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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Loredana Wildsmith
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On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Lun 9 Mar - 9:18

Saison XXX - Fin de l'hiver

Je tremble de tous mes membres. Le froid, l’angoisse, l’adrénaline qui redescend, comme l’effet d’une drogue qui se dissipe douloureusement, qui brûle. Le trajet du retour s’était fait dans un silence presque total, un couple blessé, l’un nu, l’autre complètement déboussolée par le coup reçu derrière la tête. Une simple promenade en solitaire, une balade qui s’était transformée en un presque bain de sang et un jeune dont le destin venait d’être bouleversé par des crocs maudits enfoncés dans sa peau. Mes pas sont traînant, incertains, se croisent, je manque de tomber à plusieurs reprises, m’obligeant à m’agripper au bras de mon fiancé, tout en faisant attention à ne pas toucher des endroits qui auraient pu être endommagés. Je suis essoufflée, mes yeux ont envie de se fermer et mon corps souhaite se retrouver dans un lieu rassurant, chaud, assis ou couché dans un lit qui serait la preuve que tout était fini, derrière nous. Je ne pense pas tout de suite à tout cela, ne me rends pas compte tout de suite que le traumatisme est bien présent, encore enfoui au fond de moi, peut-être inconsciemment refoulé. Une seule pensée en tête à cet instant : La maison. Vite le retour à la maison.

Ce soir, je m’étais vue mourir, je ne pensais pas que je me réveillerais. Le pire dans l’histoire était que je me battais entre l’envie de revenir, d’ouvrir les yeux pour ne pas laisser derrière moi des personnes qui se seraient effondrées si mon cœur avait cessé de battre et la sensation de vouloir lâcher prise, ne plus lutter contre une mort certaine et simplement l’accueillir à bras ouvert. Accepter que mon destin aurait pu être de mourir ainsi, tuée par une simple pierre. Pourtant, j’étais là, bien là, faible, les cheveux ternes d’un bleu qui n’avait rien de très rassurant, blessée, sonnée, faible, mais bien vivante. Mais le pire dans tout ça n’était pas ma propre perte, mais bien celle de celui dont je me refusais de me détacher désormais. Comme une envie, un besoin presque vital de le savoir là, près de moi, lui aussi le cœur battant dans sa poitrine – vivant. L’incapacité de le rejoindre, les hurlements, suivis par les menaces de Lizzie. On s’en était sortis. Le « comment » importait peu. La fausse grossesse comme prétexte pour amadouer une mère.

Une fois le seuil de la porte franchi, je nous amène directement et difficilement vers la chambre avec une lenteur accablante. Je m’assois sur le lit en soufflant, soulagée, la main sur l’arrière de la tête douloureuse, les courbatures et les poignets eux aussi endoloris. J’invite le Poufsouffle à me rejoindre avant de le prendre doucement dans mes bras, laissant échapper quelques sanglots incontrôlés, peut-être injustifiés, ils avaient juste besoin de sortir. Je suis désolée, que je dis d’une voix légèrement cassée, en un murmure, j’aurais dû rentrer directement après avoir fermé la boutique. C’était absurde, complètement absurde, mais les faits étaient là et je me sentais coupable de toute cette histoire, incapable pour l’instant de relativiser, de réfléchir calmement, de prendre du recul. Pour moi, tout était de ma faute. Comment tu te sens ?



Dernière édition par Loredana Sparks le Lun 16 Mar - 21:57, édité 1 fois
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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 9 Mar - 10:31

Un retour ponctué de grimaces silencieuses. A l’intérieur, le tout grondait dangereusement. Les entrailles contractées et tordues, assaillies par un cortège funeste d’émotions entremêlées. Certes, il y avait le soulagement, d’être là, toujours debout, l’Amoureuse à ses côtés ; mais tellement d’autres choses. Une colère qui ne s’éteignait pas, contre celui qui avait mis en danger Loredana, contre lui-même qui n’avait su contrôler la folie furieuse face à la peur de perdre la Gryffondor. Ouvrir la bouche sur le chemin de la Cabane reviendrait à libérer la cohue des pensées – qu’elle reste scellée. Enfermer aussi cette question lui brûlant les lèvres sèches et le cerveau se refusant à l’enthousiasme : cette histoire de grossesse. Les yeux rivés sur le chemin, retourner tourner l’idée sous les boucles aplaties, la scène était pourtant inscrite sous son front, et cette évidence aussi, Loredana aurait tout fait, tout dit pour éviter que Lizzie ne le tue.

La chambre se dessine alors, avec elle, un sentiment chaleureux et rassurant d’un décor connu. Il rejoint Loredana, non sans avoir pris et enfilé à la volée un bas de pyjama, étonnant, cette urgence de cacher la nudité, pourtant, Arty avait besoin de se lover dans un tissu réconfortant, se réchauffer. Ce réconfort passait aussi au cœur de cette étreinte, serrer la Métamorphomage déboussolée par les événements précédents, la serrer encore davantage lorsqu’il l’entend s’excuser. C’était rare de la voir si vulnérable, écorchée par sa blessure et par le déroulement éprouvant de la soirée. Enlacer la Fiancée calme le déchaînement d’un cœur comme égaré, le temps de retrouver une respiration sereine, de savourer de l’avoir contre lui. Il retient sa bouille fatiguée de se contracter, si la proximité avec la jeune femme était agréable, elle n’en restait pas moins pénible pour le torse nouvellement déchiré. C’est pas d’ta faute. Alors que le front vient se poser contre celui de l’Amoureuse, les paupières closes, il ne sait pas vraiment qui accuser, Eden pour être un idiot-bête-stupide ? Lui, pour être dépourvu d'une seule goutte de sang-froid ? ou Lizzie pour leur avoir refusé un retour immédiat à la Cabane ? Dans tous les cas, c’est certainement pas d’ta faute. Le répéter, difficilement, tout bas avant qu’il ne se recule doucement pour s’allonger.

Les rétines s’accrochent au plafond, légèrement embrumées. Comment j’me sens ? Comme s’il fallait que l’interrogation trace son chemin entre les neurones gonflés d’émotions. T’as failli mourir, déglutir avec difficulté, c’est une idée qu’il ne digérait décidément pas, j’ai mordu et maudit un gars à vie – quoi que, au moins il n’est pas mort – peut-être aurait-il préféré cela dit, et puis j’ai une plaie me traversant le buste, à vif, il faudrait s’en occuper d’ailleurs, rapidement, ne pas pouvoir nier les acides picotements et brûlures qui se répandaient sur son torse.
Mais ce n’était là que les faits, la succession des harassantes minutes derrière eux, comment se sentait-il vraiment, au fond ? Mal. J’me sens mal. Se redresser alors vivement sur les coudes, une gestuelle trop empressée qui lui contorsionne immédiatement la bouche de douleur. Un silence avant l’aveu, la révélation d’une monstruosité. Le pire, c’est que j’ai adoré ça Loredana, préciser quand même, le mordre. Je le sais, j’me souviens pas de tout, mais ça, j’le sais, j’ai adoré. Une sensation délicieuse restée suspendue à ses côtes. L’essence de la culpabilité résidait là, qui aimait dévorer les autres ?

Soupirer en s’affalant, reprendre une position allongée plus confortable. On va pas avoir de bébé n’est-ce pas ? La voix avait spiralé d’incertitudes, c’est dommage, c’eût été une belle nouvelle pour cette horrible soirée.
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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Lun 9 Mar - 16:23

Je n’étais pas spécialement d’accord avec lui, j’étais celle qui avait déclenché tout cela, qui s’était énervée jusqu’à attaquer la première juste pour le plaisir de le voir rétorquer, uniquement parce que je ne voulais pas que les choses soient faites à moitié. Malgré tout, je ne dis rien, me contente de fermer les yeux, de profiter encore de cette étreinte. Avant qu’il ne s’éloigne pour s’allonger. Je conserve ma place assise, tout en me tournant pour lui faire face sans être obligée de me tordre. Évidemment qu’il n’allait pas bien après tout ce qu’il venait de se produire, la presque perte, la morsure et Lizzie qui avait voulu en finir avec lui. La peur constante qui nous avait rongé l’estomac, la vulnérabilité qui pouvait nous habiter lorsque l’on essayait de protéger l’autre. Je me serais laissé tuer à sa place si j’en avais eu l’occasion, je n’aurais pas hésité une seconde. L’intervention de la Médicomage aurait été inutile, mais jamais je ne réfléchirais à ce genre d’option.

Là était sans doute le véritable souci, il avait aimé mordre Eden, le sentait, savait qu’il avait pris un grand plaisir à faire cela, à attaquer. L’incompréhension de ne pas être dégoûté, ne pas regretter, se sentir coupable d’avoir maudit une nouvelle personne qui n’avait rien demandé. La culpabilité grandit en moi, j’en mets la tête dans les mains quelques secondes, réfléchir devenait un véritable défi. Tout revenait à moi, à mes erreurs, si je n’avais pas énervé Eden, il n’aurait pas lancé le sort, je ne serais pas tombée, je n’aurais pas failli mourir et Arty aurait pu fermer les Trois Balais comme tous les jours. C’était moi qui avais déclenché tout cela. Les cheveux blanchissent en même temps de la peau, j’en ai la nausée. Je tourne la tête de l’autre côté, tente de parler avec une voix rassurante, bien que trop tremblante. Je pense…qu’il ne faut pas t’inquiéter sur tes ressentis. Enfin…ne pas essayer de décortiquer ce que tu as pu vivre en faisant cela. Je ne savais pas vraiment comment le réconforter après cela, je n’étais pas un loup-garou, je ne sais pas comment je pourrais réagir si j’avais mordu un adolescent. Je pense qu’il faut juste oublier, assumer et avancer. J’espérais l’avoir convaincu, pourtant la voix s’était atténuée au fil de la discussion, j’étais épuisée et ce mal de tête grandissait à mesure que les minutes s’écoulaient.

Pourtant, j’essaie de garder la tête droite, tourne une nouvelle fois les yeux vers le Lycanthrope sans pour autant le regarder en face. Il avait posé la question à laquelle je n’avais absolument pas réfléchie. Sans répondre tout de suite, je secoue la tête de gauche à droite. C’était une ruse pour qu’elle te laisse en vie. Mon regard se pose dans le sien. Tu m’en veux ? Après tout, peut-être avait-il eu l’espoir qu’il deviendrait bientôt papa. Peut-être qu’il s’était déjà imaginé sa fiancée, le ventre rond, ou même lui-même tenant dans les bras un petit Métamorphomage. Je n’avais pas réfléchi à tout cela, n’avais pensé qu’à sa vie à lui.

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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 9 Mar - 22:14

Décidément, il détestait sérieusement cette couleur sur son Amoureuse. Des mèches blanchâtres qui lui retournaient l’estomac, une empathie affective qui lui fait sentir la détresse de la jeune femme. Alors non, non il ne lui en veut pas de la ruse qu’elle avait évoquée afin qu’ils rentrent tous les deux sains et saufs, de ce bref espoir qu’elle avait placé au creux de son cœur. Il aimerait bien devenir Papa, construire avec Elle une famille. Une envie qui se logerait sous le coeur et ne risquait pas de le quitter de si tôt. Mais les lèvres se serrent, il se contente de secouer la tête de non répétés, il comprend pourquoi elle avait menti. Il devrait d’ailleurs être plutôt fier d’elle, d’avoir spontanément joué une comédie dans laquelle elle était une future Maman désespérée. Toujours allongé, il glisse ses doigts jusqu’à ceux de la jeune femme, un chaleureux contact voulant la rassurer, il pourrait même fermer les yeux et s’endormir là, la main dans la sienne, serein de l’avoir toujours à ses côtés.

Toutefois, de nouveau il se redresse, une douceur qui aura encore une fois que trop peu duré, pour se relever et déambuler dans la chambre. Torsader les mèches éprouvées de doigts inquiets tandis qu’il fait les cent pas, parce qu’il ne sait pas, vraiment pas comment avancer après une soirée pareille. Je vais porter la trace de cette nuit tous les jours, désigner d’un vague mouvement de la main la plaie qui devait toujours perler de sang. Étrange, pas une seule fois il n’aura observé sa blessure, lui qui d’ordinaire trouvait ce genre de choses particulièrement pétillantes - les nouvelles cicatrices. Mais c’est pas le fait de l’avoir mordu, j’m’en fous, maintenant qu’il savait qu’il n’avait pas brisé sa promesse de ne jamais plus toucher aux amis de la Fiancée. Il l’a mérité, d’une voix dédaigneuse, si Eden avait devant lui, il lui aurait sûrement craché dessus, ou pire. C’est que t’étais là, si j’ai tant aimé lui faire ça à lui, la gorge s’enraye, anticipant les mots douloureux, ça aurait été la même chose pour toi. Et s’il m’avait pas blessé me faisant reprendre forme humaine ... Avec des si, il pouvait refaire toute la soirée. Ce n’est pas très clair, et puis, en réalité, une infime partie de lui avait confiance en la Bête. Naïvement, il pensait peut-être que le Loup protégerait Loredana, parce qu’après tout, elle faisait entièrement partie de sa meute. Il secoue alors la tête, rapidement, essayer de faire abstractions de ces ternes pensées.

Avancer, qu’est-ce que cela voulait vraiment dire alors qu’ils étaient tous les deux un pitoyable état, alors que ce soir, ils avaient rencontré un imposant cailloux sur le chemin déjà pas si tranquille de leur vie. Incroyable comment face à Lizzie il y avait vraiment cru - vivre ses derniers instants, c’est qu’il sait comment la vengeance peut être meurtrière. Mais dans ses turlupinations personnelles et délibératives, le teint et les cheveux de Loredana le heurtent de nouveau, arrêtant soudainement ses pas nerveux sur le parquet.
Il n’avait pensé qu’à lui, aux conséquences de ses actes dans la forêt interdite, alors que là, devant ses yeux, demeurait assise sa Fiancée déboussolée.
Soudainement, laisser de côté les réflexions égocentriques pour presque se jeter aux pieds de la jeune femme. Hey, essayer de la réconforter en s’emparant de ses mains qu’il entoure des siennes. Tu vas bien, je vais bien, tout va bien. En profiter pour déposer sur le dos des mains quelques revigorantes et délicates caresses, Arty cherche son regard, convaincre les émotions de Loredana qu’elles pouvaient s’adoucir dans de plus joyeuses couleurs. Finalement, c’était bien leur survie qu’il fallait célébrer ce soir.
Loredana Wildsmith
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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mar 10 Mar - 0:18

Cette trace, cette plaie, cette nouvelle cicatrice pour habiller son corps déjà mutilé par ses diverses aventures. Certaines étaient peut-être l’une des miennes, de cette première rencontre, peut-être même la première fois où l’on s’était adressés la parole. Quelle ironie quand on voyait où l’on en était aujourd’hui. À l’époque, jamais je n’aurais pensé qu’il entrerait ainsi dans ma vie, moi qui avais voulu le blesser, me venger, tout s’était déroulé à l’envers. Je ne voyais plus dans son regard, l’homme qui avait failli m’ôter la vie alors que je sortais tout juste du collège. J’observe la trace avec des yeux plissés, inquiets, me rendant compte que c’était quelque chose d’assez sérieux, bien que peut-être pas si profond que cela. Pourtant, mes oreilles restent attentives, compréhensives en entendant les paroles du sorcier. S’il ne m’en voulait pas pour cette histoire de grossesse inventée, il semblait avoir cette pensée ancrée dans l’esprit. Quelque chose me disait que ce n’était pas vraiment la première fois qu’il pensait à cela. Pourtant, le fait d’avoir mordu pour la première fois semblait réveiller cette crainte, la rendre plus importante.

Je m’apprête à ouvrir la bouche pour rétorquer, mais le voir s’arrêter, me fixer, me la fait fermer immédiatement tandis qu’il se rapproche, se met à mon niveau pour me rassurer, m’assurer que tout allait bien, parce que nous nous en étions sortis en vie. Je sais, je sais. Mon regard rencontre le sien., je pourrais en dire davantage, parler de ces peurs, surtout de tout ce qui avait pu me traverser l’esprit durant mon sommeil profond. Au lieu de cela, l’envie de rebondir sur ses paroles se faisait bien plus pressante. Pour ton information, tu aurais sans doute aimé davantage si ça avait été moi à la place d’Eden. Il me fallait le rassurer, lui enlever cette sensation que ce plaisir qu’il avait pris avait été mauvais. Mais ça n’arrivera pas de toute façon. Je sais quand il est temps de fuir. Jamais je ne laisserais la transformation s’achever en restant plantée devant lui, une promesse que je lui avais faite : ne jamais se mettre inutilement en danger lorsqu’il était sous sa forme de Loup-Garou. Une condition que je respectais et respecterai toujours. Maintenant, laisse-moi regarder ça.

Je n’avais rien d’une Médicomage, mais si mes études pouvaient me servir à quelque chose, ça ne pouvait être que dans ce genre de situation. Je prends les mains d’Arty pour le lever et le pousse à s’allonger de nouveau sur le lit, sur le dos, là où il serait simple de limiter les dégâts, les infections. Je regarde attentivement la plaie, réfléchissant à ce qui je pourrais faire pour au moins arrêter l’écoulement du sang. Il fallait aussi calmer la douleur car je voyais les grimaces, l’inconfort dans lequel la blessure le mettait. Pourtant, il fallait d’abord éviter de tacher les draps. Sans plus attendre alors, je m’empare de ma baguette et la pointe sur l’entaille avant de prononcer un #Vulnera Sanentur. Avec une extrême concentration malgré la fatigue et la douleur, j’observe l’effet de mon sort, ça marchait. Je réitère alors le sortilège #Vulnera Sanentur, le sang ne s’écoule presque plus, je penche la tête pour la rapprocher encore de la plaie, vérifier que tout se passait comme prévu. Puis, une dernière fois, je répète #Vulnera Sanentur, le sang ne s’écoule plus, c’était déjà une chose de fait. Les yeux toujours concentrés sur la plaie, je ne peux m’empêcher de passer à quelques confessions, toujours légèrement sous le choc de cette soirée où j’avais failli perdre la vie. J’aurais dû mourir là-bas, ça aurait dû se passer comme ça. Je secoue la tête, j’étais en train de lâcher prise lorsque je me suis réveillée. Les larmes s’échappent sur le torse du Poufsouffle que j’efface d’un léger geste de la main. Je l’ai senti, que j’étais en train de me laisser partir quand j’ai ouvert les yeux. Comme si j’avais juste…accepté mon sort. Après des minutes à me dire qu’il fallait que je tienne le coup, le corps s’était peut-être fatigué. Sans l’arrivée d’Elhiya je serais sûrement encore allongée, blanche, froide, sans aucune magie intérieure.
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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mar 10 Mar - 14:09

Fermer fort fort les paupières sous l’assaut d’une désagréable vision. Oui, il se serait sûrement régalé davantage si c’était la chair de Loredana qu’il avait dévorée. Un estomac qui se tord encore, comme si les événements de la soirée n’avait pas été suffisants. Mais il est vrai que l’Amoureuse avait conscience du danger que le Loup représentait, de l’importance de la fuite précipitée si une telle situation se présentait. Il retient alors l’inquiétude, n’a pas vraiment le temps de s’étendre sur le sujet en réalité, bientôt allongé face aux soins infirmiers de la Fiancée. Une telle posture, dans d’autres circonstances, l’aurait fait sourire de taquinerie, mais ce soir, il se contente de retrouver l’immaculé plafond pour éviter de lorgner sur la blessure – ne pas regarder pour ne pas souffrir davantage.
La bouche se crispe dans une énième grimace silencieuse, tenter de bloquer le canal lacrymal afin de retenir les larmes de se former en clignant clignant des yeux, cette stupide habitude de prouver qu’il était résistant. Ce sont les révélatrices paroles de la jeune femme qui lui font ouvrir les paupières circonspectes. Il aurait aimé que de pareils mots le surprennent, mais en réalité, c’était quelque chose déjà observé, quelques fois, auparavant. Les risques que Loredana prenait parfois sans se rattacher tant que ça à sa propre vie. Pourtant, immédiatement, le cœur du Poufsouffle s’emballe. Une poitrine paniquée et inquiète qui se relève brusquement, il s’empare de la baguette de la Gryffondor pour la déposer sur une des tables de chevet, laisse ça, on s’en fout, tu vas t’épuiser. Puis, il y avait une autre urgence que la nouvelle plaie.

En ignorant l’étirement de la peau, il s’approche de la Métamorphomage, saisissant son visage entre ses deux mains déterminées. Je veux pas qu’t’acceptes ton sort, d’accord ? J’veux pas. Ce refus, ce déni incroyable d’une réalité où Loredana ne serait plus là. Harponner son regard pour tenter de la convaincre, t’étais inconsciente, blessée, sûrement mortellement, c’est normal de vouloir abandonner. Pourtant, il aurait aimé que sa Fiancée détienne au fond d’elle cette rage de vivre, de continuer, de se battre contre tout et n’importe quoi. De toute façon tu peux pas abandonner. On est pas mariés. Et j’veux me marier avec toi moi, j’veux des enfants avec toi aussi, oui, j’avais dit que l’idée ne s’était pas envolée très loin, j’veux une vie avec toi. Qu’est-ce qu’il était adorable et mignon, avec ses spontanées déclarations d’amour. Pourtant, un doute le traverse subitement, après tout, peut-être que Loredana n’estimait pas sa vie comme agréablement remplie. Peut-être qu’elle n’avait en réalité, rien à se raccrocher. Le cœur en trébuche de cette interrogation intérieure et il la relâche en se reculant brusquement. De stroboscopiques souvenirs viennent lui frapper le front, cette fois où elle avait risqué sa vie pour ce stupide Cray, cette façon qu’elle avait de rechercher constamment la frontière entre l’adrénaline et le danger, lorsqu’elle avait chuté de la falaise, lorsqu’elle avait rencontré Cinquante-Deux pour la première fois, le tout s’accumule jusqu’à ce qu’il se frotte le visage pour dissiper les désagréables images.

C’est étonnant tout de même,
le ton s’était involontairement durci, il était prêt pour une petite analyse. T’es la personne la plus têtue que j’connaisse, tous les jours tu te bats pour des broutilles parce que tu veux rien lâcher. Et puis quand t’es en difficulté, quand ta vie est en danger, alors là, tu choisis la facilité ? Parce que la provocation était toujours sa solution.
Il quitte alors le lit pour ne pas éclabousser la Fiancée de son amertume, se ruer dans la salle de bains de l’autre côté du couloir. C’est une erreur, il le sait, il devrait serrer Loredana contre lui, profiter de son parfum en glissant le bout de son nez dans ses ondulations, mais il n’y parvient pas. Occuper rapidement les mains pour s’empêcher de trop réfléchir, de trop penser à cette manie que l’Aimée avait de ne pas respecter sa propre vie ; il rafle ainsi une serviette propre pour l’humidifier. Quelques secondes afin d’observer dans le miroir les dégâts sur son buste – sa sale tête aussi - nettoyer le sang séché, la plaie. Il grogne doucement à chaque tiraillement, la nuque toujours raidie par l’angoisse terrifiante à l’idée qu’il ne serait pas toujours là pour rattraper la Gryffondor.
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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mar 10 Mar - 16:34

Des mots que j’aurais peut-être dû garder pour moi, des pensées qui auraient pu rester secrètes, enfouies en moi comme le mystère qui planait sur ce que pouvaient vivre les personnes plongées dans un coma profond. Dans mon cas, j’avais eu l’impression qu’on me laissait le choix, mais que mon envie d'ouvrir les yeux était retenue par des mains bien trop fortes et tentatrices qui me tiraient vers l’arrière. Forcer de revenir à la réalité m'épuisait, et c’est à bout de force que oui, je m’étais décidée à lâcher prise juste avant qu’une force invisible me pousse de nouveau dans le sens inverse. La sensation que le sang ne coulait plus, que la douleur s’estompait petit à petit, avant que les yeux ne s’ouvrent sur un Arty transformé en train de poursuivre un Eden effrayé - c’était ainsi que j’avais perçu la scène. Je tente de tenir le regard du Poufsouffle, mais je ne peux m’empêcher de lui échapper de temps à autre, honteuse de mon égoïsme. Avoir failli le laisser seul, avant un mariage, avant un enfant, avant qu’on ait eu le temps de vivre suffisamment ensemble pour avoir des tas de bons souvenirs auxquels il aurait pu se raccrocher. J’aurais aimé qu’il m’embrasse, me prenne dans ses bras, parce que j’en avais follement besoin. Pourtant le voici qui s’éloigne, nerveux et n’étai-ce pas un petit sentiment de panique que je ressentais là ? L’impression de le décevoir, qu’il s’attendait à autre chose venant d’une fille comme moi.

Je le laisse se diriger vers la salle de bain, en profite pour lâcher prise, m’allonger complètement sur le lit, les yeux rivés sur le plafond, la main posée sur un cœur qui était bel et bien en train de battre. J’aurais pu me lever, le rassurer, l’enlacer, lui rappeler que peu importait mes pensées, j’étais là en vie, et je ne comptais pas y mettre fin volontairement. T’as qu’à m’épouser tout de suite. C’était une toute petite voix, presque inaudible. Qu’il entende mes mots aurait été un miracle. Pourtant, je l'entends revenir vers la chambre, le questionnement pouvait se sentir au son de sa voix. Je souris sans lâcher le plafond des yeux, les dernières larmes coulant à cause de la position allongée. J’ai dit : tu n’as qu’à m’épouser tout de suite. C’est vrai après tout. On attend quoi en vrai ? Qu’il soit trop tard ? Avec la vie que l’on vivait, chaque jour devait compter. Je n’ai jamais rêvé de quelque chose de grandiose. Que tu sois présent, c’est tout ce qui compte, les gens pourront comprendre non ? Je n’en savais rien et je n’avais pas envie d’y réfléchir, j’avais simplement envie d’être avec lui, construire un véritable quelque chose auprès de lui. Autant commencer l’avenir tout de suite.

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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Sam 14 Mar - 10:30

Il faudrait des jours voire des semaines avant que la plaie rosisse et blanchisse dans une cicatrisation parfaite. Avec horreur il se regarde dans le miroir, peut-être qu’il s’agissait d’un égo malmené, après tout, il avait reçu cette imposante blessure d’Eden – à se demander comment c’était possible. Par un gamin immature et stupide qui fuyait devant les responsabilités. Alors, Arty se fusille du regard, mécontent d’avoir failli face à un tel Idiot.  C’est grâce à un marmonnement inaudible que ses frétillants tympans l’arrachent à la contemplation de l’entaille, il rafle immédiatement un tee-shirt avâchi quelque part par là avant de l’enfiler. Si l’odeur d’Azaël laissant traîner ses affaires n’était pas désagréable, porter un vêtement bien trop grand l’était – tant pis – cacher à tout prix la nouvelle meurtrissure qu’il n’avait pas encore acceptée.
La curiosité interrogative enrôle ses pas jusque dans la chambre où il interroge Loredana – s’attendre à tout sauf à ça. Elle aurait pu lui cracher une acrimonie après les propos qui lui avait balancés, lui tirer les oreilles ou autre désagréable châtiment. Mais non, elle lui parlait du mariage.
Immédiatement, les mots de la Gryffondor allume l’énergie du Wildsmith dont la bouille resplendit d’un sourire malicieux. C’était peut-être la première fois que Loredana faisait preuve d’un romantisme spontané – de quoi faire joliment pétiller le cœur. Sans hésitation, il envoie paître la douleur, la mélancolie et l’inquiétude ; joyeusement, il bondit sur le lit et dépose son museau sur celui de son Amoureuse.

Les coudes enfoncés dans les draps, sourire toujours accroché à la frimousse ravie, Arty prend un léger temps pour effacer tout à fait, de ses doigts, la trace des larmes qui avaient coulé sur le visage de la Fiancée. A s’en mordiller les lèvres, c’est qu’il aurait préféré la faire tournoyer plutôt que de la presque écrabouiller sur le lit, pourtant, il veut s’en assurer : tu épouserais un gars qui vient de t’avouer qu’il aime manger les gens ? L’imprudence de Loredana se transformait parfois en grande qualité – se réjouir de l’audace dont elle faisait preuve avec lui. Son regard chatoyant ne quitte pas celui de la jeune femme, continuer aussi à cajoler doucement sa joue. La taquinerie ne pouvait s’arrêter là, il poursuit : et pourquoi, moi, j’épouserais une fille qui vient de me dire qu’elle était prête à me quitter à tout jamais, en se résignant à mourir ? La réponse était là : le visage à quelques millimètres du sien, cette idée demeurait toujours sculptée sur sa poitrine haletante, ne le quittait pas depuis des mois des mois des mois : il était fou amoureux d’elle – ça ne changerait pas.
Sans attendre, les lèvres du Fripon s’embrasent et dévorent celles de l’Amoureuse. Comme l’impression que cela faisait des lustres qu’elles ne s’étaient pas rencontrées, elles avaient été obnubilées par les événements de la soirée, en avait oublié de s’embrasser. Dans cet enfiévré baiser, répondre aux interrogations de la Métamorphomage, d’une langue qui s’immisce doucement, il sous-entend des milliers de oui, il l’épouserait tout de suite.
Un brutal arrêt cependant, le temps de respirer et de préciser : j’m’en fous des gens. Souvent, il avait répété ça, le pensait sincèrement. Il n’y avait qu’elle.
Loredana Wildsmith
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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Dim 15 Mar - 16:43

Il n’était plus question de patienter, il n’était plus question d'organiser, il était question de se marier tout de suite, ne plus attendre, envoyer balader toutes ces histoires d’invités. Nous avions eu la preuve que la vie – nos vies – était bien trop fragile pour prendre notre temps et faire les choses comme les autres. Nous n’étions pas comme les autres, là était la différence. Je le sens revenir, entendant ses pas se diriger vers la chambre puis en sentant son poids sur moi. Une sensation tout de même agréable. La chaleur de l’Autre comme rassurante, une réalité qui nous faisait face : nous étions tous les deux en vie, se regardant dans les yeux avec affection et amour véritable. Une scène romantique, émotionnelle entre deux personnes qui avaient failli se perdre. Les yeux cernés, épuisée, je laisse ma bouche s’étirer en un joli petit sourire. C’était vrai après tout. Était-ce raisonnable de se marier après tout cela ? Pour moi, la réponse était évidente. Je n’épouse pas un gars, je t’épouse toi c’est tout et oui même si tu aimes mordre les gens. Si ça ce n’était pas une déclaration d’amour... l’indifférence dont je faisais preuve face à une telle violence envers une personne qui avait compté par le passé.

Et tu savais dans quoi, tu t’engageais quand tu m’as demandé de t’épouser. Je hausse doucement les épaules. Donc oui, je pense que tu m’épouserais, j’en suis sûre même. Je passe une main dans ses cheveux. « Où tu veux, quand tu veux », c’est ce que tu m’as dit une fois. En Ecosse, lors de notre tout premier voyage mouvementé. Je le laisse prendre possession de mes lèvres, profitant de cet instant pour mémoriser son visage au touché, visage que je connaissais pourtant par cœur. Me convaincre moi-même que l’abandonner n’était pas la solution. Si son bien-être comptait plus que le mien, il me fallait vivre. Si ce n’était pas pour moi, ce serait pour lui. Une pensée qui ne serait sans doute pas appréciée par ma meilleure amie qui n’hésiterait sûrement pas à me mettre une claque même si cela ne servirait à rien. L’arrêt brutal me fait sourciller, pourtant, l’interrogation est rapidement remplacée par un léger rire fatigué, mais sincère. Ce n’est pas très étonnant de sa part. Je l’embrasse à mon tour, passionnément, dans l’espoir de lui transmettre que cette décision n’était pas prise à la légère : je pensais réellement ce que je disais. Dis-moi la réponse à voix haute. Si la réponse était oui, demain soir au plus tard, je me coucherai demain soir en tant que Madame Wildsmith.

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Re: On n'a pas le temps d'attendre [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 16 Mar - 18:25

Oui, il savait pertinemment qui elle était, depuis longtemps, et cela n’avait jamais fait vaciller ses sentiments, cette témérité, cette audace face au danger, il les avait connues. Et s’il ne pouvait empêcher l’inquiétude d’envelopper le cœur amoureux, il se devait au moins de l’accepter, pour Elle. Elle que les yeux ne cessent d’observer, à en assécher les cornées de ne plus faire cligner les paupières, les doigts poursuivent leur errance caressante sur le visage de la jeune femme. Il n’y avait pas vraiment de mots justes pour articuler à quel point il l’aimait, quand bien même il se savait, lui aussi, était bien loin d’être parfait. Mais elle restait là à quelques millimètres, malgré la lourde valisette qui accompagnait le Wildsmith, remplie de caprices, de colères, d’impulsivité.
Il n’y avait plus aucun doute, ils resteraient ainsi, l’un à l’autre ; et cela écrabouillerait peut-être l’incertitude qui venait parfois bousculer la confiance du Poufsouffle en lui – ou pas.
Puis, Loredana avait entièrement raison : Arty n’était pas homme à faillir à sa propre parole. Il avait dit lors de ces jours mouvementés qu’il l’épouserait, peu importait les vents se battant autour d’eux. Cette certitude demeurait belle et bien incrustée dans son cœur palpitant, il avait voulu l’épouser depuis le début – ou presque. Malgré les disputes, les déchirements, les ruptures, c’était là un sentiment qui n’était jamais parti. Il se laisse aller gaiement aux embrassades, rien de tel pour envoyer valser résolument ces traumatisants instants de la forêt interdite, ces mauvais moments empreints de doutes, de colère, de frayeur. Ils étaient là, tous les deux, unis par des baisers décidés, rien ne les ferait chanceler de leur décision. Le coin des lèvres s’étire malicieusement, le Wildsmith aimait jouer, et pourtant, à cette précise seconde, il ne se fait pas désirer, au contraire : oui, je t’épouse demain. Laisser la nuit rabibocher leurs corps et esprits épuisés. Ponctuer cette scintillante annonce avec d’avantage de baisers et de caresses, il rit doucement, s’amuse de son impatience.  

Avant de rouler sur le côté, étoile de mer affalée sur des draps chiffonnés, il répète, plus pour lui-même que pour la couette écrasée, demain, on sera mariés, d’une voix comme étourdie. Qu’est-ce que ça changerait, vraiment ? De nouveau, le plafond accueille son regard insistant et songeur, du bout des doigts vagabondeurs il ne quitte pas le corps de la Fiancée, dépose sur elle quelques frôlements. Aucune pensée ombrageuse, loin de là, rien qu’un éclat lumineux dans le cœur : il avait hâte. Ils formeraient une union soudée et véritablement, véritablement indéchirable.
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