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Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [en cours]
Elida Cestero
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Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [en cours]
Elida Cestero, le  Dim 22 Mar - 12:07

Saison 30 - Printemps
Avec Castielle la préfète

Aujourd’hui, il a fait beau. Beau toute la journée ! Je crois que le printemps a bien avancé, et c’est une très bonne nouvelle parce que les nuages commençaient à être embêtants pour observer les étoiles ou même aller se promener dehors. Contrairement à ce qu’on peut penser, les étoiles éclairent plutôt bien la nuit, alors les nuages forment comme un toit loin au-dessus de nos têtes pour nous couper de la lumière, et nous ne sommes pas des chats, malheureusement, nous sommes incapables de voir dans le noir. Et les étoiles nous permettent de voir, il suffit de comparer les nuits nuageuses aux nuits dégagées, et on voit vite la différence. Et même si la neige c’est bien, même si la pluie et le vent c’est bien, la nature a besoin de soleil de temps en temps pour pouvoir fleurir dans des couleurs éclatantes ! La pluie est importante c’est bien vrai, mais ça ne fait pas tout, il faut de tout dans des proportions plus ou moins équilibrées. Et aujourd’hui, il y a eu ce soleil tant attendu, même si les températures sont restées basses, même si le sol est certainement resté gorgé d’eau, on a eu accès à ces doux rayons de lumière qui ont donné un nouveau côté au château sombre de l’hiver.

Sauf qu’on avait cours toute la journée, alors je n’ai pas pu sortir. Ne trouvez-vous pas cela dommage de devoir se priver d’un beau soleil pour aller en cours ? Bon c’est vrai, les cours sont très importants. Et puis c’est vrai aussi, j’aurais pu sortir à un moment, mais je n’avais pas envie de risquer de salir mes chaussures, de perdre la notion du temps et ainsi de devoir aller en cours avec mes chaussures pleines de boue. Quand je n’ai pas cours ça ne me dérange pas de me salir, ça se nettoie avec de l’eau ce n’est pas très compliqué, mais il faut être présentable pour aller en cours… Alors je me suis retenue de sortir toute la journée. Avec bien évidemment une seule idée en tête : sortir après les cours. Après les devoirs aussi, je suis une élève sérieuse quand même n’allez pas croire le contraire !

Ce qui est bien avec aussi l’avancée du printemps, c’est que le soleil se couche plus tard. Alors maintenant, même après avoir fait mes devoirs, je peux sortir sans être dans la nuit ! C’est le coucher de soleil c’est vrai, et d’ailleurs c’est un des plus beaux moments de la journée, ce moment où le soleil semble prêt à toucher le sol, ce moment où tout est rouge telle la fleur épineuse appelée rose, ce moment où tout est rouge comme le sang d’une petite proie attrapée par un prédateur, ce moment où les couleurs dans le ciel forment petit à petit un dégradé jusqu’à être couvert par un beau bleu noir nocturne. Et pour mieux profiter de ce spectacle, je connais un bel endroit où aller. Alors j’y vais, un pull sur le dos et mettant par-dessus mon sac à dos dans lequel dort un livre d’astronomie, mon carnet à dessin et ses crayons. À petits pas, je me glisse hors de la Salle Commune, délaissant les Serdaigles pour certains travaillant en groupe pour d’autres lisant un livre tranquillement, et pour d’autres encore faisant les pitres.

Je descends les marches de la haute Tour où je dors, puis traverse le hall et me dirige vers le parc. Le soleil commence lentement sa descente, il est bas déjà, mais pas assez pour que je rate mon spectacle. Ça fait un petit moment que je ne l’ai pas vu partir de l’autre côté de la Terre, l’hiver arrive vite et chaque soir j’ai des devoirs à faire. Et le ciel très nuageux a aussi tendance à cacher ces couleurs, on perd l’intérêt de sortir lors du coucher du soleil. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui c’est bien coloré, bien lumineux, enfin je trouve. D’autres diraient qu’il fait sombre, mais bon. C’est ce qui est positif dans le fait de ne pas voir les choses comme tout le monde : je suis seule dehors. Alors je marche tranquillement, de toute façon qui s’intéresserait à ce que fait un petite de onze ans ? À part le grand de la dernière fois, qui s’est jugé intelligent d’installer la Forêt Interdite parce qu’il s’ennuyait certainement… Je soupire d’ailleurs à cette pensée, il m’avait bien embêté lui. Surtout que pour une fois, je n’avais même pas prévu d’y entrer ! Franchement, je n’ai pas hâte d’être grande…

Un pas, deux pas, trois pas, je me glisse maintenant entre les arbres, quelques virages entre eux et je trouve un joli coin où m’installer. Un tronc par terre, corps d’un arbre mort qui semble se proposer pour me servir de banc où m’asseoir. Et surtout, je ne suis pas allée bien loin, alors assise d’ici j’ai une vue parfaite sur le ciel, entre les branches nombreuses des arbres. Le sac se pose sur le sol, les épines le protègent plutôt bien de la terre d’ailleurs, et le carnet rejoint mes genoux. Les crayons viennent, uns à uns, poser les couleurs. C’est compliqué à faire, un coucher de soleil, plus compliqué qu’un arc-en-ciel.
Castielle Colt
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Castielle Colt, le  Lun 23 Mar - 13:12

Les Anglais avaient décidément une vision du monde bien étrange. Ils sont persuadés que demander à des élèves ayant l'examen le plus déterminant de leur vie dans quelques semaines de sacrifier des heures précieuses d'étude et de sommeil pour aller jouer les brigadiers bénévoles h24 était une bonne idée. Comme si ça n'allait pas du tout influencer leurs futures notes et donc choix de carrière par la suite. Bravo, une bonne logique à l'Européenne ça !

Castielle ne se plaignait qu'à moitié en vérité. Certes, ça l'énervait de se retrouver comme une fleur devant un parchemin d’interro à pas savoir répondre à la moitié des questions tandis que son voisin de table écrivait un roman. D'ailleurs le prochain qui lui lance un goguenard "Bah quoi ? T'as pas révisé ?", elle allait lui refaire le nez, c'était certain ! Si, elle avait révisé. Mais elle n'avait pas eu le même temps que les autres, non-préfets, parce que m*rde ce badge à sa ceinture sert pas qu'à jouer les cowgirl. Parfois fallait se retrousser les manches et faire le taff, quitte à faire nuit blanche, quitte à pas avoir sa moyenne. Mais d'un autre côté, elle adorait faire la police dans les couloirs du château. Ce petit pouvoir sur ses camarades, c'était devenu addictif. Elle ne pouvait pas s'empêcher, c'était plus fort qu'elle. Le pouvoir avait ça de grisant. Alors de sa position de préfète, elle en profitait un max. Privilèges à gogo et tirages d'oreilles vaguement justifiés. Non vraiment, la belle vie ! Puis si jamais il y avait litige, c'était sa parole contre une autre. Facile.

Bref, c'est donc au détriment de ses futurs ASPIC que la corvée de surveillance revenait à Castielle ce soir-là. Pas de coéquipière ce coup-ci, Zélie allait pouvoir profiter de sa chance et aller se coucher tôt. Enfin elle espérait, la Rouge plaisait bien à notre sorcière, finalement. Malgré son manque d'entrain à la punition de leur première prise ensemble. Ah, comme elle regrette de n'avoir pas pu les jeter dans le lac cette nuit-là ! Ça aurait été tellement bieeeen ! La préfète se consolait en se disant que ce n'était que partie remise, qu'elle finirait bien par saisir une occasion de tester cette punition glacée un jour...

Le soleil est sur le point de se coucher et donc le couvre-feu se rapproche. Tic tac. Rentrer petits sorciers, rentrer petites sorcières. Nous vivons dans un monde dangereux, il faut respecter les règles de sécurité. Tous et toutes au lit, plus vite que ça ! Vous serez à l'abris dans vos draps. Enfin, il paraît.
Des têtes brunes, blondes ou rousses passent devant Castielle. Elle n'était responsable que de ceux de sa maison, c'est donc à leurs derrières qu'elle donna des coups de pieds pour les faire avancer plus vite. Allez allez ! Pas le temps de traîner !
Une fois le bleu devenu maître du rouge dans le ciel, le château redevint calme. Les Salles communes nettement moins, mais c'était le problème d'Emily et Alohina désormais. Elle avait une toute autre mission.

Être de garde dans les couloirs n'est pas forcément l'activité nocturne la plus cool qui soit. On s'ennuie assez vite. On peut même pas écouter de musique car on doit rester concentrée, et pas question de se parler à soi-même sans alerter les fugueurs qui auront ainsi le temps de se cacher ! Non, il fallait opérer avec soin et discrétion.
Soi et discrétion n'empêchant pas de bailler allègrement tous les six mètres, naturellement.
*Pfouah j'en ai marre !*
Pour se réveiller, notre sorcière décide de prendre un coup de frais en ouvrant une fenêtre. L'air nouveau du printemps remplie ses poumons et redonne du peps dans ses veines. Du haut du quatrième étage, on avait une belle vue sur le parc, le lac et l'orée de la forêt interdite.

Stupide forêt. Elle servait à rien, à part créer des problèmes. En plus cette saleté abrite des bestioles vraiment pas commodes. Non vraiment, autant le poulpe géant, on peut laisser passer, autant ce bois de malheur aurait du être rasé depuis longtemps. En plus, comme il y a Interdite dans Forêt Interdite, tous les idiots et crâneurs du coin se sentaient pousser des ailes à l'idée d'aller s'y faire tuer. Instinct de survie : 0/20, recalé, réessayez l'année prochaine ! (ou pas, du coup, oups !)
Genre là, une silhouette bouge entre les arbres et semble s'enfoncer dans les bois. Alors que la nuit vient à peine de tomber. Quel génie !
Accoudée à l'appui de fenêtre, il faut une seconde avant que Castielle ne réalise ce qu'elle a sous les yeux et dans la tête. Une fois le Gallion tombé, le premier mot qui lui vint fut : « m*rde !! »

Il était temps de piquer le sprint du siècle, elle avait quatre étages et un parc à traverser pour aller tirer les oreilles de la patate qui va lui gâcher sa nuit.
Elida Cestero
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [en cours]
Elida Cestero, le  Mar 24 Mar - 18:50

Rouge.

Cette couleur étrange que le soleil déverse sur chaque surface dénudée qui s’offre à lui. Les rayons parallèles se suivent et tapent partout sans se faire mal, sans faire de bruit. Pour éclairer, pour réchauffer en ce printemps un peu frais.

Vert.

De l’autre côté, la surface non exposée à la lumière garde sa couleur originelle, quoique je crois qu’elle est plus foncée. Une ombre inattendue mais peut-être bienvenue. Peut-être seulement, qu’en sais-je ? Je ne comprends pas trop la parole de la nature, encore moins celle de ses plantes.

Bleu.

Tout là-haut, loin autour du soleil, c’est cette couleur qui domine. Clair près du rouge, foncé dans mon dos. Un dégradé naturel et magnifiquement bien réalisé dans le ciel, moins bien sur mon carnet malheureusement. Curieuse de voir le paysage arrière, je me tourne, regarde le bleu nuit avec un sourire pensif.

Blanc.

Petites lumières commencent à apparaître dans le noir là-bas, les étoiles semblent s’allumer même si elles ne se sont jamais éteintes. Elles deviennent – enfin ! – visibles à nos yeux. Prêtes à nous laisser rêver, nous êtres vivants qui avons les pieds sur terre, ou sur la roche, ou dans l’eau. Prêtes à écouter nos histoires farfelus, à voir nos images étonnantes.

Roux sombre, marron.

Un petit animal apparaît. Renard sauvage qui ne s’attend pas à voir une Humaine dans les parages à cette heure-ci ni à cet endroit-là. Ses yeux brillent dans la pénombre qui s’installe lentement, le soleil semble y entrer. C’est beau. Je tourne mon carnet, geste discret et silencieux, la petite créature me regarde sans bouger mais s’enfuie soudainement, me laissant à peine le temps de faire une esquisse de son regard ensoleillé.

Gris.

Une chouette ou un hibou passe, je n’ai pas le temps de voir l’espèce du volatile. Il tient une bête dans ses serres, un petit rongeur – souris ou mulot ? Peut-être musaraigne. Prédateur a chassé, la proie est attrapée, bon appétit bel oiseau ! Un jour viendra ton tour, et ce sera toi qui sera mangé. Le plus tard possible je l’espère, mais je l’aurais aussi espéré pour ton repas du soir. C’est la loi de la nature, tuer pour vivre, c’est ainsi que ça fonctionne, et je fais de même. Être vivant veut dire tuer. Embêtant quand on nous dit que tuer, c’est mal…

Mille et unes couleurs se posent sur ma feuille.

Je retourne à mon dessin, revenant vers la scène principale. J’ai terminé, mais pas tout à fait, car un dessin n’est jamais réellement terminé. Mais il m’est déjà arrivé de conclure une œuvre des jours après l’avoir commencé ! Alors j’en commence un autre, délaissant celui-ci, délaissant le regard du renard. Oubliant l’oiseau affamé de tout à l’heure, oubliant l’interdiction d’être ici. Oubliant les Autres, élèves embêtants et bruyants qui, lorsqu’ils ne se plaignent pas, ne savent que critiquer. Ils ne peuvent pas se contenter d’apprendre, de rêver, de jouer avec les couleurs. De discuter dans le silence avec les animaux, d’observer la nature dans le vent et le printemps. J’aimerais bien les comprendre tous ces gens. Sauf que je n’y arrive pas. Peut-être qu’en vrai, je veux pas. Peut-être qu’en vrai, je m’en fiche d’eux. Mais Mark m’a expliqué qu’on ne devait pas penser ça, que ça voulait dire être égoïste. Et moi… Je ne veux pas être comme ça. Je ne veux pas être méchante. Alors des fois je m’intéresse. Des fois pas. Souvent d’ailleurs, c’est cette deuxième option. Je préfère dessiner. Alors je dessine. Parce que les adultes ne comprennent pas certaines choses, ils sont juste têtus à nous imposer des règles et des limites mais il y a des fois où on n’a pas que ça à faire de les écouter. Vous trouvez ça bizarre ? Je crois que moi aussi…
Castielle Colt
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Préfet(e)/Poufsouffle
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [en cours]
Castielle Colt, le  Mer 25 Mar - 18:56

Notre sorcière fuse dans les couloirs du château, dévale les marches quatre à quatre, donne un grand coup d'épaule dans la porte principale puis saute au-dessus des murets de la cour intérieure pour poser enfin le pied sur l'herbe sombre du parc qui s'endort. Elle n'avait pas ralenti, à aucun moment dans sa course elle ne s'était permise de baisser la cadence ou de faire une pause. De l'endurance, miss Colt ! Rien que de l'endurance ! Au diable les douleurs dans les mollets, au diable les poumons prêts à exploser ! Il était hors de question de céder à la fatigue ou aux crampes. Tout se jouait au mental et rien qu'au mental. Si la tête tient, alors le corps fera avec, point à la ligne ! Voilà Castielle qui martèle la pelouse de ses talons. Mais le parc est grand. Très grand ! Et elle avait encore une trotte devant elle. Surtout que, autant du haut de son étage elle pouvait facilement voir où était partie l'inconnu qui va bientôt prendre un coup de pied aux fesses, autant d'ici c'était plus difficile de juger ! Est-ce que c'était ces arbres-là ? Près de la maison de la Garde-Chasse ? Tiens et d'ailleurs elle était passée où, la Garde-Chasse ? C'était son boulot aussi de veiller à ce que personne ne vienne cueillir des champignons au clair de lune hein !
Ou bien les arbres près des serres ?
Non, c'était ceux-là !
Ou bien ceux-ci ?
*Aaaargh la barbe !*, le moins que l'on puisse dire est que la préfète en service entre dans la Forêt Interdite déjà rouge de colère. La luminosité des étoiles filtrées par les branches ne rendait pas justice à cette teinte vive d'énervement qui colorait la monture de ses lunettes à cet instant !

La nuit, tous les arbres sont gris. Et en plus tous les arbres se ressemblent. Déjà en plein jour c'est la croix et la bannière, de nuit on peut dire que ça rajoute du challenge ! D'ordinaire, un bon challenge, Castielle ne se ferait pas prier. Mais dans ces circonstances particulières, même ça ne pouvait pas la calmer, même un tout petit peu. Plus question de courir tête baissée à présent, puisqu'elle n'avait aucune idée de où se trouvait l'élève en fuite. Si c'était un insomniaque, il restera sans doute dans la partie sécurisée, sans trop s'enfoncer. Par contre, si c'était un abruti en manque de sensation forte ou d'opportunités de se faire tuer, alors il était déjà bien avancé dans le coin sombre de la forêt. Plus qu'à prier que les tarentules géantes aient bien mangé ce soir avant qu'ils ne se croisent !

Procédant méthodiquement, Castielle inspecte d'abord ce qu'elle appelle "L'anneau extérieur". A force d'aller repêcher ses petits camarades à longueur de temps, elle s'était fait une cartographie bien à elle des endroits les plus visités par la population Poudlardienne. Jusqu'à présent elle n'avait du aller jusqu'à la "Zone araignées de la muerta" qu'une seule fois et espérait que le compteur resterait tel quel d'ici demain matin. Pas qu'elle ait peur des araignées mais disons que quand elles font la taille du pick-up de votre père c'est un autre délire que de chasser et capturer une tarentule de taille et de provenance normale ! Et puis de toute manière l’araignée c'est un animal qui craint de base. Toutes ces pattes et ces yeux inutiles ? Franchement, l'évolution s'était ratée sur ce coup-là et-

Trouvé !
Là, assise sur une masse noire que notre préfète passée en mode commando qualifierait de "soit rocher, soit souche", la silhouette pourchassée. Celle qui l'avait fait suer et haleter comme jamais.... une enfant... toute petite... OK...
Sa proie lui tournait le dos et semblait affairée à quelque projet, Castielle faisait tout son possible pour ne pas faire de bruit. A la chasse, la moindre brindille qui craque et bambi se fait la malle à toute vitesse ! Enfin ici c'est une gamine donc elle n'aurait pas de mal à la rattraper mais la soirée à été longue d'accord ?!

À pas de loup, Castielle s'approche doucement, tout doucement, un sourire mauvais sur les lèvres. Se redressant de toute sa taille, elle couvrit de son ombre la feuille de papier sur laquelle dessinait apparemment la petite évadée.
« Hé ! La gribouilleuse ! Tu vas me ranger ton bordel fissa et me suivre sans faire d'histoire si tu veux pas que je te file à bouffer aux acromentules, pigé ? »
Le ton aurait pu faire reculer le printemps à lui tout seul tellement il était glacial.
La môme avait intérêt à obtempérer rapidement, le stock de patience de Castielle était arrivé sold out une fois la troisième salve d'escaliers mouvants passée.
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [en cours]
Elida Cestero, le  Jeu 26 Mar - 21:29

Des couleurs. Des couleurs partout. Je crois que mon esprit a un peu débordé sur la page. Les formes s’assemblent, sans bouger elles semblent pourtant en mouvement, actives comme jamais, réclamant des changements, des nouveautés, presque comme si elles voulaient imiter le vrai ciel, le vrai coucher de soleil. Les images veulent prendre vie ! Elles veulent fuir et rejoindre la réalité de notre monde. Du mien. Pas du leur… Leur monde à eux n’est pourtant pas vraiment idéalisé, il est simplement imagé, parfois noir parfois blanc parfois coloré, parfois monstrueux parfois rêveur, parfois voyageur et parfois scolaire. Ce que je vois. Une vision parfois partagée parfois non. Car parfois je trace sur la feuille une scène sans rêve ni imagination. Et parfois ça devient étrange…

Oh regardez, une image en noir, une forme pleine se dessine et se déplace… Elle arrive, apparaît comme ceci, par magie ! Intriguée je regarde la forme avancer – jusqu’où va-t-elle aller ? Elle remplit la page, entièrement ! La vilaine, elle veut prendre toute la place. Montrer qu’elle est là. Telle une enfant désireuse d’accaparer l’attention de ses parents. On t’a vu, sombre image ! Ne t’en fais pas, viens décorer mon carnet toi aussi. Je fais glisser un doigt sur l’image qui se déplace. Je ne l’ai pas dessiné… D’où vient-elle ?

Je n’ai pas le temps de me retourner pour regarder que s’élève une voix. Méchante. Forte. Qui crie. Qui fait du bruit. Et qui dit des choses méchantes. Je sursaute, le crayon à dessin s’échappe soudain de ma main tandis que les mots entrent dans ma tête. Gribouilleuse ? Bordel ? Acromentules ? Je fixe un instant ma page noircie par l’ombre – ce n’est pas un gribouillage d’enfant ! Vexée, oubliant un instant la vilaine menace, je lève vers la personne un regard mécontent. Qui rapidement devient plus effrayé qu’autre chose. Une grande, très grande, une Poufsouffle à l’insigne de Préfet. C’est pas tant son insigne qui me fait peur, c’est son statut. Élève. Une élève qui vient d’insulter mon travail d’artiste en le qualifiant de gribouillages et de bordel. Ce sont de vilains mots, des mots méchants ! Des mots qui laissent entendre un acte monstrueux à suivre. Comme le grand bleu bavard… Un vol de carnet, peut-être pire.

Et la voix perdue, elle se balade encore voyez-vous car je n’avais pas prévu de parler ce soir, je range tout dans mon sac, une des meilleures protections du monde. Et le sac rejoint le dos, les jambes se tendent rapidement, mais pas prêts à suivre l’inconnue. Non non, il faut s’en éloigner ! Alors je recule, quelques pas en arrière. Horrifiée. Terrifiée peut-être même. Incapable de mettre ne serait-ce qu’un mot sur ce que je ressens. Parce que c’est dangereux. Elle est dangereuse. Menaçante, montrueuse. Les grands sont embêtants. Incompréhensifs. Certains sont mêmes méchants ! D’ailleurs, ce n’est pas une bonne idée de ne pas l’écouter. Mais j’ai rangé mes affaires, c’est un peu ce qu’elle a demandé, non ? Elle a parlé de bordel, elle. Les mots prononcés me reviennent en tête, et la colère revient rapidement. C’est une méchante. Méchante. Méchante. Pas question que je la suive ! Alors je secoue la tête pour dire non. Pour lui dire de me laisser tranquille. Pour lui dire de s’en aller. Et tout ça sans parler.
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