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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
PersonnelSte-Mangouste
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Ste-Mangouste
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Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:51





LA de Fanch (signa)
Mon LA accordé
What we’ve left behind

Le bruissement d’ailes se fanait rapidement, rendant impossible la suite de l’observation des deux animaux envoyés. Missives passablement urgentes, grandement intéressées, préserver la tranquillité de l’enfant-ami choyé, même si l’espoir de gagner du temps ainsi s’envolait aussi loin que l’image des volatils. La nuit trop courte empêchait de structurer les pensées, de dessiner le moindre horizon, réveillant les doutes des choix entrepris plus jeune. Bonne ou mauvaise décision, à l’époque ou maintenant, les opales perdues dans le brouillard matinal ne savaient plus, ne pensaient plus. Il y’avait trop de nouveaux éléments, trop à gérer, trop à contenir, trop à prétendre, Trop pour savoir sur quoi elle marchait précisément. Une seule certitude restait pour l’heure : elle se devait de revenir à l’infirmerie.

Aucun danger n’attendait le Serpentard laissé assoupi là-bas, bien au contraire. Mais les promesses tatouées dans le sang coulaient inexorablement et il était impensable de le laisser se réveiller seul sans l’impression d’avoir été abandonné. Ce sentiment était que trop terrifiant pour qu’elle n’accepte de lui faire percevoir qu’un simple aperçu. En prévision d’un pas trop lent pour la ramener à son chevet à son réveil, une petite note lui avait été laissée, l’informant de son retour et de la possibilité de la joindre avec leur étoiles d’argent dès qu’il ouvrait les yeux. Machinalement, pouce et index tournaient la petite bague à l’annulaire faisant disparaitre l’astre, envie égoïste d’être seule quelques secondes même si c’était ici. Non, surtout si c’était ici. Dans la volière, emplie d’oiseaux de nuit endormis, de plumes perdues et fientes abandonnées. Un repère qui n’avait pas été détruit, le souvenir d’un choix pris sans le savoir, les couleurs d’insouciance qui persévéraient malgré tout.  Elle en avait besoin, cruellement, alors que son calme durement acquis venait de voler en éclat.

La pointe de Colère pour Fanch n’avait pas réussi à se dissiper entièrement et la fatigue maitresse titillait l’envie de changer d’air et de pensées. Besoin de plus en plus complexe à faire sous des obligations de garde malade qu’elle devait déjà aller retrouver. Le soupir s’extirpait, formant un petit nuage de fumée qu’elle attendait de voir s’évaporer avant de quitter les lieux lentement.

-Et maintenant ?
-On attend
-Ca suffira ?
-Pas le choix
-Et tu y arrivera ?
-A quoi ?
-A rien lui dire à Lui
-…
-Fanch compte sur toi
-…
-Les Autres aussi
-Les Autres s’en fiche, nous ne sommes tous que Un parmi d’autre rien de plus et arrête de parler…

Mal de tête hurlant le besoin de sommeil, la Conscience trop bavarde se permettait le discours intérieur s’engouffrant dans la brèche ouverte la nuit passée. Ce faisait quelques mois que le conflit intérieur s’était tut. Le voir revenir maintenant n’avait rien de surprenant. Mais elle n’en voulait pas, se massant les tempes pour le faire partir au mieux, ou du moins le faire taire ne serait-ce que pour la journée. Illusion maigrelette qu’elle  voulait bien entendre d’adopter. Pourtant, l’estomac se serrait instantanément à la moindre pensée pour son blond, pour ce qu’elle lui cachait, pour l’inquiétude qu’elle lisait dans ses douces ardoises. Elle ne voulait pas ça, qu’importait combien elle comprenait le choix de Fanch

Ressenti contraire perturbant, à être confrontée aux caprices de sa loyauté, de son cœur et de ses convictions, le raisonnement se noyait de plus en plus profondément. La sensation de perte de contrôle s’accentuait à chaque pas de plus vers l’infirmerie, qu’importait les efforts pour l’ignorer. Le nez regardait le sol, les opales ne voyaient rien d’autre que le flou du par terre. L’attention, évadée, avait tout occulté, autant la présence d’autres personnes, que le tintement de la clochette de Muffin venue la rejoindre pour marcher.
Ethan Turner
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Ethan Turner, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:52


Nouveau Départ
:headphones:

Un matin; un autre. Il n'y avait que peu de temps que tu étais arrivé au château, que déjà tu t'y sentais chez toi de nouveau. Désormais que les règlements de l'école s'appliquaient à toi d'une façon plus que minime, tu étais comme un oiseau sur son perchoir en ces lieux, ce que tu avais toujours été, mais aujourd'hui, la fenêtre t'était ouverte, et tu pouvais voler autant que tu le souhaitais, quand tu le souhaitais. C'était une vision aussi métaphorique que littéraire, puisque tu t'étais libéré du fardeau que tu t'imposais, celui qui émanait d'un monde imaginaire où tu étais un moins que rien, malgré tes notes exceptionnelles, malgré tes valeurs, ou même malgré tes tentatives d'aider autrui. Tu pouvais maintenant marcher les couloirs de ce château, et y voir autre chose que des moyens d'atteindre ta destination, ou des moyens de t'y perdre volontairement. Il s'agissait d'une maison, chaleureuse et invitante, la tienne, et tu étais fier de pouvoir la considérer ainsi pleinement, et pas seulement sa bibliothèque, ou son stade de Quidditch.

Le soleil venait de se lever sur cette belle demeure, te permettant d'en apprécier les détails alors que tu arpentais ses couloirs dans le but de te rendre aux cuisines pour devancer quelque peu ton premier repas de la journée. La nuit s'était révélée courte, et ton bureau avait fait office d'oreiller une fois de plus, alors que tu t'étais perdu pour une énième fois dans des livres de théories l'essence de la magie et son fonctionnement. Un encas t'aiderait très certainement à débuter cette nouvelle journée du bon pied, et c'est pourquoi tu....

pourquoi tu...

... Elhiya

Elle était là, au tournant du couloir, à se diriger vers toi? Non, dans ta direction. Vous ne vous étiez pas parlé depuis... si longtemps. Tu avais figé sur place, ne connaissant pas la marche à suivre dans un moment pareil. Ton coeur avait fait un bon, surpris, alors que plusieurs questions se battaient pour être au premier rang de ton esprit. Tu étais soulagé de la voir après toutes ces années, mais si effrayé par sa réaction. Que retiendrait-elle d'un nouveau contact? La vie semblait s'être déroulée si rapidement sous tes pieds que vos passés communs paraissaient à des lieux de cet instant. Mais elle était bien là, sous tes yeux, et vous aviez une nouvelle chance de faire bien les choses, et qu'elles durent dans le temps, cette fois.

Mais la blonde demoiselle ne réagissait pas à ta présence; elle semblait avoir l'esprit dans une dimension qui ne t'étais pas encore accessible de tes ailes, loin au-delà de la voute céleste. De ton immobilisme soudain, couplé à son manque d'attention, alors que tu l'appelais de son surnom, vos deux corps étaient entré en collision. Pas de celles que vous aviez déjà connues; une collision qui avait débalancé la demoiselle, t'incitant à déposer ta main sur son épaule, pour t'assurer qu'elle ne complète pas cet impact d'un second, plus douloureux, au sol.

Le voile devant ses yeux semblait finalement s'être dissipé, et son regard te voyait pour la première fois. Un sourire avait fait irruption sur ton visage, alors que tu étais désormais légèrement amusé par la situation. Toutes ces inquiétudes qui te hantaient, et aucune d'entre-elles ne comprenait le risque de collision entre vos deux corps.

-Désolé, loin de moi l'idée de jouer les cognards si tôt le matin, avais-tu dit sur un ton léger, blagueur, avant de rehausser quelque peu ton sérieux. Ça va, tu n'as rien?

Tu espérais que ta question transcende l'instant présent, te doutant que quelque chose puisse bien préoccuper la Verte et Argent, pour qu'elle se promène ainsi, sans même vérifier où ses pieds la conduisaient. Peut-être n'était-ce que de la fatigue matinale, mais tu voulais lui signaler d'emblée que tu étais là, maintenant.
Elhiya Ellis
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:54




Après ca
Saison 30- Hiver
Mon LA accordé

L’animal se dandinait à coté n’ayant pu acquérir la moindre attention, miaulant de mécontentement dans l’indifférence de sa maitresse. La clochette tintait joyeusement sans atteindre la moindre des pensées de la demoiselle qui entrait en collision brutalement poussant un petit cri à la perte d’équilibre soudaine. Impression de chute, pourtant pas de douleur, juste une pression sur l’épaule et des paroles sortant de nulle part. Les mirettes perlées de fatigue se reliaient difficilement à la réalité. « Ho pardon ». Reconnaissance d’une forme humain face aux prunelles encore aveugles. « Non ça va merci, je.. » La question avait touché l’esprit, la vision se recouvrait lentement, offrant un froncement de sourcil succinct aux formes découvertes. Le cœur avait raté un battement à la vue d’un revenant pas vraiment surprenant, vu que son nom avait apparu dans la liste des enseignants. Mais à aucun moment, Elhiya n’avait eu l’intention de lui parler à lui, là.

Il avait quitté son monde sans explication, sans un mot d’au revoir, sans préavis ou période de carence. Alors qu’aurait-elle pu lui dire ? Parler de la pluie et du beau temps ? Le jour se levait à peine pas besoin d’être devin pour le voir… Parler de l’élève blessé ? Bientôt tout le château serait au courant, à moins que ce ne soit pas déjà le cas. Lui demander des explications, des justifications ? Elle ne saurait pas quoi en faire et désormais s’en fichait.

« Réellement ? »

Indifférence à cette manifestation, inspiration rapide reprise avant de laisser un léger sourire poindre à ses lèvres. Le temps n’était plus aux interrogations, pas plus qu’au gaspillage d’énergie, elle n’en avait plus assez pour les chamailleries futiles. « Ethan ?.. Je ne pensais pas te croiser si tôt dans les couloirs…» Personne en fait, vu l’heure pas assez avancée. Un soupir trahissait l’inconfort de la situation. Les conventions, les banalités n’étaient toujours pas dans ses habitudes et l’envie de lui dire qu’il était clairement la dernière personne sur qui elle voulait tomber la démangeait. « Tu.. as l’air de bien te porter.. » Seul constat capable de s’échapper de la barrière de ses lèvres de plus en plus serrées. Ne pas être amer, trop de mois, d’années, s’étaient écoulées pour se permettre de garder la rancune tenace.

« Et maintenant ? Tu lui dis que tu lui en veux de s’être barré lui aussi ? »
…Non, on n’a pas le temps, et je m’en fous. …
[blur] « Allé, regarde, c’est simple à faire, laisse Nous faire »[/color]

Ce Nous…. Celui de ses envies, de ses surplus d’émotions, de ses caprices, de ses incompréhensions. Ce Nous bien loin de l’image qu’elle devait donner encore et toujours dans sa tenue d’infirmière... Ce Nous qui parlait sans filtre et qui entre-ouvrait la bouche pour lui dire d’aller se faire cuire un œuf ailleurs, qu’elle avait mieux à gérer qu’un ancien jouet d’adolescente. « Je… »dois partir. Mais les mots de trouvaient aucune voix. Le sol semblait tourner sous ses pieds alors que les Lapis recroisaient le regard océan de l’ancien compagnon-pirate. Les images se floutaient, l’esprit n’arrivait plus à se raccrocher à quoi que soit. Puis le noir, le vide, le silence, l’effet d’une nuit blanche de trop cumulée au sommeil déjà trop écorché s’imposait en seule vérité.

Etourdissement des sens et de l’être, rien de plaisant, rien d’amusant. Elle ne jouait plus de toute façon, comme si elle avait oublié à force d’étudier. Des tracas des étudiants suivis hebdomadairement aux derniers cours de médicomagie, des bobos à soigner à la création à réussir à offrir au Maitre, le temps libre avait filé. Les retrouvailles avec son p’tit Loup avait permis de se retrouver presque complète, presque elle-même, insouciance laissée dans les mains de son Blond. Là aussi elle n’avait pas pris le temps, alors rien d’étonnant qu’à une frustration de plus quelque chose en venait à lâcher. Au moins, quand c’était le corps réclamant caféine et repos c’était moins compliqué, les yeux se fermaient tout simplement, et le reste suivait le mouvement, s’effondrant sur un oreiller, ou ce matin sur un ancien oisillon qui n’avait pas fini d’apprendre à voler dans ses souvenirs.
Ethan Turner
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Ethan Turner, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:55


Nouveau Départ
Pv Elhiya
Elle a mon L.A.

:headphones:

Une première réponse t'était parvenue, une réponse qui ne t'étais pas destiné, mais à un autre, à un inconnu, à moins que tu n'en sois devenu un? Un soubresaut de ton coeur, un tremblement de l'esprit face à cette seule pensée, le temps de l'occulter, et de te convaincre: impossible qu'elle ne t'ais oubliée, elle n'avait pas reconnu ta voix, tout simplement. Oui, tu avais changé, victime de ton passage à l'âge adulte, ça ne pouvait être que ça. Et les opales qui te faisaient face s'étaient finalement ouvertes. Tu voyais dans sa réaction qu'elle te reconnaissait, enfin.

Tu laissas s'échapper un soupir de soulagement bien malgré toi, que ton esprit occulta complètement, complètement obnubilé par la suite des choses; allait-elle se montrer colérique à ton endroit? Déçu? Qui aurait pu lui en vouloir? Certainement pas toi, mais cette pensée tranchait ton âme tel un rasoir. Les remords naissaient déjà en toi, et tu tentais tant bien que mal de les transformer, de les laisser t'alimenter, te motiver, quand....

Un soupir

Un malaise

Elle ne savait pas comment réagir. Pesait-elle les pours et les contres dans son esprit? Tu désirais tant lui demander une nouvelle chance. Tu avais changé, tu le savais, persuadé que c'était pour le mieux, mais te laisserait-elle la chance de déballer tes affaires, et de lui montrer le chemin parcouru? Mais avant toute autre chose, tu devais t'enquérir d'elle, prendre en main la suite des choses, ne pas la laisser dans cet état de malaise, à chercher une porte de sortie, n'importe laquelle, mais qu'est-ce que!?

- Elhi !? Avais-tu dit, l'inquiétude accentuant gravement chaque lettre de ce surnom, alors que la Serpentine demoiselle s'effondrait sur ta personne, ne terminant ainsi jamais sa phrase.

Une main déjà en place, tu avais rapidement fait un pas vers l'avant, vers elle, pour la saisir de ta deuxième main, et supporter son poids du tien. D'un genou fléchissant lentement, tu avais lentement allongé le bas du corps de la demoiselle sur le sol, laissant sa tête reposer au creux d'une de tes mains, dont le bras soutenait le haut de son corps. Tu ne voulais pas lui laisser arriver malheur, tu voulais apaiser ses maux; tu te maudis intérieurement. Pourquoi ne pas t'être spécialisé dans la médicomagie, comme ton amie, lorsque tu l'avais pu?

Un nouveau " Elhi? " avait été prononcé d'un seul souffle, ponctué tremblement de ton âme. Mais seul le tintement des clochettes d'un fléreur inquiet te répondait, et le son du tambourinement de ton coeur, qui percutait tes tympans telle une centaine de percussionnistes incitant ton être tout entier à agir, là, maintenant. Tu devais focuser, retrouver ton calme, ton amie dépendait de toi, maintenant.

L'infirmière! Non, c'est elle, pauvre crétin!

Elle est en vie?

Tu avais apposé un doigt sur la tempe de la jeune femme, te révélant que, oui, la jeune femme était toujours vivante. Un soupir de soulagement t'avait échappé, emportant avec lui une fraction de ton inquiétude. Tu avais ensuite procédé à vérifier si celle-ci faisait de la température, d'un revers de main placé sur son front parsemé de fils d'or. Nouvelle réponse négative.

Mais qu'est-ce qui lui arrivait? Elle ne démontrait aucun signe de tremblement, ou de séquelles physiques quelconques; se pouvait-il qu'elle... dorme? La jeune femme aux nuits qui semblaient toujours si courtes? Elle n'avait pourtant pas l'odeur, ni la tête, d'une femme ayant passé sa nuit à faire la fête.

En attendant d'avoir des réponses, tu ne pouvais pas la laisser là, sur le sol, à la merci de quiconque passerait par ici. Il te fallait lui trouver un nid plus confortable pour se reposer, et assez sécuritaire pour te permettre d'aller demander de l'aide en l'y laissant.

Tu avais glissé un premier bras sous ses cuisses, puis replacé le second derrière son dos, et l'avais lentement soulevé, vers toi, appuyant sa tête contre ton épaule. Ta décision était prise, et tu l'emmenais à ton bureau, Muffin sur les talons. Il n'y avait pas de lieu plus sûr dans tout Ploudard, selon toi, à l'exception de la salle sur demande, qui se trouvait bien loin d'ici. Là-bas, il y aurait tous les aménagements nécessaires pour permettre à la Verte et Argent d'être confortablement au calme.

Tu avais donc défait tes pas, un poids léger au creux de tes bras, un tintement sonore t'accompagnant partout où tu allais. Aussi ridicule que cela paraissait, la présence du Fléreur te rassurait, tel un allié dans cette quête de prendre soin de celle qui était sa maitresse, et ton amie. Vous étiez ainsi arrivé devant la porte massive menant à tes quartiers, qui n'avait pas été simple à ouvrir ainsi encombré, puis tu avais emmené la demoiselle jusqu'à ton lit, où tu l'y avais déposé, tendrement, laissant son félin compagnon la rejoindre avant de te reculer et d'observer la scène.

Maintenant quoi?

De l'eau, elle aurait certainement besoin de s'hydrater à son réveil, et de sucre! Par chance, tu gardais toujours des verres et des biscuits dans ton bureau, afin de faciliter l'attente des étudiants, lorsqu'ils étaient nombreux à requérir tes services. Tu avais donc quitté son chevet à contrecoeur, la laissant aux soins de muffin, pour aller chercher le nécessaire à ton bureau; ça n'avait rien d'un petit déjeuner, mais tu n'avais rien de mieux en ces lieux. Qu'étais-tu supposé faire? La descendre aux cuisines? Non, c'était ridicule. Tu déposerais eau et biscuit sur la table de chevet, et tu irais chercher un vrai repas, ou de l'aide? Étais-tu réellement certain qu'elle n'était pas en danger? Peut-être était-elle empoisonnée? Ou victime d'un mauvais sort?

C'est la mine inquiète que tu revenais dans la chambre, pour y déposer breuvage et sucreries. Ton regard s'était tournée vers la blonde, qui semblait plus en paix maintenant que lorsque tu l'avais croisé plus tôt dans les couloirs; elle semblait réellement dormir, épuisée, son animal de compagnie enroulé à ses côtés, serein.

Nouveau soupir de ta part.

Tu faisais peut-être tout un plat d'une situation plus simple qu'il y paraissait? Ça n'aurait pas été la première fois...

D'un mouvement lourd, tu t'étais laissé choir sur le sol, t'adossant au mur opposé de la pièce, d'où tu pouvais garder un oeil sur la demoiselle en tout temps. Tu l'avais abandonné. Toutes ces années, tu l'avais abandonné, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui tu restais à ses côtés, même s'il fallait la journée pour qu'elle se réveille.
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:55




Après ca
Saison 30- Hiver
Mon LA accordé

Le monde flottait, sans consistance, léger et voluptueux. Une brise légère s’engouffrait dans les mèches d’or, le soleil caressait son visage, tout était calme et paisible. Le bruissement du vent dans les feuilles chuchotait des mélodies oubliées sur une fée des bois amoureuse d’un humain qui dessinait les reflets cachés dans les arbres. La créature le regardait chaque matin, à son arrivée au pied de son arbre-chéri, jusqu’à ce qu’il disparaisse avec ses peintures et ne la laisse seule, cachée sur le bord de la branche. Elle n’osait pas lui parler, jamais, et ce même si le temps s’écoulait inexorablement, rendant la main de l’humain moins précise, plus tremblotante. Les rendez-vous illusoires s’espaçaient toujours un peu plus, jusqu’à ne plus être, laissant la petite fée esseulée et perdue dans l’incompréhension. Perdue dans son admiration inconditionnelle, la créature avait oublié de se renseigner : les humains étaient des créatures éphémères, que le temps reprenait. Désœuvrée, la petite fée, qui ne se laissait porter par les mêmes règles, abandonna ses ailes pour vieillir à son tour et ne plus ressentir ce sentiment d’injustice. Une petite aile transparente tomba sur le sol, sur l’herbe de leur rencontre. La seconde, à peine délogée de son dos laissa échapper de la blessure de l’omoplate des millions d’étoiles virevoltant dans les airs, vidant l’essence de vie de la créature, la faisant disparaitre au milieu d’un ciel aux astres nocturnes impassibles.

« Hein quoi ? »

Le cœur en alerte, la main sur la poitrine, des larmes coulant de ses joues, Elhiya s’était réveillée en panique, assise d’un bond sur le lit qui l’accueillait. La respiration en berne, la tête penchée en avant, les mèches d’or en rideau protecteur d’un monde de réalité qu’elle n’avait pas encore rejoint, l’infirmière se perdait dans la tristesse de ce rêve étrange. La mélancolie de la scène collait aux pensées, les tambourinements dans sa poitrine ne semblaient jamais être rassasiés. Elle inspirait profondément, relevant le nez, yeux clos, tachant de se rassurer. Ce n’était qu’un rêve, ce n’était qu’un rêve, rien de plus. Un de ces rêves qui prenaient aux tripes sans trop savoir réellement pourquoi. Un de ces rêves trop vibrant, trop vivant où elle s’était identifiée rapidement, au point de ne plus trop savoir où elle en était. Un tintement de clochette ramenait sur terre l’esprit encore évadé. Les lapis embués de larmes croisaient la forme du fléreur-calin, la main se posait machinalement entre ses deux oreilles pour le flatter déclenchant un ronronnement apaisant.

« T’as pas vraiment le droit d’être dans le lit Muffin tu sais » Présence d’esprit soudaine, vision recouverte petit à petit jusqu’à ne pas reconnaitre la couleur de la couette qui l’enveloppait. « On est où là ? »

Froncements de sourcils, appel à la mémoire capricieuse et observation des lieux. Cette chambre n’était pas la sienne, ça, elle en était certaine. Par contre savoir à qui elle appartenait… Par défaut, l’espoir criait « Ulysse, c’est celle d’Ulysse » mais à ce compte-là pourquoi n’était-il pas là, et cette déco ne lui ressemblait pas. Trop ordonnée, trop carrée, pas assez …. Insouciante ? Non, elle ne savait même pas comment les appartements de son Blond pouvaient être au château, mais elle était persuadée que ce ne devait pas ressembler à ça. Entre l’interrogation de savoir pourquoi elle n’avait jamais été chez son propre petit-ami et pourquoi son fessier avait fini dans un lit inconnu, Elhiya se renfrognait sous si peu de cohérence dans cet instant de sa vie.

Tentative avortée de se lever d’un bond, la tête tournait dangereusement, le sol tanguait violement, dansant sur des airs inconnus, et la dernière image consciente acceptait enfin de revenir à l’esprit. Sortie envoyer des hiboux à la hâte, c’était sur le chemin de retour à l’infirmerie que la blondinette était tombé sur une ancienne connaissance, ou plutôt un ancien compagnon de soirée, voir même un ancien ami si elle osait pousser le lien qu’il avait peu, autrefois, avoir. Elle avait voulu repartir et puis plus rien. La nuit quasi blanche avait fait son office, volant Conscience au profit d’Inconscience, supposément bienveillante, au point de lui faire perdre connaissance.

« Donc là je suis chez.. »

Ethan. Les opales s’écarquillaient, les associations d’idées fusaient de toute part. Il fallait partir, Fanch attendait. Ça aurait dû être la première pensée, mais non, à la place, l’inquiétude de la réaction de son Amoureux effritait la raison. Pourtant elle n’avait rien fait, elle était seule dans ce lit, mais impossible de ne pas se sentir inconfortable, faute aux souvenirs qui se ravivaient. Le nombre de soirs, de nuits, passées avec le brun pour froisser des draps, pour rendre honneur à quelques gardiennes des plaisirs... Tout revenait en tête, les images encore trop nettes, et puis… les souvenirs venaient à vriller vers les derniers. Le bal, le kiwi et une sortie chez Barjow & beurk, puis… plus rien. Juste l’indifférence et l’absence, le Mépris et l’Inconsistance. Ce sentiment de ne plus être qu’un fantôme, une brique de plus sur un mur, oubliée tout simplement, pour cause de manque de temps, de manque de d’intérêt, de voies différentes choisies. Les mains se resserraient sur le drap, les froissant sous l’incapacité de comprendre comment, maintenant, elle pouvait se trouver là.

« Pourquoi tu m’as amenée ici et pas à l’infirmerie ? »

Le regard restait fixe sur le félin, la voix -bien que faiblarde- trahissait tous les reproches non prononcés. Si ça se trouvait elle parlait seule. Mais la simple supposition que l’ancien Serdaigle ne soit pas très loin lui suffisait à tendre l’oreille et attendre une réponse quelconque.

Ethan Turner
Ethan Turner
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Ethan Turner, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:56


Nouveau Départ
Pv Elhiya
Elle a mon L.A.

:headphones:

Tic – Tac

Tic – Tac

Tic - ...


Les grains du sablier du temps tombaient les uns après les autres, si lentement que tu aurais pu les saisir au passage, avant qu'ils n'atteignent le fond du réceptacle mythique. Tu les voyais, alors que ton regard, désormais vide, restait rivé sur l'étoffe bleue de ton lit, et le mont organique qui trônait au sommet de ce dernier – Elhiya. Il n'y avait plus que les formes de la scène qui imprégnaient ta rétine, alors que ton esprit était ailleurs, loin derrière, dans les méandres du temps perdu, des soirées passées, et de celles qui auraient dû se passer, mais qui n'avaient pas été. Le remords t'avait plongé dans cet état de questionnement, de doutes, un état qui te ramenait à la personne que tu avais été, plus jeune, à tes erreurs, mais également au chemin parcouru depuis.

Pourquoi n'avais-tu pas tenu sa main, pour qu'elle marche sur le sentier de la vie à tes côtés? Pourquoi n'avais-tu pas été davantage vers elle, elle qui avait été là pour toi, elle qui t'avait ouvert la voie, et poussé à faire les premiers pas? Avais-tu poussé la lâcheté des contacts sociaux jusqu'à vraiment éloigner la jeune femme de ta vie? Mais où se trouvaient dont la fin de cette ombre, celle que ton adolescence projetait sur le reste de ta vie, et surtout, combien de relations avais-tu évité, à cause de cette incapacité à s'attacher, à faire confiance, non pas aux autres, mais en toi-même?

Tu aurais préféré être un autre, être un de ceux des jaunes et noirs, un de ceux qui rugissent comme des félins, un de ceux qui sont toujours là, voguant avec leurs amis, peu importe la tempête rugissant à l'extérieur de leur embarcation. Mais voilà, tu avais certes changé, apprenant à vivre en société, à travailler en équipe, à avoir des admirateurs, et des tas de gens qui pensent te connaître, alors que non. Mais elle, elle te connaissait, elle savait d'où tu venais, et elle était là maintenant. Peut-être était-ce le destin qui l'avait replacé sur ton chemin? Telle une brebis égaré, ramenée par le brave petit Border Collie des prés. Jamais tu n'adhérais à ces histoires de chemins tracés, et de futur prévisible, hormis lorsque le chagrin commençait à s'installer en toi, et à te faire douter, de tes convictions, du futur, mais surtout de toi, et de tes choix.

Perdu dans tes pensées, tu n'avais pas eu connaissance du réveil soudain de la jeune femme, ni même du temps qui s'était écoulé. Tu n'avais même plus connaissance des protestations de ton corps; ton ventre criant famine, ton dos et ton fessier souffrant de ton immobilisme inconfortable dans pareille position. Tu avais au moins eu raison au sujet d'une chose : cette pièce était réellement une des plus calmes de l'école, enfin, lorsque la voix d'une jeune femme n'en brisait pas le silence.

Quoi? La voix d'une jeune femme?

Elhi! Elle s'était réveillée!

Tu avais relevé la tête vers l'infirmière, qui semblait confuse et... chagrinée? Étais-ce en lien avec la raison de sa brutale et soudaine chute dans le monde des rêveurs, plus tôt dans la journée? Ou était-ce là l'état dans lequel la blonde se trouvait, plus largement, jours après jours? Qu'est-ce que la vie lui avait réservé, depuis que vos chemins s'étaient séparés, depuis que tu l'avais laissé tomber? Ton estomac se retourna plus d'une fois à ces pensées. Tu avais osé espérer jusqu'ici une vie pleine de chance et de réussites, vu le rôle qu'elle avait réussi à décrocher en ces lieux, quelque chose qu'elle devait forcément désirer depuis de nombreuses années, mais qu'en était-il vraiment? Tu tendis l'oreille, curieux, l'écoutant parler à son félin, alors que ses caresses réveillaient le bruit d'un ronronnement rassurant.

Plus la journée avançait, et plus tu appréciais le fléreur de la blonde demoiselle, tu le jalousais presque, à être resté aux côtés de la blonde, à s'assurer de lui apporter un peu de joie, jours après jours, pendant toutes ces années.

Puis, l'instant câlin sembla se terminer, brisé par une question, une question qui ne lui était pas posée, même si au départ, tu n'en avais pas été certain. Était-elle au fait de ta présence, et t'ignorait volontairement? Nouveau retournement des entrailles, extrêmement plus douloureux cette fois-ci. Tes lèvres s'étaient ouvertes pour répondre, puis s'étaient refermées presque aussitôt, devant ton incapacité à mettre de l'ordre dans les émotions qui s'emparaient de toi.

Tu te relevas de ta position, à moitié pour te donner le courage de t'expliquer, mais aussi parce que tu espérais secrètement que le geste attire son regard vers toi, qu'elle puisse voir la sincérité de ton regard, l'honnêteté de tes sentiments, de tes excuses...

- J'ai pensé que l'infirmière n'y serait pas... et... sans elle... je n'y voyais pas l'intérêt. Et puis, ici, je sais que... même si la fin du monde arriverait, tu serais en sécurité.

Tu avanças de quelques pas pour t'approcher de ton lit, et de la jeune femme qui l'occupait. Tu voulais pouvoir l'observer de plus près, tu voulais lui demander ce qui lui était arrivé; tu voulais t'assurer qu'elle allait bien, son corps, sa pensée, son être, dans l'instant présent, mais également dans le futur. Tu voulais la voir sourire, l'entendre rire, la savoir en paix.

Une fois au pied du lit, tu t'y assis, à demi sur ce dernier, à demi dans le vide à ses côtés. Tu ne voulais pas prendre trop de place, ne voulais pas pénétrer l'espace vitale de la jeune femme, et ainsi créer un malaise. Tu désirais être là, sans t'imposer.

De ta nouvelle position, le regard quelque peu triste, quelque peu inquiet, tu avais décidé d'ouvrir la porte de ton être à ton amie d'une première question, que tu voulais le moins inquisitrice possible.

- Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi? J'ai apporté des biscuits et de l'eau pour ton réveil, mais si tu as besoin... de quoi que ce soit... J'ai beaucoup à me faire pardonner, je crois. Mais la fin de ta phrase ne fut jamais prononcée. L'instant présent ne gravitait pas autour de toi, ni même autour de vous, pas encore; il était à propos d'elle, de son état, et de ce qui était nécessaire améliorer ce dernier. C'était elle, la médicomage, après-tout... mais quelque part en toi... tu te doutais que sa situation n'en était pas qu'une physique; ce n'était pas le genre d'Elhiya de laisser son corps agir comme un obstacle à ses propres buts, et celà t'inquétait.

Mais pour l'instant, tu voulais éviter de la brusquer, de reprendre une place auprès d'elle sans qu'elle ne t'y autorise. Tu n'en avais aucun droit, seulement un désir amplifié par chaque grain de sable tombé dans ce fameux sablier, tout au long de cette matinée; le sablier du temps.
Elhiya Ellis
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:56




Après ca
Saison 30- Hiver

Mon LA accordé

Du mouvement dans le coin du champ de vision. La position ne changeait pas pour autant. Pas un regard, les yeux fixes dans le vide, les mains serrées sur le drap, la fatigue au commande de l’hyper sensibilité, la demoiselle mâchait ses mots pour se faire muette. Elle se contrefichait de ses excuses, ne voulait pas savoir où il avait disparu, encore moins pourquoi. La confiance octroyée avait été que trop ébréchée pour que la moindre de ses paroles ne soient acceptée. Il pouvait user d’humour, de sincérité ou laisser ses remords parler, Conscience ne laissait rien passer, pas aujourd’hui. Il avait eu des années pour se manifester, des jours et des nuits entre les murs de ce château pour venir lui parler, mais il n’en avait rien fait. Pas le moindre effort, pas la moindre attention, il avait continué dans sa lignée prétendant qu’elle n’existait pas. Et désormais ? Car ils s’étaient croisés et que son corps avait défailli, il voulait qu’elle le regarde et l’écoute ?

Hors de question

L’histoire était simple : elle avait eu un malaise, un de plus, elle devait retourner dans son infirmerie. Ça s’arrêtait là. Pas besoin de preux chevalier, elle en avait un, enfin … en quelque sorte. Même en couple, elle n’imposerait jamais à son Blond de s’inquiéter pour elle encore plus qu’il ne pouvait le faire. Elle était indépendante et suffisamment forte pour ne pas qu’on veuille la couver sans raison. Pas besoin de secours, elle savait se débrouiller, depuis toujours. Car on ne lui avait pas laissé le choix, mais l’habitude collait à la peau, se parant d’ingratitude.

« Merci mais je ne t’ai rien demandé. Si la fin du monde arrivait, ce n’est certainement pas en me cachant que je l’attendrais. Tu devrais le savoir... »

Avaient-ils été aussi peu proches pour qu’il ne sache même pas ça ? Lui avait-elle montré ses faiblesses trop de fois pour qu’il estimait normal de la voir dans un bunker ? C’était totalement ridicule. Le rideau de cils d’or s’élevait soudainement, posant des Lapis glacées sur le brun, le fixant durement, indifférentes à ses attentions et son questionnement. S’il voulait faire quelque chose, il n’avait qu’à prévenir Ulysse. A moins qu’il avait décidé de ne plus reconnaitre son nom sur la liste du membre du personnel également ?

« Non »

Nul besoin de biscuit ou d’eau. Nul besoin d’une présence fantomatique d’un dit ami qui n’avait ni l’étiquette, ni le rôle. Le ton s’était fait cinglant, ne laissant aucun doute planer sur l’inutilité du jeune homme à ses diamants d’océan troublés. La couette se retrouvait poussée sur le côté, Muffin sautait d’un bon au sol regardant sa maitresse, reconnaissant le signal de départ, miaulant doucement à l’attention du propriétaire des lieux. Un Au revoir félin ou un reproche possible qu’il laissait avant de faire quelques pas pour sortir de la chambre, jetant un coup d’œil aux humains. Injonction animal de quitter l’endroit à l’atmosphère trop étouffante pour ne pas devenir toxique.

Pas un mot de plus ne sortait de la bouche de la blonde qui entreprit de se lever, posant les deux pieds au sol précautionneusement. Pas d’étourdissements, le plancher ne bougeait pas. Elle se levait doucement, se remettant droite, levant le nez, reprenant de sa prestance avant de croiser les prunelles de l’aiglon. L’hésitation gardait le silence, des pointes de Colère explosaient dans la tête, multicolores et abondantes, toutes ne lui étaient pas destinées, mais toutes unies les unes aux autres gonflaient que trop pour pouvoir les contenir correctement.

« Merci quand même, mais prochaine fois abstiens-toi.. »

La mâchoire se serrait. Les tempes frappaient douloureusement. L’effort pour ne pas continuer à délier tout ce qu’elle avait sur le cœur devenait de plus en plus compliqué. Trop compliqué. Elle voulait juste partir, rejoindre Fanch, vérifier que tout allait bien, ou s’effondrer dans les bras de son Gryffondor pour oublier la nuit effroyablement longue. Mais le corps se figeait, les dents frottaient, Conscience hurlait de concert avec Colère qu’elles voulaient s’exprimer, et la fatigue leur ouvrait les portes sans prévenir.

« T’étais où ? Tu faisais quoi de si important pour juste ne plus exister ? Et pas juste un mois ou deux, mais bien plusieurs années ? Et d’où ? Dans quel monde je devrais prétendre que ça m’a indifféré ? A quel moment cela pourrait être logique ? Vous êtes tous partis, tous ! Et sous prétexte que comme ‘Lysse tu fais parti des survivants, je devrais passer outre l’anxiété et les craintes nourries par chacune de vos absences supplémentaires ? Comment je fais ça ? Tu me le dis ? Tu n’es pas Lui, tu ne l’as jamais été, tu n’as fait que contribuer à la mort de… »

Ses espoirs, sa Lumière, son insouciance et sa confiance. Ce n’était pas son entière faute si elle avait continué à chuter, optant pour un chemin d’ombres désormais douces. Mais il était le seul actuellement présent. Impossible de hurler sur les morts ou ceux qui n’avaient jamais réapparu, alors, il ramassait pour tous. Pour Mered, pour Aria, pour Aoi, pour Galway, pour Alexeï mais aussi pour Eden et pour son porteur d’ardoise aimés même si tous deux étaient revenus. Il prenait aussi pour tous les autres qui avaient disparu sans un mot, Lucy, Eurydice, Luna. Tous ceux qui n’étaient que d’éphémères traces dans sa vie, et pourtant des êtres tatoués à même son cœur.

Les poings se serraient de plus belles, tremblotant sous la pression et les nerfs à fleur de peau. Le palpitant tirait désagréablement, elle voulait tant lui dire combien elle lui en voulait mais ne trouvait pas le moyen de trouver l’ordre logique des phrases à formuler. C’était d’opales gelées, zébrées de la brulure de Colère qu’elle se retrouvait à le fusilier du regard sans rien dire.
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Ethan Turner, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:57


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Pv Elhiya
Elle a mon L.A.

:headphones:

Des mots, tranchants, violents. Tu subissais une attaque, verbale, sur ton âme, sur ta personne, celui qui avait été, et celui qui survivait, récoltant haine et désespoir. Tu ne te défendais pas, pas maintenant, pas avant que sa colère n'ais pu s'exprimer, tu lui devais bien ça, et tellement plus. Elle te répondait qu'elle n'était pas du genre à s'enfuir du danger, à se terrer hors de portée. Elle ne pouvait penser ces mots, pas alors qu'elle était devenue si fragile, quelques instants plus tôt, mais l'émotion guidait les paroles plus que la raison, et t'enveloppait, jusqu'à ce que tu t'y noies.

La colère avait trouvé naissance chez la souffrance, une souffrance qui envenimait tes pensées, car tu la faisais tienne, incapable de lever ton bouclier face à celle qui t'avait relevé par le passé.

Elle souffrait.

Étais-ce le fruit de tes gestes, ou de l'absence de ceux-ci? Étais-ce plutôt sa vie qui avait transformé ses moments de calme en tortures de l'esprit? Ton rôle dans cette dernière était-il encore important au point de la rendre dans tous ces états de ton absence? Tu ne savais pas, tu ne savais plus. Tu désirais lui demander si le bonheur était disparu à ta suite, et qu'est-ce qui l'avait alors poussé à s'accrocher jusqu'ici? Mais les explications devancèrent les questions, et tu souhaitas à cet instant plus que jamais retourner en arrière. Retourner là où tu l'avais laissé, sur le pavé de ton passer, pour l'enlacer et ne plus jamais la laisser s'en aller.

Alors que la Vert et Argent rejoignait son félin compagnon, tu t'étais relevé, indignement, lentement, abattus, pour la suivre, pour prolonger cet instant, car tu avais peur de ne plus la revoir, tu avais peur qu'elle t'efface complètement de sa vie, qu'elle décide que tu n'étais plus digne de sa confiance, de son amitié.

Sur le point de te quitter, elle avait finalement posé les questions que tu redoutais, celles qui n'apporteraient aucun réconfort, ou aucun à ta personne. Elles t'obligeaient à regarder un miroir du passé, un être qui te faisait désormais pitié, ce que tu avais été, et ce que tu avais peur d'être encore aujourd'hui.

Les révélations fusaient au travers des questions, et la marée suivant la cadence de ses mots, montant à la surface de tes puits de lumière au fur et à mesure que tu prenais conscience de ce que la blonde devait avoir enduré. Elle avait souffert, par ta faute. Elle s'était retrouvé seule, alors qu'elle s'était confiée à toi, alors que tu connaissais bien les tourments de sa vie passé, écrits sur un bout de papier; un parchemin que tu avais soigneusement gardé, tel un éternel gardien du secret.

Il pleuvait sur ta joue. Une pluie imperceptible, un ruissellement des larmes issues de la culpabilité, et de la douleur partagée. Ton esprit était si embrumé, qu'il avait eu du mal à assimiler ces derniers mots dirigés à ton endroit, des mots graves, qui te ramenaient sur terre tel un transplanneur atterrissant au milieu du coeur d'une jeune femme en pleurs, car cette pièce tout entière empestait désormais son désarroi, sa colère, son abandon.

S'il y avait la moindre chance qu'il ne soit pas trop tard. Si les bris pouvaient encore être réparés. Peu importe le temps, peu importe les efforts. Tu lui avais trop fait subir pour la laisser nager en pleine tempête. Tu te noierais avec elle à essayer de la protéger, plutôt que de la délaisser, plutôt que te défiler comme le lâche que tu avais été.

Je... je t'ai fait mal, je t'ai fait tellement mal... avais-tu dit, la voix cassée par l'émotion, les yeux azur accueillants les prémisses d'un torrent. Jamais je n'ai voulu ça. J'ai été lâche, toute ma vie j'étais lâche, et je t'ai déçu. Le temps filait, la vie défilait, et je n'avais pas de tes nouvelles, toi qui m'écrivais et je... j'avais peur de t'écrire, j'avais peur que tu m'en veuilles, j'avais peur et je trouvais la confrontation trop difficile. J'étais lâche Elhiya... j'étais lâche. Je préférais t'imaginer heureuse, accomplie, avec une famille, je voulais que le soleil se soit levé sur ta vie, et je... je ne savais pas comment me faire pardonner mon silence, comment refaire partie de ta vie. Les mois sont devenus des années et... et je t'ai retrouvé.

D'un mouvement de mains tu avais chassé la tempête qui se pointait le bout du nez, au creux de tes opals azurés. Tu voulais saisir la blonde au creux de tes bras, la serrer si fort qu'elle saurait... elle saurait forcément, que tu étais de retour, que tu veillerais sur elle, que tu ne t'en iras plus jamais. Mais tu restais là, avec ton désarroi, désarçonné, alors qu'elle te repoussait du regard, et te repousserait très certainement de ses mains, si tu lui en donnais l'occasion, un geste qui aurait causé ta mort, sans procès ni condamnation. Une mort de l'esprit et de l'espoir.

Aussi décidais-tu de continuer, pendant qu'elle ne t'avait pas encore quitté, pendant qu'il te restait du temps pour semer les graines de l'espoir, de l'amitié, du pardon, du futur.

Je... je te demande pardon Elhi. Je ne le mérite pas, pas encore, mais je... je vais tout faire pour qu'un jour ce soit le cas. Pour qu'un jour tu veuilles bien m'accorder ta confiance de nouveau. Laisse-moi te prouver que j'ai changé... s'il te plait.

Tu avais rejoint la demoiselle à la hauteur de la porte de ta chambre. Tu te retenais de faire barrage entre elle et la sortie, mais tu voulais qu'elle sente que tu ne reculerais pas, que tu étais déterminé à rester à ses côtés, dans l'instant présent comme dans ceux qui suivraient. Tu voyais désormais toute l'ampleur de tes erreurs, et il était hors de question que tu les laisses se répéter.
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:57




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Saison 30- Hiver


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Elle aurait voulu fuir, partir, ne pas relever le nez et claquer la porte. Elle aurait voulu. Ainsi la possibilité de croiser ses azurs larmoyants lui aurait échappée. Colère se serait apaisée sur le trajet, la fatigue aurait pris soin de tout effacer, de faire comme si rien ne s’était passé, comme s’ils ne s’étaient jamais recroisés, comme s’il n’était pas, tout simplement. Mais il avait fallu que l’aigle ne se contente pas de regarder le balancement de sa chevelure d’or, qu’il estime normal de prendre la parole, attirant plus l’attention sur les traits de son minois. Il avait grandi, pris des traits plus adultes, moins enclins à l’attendrir par la bêtise de l’adolescence ou les moues encore enfantine. Plus aucun moyen de l’amadouer. Il était parti après lui avoir demandé de rester à ses côtés pour le relever, pour l’aider à voir autre chose que son monde étriqué, alors, à quoi s’attendait-il désoemais ?

Les mots glissaient lentement, hésitant, étouffés par la douleur des remords ou la peine de la réalité qui les entouraient : ils n’étaient plus amis. Il avait simplement claqué la porte au profit de choses qui ne la concernait pas, et qu’importait ses justifications, aucune ne l’atteignaient. Prétexter la Peur déclenchait un ricanement mesquin, le rehaussement du rictus médisant. La peur n’était qu’un sentiment naturel qui empêchait de voir le jour se lever, mais certainement pas de donner signe de vie. Il se trompait. Ce n’était point la peur qui l’avait tenu éloigné mais bien ses choix. La peur pouvait vibrer, prendre les tripes, détruire les espoirs et les images de bonheur, elle pouvait devenir colère et rancœur, mais à aucun moment elle se faisait muette éternelle. Elhiya ne comprenait pas, elle ne le pouvait pas, tant sa vision de la Peur était différente. Ses opales devenaient plus dures encore, dénuées de la moindre compassion, fixant le brun en claquant de la langue à la vie qu’il lui souhaitait.

Une famille, un époux, un enfant, ridicule vision. Son P’tit loup ne lui avait été rendu que depuis quelques mois, et depuis quand une vie bien rangée dans les idéaux sociétaux pouvait lui correspondre à elle ou sa moitié ? C’était stupide et inconcevable. Comme ses excuses. A quoi bon ? Pourquoi ne pas assumer et ne pas juste rester dans son coin à continuer à vivre sa vie comme il l’entendait. Il n’avait pas eu besoin d’elle jusqu’à présent et « Je n’ai pas besoin de toi. Tu ne l’as pas été quand tu aurais dû l’être. Aucun d’entre vous ne l’avez été ! » Ni lui, ni Ulysse, ni Jace, ni Eden. Personne de ceux qui auraient dû l’être…. Ne s’en rendait-il pas compte ? Ses mots n’avaient plus aucune valeur, son besoin de pardon était vain, ses larmes étaient mortes aux yeux de la jeune femme.

Colère grandissait sous tant de présence soudaine. Il lui vomissait son envie de retourner dans sa vie sans aucune précaution ou avertissement. Il quémandait une nouvelle chance, la possibilité de prouver qu’il avait changé, comme s’ils avaient été suffisamment intimes pour que les dents ne grincent pas de Colère grandissante sous l’idiotie de la requête. « Pourquoi faire ? » Sourcil rehaussé, inquisiteur, bien que déjà juge et bourreau. « Pour que tu dises que t’as besoin de moi, et que tu te casses dès que l’herbe est plus verte ailleurs ? » Nul besoin d’épiloguer ou se perdre en palabre, la confiance qu’elle lui octroyait était aussi morte que ses espoirs de revoir Lucy un jour. « Je ne vois pas l’intérêt, économise ta salive et arrête de gaspiller mon temps, j’ai mieux à faire que consoler tes supposés regrets. » Les lapis s’étaient détournés, supposément indifférents, trahissant le besoin de se calmer, de ne pas laisser la fatigue recracher le surplus d’émotions de la dernière nuit de manière trop excessive.

Le contrôle était de plus en plus compliqué, l’envie de récupérer le bois-ami plongea la main dans la poche instinctivement. Les doigts s’étaient enroulés autours de la baguette sans vraiment sans rendre compte. Les tympans bourdonnaient et la seule envie de ne pas avoir l’impression d’être emprisonnée brulait la moindre des pensées.

Va-t’en maintenant où laisse nous faire
… Je ne peux pas…
Pars de là
… Je n’y arrive pas…
Alors, laisse nous faire
... Je ne veux pas...

Phalanges serrées sur le frêne, la respiration s’emballait, prise de front entre agacement des paroles du brun, frustration de ne pouvoir ne serait-ce que le gifler, obligation de faire taire ce désir de lui faire autant mal qu’elle avait eu mal pendant tant de temps, ne serait que pour qu’il comprenne. Elle fuyait de plus belle, initiant un pas vers l’extérieur de la pièce, serrant les dents pour ne rien dire de plus, rien dire de trop. Mais tout se mêlait, besoin de sommeil, besoin de lui rendre la trahison des choix qu’il avait fait, besoin se débarrasser de cette asphyxie confusante.

Besoin de
Lâcher
Tout.
« Je ne peux pas Ethan…. » Les pieds figés au sol, le nez planté sur un détail du plancher, la main dans la poche tremblotait à trop serrer la baguette, les yeux s’embuaient d’un Trop à contenir ces dernières 5 heures écoulées. Elle se contenait au mieux sans y arriver. Une mèche blonde se balançait en arrière vivement, les opales se plantaient durement sur l’enseignant, le sourire en coin bloqué, un chapelet de diamants roulant sur ses joues. « Je ne peux pas t’écouter plus longtemps…. #Cogitati Calamitas » La main s’était relevée, fébrile de fatigue, faisant partir le sort trahissant son désir de le voir aussi mal qu’elle avait pu l’être quand, tous, avaient disparu. Volontaire ou non, le sortilège passait ne touchait pas, le poignet avait tourné au dernier moment d’un petit millimètre épargnant le brun, pour cette fois-ci. L’inspiration se faisait profonde. Le regard plus noir encore. Les limites du contrôle fanaient. Le sol vrillait de nouveau sous les pieds. Les jambes refusaient plus d’effort, la faisant tombant à genoux, laissant s’écouler les larmes étouffées de la nuit sans les arrêter.
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Ethan Turner, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:58


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:headphones:

Tu voyais le nuage s'installer au creux du coeur de la jeune femme, un nuage porteur d'un grondement sourd, précurseur d'un orage violent, qui n'attendait qu'à éclater sur ta personne. Et il éclata.

Il éclata.

Ses répliques se faisaient de plus en plus acerbes, grinçantes, déchirantes. Elle te refusait l'accès à sa vie, et en ajoutait, elle bouillonnait, tu le sentais. Le torrent en toi s'accentuait, et les eaux intérieures tournaient en un maelstrom qui voulait engloutir ton âme jusqu'à ce que le bonheur ait complètement quitté ta vie, tel un Détraqueur qu'imposait ton esprit à ton coeur, parce qu'il savait que tu ne méritais rien d'autre.

Sous son déni de ton honnêteté, à te ramener à tes erreurs passées, à te vilifier, tu voyais la détresse se faire maîtresse : un enfant pleurant au creux d'une haie de roses, s'y étant enfermé par nécessiter, protégé autant des connus et inconnus, souffrant au moindre mouvement. Tu ne pouvais te résoudre à la laisser ainsi, à l'abandonner alors que désormais, tu savais, mais les mots continuaient de fuser, et le rejet n'avait désormais que d'égal que ton regret.

Tu t'attendais à ce qu'elle quitte cet endroit devenu froid d'un instant à l'autre, pour te forcer à la fermer, pour te forcer à la laisser. Un détournement, puis une dernière parole, un dernier déchirement de ton être pour la route, alors que tu ne voyais plus celle qui se dressait à tes pieds, tes saphirs saturés de ta tristesse. Ta main s'avançait machinalement pour tenter de prendre la sienne, l'empêcher de te fuir, pour te laisser plus de temps, pour te laisser lui faire comprendre que tu n'abandonnerais pas malgré les difficultés, et que c'était terminé, ce temps où elle était seule à affronter les ténèbres, mais soudainement, le geste n'avait plus son utilité.

Elle s'était retourné.

Elle était là, à te fixer du regard et elle...

Elle pleurait.

Ta main était redevenue molle face à cette vision d'une armure incapable de contenir un océan de chagrin. Une incompréhension naissait en toi, alors que tu te forçais à soutenir son regard du mieux que tu pouvais malgré ton remords. Elle n'avait pas le visage de quelqu'un qui....

Et elle...

Elle avait levé sa baguette contre toi. Elle t'avait lancé un sortilège que tu avais mis quelques secondes à identifier, ton esprit mal préparé à ce qui venait de se passer. Ce n'était pas un sortilège physique, ou explosif, non. C'était le sortilège des idées noires.

Et le torrent reprit de plus belle. Le sien, le tien. Tu ignorais si le sortilège t'avait atteint ou non; tu n'avais rien ressenti, aucun changement dans ton esprit, où la joie ne pouvait se raréfier plus qu'elle ne l'était déjà, mais tu sentais son désir. Elle voulait te punir, elle voulait que tu souffres, pour l'avoir fait souffrir, elle voulait que tu la comprennes, que tu comprennes ce que tu lui avais fait. Tu le méritais, tu en étais certain; tu méritais tout ce qu'elle t'avait dit et même plus, mais tu n'allais pas reculer, pas jusqu'à ce qu'elle juge ta dette repayée, jusqu'à ce qu'elle arrive à te confier que la vie s'était amélioré, que tu y étais arrivé.

Il n'avait pas fallu de temps pour que les genoux de la blonde demoiselle rejoignent le sol, te laissant encore du temps, encore une chance, un sursis. Tu décidas de t'approcher de la souffrante, un peu plus encore, lui laissant simplement son espace vital, pour te laisser glisser contre le mur à proximité de la porte, et ainsi rejoindre le sol à ses côtés. Tu voulais la serrer très fort contre toi, lui dire que tout irait bien, qu'elle n'était plus seule, mais le noir regard qu'elle t'adressait t'en dissuadais, alors tu pris la parole. Même si celle-ci était entrecoupée de sanglots, tu ne pouvais pas rester là, à rien dire, alors qu'elle continuait de souffrir.

- Elhi tu... tu m'as aid-dé par... par le passé. Tu...tu le sais et m-moi aussi, je le sais. L-laisse moi... laisse moi t'aider. Je...

Tu relevas les yeux pour les planter dans les siens, un geste qui était plus difficile que jamais, un geste te forçant à accepter qu'une lame se fiche dans ta poitrine, alors que l'acier de ton armure n'était plus.

- Je sais que tu es capable, seule, Elhi... laisse moi juste te rendre la tâche m-moins difficle... ...Maudit moi tout les jours si tu veux, mais... p-permet moi d'être là... permet moi d'essayer d'être une force positive dans ta vie.

Tes pensées s'embrouillaient, tes émotions prenaient le dessus, et une idée qui n'aurait autrement jamais trouvé la lumière germa soudainement. Tu te relevas, lentement, péniblement, puis tu sortis de ta poche une baguette, la tienne, que tu contemplas quelques secondes, le regard absent, inconscient, avant de la diriger contre ta poitrine.

-Tu... tu penses que tu... tu arriverais à m-me croire si je...si j'essayais de rebalancer les ch-choses, là, tout de suite?

Tu tremblais, tes nerfs te lâchaient, tu ne savais plus par quel chemin passer, à quel saint te vouer. Tu étais déterminé à faire comprendre à la blonde à quel point tu étais prêt à aller loin pour te racheter, à quel point tu voulais désormais pouvoir la soutenir. Les sortilèges offensifs défilaient dans ton esprit, alors que les larmes coulaient. Elle t'avait peut-être raté, mais toi tu ne te raterais pas. Tu n'irais même pas de mainmorte avec ta propre personne, la seule qui ne te dérangeait pas de faire souffrir. Tu voulais tant qu'elle te regarde autrement qu'avec mépris et tristesse, qu'elle sourit comme autrefois, lorsqu'elle avait posé des oreilles de chat sur ta tête, lorsqu'elle t'avait retrouvé perdant d'une bagarre contre un raton laveur, lorsqu'elle t'avait laisser te débrouiller avec les tickets de métro, lorqu'elle... faisait encore partie de ta vie.
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:58




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Les genoux brulaient, rappelant la chute au sol, mais ce n’était rien face à cette brulure du palpitant hurlant son besoin de respirer à nouveau. Tout était si simple depuis quelque mois. Tout allait très bien depuis son retour, alors pourquoi... Pourquoi les contours de son monde devaient trembler soudainement, pour une histoire dont elle n’avait même pas voulu être un figurant ? Le rideau cristallin brouillait la vision rendant floue la réalité, la faisant se faner toujours un peu plus, la rendant opaque. Peut-être n’était ce qu’un rêve, un de ceux trop vibrant pour savoir les distinguer. Peut-être n’était ce qu’un caprice de l’esprit. Il n’avait ni flèche, ni secret. Ni mensonge, ni regret. Ni sentiment d’impuissance et de confusion, juste un songe trop vivant dont elle finirait par s’éveiller. Il suffisait de souffler...

Laisse nous prendre le relais
.. Non..

Ce n’était qu’un rêve, elle finirait par le quitter, elle en était persuadée. Mais... Des mots de plus, entrecoupés de sanglots s’élevaient, virevoltant dans les airs, caressant durement les tympans. Elle levait le nez, abandonnant quelques larmes au sol, cherchant à distinguer quelque chose dans cette confusion visuelle. Plus aucun repère n’était visible. Le sol n’était qu’une couleur vaseuse et humide, les murs se liquéfiaient, quant au jeune homme, impossible de le distinguer. Il n’était pas. Plus. A peine une silhouette fantomatique errant dans ses pensées. Tel qu’il l’avait été ces dernières années. Les prunelles vides fixaient sans voir, le cœur écoutait sans attendre, prisonnier d’anciennes œillères d’un passé ravivé… Trop se mélangeait pour ne serait-ce qu’écouter…

Elle n’entendait plus,
Ne voyait plus,
Nourrissant une seule certitude,
Celle de vouloir partir,
Maintenant,
Ne pas se retourner,
Et juste
Oublier…

Oublier cette nuit, ces souvenirs qui revenaient, cette image dans une discothèque londonienne, ce parfum dans une salle dans les cachots, ce gout amer de la disparition, le ronronnement de la trahison, la caresse du mensonge… Elle voulait juste continuer à se relever, que les détails deviennent à nouveau insignifiants… Il lui fallait quitter ce lieu, maintenant.

Lève-toi alors
.. oui..
N’écoute pas et lève-toi

Les mains posées au sol servaient d’appui pour se relever. L’inspiration profonde occultait le reste jusqu’au mouvement de plus capturé par le champ de vision. Le jeune homme avait décidé de se relever, subitement, pour sortir de sa poche une forme longiligne que même la vision brouillée pouvait identifier. Une baguette. Les sourcils se fronçaient sous l’incompréhension, la manche de la cape essuyait les opales pour mieux voir le spectacle ridicule se jouant. Voilà qu’il se maquillait du rôle de la victime, sous ses yeux, n’éveillant qu’une seule chose : des pointes de Colère supplémentaires.

« Et maintenant ? »

La parole se recouvrait, chantant à l’unisson sous le guide de trop de ressentiments pour que la blonde ne puisse les faire taire plus longtemps. De Colère ou mépris, elle ignorait quel ton avait pris le dessus, seul la froideur du timbre de sa voix résonnait dans l’appartement. Muffin n’avait pas pris la peine de venir aux cotés de sa maitresse, c’était le rôle de Spangle –toujours à l’infirmerie- de jouer les piqures de rappels sur sa réalité. Plus de costume d’infirmière, encore moins d’apparat d’amie, le tact –déjà peu existant- n’avait plus sa place, seule la provocation glissait entre le ruissèlement de trop accumulé pour une seule nuit.

« Que comptes-tu faire ? Passer pour la victime ? Te blesser ou supporter un maléfice ? Qu’est-ce que ça prouvera ? Que pour une fois ta parole a un sens ? Crois-tu que cela aurait une quelconque équité ? Crois-tu que cela puisse justifier que tu veuilles revenir dans… ma vie ? »  

Comme si elle avait espéré ce moment, alors qu’elle n’y avait pas pensé un seul instant, voulant juste continuer à vivre tranquillement. Mais non, il fallait toujours que quelqu’un ou quelque chose s’impose à elle, la fasse dévier, rappelle combien sa stabilité émotionnelle était fragile, comme Elle était fragile. Comme si elle devait toujours faire plus d’effort pour se maitriser, comme si elle ne pouvait juste plus être en phase avec elle-même sans un masque d’indifférence... Comme si Colère devait se réveiller continuellement.

«  Je-n’ai-pas- besoin de toi ! #: Expelliarmus ! » La respiration s’accélérait, agacée et irritée, guidée par cette envie simple de lui rappeler qu’il avait choisi de partir, et que rien ne changerait ça. Brume aveugle de Colère douloureuse en maitre, le frêne patientait succinctement. « Tu l’as décidé toi, il y’a plusieurs années ! ».

Comme Eden, comme son P’tit Loup. Mais à eux, elle pouvait pardonner. Au premier car il était jeune, et elle voyait toujours ce rayonnement de vide dans ses émeraudes. Au second, car, elle l’aimait, depuis ce soir où il s’était sacrifié pour elle, en ne répliquant pas, elle avait mis du temps à comprendre, mais c’était bien ce qu’il en avait été. Et lui, là, les azurs trempés, elle n’avait rien pour l’excuser. Pas d’amour inconditionnel, pas de pulsion maternelle, pas d’instinct protecteur, rien ne lui étant attribué. Alors ses remords n’avaient aucun sens.

« Mais si tu veux te perdre dans le brouillard de tes regrets… je ne t’en empêcherais pas #Ango Nubes »

Le nuage de fumée se diffusa rapidement sur sa cible l’enveloppant de sa caresse suffoquante. Le regard ne se détournait pas, au contraire, il soutenait les diamants d’océan disparaissant dans la buée ensorcelée.


Dernière édition par Elhiya Ellis le Sam 1 Fév 2020 - 20:59, édité 1 fois
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Ethan Turner, le  Sam 1 Fév 2020 - 20:58


Nouveau Départ
Pv Elhiya
Elle a mon L.A.

:headphones:

Une silhouette se relevait à tes côtés, la sienne, alors que tu te menaçais, alors que tu t'offrais à elle, que tu offrais ta souffrance comme paiement à tes exactions, à ton inaction. La mâchoire tremblante, les yeux dénués de toute logique, mais empreint d'une volonté malade, tu fixais tes saphirs sur la jeune femme dont le regard se refroidissait, se noircissait. Elle allait te demander de la laisser faire, qu'elle voulait être celle qui levait la main, celle qui jaugerait de la souffrance que tu méritais, tu en étais persuadé.

Mais ton esprit s'était fourvoyé, trompé par l'idée simple qu'un mal pouvait en effacer un autre. Que la balance du destin était la loi universelle, une erreur de jugement de l'être qui ne sait naviguer dans le chaos des émotions grandissantes, de celles que tu n'avais encore jamais vécus.

Le serpent avait plutôt délaissé ses apparats d'or pour se tapir dans la noirceur de son être, avant de t'empoisonner d'une morsure à l'âme. Ses mots toujours plus noirs s'insinuaient en toi, te faisant vriller incontrôlablement.

Ce n'était pas suffisant.

Ce que tu avais à offrir, ta souffrance, ta parole, tes pleurs, tes heurts, rien de tout cela n'était suffisant.

Tu

étais

insuffisant

Et le mal s'emparait de ton âme telle une main ténébreuse empoignant ton coeur, et le serrant jusqu'à ce qu'il s'affaisse sur lui-même. La vie n'avait plus de sens, alors qu'amis, rêves et joies disparaissaient des recoins les plus protégés de ton esprit. Tes sens te faisaient défaut, tes yeux ne voyant plus qu'une réflexion flétrissante de la réalité, toucher trop paralysé pour te communiquer que ta baguette de citronnier t'avait été retiré. Il ne resait plus que ton ouïe, qui continuait à relayer les paroles d'un être empli de colère, nourrissant les cacades de la peur qui te noyaient dans un océan de douleur.

Le retour en arrière n'existait plus, et l'espoir mourrait avec lui. L'espoir de te faire pardonner, l'espoir de retrouver cette relation que vous aviez, l'espoir de faire renaître les moments d'insouciances passés. Elle l'avait tué et éviscérer devant tes yeux luisants de larmes, sans pitié pour votre passé, comme tu l'avais toi-même été avec le sien, celui où tu avais cessé d'exister.

Et des paroles s'élevèrent, marquant la finalité d'un désir, de ton être. Elle t'avait lancé un sortilège, un autre, d'une incantation que tu n'avais pas identifiée, perdu dans la noirceur de son regard, de la pièce, de ta vie. Mais l'interrogation n'avait pas encore vu le jour que tu avais compris de quoi il en retournait. Le nuage de la mort de ton être s'était matérialisé devant ta personne, plus qu'une simple métaphore, il était à présent palpable, devant toi, autour de toi, en toi. Il voilait tes yeux comme il aspirait ta vie, te privant de l'air vicié de ce qui n'avait plus rien de ta chambre. C'était une salle de torture de l'âme qui allait bientôt être ton cercueil, là où tu allais mourir en tentant de repayer ta dette, là où tu allais faillir à ta tâche de protéger celle que tu avais abandonné....

Tu avais failli.

Tu faillais encore aujourd'hui.

Tu ne faillirais plus jamais.

Tu ne faillirais plus jamais...

Plus jamais...

Le tambour de ton coeur se faisait écrasant contre tes tympans, tu sentais la vie quitter ta personne, et la frayeur de la perdre s'emparer de toi, celle de perdre la vie, et de perdre la jeune femme. Ta respiration n'était plus depuis de trop nombreuses secondes. Tu allais mourir. Tu ne pouvais pas mourir. Tu devais agir, persévérer, tu devais te battre. Tu ne faillirais plus jamais, car ce n'était plus toi, CE N'ÉTAIS PLUS TOI!

La main se referma sur le vide, et tu réalisas bien tard que ta compagne de bois t'avait été plus tôt enlevée. Tu n'avais plus de temps, les idées commençaient à s'effacer, la rive de la vie était désormais si loin que le voyage de retour te semblait de plus en plus impossible. Mais tu devais....

Tu devais...




survivre





Tu t'étais élancé par-derrière, ton échine heurtant le sol de plein fouet, dans une tentative de te défaire de l'épais nuage menaçant ta survie. Tenace devant ta combativité, la fumée noire avait rapidement rejoint ta hauteur, afin de terminer le travail plutôt commencé, te laissant un répit inexistant, une bouffée d'air dans un océan de mort t'enveloppant déjà de nouveau.

Te opales grandes ouvertes sur le néant qui se dressait devant toi, ton visage figée dans une expression de terreur incommensurable, la bouche grande ouverte, aux cris incapables de trouver écho, tu t'étais mis à ramper sur le sol, avançant à tâtons vers l'endroit où devait normalement se trouver la sortie, jusqu'à ce que...

#VENTUS !

Tes mains ayant croisé la route de ta fidèle baguette, tu avais finalement été en mesure de te défaire de la masse gazeuse qui désirais ta mort depuis bien trop longtemps maintenant, créant une forte bourrasque de vent envoyant paitre parchemins, encriers, literies et vêtements un peu partout dans la pièce, créant en un instant un fort chaos autour de vos deux corps, une image qui convenait enfin à l'aura qui y régnait depuis la sortie du monde des rêves de la Verte et Argent.

D'une inspiration plus qu'audible, tu t'étais réconcilié avec la vie, avec la réalité, avec cet air que tu trouvais si intoxiquant quelques instants auparavant. Tes yeux renouaient avec la lumière du jour, alors que les larmes quittaient ton visage, et que ta respiration haletante retrouvait lentement un rythme plus adéquat.

Maintenant que sa survie immédiate était assurée, le flot de tes pensées revenait à l'attaque à toute vitesse, inondant ton esprit de mille et une questions, et des souvenirs de ces dernières paroles, celles qu'elle t'avait jetées au visage avant d'attenter à ta vie. Tout cela ne servait à rien, elle te l'avait dit, il suffisait que tu écoutes, que tu comprennes : elle n'était pas intéressée par tes tentatives de réparer le passé, tu le comprenais désormais; elle agissait peut-être sour le coup de la colère, mais le message était bel et bien là, il ne te suffisait que d'en tirer une leçon, et vite, avant qu'elle ne puisse détruire ce nouvel espoir qui naissait en toi.

-Tu as raison sur un point, avais-tu dit, alors que tu te relevais péniblement de ta position, ton dos toujours endolori par le choc que tu avais encaissé. Je pourrais me lancer quantité d'électrocorpus maxima, que ça ne prouverait rien, et ne me donnerait aucun droit.

Une fois de nouveau sur des deux jambes, tu avais de nouveau planté tes opales azurées dans celles de la demoiselle, froides, meurtrières. Toujours envahi d'une grande vague de tristesse, tu avais par contre trouvé la force de voguer sur celle-ci, sans la laisser chavirer le navire de tes pensées, tu avais traversé la tempête qu'elle avait fait naître en toi, et affichais désormais un visage plus calme, plus déterminé.

-Seules mes actions pourront te prouver que je ne suis plus celui qui laisse tomber ses amis, que j'ai changé, mes actions envers toi, et non envers moi-même. Si tu n'as plus confiance en moi, je reconstruirai cette confiance, et si je dois me battre pour ça, je le ferai volontiers. Que tu le veuilles ou non, Elhiya, je veux veiller sur toi. Je veux qu'on puisse compter l'un sur l'autre, qu'on puisse se compter comme des amis, et je suis prêt à affronter ce que la vie va mettre sur mon chemin pour y arriver. Pas pour le passé, mais pour l'avenir.

Tu gardais les doigts prêts à intervenir, un sortilège de défense sur le bout de la langue, pour arrêter une éventuelle nouvelle attaque, sans pour autant quitter les lapis de l'infirmière. Tu étais simplement prêt, décidé, et rien ni personne n'allait te faire changer d'avis.
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Elhiya Ellis, le  Sam 1 Fév 2020 - 21:00




Après ca
Saison 30- Hiver
Mon LA accordé
Vapeur du bout de la baguette grandissante, les lapis fixes se plissaient doucement. Pas envie d’arrêter, pas envie de le guider, pas envie de lui montrer comment donner vie à ses paroles futiles. Pas envie de lui dire que l’utilité se gagnait, pas envie de lui montrer, juste envie de le faire taire, de le laisser se perdre dans la mort de son espoir de la même façon qu’on l’avait abandonnée. Envie de le regarder tomber et suffoquer. Envie de le voir paniquer et abdiquer. Envie de le voir supplier d’être achevé et succomber à son inutilité. Envie d’observer chaque seconde lui retirant son souffle de vie, accroupie juste devant lui, le rictus amer coincé sur les lèvres derrière les prémices de ricanement.

Comment prétendre vouloir aider quelqu’un quand on est incapable de se battre pour sa propre vie….

C’était si évidant, ne le voyait-il pas ? Comment pourrait-elle avoir besoin de quelqu’un de plus faible qu’elle ? Ce sortilège collait aux poumons mais n’avait rien d’insurmontable, c’était l’ère de ses 17ans quand elle l’avait rencontré la première fois sur un quai des plus humides. Perdue entre la rage et l’inconsistance, il avait fallu qu’on lui offre le choix de tout quitter ou de se relever pour commencer à comprendre, que chaque lamentation était vaine et stérile. Chaque choix, chaque décision avait des répercutions, aussi minimes fussent-elles. Que ce soit de son coté à elle, de soutenir un élève partisan de l’Ordre noir, ou du sien de vouloir s’imposer à son monde dont il ignorait tout. Trop de temps avait fui hors de leurs mains pour se permettre de prétendre que les sourires de façade étaient acceptables.

Plus maintenant,
Pas maintenant,
Pas ce matin,
Pas plus tard,
Jamais,
Il aurait dû le savoir.

Tout comme il devait savoir qu’elle ne bougerait pas, le regardant hésiter entre se perdre et lutter, justifiant son opinion. Il était faible et le resterait. Nul besoin de gâcher de la salive pour ça. Le regard se détournait, embrassant le mépris et la suffisance, les paroles sans appels allaient fuir quand le frêne aurait libéré la victime coupable de ses envies stupides. Un soupir de plus, au bruit du plancher heurté, s’agaçait, se forçant à reporter les yeux sur la scène qui se jouait.

Dans un étrange instinct de survie, le jeune enseignant avait trouvé la conviction de se déplacer et récupérer sa baguette. La voix retrouvée, la baguette finalement en main, une bourrasque de vent dissipait la brume de ses remords. Surprenant, mais pas suffisant pour quémander le pardon ou un retour à la complicité passée. L’intérêt peinait à se manifester, la curiosité de rencontrer son état haletant tendait vaguement les opales sur le propriétaire de l’appartement mis sens dessus dessous.

Reprenant la parole, il se redressait, imbibé d’un faux courage incapable d’amadouer son interlocutrice, se permettant de continuer à converser. Monologue digne d’un dramaturge. Ça ne marchait pas, ça ne prenait pas, ce n’était pas la validation des pensées de la blonde qui pourrait l’amadouer. Il fallait plus que des mots, plus que de pales attentions, plus que des promesses…. Il fallait...  Revenir en arrière, ne pas partir, ne pas mentir, ne pas fuir, juste... ne pas être lui, ce qu’il avait été, et ce qu’il resterait sous les Lapis glacés.

Pas un mot à sa capacité de réfléchir, pas un geste en son sens, pas la moindre esquisse de sourire, la mâchoire restait fermée, la mine sévère. Qu’importait ce qu’il avait soudainement compris, qu’importait ses projets, son désir de se battre, qu’importait les belles paroles, plus rien de tout cela ne l’atteignait elle. Elle n’y croyait plus depuis longtemps, et avait abandonné d’y croire, confiant les dernières brides de ses espoirs à l’Amoureux, s’abandonnant entièrement à ses ardoises lumineuses sans même le lui avoir dit.

Mais dans le décombre d’un bureau et d’une chambre mis à mal, point de lueur apaisante de son Blond, point de rayonnement de mèches d’or ébouriffées, point de malice réconfortante coincée entre une barbe de trois jours, aucun repère capable de la forcer à se calmer, aucun murmure de tout ira bien sans le Lion…. Juste la Colère et du dédain, en guides, en maitres, en décisionnaires.

« A ta guise. »

Souffle du nez arrogant, fin obligatoire de la discussion puérile. Plus d’attention octroyée, mise à mort de l’échange tant qu’elle le pouvait encore. Seul geste en souvenir à leur ancienne amitié qu’elle pouvait lui octroyer. Tournant les talons, ne se demandant pas si un sortilège lui serait adressée, brimant au maximum les fourmillements des doigts sur la baguette, Elhiya passait la porte d’entrée, la laissant claquer lourdement derrière elle. Mal de tête emprisonnant les pensées, conflits de pulsions mordant les joues, l’infirmerie attendrait un peu, du temps d’une têt à tête avec Conscience et elle-même avant de suffoquer plus.

[départ d’Elhiya – Merci  Ange ]
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Re: Ce qu'on à laissé derrière [Terminé]
Ethan Turner, le  Sam 1 Fév 2020 - 21:01


Nouveau Départ
Pv Elhiya
Elle a mon L.A.

:headphones:

Trois mots, et la blonde demoiselle n'était plus. Trois malheureux mots, face à l'ouverture de ton être, face à ton témoignage, face à ton désir d'être là pour elle. Trois mots qui avaient été assaisonés d'un claquement de porte, une dernière note violente pour terminer ce concerto d'une rare émotion pour de simples retrouvailles.

Voilà pourquoi tu avais tant redouter reprendre contact, voilà pourquoi tu t'étais voilé la face, pourquoi tu t'étais fait lâche durant ces années, mais c'était terminé maintenant. L'abcès était crevé, et tu avais maintenant assez de maturité pour accepter les conséquences des gestes posés. Tu aurais difficilement pu couler plus profondément, décevoir plus intensément, et le seul espoir que tu réussissais à garder en ton coeur était qu'il n'y avait désormais qu'une direction où nager : vers la surface, là où résidait la confiance, là où résidait les promesses d'une amitié naissante, resplendissante.

Tu avais retrouvé une position assise sur le pied de ton lit, alors que le silence était de retour dans cette pièce qui tenait désormais quelque peu d'un champ de bataille. Le silence était bien différent que précédemment, alors que le sommeil avait toujours emprise sur la verte demoiselle. Il se faisait désormais plus oppressant, plus suffocant; tu aurais désiré entendre la clameur des gradins, le commentateur et son humour taquin, mais seul ta pensée trouvait écho en ces murs, réfléchissant à la marche à suivre, aux actions à poser afin de permettre à tes espoirs de survivre.

Tu avais jugé que dans l'instant présent, ton amie des temps perdus devait pouvoir respirer, digérer ce qui venait de se passer, et que l'en empêcher aurait été de te tirer dans le pied.

Demain serait-il trop tôt pour te manifester de nouveau? Un simple tour à l'infirmerie serait-il mal prit? Une lettre réussirait-elle à transmettre correctement le moindre de tes sentiments? Tant de questions auxquelles le silence n'avait aucune réponse. Tu n'aurais d'autres choix que de faire ta propre chance, à moins que...

Et ton esprit continuait de tourner, de planifier, de décoder. Tes cours semblaient désormais bien sans intérêt, tes recherches à relayer au fin fond de ta penser, le temps de te faire pardonner, et sans tout oublier, d'édifier le pilier de votre destinée, une construction qui aurait cette fois une fondation plus solide que le béton, un avenir plus endurant que le diamant.

~Fin du RP, merci Elhi~
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