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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Graine de colère [Abandonné]
Isolde Momba
Isolde Momba
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Sixième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


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Graine de colère [Abandonné]
Isolde Momba, le  Sam 15 Fév 2020 - 18:49

Avertissement

Ce RP mentionne du contenu sensible :

Autodestruction, violence (physique)






Saison 30 – Hiver

Non.

L'idée avait germé quelques jours auparavant. Une minuscule graine plantée dans sa tête rebelle pour remplacer celle qui pourrissait dans son cœur. Une histoire de (fa)mille (en) morceaux. Une Hawkes elle avait été forcée à être. Le poids étouffant du père absent, un amour pour lui étiolé depuis longtemps, une incompréhension repoussant comme de la mauvaise herbe, inlassablement. Pas d'épanouissement possible. Tout s'était fané.

Nom.

Parfois un peu, rarement beaucoup, et sans cesse des pas du tout. Comme une fleur nue de ses pétales, il n'y avait plus rien à en attendre. À quinze ans, Isolde s'en rendait tout juste compte. Au fond, rien n'allait fondamentalement changer. Un état civil mettant un terme à cet état si vil, à cet état de guerre. Plus rien ne la lierait à lui. Partagée entre le soulagement et la colère, la Gryffondor avait eu besoin de venir s'isoler dans une salle vide aux pupitres bien alignés, aux chaises soigneusement posées en équilibre sur les tables. La pièce sentait un mélange de propre et de vide.

L'adolescente s'assit par terre, ramenant les genoux à sa poitrine, le menton posé sur ses bras qui enlaçaient ses jambes. Son cœur serré lâcha d'un coup sans crier gare. Isolde pleurait. Son masque d'ordinaire neutre et sévère se craquela et révéla sa fragilité, sa douleur, sa peine, son âme. Ses poings restaient fermés, comme refusant de laisser échapper ce qu'Isolde voulait pourtant libérer. La graine de colère restait dans le creux de ses paumes. Le visage baigné de larmes, la sorcière se releva et inonda de sa fureur le mur de pierre. Cascade de coups au rythme des battements de son cœur. Elle criait sans s'en rendre compte, trop absorbée par ses phalanges parées de sang. Une main aveugle saisit une chaise et la précipita au sol. Le pauvre meuble en bois sembla gémir.
Charlie Primrose
Charlie Primrose
Poufsouffle
Poufsouffle
Année à Poudlard : Quatrième année

Matière optionnelle : Arithmancie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


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Re: Graine de colère [Abandonné]
Charlie Primrose, le  Mar 9 Juin 2020 - 13:38

Aujourd'hui, je porte une robe. Elle est un peu grande, c'est parce qu'elle appartenait à ma maman et moi je suis encore petit. Maman ne sait pas que j'ai cette robe : un jour, elle a juste fait un carton avec de vieux vêtements à donner, puis l'a laissé traîner un bon mois avant de l'apporter à une association et moi -tout enfant curieux que je suis, j'ai entre-deux fouillé ce coffre à trésors et déniché des merveilles -puis j'ai tout caché dans ma chambre. J'ai pris que des vêtements qui brillent parce que j'adore les paillettes. Parfois à Poudlard, quand je n'ai pas cours, j'aime porter des robes. Enfin, je n'en ai qu'une, mais je l'adore. Elle m'arrive jusqu'aux pieds alors je trébuche souvent. Son tissu argenté brille comme un millier de paillettes. J'ai l'impression d'être une boule à facettes. Quand je me promène dans les couloirs de l'école vêtu de ce brillant vêtement, on me regarde, mais ça ne change pas beaucoup de d'habitude : il doit y avoir quelque chose de spécial chez moi, un je-ne-sais-quoi qui crie constamment une différence que je ne comprends pas -et qui fait qu'on me regarde comme on observe une créature étrange dans un zoo. Donc je m'en fiche, tout est comme d'habitude.

Ce qui n'est pas comme d'habitude, ce sont les cris provenant d'une salle censée être vide -enfin, je crois. Il y a quelque chose qui fait beaucoup de bruit, un animal sauvage se serait faufilé dans l'école ? Je suis tenté de passer mon chemin, mais la curiosité me fait passer la tête par l'encadrement de la porte pour identifier la source du bruit. C'est un être humain. Plus précisément, une élève. Mais elle s'agite comme un animal blessé, d'une façon qui m'est un peu trop familière -et ça me dérange, ça me fait mal, parce que je sais ce que ça fait d'être dans une détresse pareille. Mais je reste bête face à cette scène ; je ne sais pas quoi faire. Ce n'est pas prévu, ce n'est pas dans mon emploi du temps du jour, je n'ai pas préparé de script, je n'ai rien à dire à cette personne, je ne sais pas comment aider. Je ne sais pas. Il n'y a rien à faire, rien à dire, je crois. Quand je suis dans pareille situation, je préfère qu'on me laisse tranquille et surtout, surtout je refuse d'être vu par d'autres. Un sentiment de malaise s'empare de moi, cette personne a ses émotions qui débordent et dégoulinent de partout et ça empiète sur les miens, je me sens enlisé, entraîné malgré moi dans quelque chose qui ne m'appartient pas.

« Mais arrête ! » m'exclamé-je sans conviction devant la violence de la scène. Ma voix n'est pas très forte, je n'ai probablement pas été entendu. « Tu vas abîmer le mobilier si tu continues ! » reprends-je avec un peu plus de détresse. Moi-même je m'agite, me balance d'un pied sur l'autre. Cette situation m'angoisse. J'entre finalement dans la pièce -totalement, et ferme la porte derrière moi. Que faire, que dire ?

Je m'avance au milieu de la pièce, j'agite les bras pour attirer l'attention de la personne. Regarde-moi, je suis juste devant toi. Je porte une merveilleuse robe désespérément trop longue pour moi, mais qui brille d'un millier de paillettes. Je suis une boule à facettes surmontée d'un tas de boucles blondes et si tu me regardes bien, tu apercevras même un soupçon de rouge à lèvres. Je ne sais pas communiquer efficacement avec les mots mais il paraît que ma façon d'être -ma démarche, mon corps, ma gestuelle -tout ce qui transparaît de moi en somme offre aux autres une parfaite distraction, car je suis l'étrange, l'être un peu perché que l'on observe sourcil haussé, qu'on tente de comprendre sans jamais saisir toute la logique de ses actes. Si je tournoie sur moi-même, cela t'offrira-t-il distraction ? Cesseras-tu de torturer ces meubles, ces murs, et toi-même ? Tes émotions arrêteront de déborder, tu crois ?

Je ne sais pas, je doute beaucoup mais c'est ma seule idée. Je regrette déjà de ne pas avoir simplement passé mon chemin. Mais puisque désormais je suis là, alors je tournoie : bras écartés, je tourne sur moi-même comme une toupie, puis j'effectue quelques petits sauts en tenant les pans de ma robe pour ne pas tomber, je chantonne même légèrement. « Regarde mes paillettes ! Je brille ! C'est trop beau les trucs qui brillent, regarde-moi ! » lui dis-je alors tout en tournoyant. Mille paillettes, mille éclats, mille morceaux de lumière.
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