souvent pour attester de sa tendre affection.

- J'aimerais vous remercier comme il se doit. Pouvons nous vous inviter à dîner ? Un verre peut-être.... ? Le père avait presque le souffle coupé par l'émotion. Les larmes aux bords des yeux. Il était si heureux. C'était sa petite qu'il avait failli perdre. Le trésor de sa vie. La pépite d'or de la famille. Il lança un regard à sa femme qui sourit immédiatement. L'accord était immédiat. Cet homme allait recevoir le plus bon des repas... s'il acceptait l'invitation.
Hugh Dey
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Hugh Dey, le  Sam 25 Jan - 22:07

Les yeux se tournaient vers moi, et levaient les yeux vers elle. J’avais pas besoin de la confirmation, je savais que je m’étais dirigé vers les bons. L’inquiétude fit vite place au soulagement et même, juste après, à la gratitude. Je fis descendre la demoiselle de mes épaules – pour mon plus grand soulagement parce que franchement j’avais mal – avec une petite grimace d’ailleurs, tandis que les paroles affluaient tout autour.

- Nom d'un p'tit bonhomme vert, Lith' où étais-tu passée ?
- Nous vous remercions infiniment Monsieur.... ?
- C'est Monsieur Hugh Dey M'man ! Il est très fort et très gentil !... Pardon papa...".

Oh bordel. Je clignais des yeux très rapidement pour essayer de comprendre. J’avais ma main dans celle de la petite Lilith – quand est-ce qu’elle l’avait prise ? – et je me retrouvais devant deux parents qui avaient l’impression que je venais de leur ramener un portefeuille plein. Mais plein de cent mille gallions quoi. Et bon, moi j’avais pas fait ça. Je leur avais permis de retrouver une petite qu’était franchement trop choupette mais bon c’était pas autant que cent mille gallions. Je veux dire, les enfants ça coûte plus d’argent que ça n’en fait gagner, sauf si ça travaille jeune quoi. Et encore… Donc je comprenais pas un tel élan. J’étais même un peu pas trop à l’aise, si bien que je n’arrêtais pas de passer mon poids d’un pied à l’autre. Je tenais pas en place. Et aussi, j’avais bien envie de me masser les épaules, mais ça risquait de paraitre impoli. Elle allait croire qu’elle était grosse après, et elle risquait d’avoir des complexe pour le restant de son adolescence après. Non non, clairement je pouvais pas me masser les épaules.

- J'aimerais vous remercier comme il se doit. Pouvons-nous vous inviter à dîner ? Un verre peut-être.... ?
- Oh hum je…

Bordel j’avais rien compris. Le monsieur il avait les larmes aux yeux. J’avais envie de lui dire que tout allait bien, qu’elle était pas morte et qu’il pouvait sourire plutôt que pleurer, mais je trouvais pas mes mots. J’étais clairement plus à l’aise avec la demoiselle qu’avec ses parents. Les adultes moi de toute façon ça me mettait souvent mal à l’aise. Parce que c’était pas aussi compréhensif que les enfants. Mais je commençais à ressentir toute la gratitude qu’ils avaient, et surtout, le contact de cette petite main contre la mienne était tellement réconfortant que je ne pouvais décemment pas dire non.

- C’était pas grand-chose vous savez. Mais si vous y tenez je serais pas contre un verre. je forçais un sourire pour terminer cette réplique. Et j’ajoutais même, en passant ma deuxième main sur le bonnet pourpre de la petite demoiselle Comme ça vous pourrez me dire votre secret pour élever une petite fille aussi adorable. et cette fois, mon sourire était plus franc. Parce que c’était vrai.

Je baissais d’ailleurs des yeux attendris sur cette petiote. C’était grâce à elle d’abord que j’avais compris que ma place était bien à Ollivander’s. Que finalement je me faisais moins ch*er à essayer de vendre des baguettes et de faire le bonheur des petits que d’essayer de les prendre en flagrant délit de bêtise à Poudlard. Et puis c’était bien la première que je ne trouvais pas terriblement agaçante. Elle, elle avait juste un sourire chaud comme le soleil. Il pouvait faire fondre n’importe quoi.

- Intérieurement comme extérieurement, cette petite est magnifique. Vous avez fait du beau boulot de bout en bout ajoutai-je comme une boutade. Non qu’elle leur ressemblait particulièrement. De toute façon j’étais pas suffisamment fin observateur pour savoir reconnaître un visage d’un autre donc…
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Lilith A. Strix, le  Ven 31 Jan - 13:56

Le Caméléon ne semblait pas trop à l'aise. Lilith' le voyait bien. Il était très expressif du visage Monsieur Hugh. Alors la petiote envoya mentalement toutes les bonnes ondes qu'elle pouvait lui communiquer, en espérant très fort qu'il puisse les recevoir. Ces parents adoptifs n'étaient pas méchants. Ils avaient que du bon, et c'était eux qui avaient rendu Lith' comme ça non ? Peut-être pas, mais en tout cas, jamais ils ne s'étaient moqués, jamais ils lui avaient demandé de changer de comportement, de manière de penser, d'être une autre personne. Ils avaient toujours été là pour la pousser à aller de l'avant dans ce qu'elle entreprenait, dans ce qu'elle faisait. Et même quand elle faisait le mauvais choix. Elle tombait, il l'aidait à se relevé en disant "Tu feras plus attention la prochaine fois, apprends de tes erreurs mais aussi de tes succès". Ils étaient compréhensifs, aimants, et ne jugeaient personne sur leurs actions. Elle essayait alors de transmettre tout ça au Caméléon. Pour qu'il reprenne la couleur de la joie, du bonheur, de l'heureux. Et qu'il perde cette peur sauvage qui faisait de lui autant une proie qu'un prédateur. Ce n'était pas par désir de le dompter, oh ça non, la petite ne se le permettrait pas ! Mais c'était pour qu'il puisse se sentir lui-même, se sentir en sécurité.

Et puis, elle voyait bien que le fait de tenir sa main l'aidait un peu, et riait même lorsqu'il lui ébouriffa la crinière, par-dessus de son bonnet trop grand. Celui-ci lui tomba complètement sur les yeux alors de sa seconde main, elle tendit la laine vers le sommet de son crâne pour refaire glisser le bonnet à sa juste place. Il la trouvait adorable . La petite avait les yeux pétillants. Mais, c'était lui le caméléon gentil, son guide dans le flot du Styx ! C'est lui qui l'avait aidé avec Furcifer ! C'est lui qui avait le sourire, qui pétillait comme la surface diamantée d'une source au soleil !

- Intérieurement comme extérieurement, cette petite est magnifique. Vous avez fait du beau boulot de bout en bout

Oups. Le rose, le rouge puis l'écarlate arrivait aux joues de la petiote. C'était beaucoup trop. Sa tête se pencha vers l'avant, les yeux fixés sur ses chaussures. Ja-mais au grand jamais, un adulte en dehors de ses parents ne lui avait fait un si joli compliment ! C'était beaucoup trop d'un coup ! Les parents ne firent qu'approuver les dires du guide.

- Oui c'est vrai, nous avons énormément de chance de l'avoir.

C'était la voix de sa mère. La petite resta là, sans rien dire, les yeux toujours fixés au sol, reconnaissante, en silence, le petit sourire aux lèvres.



- Ellipse -


Après que son père ait fini sa bière, sa mère son scotch, et Lilith son petit diabolo cerise, il était temps à la famille de repartir et à Lilith de retourner à Poudlard. Petite qui ne voulait pas vraiment quitter son guide, mais qui n'avait pas trop le choix. Il fallait lui dire au-revoir. Elle savait qu'elle le reverrait, qu'il serait là sans forcément qu'il le sache, et qu'elle serait aussi, un jour, là pour lui s'il avait besoin. Lith' avait l'impression que cette nouvelle rencontre n'était que le début, et qu'elle allait donner naissance à une véritable relation d'amitié, de confiance, ou simplement épistolaire, peut-être... mais elle avait la sensation d'être liée à ce Monsieur Hugh. - Aurevoir Monsieur, et encore merci pour tout, saluaient ses parents. Lilith elle, prit Le Caméléon dans ses bras, sa façon de dire au-revoir et pas un adieu. Puis lui sourit. Vous savez Monsieur Hugh, Poudlard ça m'a l'air parfois un peu grand pour moi... Mais avec Furcifer à mes côtés je n'ai plus trop peur ! Elle avait soufflé cette phrase doucement à l'oreille de l'homme. Le regard déterminé, lumineux, les lèvres étirées, les quenottes blanches sorties et le bonnet au bord des sourcils. Elle se détacha enfin du corps changeant de son premier guide puis lui fit un signe de la main, avant de repartir en direction de la gare de King's Cross. Voie 9-3/4, Poudlard, Ecosse.

- A bientôt Monsieur Hugh !




Hrp: Si tu veux clore je te laisse faire ! Merci pour ce RP with u !
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Re: Légers comme des bulles de savon [Terminé]
Hugh Dey, le  Sam 1 Fév - 19:14

Bon bah c’était parti. J’allais prendre un verre en leur compagnie quoi. Leur petite était leur fierté apparemment, du coup je comprenais mieux pourquoi ils me remerciaient tant. C’était pas vraiment un portefeuille plein d’argent que j’avais ramené, non, mais c’était un peu comme si j’avais perdu ma baguette et que quelqu’un me la ramenait, comme ça, direct, sans que je demande rien. Je veux dire, si quelqu’un trouve une baguette dans la rue, bah il peut l’utiliser. Il peut la mettre à la poubelle. Il peut faire un peu ce qu’il veut avec, mais la rendre, ça, tout le monde le fait pas. Alors je comprenais pourquoi qu’ils étaient si contents.

Du coup j’étais un peu moins mal à l’aise en prenant un verre avec eux. On était sorti du Chemin de Traverse pour aller dans un bar moldu, où j’avais pris une bière normale, parce que ça ressemblait à la bièraubeurre de nom. Bah c’était pas bon hein. C’était tout amer dégueu, mais j’allais pas leur dire que j’aimais pas, sinon ils risquaient d’insister pour me payer autre chose. C’était marrant parce qu’ils étaient pas méchants, ils étaient surtout curieux. Ils voulaient me connaître. Et moi, j’étais assis à côté de la petite, toute mignonne, qui bronchait pas encore une fois, et j’avais presque l’impression de faire partie de leur famille. Un peu comme un oncle ou un cousin éloigné. Ca me faisait tout chaud dans la poitrine, là sur la gauche. C’était bien la première fois que je me sentais autant à ma place.

D’ailleurs je pensais bien que c’était un superpouvoir de cette petite. Faire se sentir à sa place. Parce qu’avec elle j’avais su que ma place elle était bien à vendre des baguettes, et là ma place… Bah c’était sur la chaise, certes, mais c’était surtout un peu avec eux. Je sirotais lentement, très lentement, ma boisson fadasse et pas bonne, et puis à un moment, bah on n’avait plus rien à se dire quand même. Parce que même s’ils étaient curieux, bah on n’était pas encore les meilleurs amis du monde, je pouvais difficilement tout révéler de ma vie. Alors c’était le moment de partir. Le moment où on se levait, on se serrait la main et puis c’était fini. Au revoir.

Enfin ça aurait pu être comme ça, sans compter cette boule d’amour qui me serrait dans ses bras en me disant quelques mots. Oh bordel. J’allais chialer sérieux. Je m’accroupissais pour la regarder droit dans les yeux et avec un sourire je lui lançais J’connais plein d’endroits secrets à Poudlard, hésite pas à m’écrire si tu veux les connaître, ça te paraîtra moins grand…. Et voilà. C’était ça mes derniers mots à cette petite que je risquais de ne jamais revoir. Elle, elle se dirigeait vers la sortie avec un A bientôt Monsieur Hugh ! qui résonna en moi et alluma un nouveau feu dans ma poitrine. J’étais de nouveau tout seul, certes. Mais je sais pas pourquoi, je me sentais accompagné. Parce que y avait quelqu’un qui m’aimait vraiment bien. Ca existait. Et même si elle avait onze ans, bah c’était franchement réconfortant. Je souriais, comme un gland, tout seul, et je rentrais chez moi, sur le Chemin de Traverse. Tout seul. Juste moi. Et mon sourire quand même.

[Fin du RP, merci pour tout !]
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