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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Riley Callaghan
Riley Callaghan
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Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Riley Callaghan, le  Lun 6 Jan 2020 - 11:16

« Le Bien qui fait Mal. »

Avec Elhiya Ellis

Saison 30
Hiver


Je détestais les cours de potions. Juste avant d’entrer à Poudlard, je m’imaginais que cette discipline consistait à manier des tubes à essai afin de provoquer des jets de gaz et des gerbes d’étincelles. En réalité j’avais passé chaque leçon, assise sur un tabouret, à recopier les recettes que les professeurs gribouillaient sur le tableau noir, plus de deux cent ans après l’invention de la photocopieuse.

C’était l’avant-dernier cours de la journée . Dehors la pluie tombait et le jour commençait à décliner. Je somnolais, les cachots étaient étonnamment surchauffés, peut-être en raison de la potion que nous avions concoctée aujourd’hui, et j’avais passé une grande partie de la nuit précédente à lire un manuel de Circoile.

Le cours suivant, études des moldus, était le dernier de la journée et sans doute le plus inutile. À la table voisine, deux gryffondors me regardaient, un sourire malsain sur les lèvres. Le professeur les adorait mais dès qu’il avait le dos tourné, ils se comportaient comme de vraies peaux de vache. Je les haïssais. Ils ne cessaient de se moquer ouvertement de mes origines.

- Eh Callaghan ? C’est vrai que t’as été adoptée ? S’esclaffe la première en prenant une voix moqueuse.
- Tu crois vraiment que quelqu’un l’aurait choisie, répond l’autre, toute dent dehors.

Les filles de leur bande éclatèrent de rire, comme à leur habitude. La remarque ne m’aurait pas atteinte si ce qu’elles avaient dit était faux. Mais à l’évidence, non seulement j’étais orpheline mais en plus, personne n’avait exprimé le souhait de m’héberger depuis. Ce qui enfonçait encore un peu plus le clou dans mon coeur, pourtant déjà bien troué.

- Ses parents sont sûrement des monstres...

J’étais à bout de nerfs. Je me dressai d’un bond, si brutalement que j’en renversais mon tabouret.

- C’est quoi ton problème ? criai-je.

Silence. Tous les regards étaient braqués sur moi.

- Qu’est-ce qui ne va pas Riley, tu as perdu ton sens de l’humour ?

Mécaniquement, je crispais ma mâchoire pour éviter de lui balancer à la figure une flopée d’injures. Je me retins tout juste de lui jeter un tabouret à la figure, visualisant déjà son visage parfait couvert de bleu et d’échardes. Néanmoins, et pour le bien de Serpentard, je serrai les poings et sortis de la classe le pas furieux.

Personne ne me suivit ni ne m’appela. Tant mieux, ça m’évitera de les agresser physiquement. À ce point, j’avais juste envie de cogner les murs ou de m’ouvrir les veines, histoire de voir le sang impur s’échapper de mon corps. Je continuais cependant de détaler dans les couloirs, ignorant les regards mal avisés et les interrogations qui se peignaient sur le visage de ceux que je croisais.

Arrivée dans les toilettes pour fille, j’expulsai toutes les occupantes telle une démente avant de frapper le miroir d’un coup de poing rageur. Un bruit cristallin fendit le silence. Le sang perla de mes jointures et coula sur les débris en formant de petites tâches dans le lavabo. Ça ne suffisait pas. Il en fallait plus. Je donnai un nouveau un coup dans la glace déjà fissurée. Cette fois mes phalanges sautèrent et une cuisante douleur s’insinua de la plante de mes doigts jusqu’à mon poignet.

Encore.

Ma main droite pendait maintenant mollement, répandant mon fluide sanguin sur le sol et ma cape. La tempête était passée, j’avais besoin d’être seule un instant. Je pliai les jambes et m’agenouillai, la tête posée contre la porte d’une cabine de toilette. J’avais mal, vraiment mal. Mais le pire c’est que la souffrance ne venait même pas de mes doigts, probablement fracturés.


Dernière édition par Riley Callaghan le Lun 6 Jan 2020 - 23:06, édité 1 fois
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Re: Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Lun 6 Jan 2020 - 22:20




Pause ! Pas que je n’aimais pas ce que j’avais fait de mon bureau dans l’infirmerie, mais j’avais besoin de me dégourdir les pattes en attendant que Fanch ne vienne s’installer, un peu forcé, pour son suivit de la semaine. Les cookies et le chocolat chaud ne faisait plus office de réconfort depuis le temps, ca servait juste à lui remplir l’estomac lors de cette visite obligatoire. Avec le temps, il me semblait qu’il allait mieux, ou du moins s’était ce que j’essayais de croire. Auto persuasion devenant un tantinet effective grâce à nos moyens de communication. Simple illusion pour tranquilliser mon usuelle anxiété devenue naturelle depuis son incarcération.

Les couloirs se ressemblaient tous. Connus par cœur, les opales se posaient de temps à autres sur un tableau pour saluer les occupants. Les pas prenaient le temps, ponctuant de temps à autre un mouvement de tête poli à quelques élèves croisés sur ma route. Ca errait à n’importe quelle heure du jour, et surement de la nuit, dans ce château, jamais aucune possibilité de solitude, plus jeune ca m’agaçait. Désormais je m’y étais faite. Des souvenirs à plusieurs recoins de ce bâtiment avaient fini par m’adoucir quant à la froideur des murs à moins que ce ne fut sa présence à Lui en ses lieux qui m’avait convaincue. Qu’importait au final, je ne cherchais plus à fuir les lieux, je ne m’y sentais plus prisonnière. C’était quasi agréable.

Les pensées légères se heurtaient néanmoins à des évènements assez agaçants. Comme ce troupeau d’adolescentes en fleur qui partaient des toilettes en criant d’un air offusqué. Les yeux roulaient, exaspérés, elles avaient quoi ces gamines encore ? Un fantôme facétieux dans leurs toilettes ? Ce n’était pas celles de Mimi Geignarde pourtant. Un soupir désabusé m’échapait, elles me fatiguaient. Ca piaillait pour rien trop souvent. J’étais pareil à leur âge ? Franchement…. Par acquis de conscience je voulais bien vérifier ce qui avait pu les outrer de la sorte, un coup d’œil ne coutait rien et….

Bruit de verre tombant au sol. Les sourcils se fronçaient. Je n’avais jamais vu de fantômes s’amusant à briser les vitres ici, il ne me semblait même pas que c’était possible d’ailleurs. S’il était question d’un combat dans les toilettes, j’étais forcément mal placé pour dire quoi que ce soit, mais je n’avais vraiment le droit de faire comme si je n’avais rien entendu. Pointe d’irritation se manifestant en entendant un nouveau son de coup. Passer ses nerfs était recommandé mais si possible pas sur quelqu’un ou sur le mobilier… Dire ca, ou juste le penser était complétement risible…. Ou complètement hypocrite pour ceux qui me connaissait, une chance que je ne risquais pas de tomber sur un ancien camarade.

La mine un peu trop sérieuse –plus car on m’interrompait dans mon oisiveté temporaire- j’entrais dans les toilettes m’apprêtant à devoir séparer deux élèves. Mais pas d’éclats de fenetres, pas de gamins essoufflés d’avoir utilisé trop de magie, juste un mirroir en moins –a en juger par les quelques bouts restant au mur- et.. Personne. Le sourcil se rehaussait, les mirettes inquisitrices suivaient des traces de sang sur un rebord de lavabo courant jusqu’au sol. De toute évidence, la propriétaire de ce tableau carmin avait décidé de prendre une porte de cabine comme support.

– Et bien ? Vous avez glissé Mademoiselle… ?

Encore jamais vu. En même temps, je n’étais pas enseignante, je ne pouvais connaitre tous les gosses de cette école, et ce, même s’ils appartenaient à mon ancienne maison si j’en croyais son uniforme scolaire. Analyse rapide de son état : agenouillée au sol, la tête abandonnée contre un oreiller de fortune, une main en sang. Une violente qui s’en prenait à la décoration sommaire des lieux.

– Vous vous sentez mieux maintenant ? Ce miroir vous à mal parlé ?

Ton neutre, cachant le dépit qui m’envahissait face à cette situation. Je n’allais pas lui dire que les excès de colère ou les accès de vengeances sur mobilier était inutile, c’était un gaspillage de salive. Alors je la fixais sans la moindre compassion sur son sofa de fortune. Pourtant, vu sa main, elle devait avoir mal, m’enquérir de la soigner était supposément ce que j’aurai dû faire en premier. Mais si elle comptait s’énerver sur un autre miroir pour des raisons inconnues, je préférais que l’état de ses chaires meurtries lui rappelle que ce n’était pas une brillante idée, même quand la magie pouvait soigner rapidement.
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Re: Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Riley Callaghan, le  Mar 7 Jan 2020 - 14:11

« Le Bien qui fait Mal. »

Avec Elhiya Ellis

Saison 30
Hiver


L’écoulement d’une chasse d’eau cassée résonnait dans la pièce vide qui ne le fut bientôt plus. Bien plus triste qu’exaspérée, je gardais la tête basse, presque en soumission pour tenter de cacher mon massacre. Telle l’autruche plantant sa tête dans un trou, je refusais d’accuser le coup de mon éclat, réduisant mes sanglots de douleur à des crissements de mâchoire et à des grondements sourds. Je ne trompais personne cependant, il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarquer les débris de verre.

Quelle que soit la personne ayant pénétré les toilettes, elle ne se précipita pas sur moi pour m’houspiller ou me faire lever. C’était déjà appréciable. Une habitude des meurtrissures ou une simple apathie, voilà qui aurait pu décrire d’abord l’inconnue maintenant proche de moi. Je n’avais pas besoin de voir son visage pour reconnaître l’attitude d’une femme. Le bruit avait sans doute alerté les étudiants alentour mais une réponse aussi rapide du corps enseignant n’était pas envisageable.

- Et bien ? Vous avez glissé Mademoiselle… ?

Un simple hasard alors ? Je risquais un regard. Blonde, de taille moyenne, assurée mais à l’aspect pourtant fragile. Comme une poupée de porcelaine, assise entre d’autres, les pieds dans le vide d’une étagère et gardée sous clé par un collectionneur.

- Vous vous sentez mieux maintenant ? Ce miroir vous à mal parlé ?

Aucune pitié. Pas une once de compassion. Tant mieux. On avait déjà essayé de me consoler, ça n’avait fait que nourrir ma rancoeur envers le monde entier. De la pitié, j’en avais eu assez à Poudlard. Les yeux vides de compréhension mais le sourire compatissant, c’était devenu une habitude quand les gens entraient dans ma vie. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça rendait mon hystérie du moment presque dévastatrice.

- ... c’est sensé être de l’humour ?

Les dents serrées et en essayant d’articuler le mieux possible, je répliquai ça par dépit, pour ne pas avoir à répondre de façon cohérente ou à l’ignorer purement et simplement. Faire comme si elle ne me dardait pas de sa hauteur ou que je ne l’avais pas entendue ne changerait rien à ma situation. Je finis néanmoins par lui répondre, laconique.

- Entre un mal et un autre, je préfére celui-là.

Je dégageais mon bras et le portais à ma vue. C’était pas joli-joli, des minuscules éclats de verres étaient restés collés grâce au sang dans mes plaies, rendant la flexion de mes doigts dangereuse. En temps normal, j’aurais pris ma pince à épiler et aurait commencé à retirer les corps étrangers sur ma main, mais j’étais fatiguée de ces rituels de destruction-reconstruction. Ça faisait du bien sur le moment, les choses retrouvaient un instant leur place et la vie semblait moins ennuyante. Sauf qu’il fallait ensuite faire face à ses conséquences, et là demeurait la partie la plus éreintante.

-  ... vous êtes l’infirmière, non ? Vous tombez bien, je glapissais péniblement. Et d’ailleurs comment vous êtes arrivée si vite ?

Je me redressai difficilement, les jambes flageolantes et la respiration douloureuse. Tout ce sang, juste sous mon nez, ne m’inspirait rien de bon.
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Re: Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Mar 7 Jan 2020 - 18:21





(Je me suis sentie obligée ^^’)
LA Riley

L’attente jouait de l’index dans une mèche blonde, jaugeant la longueur de celle-ci, ils avaient poussé, peut-être même un peu trop à mon gout, j’allais pouvoir refaire des ondulations si je les laissais ainsi. Sauf si Miss Serpentard décidait enfin de reprendre vie. C’était moche la Colère, je connaissais bien. La Tristesse et l’Incompréhension aussi. Qu’importait quel nom portait sa meilleure amie pour le moment, mon rôle d’infirmière m’obligeait juste à la soigner et rien de plus. Pour le suivi psychologique, le réconfort maternel, le soutient mature et tout le reste, j’étais encore libre de choisir à qui je voulais le prodiguer ou non. Et de son statut de parfaite inconnue révoltée par son état d’adolescente à la fleur de l’âge, mes pulsions de baby-sitter ne s’affolaient pas du tout. Elle n’était pas la première à se croire la plus triste, la plus seule, la plus incomprise. Ce château grouillait de mômes comme elle… Elle ne le savait peut-être pas. Dommage

En tout cas, elle réagissait et pas sous le guide de Rage ou Déraison. Au contraire, une once d’insolence, un soupçon de mépris en sous-couvert, le Dépit se lisait entre ses dents serrées. Voilà qui était bien plus plaisant à entendre que des jérémiades de petite fille. Un rictus passablement intéressé prenait place sur mon rouge à lèvre rosé, qu’avait-elle dans son bagage de répartie à me servir pour sa défense ? Ah... un choix assumé entre plusieurs, possiblement tous mauvais. Presque une bonne réponse, il fallait l’avouer, entre diriger son besoin destructeur sur un autre élève ou soi-même, soi-même était surement le meilleur choix. N’était-ce pas les propos que devaient tenir un adulte responsable ? Mouai … ce choix ne m’avait jamais sied, il n’allait pas commencer maintenant que c’était d’autres filles plus jeunes qui le faisait.

Moue peu convaincue, les opales la fixaient toujours, accompagnées d’un haussement de sourcil quasi suffisant. Elle allait jouer quel rôle désormais ? La blessée qui paniquait en réalisant que son bras n’était pas dans un bon état ? Ou celui de la fille rongée par la culpabilité d’avoir cédé a un excès de Colère et qui allait se mettre à pleurer ? Je croisais les bras, lui laissant le devant de scène, attendant la suite du spectacle. Mais la jeune fille me passait le relais, reconnaissant très certainement ma tenue professionnelle, me rappelant que ma présence était supposément louable. « J’suis en pause.  Un troupeau de filles à fuit les toilettes en me courant sous le nez. Je suis venue voir. » Simple vérité que je voulais bien partager. « Je ne possède pas d’alerte à élève blessée… Et restez donc assise, vous seriez capable de chutez en perdant connaissance. » Vrai aussi vu la quantité de sang sur le sol. Avec la douleur, elle était bonne pour un malaise si elle faisait un effort de trop, mais pas besoin de jouer les mélodramatiques. Les mains ça saignait toujours beaucoup, elle n’était pas à l’article de la mort non plus. Pas aujourd'hui en tout cas

Le soupir désabusé m’échappait. Quand on était un tant soit peu préoccupée par le besoin de ne pas blesser quelqu’un –comme ça semblait être le cas pour cette fille- on prenait soin également d’arriver à se soigner seule, ou d’avoir un allié pour le faire. Il lui manquait quand même quelques bases à celle-ci.  La main glissée dans la poche de cape récupérait le bois pour faire son office. Obligation de me m’accroupir à son niveau, une chance que je sois en baskets, piétiner ses bêtises en escarpins aurait été agaçant « Et Prenez soin de ne pas gigoter au moins. #Aguamenti » Pas envie d’avoir en plus à m’occuper d’un rhume. Le surplus d’écoulement de vie glissait sous le filet d’eau glacé, laissant place à des morceaux verres plantés dans la chair, et des ecchymoses pressées de se manifester. « Si vous désiriez faire taire la colère ou la rancœur, je vous conseillerai que trop de frapper bien plus fort. Je doute que vous arrivez à perdre connaissance avec ceci. #accio corps étrangers » Ou alors fallait-il viser des zones plus préjudiciables. Les débris venaient à moi sans difficulté laissant le sang couler de nouveau. Je détestais vraiment les blessures aux mains, franchement…. Pas à cause de la vue du liquide carmin qui fuyait, à force j’arrivais à me maitriser, surtout quand il s’agissait de parfait inconnu. Mais juste car ça semblait sans fin pour rien. Abandon des morceaux de miroir au sol, ils ne me servaient à rien.

Le sol s’entachait de nouveau pigments rougeâtre, un nouveau soupir m’échappait incontrolablement. Obligation de continuer le processus de soin. Ce n’était pas la meilleure pause existante. L'agacement pointait le bout de son nez, le ton s'en ressentait « Cet écoulement….. #Episkey. Ça va au moins éviter que vous ne tourniez de l’œil. » Manquerait plus que ça.. « Niveau de douleur sur 10 ? Vos doigts peuvent bouger ? Vous sentez le contact ? L’index et le pouce pinçaient la peau molle de sa main pour vérifier. Un cri pas un cri ? L’arrogance des petits serpents et  la condescendance de la fierté même si elle était responsable de son état ? A voir.
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Re: Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Riley Callaghan, le  Ven 10 Jan 2020 - 19:21

« Le Bien qui fait Mal. »

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Hiver


Le hasard donc. Un hasard bienheureux toutefois. Ça changeait, c’était presque réconfortant de se faire soigner par d’autres mains que les siennes et autrement plus efficaces. Pour cette raison d’ailleurs que j’avais choisi l’arithmancie et non la médicomagie. Le sang, la douleur, je les connaissais de la même façon qu’on conduit une voiture. À force, on connaît la procédure et on ne pense plus qu’au but à atteindre. Mais réparer les dégâts d’un accident, volontaire ou non, restait une autre paire de manche. Ça demandait de faire face. Et je préférais largement fermer les yeux, quitte à ignorer les soubresauts du moteur, à l’instar de mes blessures physiques. Il fallait juste prier pour qu’on ne lache pas trop tôt.

L’infirmière était bien plus douée que moi pour prodiguer des soins... Quoi de plus normal, direz-vous ? Cela dit elle ne demeurait pas plus encline à me réconforter, allant même jusqu’à s’exaspérer de son propre travail. Ou alors était-ce de moi qu’elle s’ennuyait ? Après tout, le préjudice aurait pu être évité, il n’y avait que moi pour m’évertuer à le provoquer. Mais qui ça pouvait bien gêner à part moi ? C’était toujours mieux que de passer mes nerfs sur un innocent.

- Si vous désiriez faire taire la colère ou la rancœur, je vous conseillerai que trop de frapper bien plus fort. Je doute que vous arrivez à perdre connaissance avec ceci.

Je souris. Perdre connaissance ? Je ne le souhaitais pas. Évacuer la colère ? Plus ou moins. Quels drôles de conseils tout de même, de la part d’une infirmière. Soit elle se moque de moi, soit elle perd la tête, je ne vois que ça. Je grimace en tournant mon visage vers elle. La colère passée, il ne me reste que la douleur. Je m’y accroche néanmoins tandis qu’elle nettoie mes plaies, répandant eau et sang sur le carrelage déjà humide.

- Je dirais quatre ou cinq, dis-je en réponse à sa question.

Elle pinca ma peau. Un petit cri sortit malgré moi de ma bouche. Je crispai le visage, inspecta ma main comme si elle appartenait à une autre et pencha la tête en arrière pour fixer le plafond.

- Bon, peut-être six ou sept... je grognai en essayant de calmer les relents de feu qui remontaient dans mon bras en réaction à son toucher.

Quant à bouger mes doigts, mieux valait que je n’essaye même pas. C’était inutile, je sentais qu’ils étaient cassés sous la surface, comme un pantin désarticulé. Si les autres entendaient parler de cet éclat pathétique, j’étais bonne pour quitter Poudlard. Souffrir la méchanceté de leur regard était déjà épuisant, pas la peine qu’ils me rappellent en plus mes réactions puériles. Mais c’était plus fort que moi, il fallait que ça sorte. Par un biais ou un autre.

- Vous pouvez ressouder mes os ? Petite pause, pour déglutir péniblement. ...pas besoin de se rendre à l’infirmerie. Je veux dire, faisons-le ici.

C’était une demande plus qu’un ordre, parce que tout de même, je gardais du respect pour les personnes qui ont plus d’expérience. Néanmoins j’espérais qu’elle accepte ma requête. Mais si j’étais tout à fait honnête envers moi-même, je ne voulais pas mettre un seul pied à l’infirmerie. Qu’une personne assiste à ma déchéance était déjà bien suffisant...
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Re: Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Mar 14 Jan 2020 - 14:51




Sourire, grimace, réponse vide de sens, petit couinement d’oiseau blessé et grognement plus réaliste avec un niveau de douleur plus réel avec ce que je voyais. Si cette môme était stupide au point d’évacuer frustration ou colère contre le mobilier, au moins, faisait-elle l’effet de ne pas s’apitoyer et jouer les victimes. Un bon point –ou presque--- pour elle. Par contre même pas besoin d’un sortilège pour voir que ce qui lui servait de main était franchement en mauvais état. Possibles fractures, c’était fragile les mains, tout le monde le savait normalement, en plus ce n’était même pas agréable à soigner. Enfin, pour le patient. Douleur et souffrance en cadeau de n’avoir pas pris soin de son corps. Tout ce payait à ce qu’on disait, une chance que je n’ai jamais eu la brillante idée de faire disparaitre les os de mon blond, ou de les lui briser dans l’excès de Colère, j’aurai été bonne pour de la culpabilité à vie. Quoi que, c’était plus ou moins le cas….

Regard dans le vide, analyse pratique de la demoiselle, les pensées s’étaient enfuies sans que je n’y prenne garde, sa question me ramenait à la réalité de toilettes qu’elle ne voulait pas quitter dans cet été. Sourcils rehaussés, moue dédaigneuse, et soufflement du nez instantané en reposant sur elle des opales froides.

- Car ça doit se réparer en un claquement de doigts peut-être ? Vous venez d’une famille moldue pour croire que la magie est solution à tout et ce sans effort ?

Comme si la médicomagie était une magie sous-sol, qu’elle ne demandait aucun effort et aucun travail. Franchement, même la médecine non magique demandait beaucoup de travail et mettait forcément à mal l’énergie du patient, alors pourquoi un coup de baguette serait capable de faire disparaitre la moindre douleur ?

- Bougez pas, que je vois l’étendue complète de vos caprices, Miss… Quel est votre nom d’ailleurs ? #Per Ut-visio

Pas que ça avait une grande importance, mais quitte à être accroupie dans les toilettes des filles autant savoir, d’autant que le sort confirmait ce que je pensais… multiples petites fractures. Nouveau soupire désabusé.

- Repoussos ou sortilège qui va forcément vous fatiguer bien plus que vous ne l’êtes. Du coup, vous voulez dormir dans le sang et l’eau ou vous concédez à vous déplacer jusqu’à l’infirmerie ? Il y’a personne là-bas si c’est ce qui vous inquiète

Manquait plus ça maintenant. Des blessés qui voulaient se cacher alors qu’ils n’étaient que de simples étudiants. Franchement…. C’était ridicule. Rangeant la baguette, je me relevais, glissant les yeux sur elle, la jaugeant un instant de plus légèrement intriguée par la requête que je ne pouvais que trouver stupide.

– Et vous fuyez quoi loin des couloirs en vrai ?

Ce n’était pas comme si la population poudlardienne effectuait un listing des moindres blessés. Ca c’était moi, plus pour savoir à quel moment les accidents étaient les plus récurrents afin de prévoir un stock suffisant de potions et autres mixtures. Le sourcil interrogateur attendait avec peu de patience, une main se tendait ne lui laissant pas trop le choix.

– Vous tenez debout ?

Non, je ne portais personne, qu’elle assume un peu.
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Re: Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Riley Callaghan, le  Mer 15 Jan 2020 - 19:11

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Hiver


Boom. Boom. Mon palpitant se fait sentir sous mes doigts, comme si sa juste place se trouvait quelque part sous ma paume. Je ressens l’afflux sanguin, même s’il ne s’échappe plus de mon corps, et vois se former un gonflement autour de mon poignet et de mes jointures. Aïe. Mauvais signe. Cela me rappelle l’orphelinat de Londres, celui qui avait accueilli les deux dernières années de ma vie sans magie. Paradoxalement, les blessures de cette époque étaient les mêmes : fractures, plaies béantes, bleus... Sauf que là-bas, la violence était mutuelle. Je rendais coup pour coup, peu importait qu’il s’agisse d’une personne, l’important était de rendre la douleur à celui ou celle qui l’avait provoquée.

Heureusement, avec l’arrivée de la magie dans mon quotidien, j’avais vite trouvé des occupations plus intéressantes. Lire, étudier, s’entraîner, pratiquer. Réunir des connaissances me rendait plus mature et moins agressive envers les autres. Même si j’éprouvais quelques difficultés à contrôler ma colère quand elle se présentait, je faisais la différence entre vengeance et punition. La première impliquait un autre, un récepteur différent, tandis que la punition pouvait s’appliquer sur moi. Et bizarrement, ça me convenait davantage. Ça paraissait dingue de l’extérieur, mais pour moi c’était normal. Quand on vit dans un monde de frustration, il n’y a qu’une seule solution pour éviter la folie. Et la douleur était celle que j’avais choisie.

- Car ça doit se réparer en un claquement de doigts peut-être ? Vous venez d’une famille moldue pour croire que la magie est solution à tout et ce sans effort ?

Je reviens d’un coup à la réalité, rebranchant les circuits qui s’étaient momentanément coupés. Je réalise que sa question touche mon orgueil, j’ai envie de pleurer mais je me retiens. Une famille moldue... quelque part j’en venais, c’est vrai, mais il n’était pas certain que je sois une née-moldue ou une « vraie » sorcière. En fait j’en avais aucune idée et ce point d’interrogation sur mes origines me rendait malade.

J’émets un grognement en levant les yeux. Tant pis si elle prend ça pour une marque de vulgarité. Je ne compte pas lui déballer ma vie sous prétexte qu’elle a eu les mains dans mon sang. C’était peut-être intime, mais pas à ce point.

- Bougez pas, que je vois l’étendue complète de vos caprices, Miss… Quel est votre nom d’ailleurs ?
- Je m’appelle Riley. Je bouillonne à l’intérieur. C’est pas un caprice... j’ai ce... ce besoin à l’intérieur. Ça me prend les nerfs, mais je ne sais pas faire autrement.

Je me confiais. Juste un peu. Qui sait, peut-être qu’il existe des médocs ou des potions dans son infirmerie ? S’il n’y a effectivement personne là-bas, peut-être que ce serait une bonne planque. Je pourrais raffler quelques trucs.

Je finis par hocher la tête. « Bon d’accord, allons-y. » Je prends la main qu’elle me tend pour me lever. Ce toucher est vite interrompu et ne laisse pas de doute quant à ses positions. Je l’exaspère, ça crève les yeux. Mais bon, j’en ai l’habitude depuis quelques années maintenant. Quelque part je la comprends, c’est pénible de s’occuper de ce genre d’enfantillage. Néanmoins, parfois j’aimerais que quelqu’un en fasse de même pour moi, qu’il comprenne les envies qui me rongent et comment je dois les assouvir. Sous peine de faire encore plus de mal. Juste une fois, ne serait-ce qu’essayer.

«  Je me sentais mal dans la classe. J’étouffais... » Ce qui n’était pas entièrement faux, mais je préférais omettre le passage des deux Gryffondors. « Alors je suis sortie. Personne n’a rien dit ni ne m’y a empêché. J’ai couru dans les couloirs, je suis arrivée ici et j’ai fait sortir toutes les filles des toilettes... la suite, vous la savez déjà. » J’ose un regard tandis que nous quittons les toilettes. « J’irai m’excuser auprès du professeur quand ça ira mieux. »

Je parle beaucoup, plus que j’en ai l’habitude. Mais au moins j’oublie un instant la douleur de ma main et je me concentre sur ma marche. « Ça ne vous arrive jamais d’être en colère... je veux dire, de vouloir que quelque chose bouge, peu importe quoi ? »
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Re: Le Bien qui fait Mal [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Dim 19 Jan 2020 - 20:11




LA allégé de Riley

Grognement de plus. Chérie, si tu as quelque chose d’important à dire, autant le dire au lieu de te contenter de te prendre pour un petit roquet de salon. J’aurai peut-être dû lui dire le fond de ma pensée mais c’était faire un effort supplémentaire de communication de ma part. et… j’avais la flemme. Si c’était de discussion dont elle avait besoin elle pouvait pousser la porte de n’importe quel bureau du corps enseignant, la plupart étaient capable de tendre l’oreille, et dans le pire des cas j’avais un bureau. Par contre pour ma propre porte, il semblait que cela pouvait être plus compliqué pour les élèves. Il suffisait de voir Elhëna ou Fanch pour qui nos entretiens se relevaient être plus de l’ordre du calvaire qu’autre chose. Rien que confier son nom ressemblait à un supplice… De mieux en mieux...

J’hochais d’un signe de tête à cette soudaine docilité, m’apprêtant à me plier aux convenances qui voulaient que je lui rende la pareil, mais le silence garde mes mots pour la laisser continuer. Confessions sur carrelage de salle de bain, je n’y avais pas encore eu droit depuis ma prise de poste au château, mais pourquoi pas, j’écoutais quand même volontiers. Une histoire de besoin qui bouffait de l’intérieur, d’une nécessité l’évacuer sans savoir comment, un léger soupir l’échappait, ça me parlait un peu trop ce qu’elle racontait cette gamine. Apparemment cette affliction touchait pas mal d’étudiants, j’inclinais juste la tête de côté, informant discrètement que ses mots étaient entendu et lui prenait la main pour l’aider à se relever. Pas trop d’aide non plus, elle ne savait peut-être pas comment gérer sa colère, mais supporter les conséquences des choix qu’on faisait, était la meilleure façon d’arriver à d’autres option. Merci Lysse, sans toi je l’aurai surement jamais compris.

La suite des propos m’arrachait à mes souvenirs d’adolescence. Elle se confiait, ce qui me surprenait un peu, elle n’était pas juste en mal de maitrise et de solution en fait, elle était lucide et très réaliste au point de vouloir présenter ses excuses à son enseignant. «Je vous ferais un mot justificatif, ça passera mieux pour des excuses » Pas besoin de s’étaler sur les raisons au final, en soi elle avait besoin de soin, donc je pouvais appuyer sa disculpation d’abandon de classe. On pouvait même prétexter une nausée ou autre, pas besoin d’alarmer le corps enseignant pour le moment. Pendant un instant je me perdais à me demander ce qu’il se serait passé si un adulte s’était mêlé de mes excès de colère qui avaient blessé mon Amoureux. Je crois bien que ca aurait tout empiré en fait. Autant garder ses confessions pour moi pour le moment.

Le choix me semblait le bon en entendant sa question. Les lapis se posaient sur elle, pointe d’amusement à son insolente curiosité les zébrant une fraction de seconde. Le sourire en coin se dessinait instantanément sur mes lèvres, ourlant plus l’intérêt que le mépris « Peu importe quoi ?  A ce compte-là autant essayer de diriger cette Colère de façon... moins douloureuse pour toi..  Ou même utile, non ? » Tant qu’à faire, autant ne pas se mutiler, ce n’était que transformer une frustration en douleur plus physique, un analgésique passablement efficace vu la capacité du corps à se régénérer.  Autant guider cette pulsion sur quelque chose qui l’apaiserait plus en profondeur ou sur quelque chose ou quelqu’un de non préjudiciable. « Déjà essaye de choisir une autre cible que soi-même. Et vos propres camarades, il faut éviter aussi, croyez-moi, après niveau culpabilité faut savoir vivre avec. Moi je n’ai pas trop su faire » Quitte à partager un bout de chemin et quelques mots, la sincérité pouvait bien se conter.

Mais pas trop quand même, juste signifier que je pouvais comprendre était suffisant, d’autant que nous arrivions déjà à l’infirmerie. Je poussais la porte, posais les yeux sur mon furet qui avait accouru pour venir sentir la demoiselle et le prenais dans mes bras pour le rassurer. Son dressage était fiable j’étais assez contente, il savait qu il devait me prévenir en cas d’odeur de sang et attendait sa friandise pour travail accompli. « Bureau ou salle de convalescence, à votre guise Miss Riley, vous avez choisi quoi de la potion ou du sortilège serait votre bourreau ? »

[Fin ici pour Riley et Elhiya- Suite ]
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