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Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Elida Cestero
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Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Elida Cestero, le  Dim 22 Mar - 12:07

Saison 30 - Printemps
Avec Castielle la préfète

Aujourd’hui, il a fait beau. Beau toute la journée ! Je crois que le printemps a bien avancé, et c’est une très bonne nouvelle parce que les nuages commençaient à être embêtants pour observer les étoiles ou même aller se promener dehors. Contrairement à ce qu’on peut penser, les étoiles éclairent plutôt bien la nuit, alors les nuages forment comme un toit loin au-dessus de nos têtes pour nous couper de la lumière, et nous ne sommes pas des chats, malheureusement, nous sommes incapables de voir dans le noir. Et les étoiles nous permettent de voir, il suffit de comparer les nuits nuageuses aux nuits dégagées, et on voit vite la différence. Et même si la neige c’est bien, même si la pluie et le vent c’est bien, la nature a besoin de soleil de temps en temps pour pouvoir fleurir dans des couleurs éclatantes ! La pluie est importante c’est bien vrai, mais ça ne fait pas tout, il faut de tout dans des proportions plus ou moins équilibrées. Et aujourd’hui, il y a eu ce soleil tant attendu, même si les températures sont restées basses, même si le sol est certainement resté gorgé d’eau, on a eu accès à ces doux rayons de lumière qui ont donné un nouveau côté au château sombre de l’hiver.

Sauf qu’on avait cours toute la journée, alors je n’ai pas pu sortir. Ne trouvez-vous pas cela dommage de devoir se priver d’un beau soleil pour aller en cours ? Bon c’est vrai, les cours sont très importants. Et puis c’est vrai aussi, j’aurais pu sortir à un moment, mais je n’avais pas envie de risquer de salir mes chaussures, de perdre la notion du temps et ainsi de devoir aller en cours avec mes chaussures pleines de boue. Quand je n’ai pas cours ça ne me dérange pas de me salir, ça se nettoie avec de l’eau ce n’est pas très compliqué, mais il faut être présentable pour aller en cours… Alors je me suis retenue de sortir toute la journée. Avec bien évidemment une seule idée en tête : sortir après les cours. Après les devoirs aussi, je suis une élève sérieuse quand même n’allez pas croire le contraire !

Ce qui est bien avec aussi l’avancée du printemps, c’est que le soleil se couche plus tard. Alors maintenant, même après avoir fait mes devoirs, je peux sortir sans être dans la nuit ! C’est le coucher de soleil c’est vrai, et d’ailleurs c’est un des plus beaux moments de la journée, ce moment où le soleil semble prêt à toucher le sol, ce moment où tout est rouge telle la fleur épineuse appelée rose, ce moment où tout est rouge comme le sang d’une petite proie attrapée par un prédateur, ce moment où les couleurs dans le ciel forment petit à petit un dégradé jusqu’à être couvert par un beau bleu noir nocturne. Et pour mieux profiter de ce spectacle, je connais un bel endroit où aller. Alors j’y vais, un pull sur le dos et mettant par-dessus mon sac à dos dans lequel dort un livre d’astronomie, mon carnet à dessin et ses crayons. À petits pas, je me glisse hors de la Salle Commune, délaissant les Serdaigles pour certains travaillant en groupe pour d’autres lisant un livre tranquillement, et pour d’autres encore faisant les pitres.

Je descends les marches de la haute Tour où je dors, puis traverse le hall et me dirige vers le parc. Le soleil commence lentement sa descente, il est bas déjà, mais pas assez pour que je rate mon spectacle. Ça fait un petit moment que je ne l’ai pas vu partir de l’autre côté de la Terre, l’hiver arrive vite et chaque soir j’ai des devoirs à faire. Et le ciel très nuageux a aussi tendance à cacher ces couleurs, on perd l’intérêt de sortir lors du coucher du soleil. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui c’est bien coloré, bien lumineux, enfin je trouve. D’autres diraient qu’il fait sombre, mais bon. C’est ce qui est positif dans le fait de ne pas voir les choses comme tout le monde : je suis seule dehors. Alors je marche tranquillement, de toute façon qui s’intéresserait à ce que fait un petite de onze ans ? À part le grand de la dernière fois, qui s’est jugé intelligent d’installer la Forêt Interdite parce qu’il s’ennuyait certainement… Je soupire d’ailleurs à cette pensée, il m’avait bien embêté lui. Surtout que pour une fois, je n’avais même pas prévu d’y entrer ! Franchement, je n’ai pas hâte d’être grande…

Un pas, deux pas, trois pas, je me glisse maintenant entre les arbres, quelques virages entre eux et je trouve un joli coin où m’installer. Un tronc par terre, corps d’un arbre mort qui semble se proposer pour me servir de banc où m’asseoir. Et surtout, je ne suis pas allée bien loin, alors assise d’ici j’ai une vue parfaite sur le ciel, entre les branches nombreuses des arbres. Le sac se pose sur le sol, les épines le protègent plutôt bien de la terre d’ailleurs, et le carnet rejoint mes genoux. Les crayons viennent, uns à uns, poser les couleurs. C’est compliqué à faire, un coucher de soleil, plus compliqué qu’un arc-en-ciel.


Dernière édition par Elida Cestero le Dim 26 Avr - 15:23, édité 1 fois
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Castielle Colt, le  Lun 23 Mar - 13:12

Les Anglais avaient décidément une vision du monde bien étrange. Ils sont persuadés que demander à des élèves ayant l'examen le plus déterminant de leur vie dans quelques semaines de sacrifier des heures précieuses d'étude et de sommeil pour aller jouer les brigadiers bénévoles h24 était une bonne idée. Comme si ça n'allait pas du tout influencer leurs futures notes et donc choix de carrière par la suite. Bravo, une bonne logique à l'Européenne ça !

Castielle ne se plaignait qu'à moitié en vérité. Certes, ça l'énervait de se retrouver comme une fleur devant un parchemin d’interro à pas savoir répondre à la moitié des questions tandis que son voisin de table écrivait un roman. D'ailleurs le prochain qui lui lance un goguenard "Bah quoi ? T'as pas révisé ?", elle allait lui refaire le nez, c'était certain ! Si, elle avait révisé. Mais elle n'avait pas eu le même temps que les autres, non-préfets, parce que m*rde ce badge à sa ceinture sert pas qu'à jouer les cowgirl. Parfois fallait se retrousser les manches et faire le taff, quitte à faire nuit blanche, quitte à pas avoir sa moyenne. Mais d'un autre côté, elle adorait faire la police dans les couloirs du château. Ce petit pouvoir sur ses camarades, c'était devenu addictif. Elle ne pouvait pas s'empêcher, c'était plus fort qu'elle. Le pouvoir avait ça de grisant. Alors de sa position de préfète, elle en profitait un max. Privilèges à gogo et tirages d'oreilles vaguement justifiés. Non vraiment, la belle vie ! Puis si jamais il y avait litige, c'était sa parole contre une autre. Facile.

Bref, c'est donc au détriment de ses futurs ASPIC que la corvée de surveillance revenait à Castielle ce soir-là. Pas de coéquipière ce coup-ci, Zélie allait pouvoir profiter de sa chance et aller se coucher tôt. Enfin elle espérait, la Rouge plaisait bien à notre sorcière, finalement. Malgré son manque d'entrain à la punition de leur première prise ensemble. Ah, comme elle regrette de n'avoir pas pu les jeter dans le lac cette nuit-là ! Ça aurait été tellement bieeeen ! La préfète se consolait en se disant que ce n'était que partie remise, qu'elle finirait bien par saisir une occasion de tester cette punition glacée un jour...

Le soleil est sur le point de se coucher et donc le couvre-feu se rapproche. Tic tac. Rentrer petits sorciers, rentrer petites sorcières. Nous vivons dans un monde dangereux, il faut respecter les règles de sécurité. Tous et toutes au lit, plus vite que ça ! Vous serez à l'abris dans vos draps. Enfin, il paraît.
Des têtes brunes, blondes ou rousses passent devant Castielle. Elle n'était responsable que de ceux de sa maison, c'est donc à leurs derrières qu'elle donna des coups de pieds pour les faire avancer plus vite. Allez allez ! Pas le temps de traîner !
Une fois le bleu devenu maître du rouge dans le ciel, le château redevint calme. Les Salles communes nettement moins, mais c'était le problème d'Emily et Alohina désormais. Elle avait une toute autre mission.

Être de garde dans les couloirs n'est pas forcément l'activité nocturne la plus cool qui soit. On s'ennuie assez vite. On peut même pas écouter de musique car on doit rester concentrée, et pas question de se parler à soi-même sans alerter les fugueurs qui auront ainsi le temps de se cacher ! Non, il fallait opérer avec soin et discrétion.
Soi et discrétion n'empêchant pas de bailler allègrement tous les six mètres, naturellement.
*Pfouah j'en ai marre !*
Pour se réveiller, notre sorcière décide de prendre un coup de frais en ouvrant une fenêtre. L'air nouveau du printemps remplie ses poumons et redonne du peps dans ses veines. Du haut du quatrième étage, on avait une belle vue sur le parc, le lac et l'orée de la forêt interdite.

Stupide forêt. Elle servait à rien, à part créer des problèmes. En plus cette saleté abrite des bestioles vraiment pas commodes. Non vraiment, autant le poulpe géant, on peut laisser passer, autant ce bois de malheur aurait du être rasé depuis longtemps. En plus, comme il y a Interdite dans Forêt Interdite, tous les idiots et crâneurs du coin se sentaient pousser des ailes à l'idée d'aller s'y faire tuer. Instinct de survie : 0/20, recalé, réessayez l'année prochaine ! (ou pas, du coup, oups !)
Genre là, une silhouette bouge entre les arbres et semble s'enfoncer dans les bois. Alors que la nuit vient à peine de tomber. Quel génie !
Accoudée à l'appui de fenêtre, il faut une seconde avant que Castielle ne réalise ce qu'elle a sous les yeux et dans la tête. Une fois le Gallion tombé, le premier mot qui lui vint fut : « m*rde !! »

Il était temps de piquer le sprint du siècle, elle avait quatre étages et un parc à traverser pour aller tirer les oreilles de la patate qui va lui gâcher sa nuit.
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Elida Cestero, le  Mar 24 Mar - 18:50

Rouge.

Cette couleur étrange que le soleil déverse sur chaque surface dénudée qui s’offre à lui. Les rayons parallèles se suivent et tapent partout sans se faire mal, sans faire de bruit. Pour éclairer, pour réchauffer en ce printemps un peu frais.

Vert.

De l’autre côté, la surface non exposée à la lumière garde sa couleur originelle, quoique je crois qu’elle est plus foncée. Une ombre inattendue mais peut-être bienvenue. Peut-être seulement, qu’en sais-je ? Je ne comprends pas trop la parole de la nature, encore moins celle de ses plantes.

Bleu.

Tout là-haut, loin autour du soleil, c’est cette couleur qui domine. Clair près du rouge, foncé dans mon dos. Un dégradé naturel et magnifiquement bien réalisé dans le ciel, moins bien sur mon carnet malheureusement. Curieuse de voir le paysage arrière, je me tourne, regarde le bleu nuit avec un sourire pensif.

Blanc.

Petites lumières commencent à apparaître dans le noir là-bas, les étoiles semblent s’allumer même si elles ne se sont jamais éteintes. Elles deviennent – enfin ! – visibles à nos yeux. Prêtes à nous laisser rêver, nous êtres vivants qui avons les pieds sur terre, ou sur la roche, ou dans l’eau. Prêtes à écouter nos histoires farfelus, à voir nos images étonnantes.

Roux sombre, marron.

Un petit animal apparaît. Renard sauvage qui ne s’attend pas à voir une Humaine dans les parages à cette heure-ci ni à cet endroit-là. Ses yeux brillent dans la pénombre qui s’installe lentement, le soleil semble y entrer. C’est beau. Je tourne mon carnet, geste discret et silencieux, la petite créature me regarde sans bouger mais s’enfuie soudainement, me laissant à peine le temps de faire une esquisse de son regard ensoleillé.

Gris.

Une chouette ou un hibou passe, je n’ai pas le temps de voir l’espèce du volatile. Il tient une bête dans ses serres, un petit rongeur – souris ou mulot ? Peut-être musaraigne. Prédateur a chassé, la proie est attrapée, bon appétit bel oiseau ! Un jour viendra ton tour, et ce sera toi qui sera mangé. Le plus tard possible je l’espère, mais je l’aurais aussi espéré pour ton repas du soir. C’est la loi de la nature, tuer pour vivre, c’est ainsi que ça fonctionne, et je fais de même. Être vivant veut dire tuer. Embêtant quand on nous dit que tuer, c’est mal…

Mille et unes couleurs se posent sur ma feuille.

Je retourne à mon dessin, revenant vers la scène principale. J’ai terminé, mais pas tout à fait, car un dessin n’est jamais réellement terminé. Mais il m’est déjà arrivé de conclure une œuvre des jours après l’avoir commencé ! Alors j’en commence un autre, délaissant celui-ci, délaissant le regard du renard. Oubliant l’oiseau affamé de tout à l’heure, oubliant l’interdiction d’être ici. Oubliant les Autres, élèves embêtants et bruyants qui, lorsqu’ils ne se plaignent pas, ne savent que critiquer. Ils ne peuvent pas se contenter d’apprendre, de rêver, de jouer avec les couleurs. De discuter dans le silence avec les animaux, d’observer la nature dans le vent et le printemps. J’aimerais bien les comprendre tous ces gens. Sauf que je n’y arrive pas. Peut-être qu’en vrai, je veux pas. Peut-être qu’en vrai, je m’en fiche d’eux. Mais Mark m’a expliqué qu’on ne devait pas penser ça, que ça voulait dire être égoïste. Et moi… Je ne veux pas être comme ça. Je ne veux pas être méchante. Alors des fois je m’intéresse. Des fois pas. Souvent d’ailleurs, c’est cette deuxième option. Je préfère dessiner. Alors je dessine. Parce que les adultes ne comprennent pas certaines choses, ils sont juste têtus à nous imposer des règles et des limites mais il y a des fois où on n’a pas que ça à faire de les écouter. Vous trouvez ça bizarre ? Je crois que moi aussi…
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Castielle Colt, le  Mer 25 Mar - 18:56

Notre sorcière fuse dans les couloirs du château, dévale les marches quatre à quatre, donne un grand coup d'épaule dans la porte principale puis saute au-dessus des murets de la cour intérieure pour poser enfin le pied sur l'herbe sombre du parc qui s'endort. Elle n'avait pas ralenti, à aucun moment dans sa course elle ne s'était permise de baisser la cadence ou de faire une pause. De l'endurance, miss Colt ! Rien que de l'endurance ! Au diable les douleurs dans les mollets, au diable les poumons prêts à exploser ! Il était hors de question de céder à la fatigue ou aux crampes. Tout se jouait au mental et rien qu'au mental. Si la tête tient, alors le corps fera avec, point à la ligne ! Voilà Castielle qui martèle la pelouse de ses talons. Mais le parc est grand. Très grand ! Et elle avait encore une trotte devant elle. Surtout que, autant du haut de son étage elle pouvait facilement voir où était partie l'inconnu qui va bientôt prendre un coup de pied aux fesses, autant d'ici c'était plus difficile de juger ! Est-ce que c'était ces arbres-là ? Près de la maison de la Garde-Chasse ? Tiens et d'ailleurs elle était passée où, la Garde-Chasse ? C'était son boulot aussi de veiller à ce que personne ne vienne cueillir des champignons au clair de lune hein !
Ou bien les arbres près des serres ?
Non, c'était ceux-là !
Ou bien ceux-ci ?
*Aaaargh la barbe !*, le moins que l'on puisse dire est que la préfète en service entre dans la Forêt Interdite déjà rouge de colère. La luminosité des étoiles filtrées par les branches ne rendait pas justice à cette teinte vive d'énervement qui colorait la monture de ses lunettes à cet instant !

La nuit, tous les arbres sont gris. Et en plus tous les arbres se ressemblent. Déjà en plein jour c'est la croix et la bannière, de nuit on peut dire que ça rajoute du challenge ! D'ordinaire, un bon challenge, Castielle ne se ferait pas prier. Mais dans ces circonstances particulières, même ça ne pouvait pas la calmer, même un tout petit peu. Plus question de courir tête baissée à présent, puisqu'elle n'avait aucune idée de où se trouvait l'élève en fuite. Si c'était un insomniaque, il restera sans doute dans la partie sécurisée, sans trop s'enfoncer. Par contre, si c'était un abruti en manque de sensation forte ou d'opportunités de se faire tuer, alors il était déjà bien avancé dans le coin sombre de la forêt. Plus qu'à prier que les tarentules géantes aient bien mangé ce soir avant qu'ils ne se croisent !

Procédant méthodiquement, Castielle inspecte d'abord ce qu'elle appelle "L'anneau extérieur". A force d'aller repêcher ses petits camarades à longueur de temps, elle s'était fait une cartographie bien à elle des endroits les plus visités par la population Poudlardienne. Jusqu'à présent elle n'avait du aller jusqu'à la "Zone araignées de la muerta" qu'une seule fois et espérait que le compteur resterait tel quel d'ici demain matin. Pas qu'elle ait peur des araignées mais disons que quand elles font la taille du pick-up de votre père c'est un autre délire que de chasser et capturer une tarentule de taille et de provenance normale ! Et puis de toute manière l’araignée c'est un animal qui craint de base. Toutes ces pattes et ces yeux inutiles ? Franchement, l'évolution s'était ratée sur ce coup-là et-

Trouvé !
Là, assise sur une masse noire que notre préfète passée en mode commando qualifierait de "soit rocher, soit souche", la silhouette pourchassée. Celle qui l'avait fait suer et haleter comme jamais.... une enfant... toute petite... OK...
Sa proie lui tournait le dos et semblait affairée à quelque projet, Castielle faisait tout son possible pour ne pas faire de bruit. A la chasse, la moindre brindille qui craque et bambi se fait la malle à toute vitesse ! Enfin ici c'est une gamine donc elle n'aurait pas de mal à la rattraper mais la soirée à été longue d'accord ?!

À pas de loup, Castielle s'approche doucement, tout doucement, un sourire mauvais sur les lèvres. Se redressant de toute sa taille, elle couvrit de son ombre la feuille de papier sur laquelle dessinait apparemment la petite évadée.
« Hé ! La gribouilleuse ! Tu vas me ranger ton bordel fissa et me suivre sans faire d'histoire si tu veux pas que je te file à bouffer aux acromentules, pigé ? »
Le ton aurait pu faire reculer le printemps à lui tout seul tellement il était glacial.
La môme avait intérêt à obtempérer rapidement, le stock de patience de Castielle était arrivé sold out une fois la troisième salve d'escaliers mouvants passée.
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Elida Cestero, le  Jeu 26 Mar - 21:29

Des couleurs. Des couleurs partout. Je crois que mon esprit a un peu débordé sur la page. Les formes s’assemblent, sans bouger elles semblent pourtant en mouvement, actives comme jamais, réclamant des changements, des nouveautés, presque comme si elles voulaient imiter le vrai ciel, le vrai coucher de soleil. Les images veulent prendre vie ! Elles veulent fuir et rejoindre la réalité de notre monde. Du mien. Pas du leur… Leur monde à eux n’est pourtant pas vraiment idéalisé, il est simplement imagé, parfois noir parfois blanc parfois coloré, parfois monstrueux parfois rêveur, parfois voyageur et parfois scolaire. Ce que je vois. Une vision parfois partagée parfois non. Car parfois je trace sur la feuille une scène sans rêve ni imagination. Et parfois ça devient étrange…

Oh regardez, une image en noir, une forme pleine se dessine et se déplace… Elle arrive, apparaît comme ceci, par magie ! Intriguée je regarde la forme avancer – jusqu’où va-t-elle aller ? Elle remplit la page, entièrement ! La vilaine, elle veut prendre toute la place. Montrer qu’elle est là. Telle une enfant désireuse d’accaparer l’attention de ses parents. On t’a vu, sombre image ! Ne t’en fais pas, viens décorer mon carnet toi aussi. Je fais glisser un doigt sur l’image qui se déplace. Je ne l’ai pas dessiné… D’où vient-elle ?

Je n’ai pas le temps de me retourner pour regarder que s’élève une voix. Méchante. Forte. Qui crie. Qui fait du bruit. Et qui dit des choses méchantes. Je sursaute, le crayon à dessin s’échappe soudain de ma main tandis que les mots entrent dans ma tête. Gribouilleuse ? Bordel ? Acromentules ? Je fixe un instant ma page noircie par l’ombre – ce n’est pas un gribouillage d’enfant ! Vexée, oubliant un instant la vilaine menace, je lève vers la personne un regard mécontent. Qui rapidement devient plus effrayé qu’autre chose. Une grande, très grande, une Poufsouffle à l’insigne de Préfet. C’est pas tant son insigne qui me fait peur, c’est son statut. Élève. Une élève qui vient d’insulter mon travail d’artiste en le qualifiant de gribouillages et de bordel. Ce sont de vilains mots, des mots méchants ! Des mots qui laissent entendre un acte monstrueux à suivre. Comme le grand bleu bavard… Un vol de carnet, peut-être pire.

Et la voix perdue, elle se balade encore voyez-vous car je n’avais pas prévu de parler ce soir, je range tout dans mon sac, une des meilleures protections du monde. Et le sac rejoint le dos, les jambes se tendent rapidement, mais pas prêts à suivre l’inconnue. Non non, il faut s’en éloigner ! Alors je recule, quelques pas en arrière. Horrifiée. Terrifiée peut-être même. Incapable de mettre ne serait-ce qu’un mot sur ce que je ressens. Parce que c’est dangereux. Elle est dangereuse. Menaçante, montrueuse. Les grands sont embêtants. Incompréhensifs. Certains sont mêmes méchants ! D’ailleurs, ce n’est pas une bonne idée de ne pas l’écouter. Mais j’ai rangé mes affaires, c’est un peu ce qu’elle a demandé, non ? Elle a parlé de bordel, elle. Les mots prononcés me reviennent en tête, et la colère revient rapidement. C’est une méchante. Méchante. Méchante. Pas question que je la suive ! Alors je secoue la tête pour dire non. Pour lui dire de me laisser tranquille. Pour lui dire de s’en aller. Et tout ça sans parler.
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Castielle Colt, le  Sam 4 Avr - 18:35

La mioche n'y met pas une once de bonne volonté. Regard mauvais et gestes peu pressés. Castielle, les bras croisés en signe d'attente contrariée, tapote de l'index son biceps gauche. Métronome de son impatience et de son agacement. Après ce qui paraît être une éternité, voilà qu'en prime la gamine se paie sa tête ! Le petit corps se tend, se fige et la défie d'un signe qu'on peut difficilement mal interpréter même dans l’obscurité de la nuit. C'en était trop. La préfète n'avait pas couru, dévalé les escaliers et combattu épines et racines pour ça. Et puis m*rde quoi, elle avait autre chose à foutre que de jouer les chaperons pour artiste en couche-culotte !

Ni une ni deux, la jeune femme attrapa par le bras sa désormais prisonnière. Le membre de sa cadette était aussi épais et résistant qu'un os de poulet et, même si elle savait qu'elle ne devait pas exagérer sous peine de lui faire mal, Castielle avait du mal à gérer sa poigne. La nuit lui donnait déjà la sensation d'avoir été longue alors qu'elle ne faisait que commencer. Non vraiment, la semaine prochaine, elle passera son tour pour la surveillance nocturne ! Que d'autres bonnes poires s'y collent donc !
« Quoi ? Non ? Tu préfères les acromentules c'est ça ? Moi ça me pose pas de soucis hein, ça me fera moins de paperasse ! »
Les élèves ne se rendaient pas compte du travail abattu en tant que préfète. Tous ces documents, ces listes interminables, ces carnets de conduite ! De quoi vous donner un avant-goût du cauchemar qu'est l'administration ! Maintenant, toutes les maisons ont leur spécificités mais de ce qu'avait vu Castielle depuis qu'elle était en poste, les Serdaigles ne semblaient pas plus épargnés que les autres sur ce point-là.

« De toute manière t'as pas le choix. », constat glacial est indéniable. La sorcière tira alors derrière elle ce poids qui ne voulait pas coopérer. Tant pis pour elle, ça lui fera un joli bleu à l'arrivée quand elle l'aura ramenée en haut de sa tour à coups de pied aux fesses ! À cette pensée, Castielle serra les dents. Font ch*er ces Serdaigles à crécher tout en haut d'une tour... elle qui venait à peine de descendre des escaliers, voilà qu'elle était repartie pour les faire dans l'autre sens ! Enfin encore faut-il sortir de la forêt, là-dessus elle était pas aidée.

Un cri étrange résonna entre les troncs et s'envola vers la lune qu'elles ne voyaient que par petits bouts entre les feuilles. Castielle en profita. Une petite menace pour avancer plus vite, y que ça de vrai !
« Ah ou alors tu te sens d'attaque pour des Cinospectres ? Ils adoooorent les enfants pas sages, apparemment leurs âmes sont plus tendres que les enfants obéissants. M'enfin je m'en ferais pas trop même si on croisait la route d'un gobelin buveur de sang, je saurais que je risque rien puisque tu veux pas me suivre. Comme ça il te mangera en première et j'aurais la paix tiens ! »
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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Elida Cestero, le  Lun 6 Avr - 14:05

Elle n’est pas contente, la grande Poufsouffle préfète. Pas contente de mon "non muet", ça se voit, ça s’entend. D’abord parce qu’elle me prend le bras. Et je déteste ça, qu’on me touche sans m’avoir demandé mon autorisation, sans me prévenir non plus, qu’elle me touche tout court, j’aime pas qu’on soit si proche de moi, j’aime pas les inconnus, j’aime pas les élèves. J’aurai bien envie de lui dire de me lâcher à cette méchante, d’essayer d’être un minimum polie avec moi malgré sa mauvaise humeur, mais elle parle fort aussi, si fort que de toute façon elle ne m’entendrait pas, elle a l’air de penser que je veux aller voir les Acromentules, d’ailleurs l’idée semble l’arranger. Je ne peux que secouer à nouveau la tête en pensant à ces bêtes énormes, à leur toile collante et au balais qui nous a sauvé avec la dame. Je déteste les Acromentules, pour les avoir déjà rencontré ce sont vraiment des êtres horribles ! Géantes, immenses même, elles vont vites et n’ont qu’une envie, nous manger. Je ne veux surtout pas y aller chez elles, même pas pour les voir. Et puis, c’est méchant de dire que ça l’arrange si je me faisais manger ! Est-ce que c’est comme ça qu’elle voit les élèves qui l’entourent ? Comme des gens qui lui font faire de la "paperasse" ? On n’y peut rien nous si l’école fonctionne comme ça ! Ni si elle est préfète. Moi tout ce que je veux, c’est qu’elle aussi me laisse tranquille. Ils ont quoi tous ces grands à aimer me déranger ?

Sauf que je n’ai pas le choix, clairement ça se sent. Elle est plus forte que moi, et elle le dit elle-même d’une voix qui laisse entendre que si je refuse une nouvelle fois, je risque beaucoup de choses. Et de toute façon, je n’ai pas la force de récupérer mon bras. Je le sais d’avance, inutile d’essayer de récupérer mon bras, ce serait perdre de l’énergie pour rien en plus de risquer de me faire doublement mal. Alors mes pieds s’activent quand la grande se met à me tirer derrière elle – elle pourrait penser un peu à mes jambes quand même ! Je vais avoir du mal à la suivre correctement si elle va aussi vite… De toute façon, elle n’est pas contente. Je n’arrive pas à savoir si c’est parce que c’est le soir ou si c’est parce que je suis entrée ici, peut-être les deux remarquez, ou bien elle était de mauvaise humeur depuis le début de la journée ou depuis un autre moment. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas du tout agréable de devoir la suivre comme ça. Il y a des grands plus gentils qu’elle, même si c’est pour me demander de m’éloigner de cette forêt !

La forêt n’est pas toute calme elle non plus, elle est remplie des bruits que font la nature habituellement avec le vent et les animaux. Un cri se fait entendre, pas très agréable mais de toute façon, j’aime pas ce qui est trop bruyant. L’inconnue semble savoir ce que c’est car elle parle de Cinospectres. J’ai pas trop idées de ce que c’est, forcément une créature magique vu le bruit et ce qu’elle décrit. Mangeur d’âmes, c’est trop bizarre. Je me demande bien à quoi ça ressemble ces créatures, est-ce que c’est aussi moche qu’une Acromentule ? La fille a l’air de bien s’y connaître en créature magique, elle parle ensuite de Gobelin suceur de sang, tient je savais pas que ça existait ! Je sais que les Gobelin existent, il y en avait à la banque des sorciers, mais buveurs de sang… Enfin bon, je n’ai pas trop envie d’en rencontrer, en plus la grande dit qu’elle se débrouillera pour que je me fasse manger en premier, comme ça elle sera tranquille. Je plisse le nez en l’entendant, sans trop savoir quoi penser. Elle est vraiment trop bizarre ! Qu’est-ce qu’elle fait en tant que préfète si elle semble tant vouloir se débarrasser des autres élèves de l’école ? Moi aussi j’aimerais bien que les autres disparaissent, ils sont bruyants que c’est exaspérant, mais je ne leur souhaite tout de même pas de se faire manger par des créatures ! «Ça ressemble à quoi un Cinospectre ?» Malgré tout, je suis curieuse de savoir. Si elle en parle, elle sait ce que c’est, non ? Je trouve ça bien intéressant moi ! Elle a l'air persuadée que je vais me faire manger par une créature, mais apprendre est toujours important. «Tu sais, t’es pas très gentille. C’est pas parce que t’es pas contente d’être là que tu es obligée d’être aussi méchante. Puis de toute façon, il n’aura pas grand-chose à manger sur moi le gobelin.» Ça c’est vrai, je suis trop petite pour que le repas soit suffisant. Mais ce n’était peut-être pas une super chose à dire. De toute façon, je n’aime pas parler, et je dois me concentrer sur le chemin, cette fille est grande alors elle va bien trop vite pour moi ! Quand même, elle ne voit pas que le sol n’est pas tout lisse ? Non, clairement pas.
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Castielle Colt, le  Mer 8 Avr - 12:50

La gnome traîne la patte. La mauvaise foi de Castielle lui susurre à l'oreille que c'est une fois de plus de la mauvaise volonté tandis que la raison lui intimait de ralentir l'allure pour ne pas qu'elle se torde la cheville. C'est cette dernière qui remporta le bras de fer de pensées, une blessure impliquerait un passage obligatoire à l'infirmerie et la Poufsouffle n'avait pas la moindre envie de continuer les détours. Elle comptait bien ramener la demoiselle jusque dans son nid, sans escales et sans contre-temps.

Les acromentules n'ont pas l'air de lui donner envie. Tant mieux ! Face à son expression effrayée, Castielle se satisfait de sa réplique. Plus vite elles sortiront de cette forêt, au mieux ce sera. C'était sans compter sur la curiosité naturelle des Serdaigle. Enfin, "curiosité". Castielle dirait plus "inclinaison naturelle à casser les pieds avec leurs questions à la noix", ce qui se rapprochait plus de la réalité selon elle.
Soupir. Soupir numéro deux à la réflexion de la petite. C'est vrai qu'aux yeux d'un gobelin affamé, elle faisait office d'amuse-bouche plutôt que de plat principal. M'enfin, y en a qui ont tellement faim qu'ils ne réfléchissent pas à prennent la première proie à portée, car c'est toujours mieux que rien.

Castielle souffla et arrêta la marche une minute, le temps de se baisser pour répondre à la petite rigolote droit dans les yeux. Elle faisait la maline, ça l'agaçait. Quand on est pas en position de force, en règle générale on se fait tout petit et on la ferme. La gamine était trop jeune ou trop stupide pour comprendre cette règle élémentaire de l'être humain, de toute évidence.
« C'est des chiens de l'enfer qui attaquent les langues trop pendues et les petites de fugueuses la nuit. Aussi rapides que des fantômes, tu les vois pas arriver BAM! ils te croquent toute crue avant que t'aies eu le temps de crier ! C'est ça, un cynospectre. Et ouais je suis pas contente. Je suis furieuse parce qu'à cause de toi je dois crapahuter dans les ronces en pleine nuit. Mon boulot c'est de vous garder en sécurité mais les idiots dans ton genre préfère aller jouer leur vie dans la forêt sans raison alors c'est pour ma pomme d'aller tout le temps vous récupérer et c'est énervant au possible. Alors j'ai pas à être gentille, la gribouilleuse, parce que c'est toi qui a merdé, moi je suis là pour réparer tes conneries. »
Castielle reprend son souffle. Elle était vraiment sur les nerfs. Ils sont chiants ces gamins à croire qu'il peut jamais rien leur arriver ! Et après quand tu leur sauves la vie ils ont le culot de te râler dessus ! Travail ingrat que celui de préfète, vraiment.
« Si t'accélères pas le pas, je te porte sur mon épaule comme un sac de patates, c'est compris ? Allez en route, mauvaise troupe ! »

Au loin des cris se répondaient les uns les autres. Normalement, la cabane du garde-chasse devrait pas être trop loin. C'était un nouveau, il avait pas autant d'animaux de compagnie que la précédente avec ses 30 millions d'amis et sa passion pour les énigmes et les puzzles sans queue ni tête.
Castielle souffla par le nez, d’agacement, qu'est-ce qu'il fallait pas faire dans ce château pour que tout tourne rond, franchement !
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Elida Cestero, le  Mer 8 Avr - 19:12

Je me demande bien quelles autres créatures peuvent bien vivre dans cette forêt. Les Acromentules, c’est sûr et certain puisque je les ai vu, et pas de loin, les Sombrals aussi c’est sûr qu’ils habitent par-là, je les ai touché pour de vrai, les Licornes aussi d’ailleurs sont dans la forêt même si monsieur Corbeau a dit qu’elles étaient rares. Et il y a des Botrucs, petites créatures à chercher de jour a dit monsieur Corbeau. Et ensuite ? Des animaux moldus, bien sûr. Hiboux et chouettes, renards et petits insectes, lapins ou lièvres aussi certainement. La grande Poufsouffle ajoute à ma liste le Cinospectre, et ensuite le Gobelin buveur de sang. J’ai une grande liste ! Bien remplie, car petit à petit j’apprends des choses grâce aux livres, et aux gens. Oui, parfois les gens peuvent être utiles pour apprendre des choses… Sauf que la préfète, elle n’a pas l’air d’apprécier mes questions ni mes remarques. Elle soupire, une fois, deux fois, elle souffle, elle s’arrête. Je soupire à mon tour, un peu soulagée, c’est qu’elle va vraiment vite cette grande ! Certainement ne s’en rend-elle pas compte. Ou alors elle s’en fiche. Ou alors c’est moi qui ai l’impression d’aller vite parce qu’en plus d’être petite, mes pieds ont un peu de mal à suivre le rythme sur un sol pas très promeneur. Enfin bon, on ne s’arrête pas pour souffler un peu : j’ai droit à une réponse ! Bien plus détaillée que ce que j’avais demandé, mais ça me va tout à fait.

Un chien de l’enfer donc. Un Cerbère ? En gros, ça doit ressembler à ça. Très rapide, presque invisible. Tel un fantôme. J’aime bien la comparaison. J’aime un peu moins leur nourriture. Les langues trop pendues et les petites de fugueuses la nuit, je trouve que c’est un repas un peu trop précis, la créature semble compliquée niveau repas. Ça fait deux types de personnes. La jeune fille continue de parler, mais je ne l’écoute plus, je suis occupée à réfléchir. Il y a un détail qui me dérange, un gros détail. Langue pendue, sérieusement ? Est-ce qu’elle aussi elle pense qu’ai la langue pendue ? C’est déjà la deuxième personne, en très peu de temps, qui me dit ça ! C’est fou, ça va jamais. Quand je parle pas ça va pas, quand je parle ça va pas. Mais quand est-ce que ça va ? Et puis, qu’est-ce que j’ai dis qui ne va pas ? Au grand, je lui ai expliqué que la Forêt n’était pas que dangereuse, alors d’accord je veux bien le comprendre mais là… C’est parce que j’ai dit que le Gobelin n’aurait pas grand-chose à manger ? Elle exagère ! De toute façon, les grands exagèrent toujours ! Ils m’énervent un peu. De plus en plus.

Surtout qu’elle m’appelle une nouvelle fois la gribouilleuse, c’est ce qui me pousse à me concentrer à nouveau sur les paroles incessantes de la Poufsouffles, parce que je n’aime pas ce mot. Je ne gribouille pas, je dessine, c’est pas la même chose ! C’est pas bien de m’insulter ainsi. Mais ça, elle s’en fiche un peu, beaucoup même. Qu’en a-t-elle à faire du fait de m’avoir dérangé alors que je dessinais tranquillement ? Trouver un coin tranquille, c’est assez rare. Et quand j’en trouve un, hop, y a quelqu’un qui vient me déranger ! Je ne comprends pas pourquoi elle est venue, après tout elle aurait pu dire qu’elle ne m’avait pas vu, non ? Et j’aurais pu dessiner tranquillement. Et comme ça, elle aurait été arrangé si je m’étais fait manger, ça je l’ai bien compris. Ça l’embête d’être ici, ça m’embête qu’elle soit ici. Est-ce compliqué de trouver un compromis là-dessus ? Elle me laisse tranquille, je la laisse tranquille. Mais non, il faut qu’elle se mette à parler encore une fois pour me dire d’accélérer le pas sinon elle va me porter comme un sac à patates. Comment on porte un sac à patates ? À entendre la manière dont elle dit ça, ce n’est pas agréable. De toute façon, j’aime pas qu’on me touche, donc c’est non merci je veux pas essayer.

«Mais je…» Les mots me reviennent en tête, langue pendue, il vaut mieux que je me taise non ? Sauf que je fais ce que je peux, avec mes jambes et mes pieds ! Je soupire, exaspérée par cette fille qui m’embête. Comment je suis censée comprendre ce qu’elle veut ? Je dois répondre là, ou pas ? Que c’est compliqué d’essayer de comprendre les autres élèves ! Et tandis que des cris s’élèvent, se répondent et résonnent dans la forêt nocturne, je finis par murmurer «Je fais ce que je peux.» sans rien ajouter de plus. Pas besoin d’argumenter ni de développer, après tout elle n’a pas l’air intéressée par l’idée que je n’ai pas envie qu’elle soit là, ni par le fait que je suis plus petite. Je ne lui ai rien demandé. Et pourtant, elle se plaint que je ne marche pas assez vite ! Regardez le sol, il n’est pas très lisse. Ça ne m’a pas dérangé les autres fois où j’y suis allée, parce que je pouvais marcher tranquillement. Là, il faut faire de grands pas tout en regardant où je vais, mais c’est compliqué, je trébuche sur les cailloux et les racines. Mais chut, il ne faut rien dire. Avancer, sans quoi je serais portée comme un sac à patates et c’est non merci. D’ailleurs, j’accélère encore un peu à cette idée. Hésitante à poser une nouvelle question, mais je me retiens – pour l’instant.
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Castielle Colt, le  Sam 11 Avr - 18:23

Les arbres défilent et se ressemblent. Castielle aime les forêt, d'ordinaire, mais celle-là lui sortait par les yeux. Depuis son arrivée, elle n'avait été source que de problèmes et de nuits blanches. Qu'est-ce que tous ces abrutis lui trouvait ? Ça demeurait un mystère, même un an et demi après son intégration dans l'école. Poudlard n'avait aucun sens. Et pourtant elle était réputée comme une bonne école à l'étranger ! Sauf qu'au delà de l'Atlantique, on ne se doutait pas de la moitié du quart des absurdités de cette école de magie. Les horaires, les profs, un arbre tueur et une forêt pleine de saloperies en tout genre. Et c'était sans parler de la bouffe qui était un vrai calvaire pour toute personne ayant grandi avec autre chose que de l'eau chaude durant son enfance ! C'est dans des moments comme celui-là que Castielle voulait se barrer, fabriquer un radeau et tirer sa révérence sur le lac, direction la mer et bye bye les losers !

Nouveau soupir. Elle était loin de l'eau là, c'était clair. De la sueur sur le front d'avoir fait tant d'effort, de marcher à allure soutenue tout en tirant derrière elle son poids mort de onze ans, Castielle s'arrêta, leva le nez et grogna. On y voyait comme à travers une pelle, même pas d'étoile directrice pour l'aider ne serait-ce qu'un tout petit peu. Pourtant là d'où elle venait, on voyait la lune, non ? Ça voudrait dire qu'elle les avait emmené plus profondément dans la forêt plutôt que l'inverse ? Impossible !
« Qu'est-ce que c'est que cette blague encore ? », la préfète observa autour d'elle, essayant de se repérer. Elle était persuadée d'avoir pris la bonne direction. La Poufsouffle n'était pas une novice en la matière, son passé en camp militaire l'avait bien formé à l'orientation dans la nature, elle était sûre et certaine qu'elle n'avait pas fait d'erreur. Et pourtant les faits étaient là.

« Bouge pas. », ordre donné d'une voix qui n'acceptait aucune contestation. C'était pas le moment de la défier, il faisait définitivement nuit, l'air se rafraîchissait rapidement et la lumière filtrait mal dans ce coin boisé. Castielle examina un tronc, puis un autre. C'était bizarre. Alors elle décida de sortir sa baguette et de lancer un bon vieux sort de #Pointe Au Nord. Son bout de bois magique tourna sur lui-même comme l'aurait fait une aiguille de boussole avant de se stabiliser. « Ok mais ça a pas de sens, si le nord est par là... », ça voulait dire qu'elle était partie nord-ouest ? « Saleté de forêt magique, pu*ain ! », la sorcière savait que les enchantements entre ces branches étaient nombreux. On ne pouvait pas se fier complètement à ses sens.

« Bon », dit-elle en voulant reprendre la main de sa prise du soir, « Faut qu'on vire à l'est, tu vois le tronc là ? Y a plein de mousse dessus, c'est normal parce qu'on est dans un pays du nord et que le temps est souvent humide. Eh bien, un truc de survie, c'est de voir là où il y a le plus de mousse, de lichens et autres parasites sur l'arbre. Ça indique plus ou moins le nord. Nous on doit aller à l'est, donc vers la droite de la où c'est le plus dense. Compris ? »
Compris ou pas, c'était l'heure de repartir et sans traîner. Si sa baguette indiquait les points cardinaux, il fallait espérer ne pas tomber sur une bestiole qui aurait eu l'idée de sortir à la recherche d'un casse-croûte de nuit. Clairement sa comparse n'était pas de taille à affronter quoi que ce soit, à moins que les trolls ne soient allergiques à la pastel.
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Elida Cestero, le  Mar 14 Avr - 17:55

La Forêt Interdite est un bel endroit tant que rien ni personne ne vient me déranger. Surtout personne, parce que j’aime bien les animaux, et selon la créature qui vient me rendre visite je peux faire de belles découvertes, de beaux dessins. J’aime la nouveauté, mais il y a des limites. La magie c’est bien, Poudlard en tant qu’endroit d’enseignement aussi, les créatures, les livres… Mais pas les élèves. La nouveauté agréable s’arrête à la frontière entre tout ce que j’aime et les élèves. Il n’y a pas grand-chose que j’aime pas, si ? Les gens, le bruit. C’est pas bien compliqué, malheureusement les deux sont liés et bien trop présents. Alors venir dans la Forêt Interdite est une bonne idée, mais il y a des limites ! Comme l’arrivée de cette grande inconnue qui est en train de me tirer par le bras pour me ramener au château tout en me présentant diverses créatures apparemment affamées et intéressées par un repas constitué d’élèves qui se promènent par ici. Certaines créatures valent mieux d’être simplement connues par des livres et des informations données par des gens intelligents, ou assez pour connaître quelques trucs, plutôt que d’être rencontrées en chair et en os, ou un truc comme ça.

Retourner au château, vraiment ? Je ne m’étais pas beaucoup éloignée, juste un peu enfoncée pour m’installer dans un coin tranquille face au coucher de soleil. Un soleil maintenant couché d’ailleurs… Sauf que la Poufsouffle préfète m’a interrompue, et hop hop hop m’a emmené sans que je ne regarde rien. Et voilà cette même personne se met à parler de blague dans un ton qui n’inspire pas confiance avant de m’ordonner de ne pas bouger. Curieuse, je l’observe sans réagir se mettre à observer les troncs. Ni un oui, ni un non, mais promis je bouge pas. C’est très bizarre ce qu’elle fait là, moi aussi j’aime bien regarder les troncs des arbres, et leurs feuilles et leurs branches et leurs fleurs, mais je n’aurais pas cru qu’en pleine marche, elle se décide à contempler la forêt. Pourtant, elle n’a pas l’air de quelqu’un qui fait ça juste pour le plaisir – elle cherche quelque chose. Et pour s’aider, la voilà qui sort un morceau de bois, sa baguette ! Quelques drôles de mots, un sortilège qui m’est inconnu, et la baguette s’agite. Pointe au Nord, facile à comprendre : l’embêtante cherche le Nord. Mon réflexe à moi aurait été de chercher l’étoile du Nord, mais avec les arbres on ne voit pas le ciel. Pratique son sort ! Je le note dans un coin de ma tête tout en la regardant et en l’écoutant réfléchir sur la logique du chemin.

On est perdu. Tout simplement, c’est sûr et certain, et c’est seulement maintenant que ça me vient en tête ? Pourtant, ça se voit, il suffit de regarder et d’écouter la plus grande ! Elle insulte la forêt, qui n’a rien demandé d’autre que d’être tranquille je tiens à faire remarquer. Non mais oh, elle fait ce qu’elle veut la forêt ! Elle grandit, elle fait pousser des arbres, elle abrite des créatures, elle fait sa vie, pas la peine de lui en vouloir ainsi. Enfin bref, je ne fais pas de remarque. Même en dehors des cours, je reste une élève attentive, et la grande qui m’a dérangé en séance de dessin se révèle être un bon professeur de repérage et en orientation. La mousse, c’est le signe du nord. Forcément par ici, il y en a beaucoup partout, mais avec un peu d’observation on voit bien qu’un des "côtés" de l’arbre en possède plus que les autres. Et comme apparemment, la jeune fille veut aller à l’Est, on part à droite ! Certainement que l’école est à l’Est. Je ne connaissais pas cette technique, moi je suis plus repérage dans le ciel ou par des détails qui ne changent pas, mais toutes les nouvelles informations sont bonnes à prendre !

Oubliant rapidement qu’elle m’a grandement dérangée tout à l’heure, je lève vers elle un regard impressionné, et émerveillé il faut bien le dire. «Oui j’ai compris !» Elle s’en fiche certainement de savoir si j’ai compris ou non, mais je tiens à noter ma compréhension, c’est très très important, au moins pour moi. «T’es une aventurière ? Une voyageuse ? Comment tu sais tout ça ? C’est super fort cette technique !» Oui je sais, c’est peut-être pas le moment de demander ça. D’après elle, on est en danger de se faire manger par des créatures… Mais il y a bien plus important à mes yeux ! Se repérer, utiliser le monde autour de soi pour ne pas se perdre, c’est utile. Même si moi, c’est avec les étoiles que je le fais, savoir tout utiliser est important ! Alors forcément, cette fille doit être extraordinaire !
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Castielle Colt, le  Mar 21 Avr - 18:22

Castielle n'aimait pas cette situation et ses lunettes non plus. D'ailleurs ces dernières ne se privaient pas de le lui faire remarqué, ses montures étaient devenues sombre et elle avait l'impression qu'elles déteignaient même sur ses verres ! Ou alors c'était juste l'obscurité ambiante de la forêt dans cette nuit sans lune apparente dessous les arbres, ça pouvait jouer aussi. Toujours est-il que la préfète commençait à avoir du mal à regarder où elle mettait les pieds et manqua de trébucher plus d'une fois, ce qui était d'autant plus délicat qu'elle mettait toujours un point d'honneur à tenir le bras, la main ou la manche de sa fugitive en toute circonstance. Les marmots sont une plaie sans nom : une milliseconde d’inattention et ces petites bestioles se volatilisent en vous laissant des traces collantes d'on ne sait quoi dans la main. En plus ils reniflent tout le temps et posent trop de questions. Castielle n'était vraiment pas fan du concept d'enfant, vraiment pas.

En étant pragmatique, elle se dit qu'elle aurait bien besoin de lumière. Sauf que sa baguette était déjà prise. Elle ne pouvait décemment pas faire confiance à la petiote dont elle doutait qu'elle sache seulement comment lacer ses chaussures (alors lancer un Lumos, n'y pensons même pas !). Cette idée s’éteigna aussi sec lorsque qu'elle se dit que de toute manière, agiter une source de lumière comme ça en pleine nuit, c'était le meilleur moyen de signaler sa position à des indésirables. Son but dans la vie étant d'éviter le plus possible les indésirables, elle préféra s'abstenir. Elle en avait déjà une au bout du bras, pas la peine d'en rajouter.

La menace du gobelin suceur de sang ne faisait plus effet. Dans sa petite caboche blonde, c'était apparemment difficile de stocker une information ou une consigne trop longtemps... En temps normal, Castielle aurait soupiré de manière agacée et lancé une réplique acerbe à sa cadette enquiquineuse. Mais la gribouilleuse touchait une corde sensible de son ego surdimensionné en choisissant ces mots-là. Avec un regain de fierté, bombage de torse à l'appui, la préfète remonta ses lunettes sur son nez d'un froissement d’appendice que seuls les habitués des loupes en son genre sont capables.
« C'est pas super fort, c'est la base de la survie et oui je suis aventurière ET voyageuse. J'ai même mon propre bateau. Et j'ai appris ça à l'armée. On y apprend plein de trucs là-bas : survivre, se protéger, savoir quand se taire et écouter les ordres, le respect de la hiérarchie... Un savoir-vivre qui manque cruellement aux élèves dans ton genre ! Et tu sais ce qu'on fait, à l'armée, des têtes de mules qui s'obstinent à désobéir ? On les enferme dans un tout petit cabanon, sans fenêtre, avec seulement une ration d'eau et un morceau de pain par jour. Puis on les laisse seul, pour qu'ils puissent bien réfléchir aux conséquences de leurs actes et pourquoi ils ne sont que des abrutis. C'est une méthode qui marche, je la testerais sur toi dés qu'on sera rentrée tiens ! Près de la maison du garde-chasse il y a justement un petit abri de jardin qui serait pile poil à ta taill- »

La fin de sa phrase mourut dans sa gorge tandis qu'elle plaquait sa cadette contre un gros tronc tout proche, un doigt levé contre ses lèvres pour l'inciter au silence. Des bruits de sabots au loin l'avait fait se mettre en alerte. Hippogriffes ? Centaures ? Licornes ? La Poufouffle serait bien incapable de faire la différence avec une simple écoute étouffée par la distance. Peu importe qui martelait le sol de la forêt, ça s'éloignait d'elle à vitesse régulière. Sa curiosité de chasseuse la poussa à s'agenouiller dans la terre humide afin d'inspecter les traces qui s'y étaient imprégnées. Est-ce qu'il existait des permis de chasse version sorcier ? Si c'était le cas, il lui en fallait absolument un !

« Allez, dit-elle un ton plus bas que d'ordinaire, on n'est plus très loin. »
Les lumières du château devraient réapparaître d'ici quelques minutes, si ses calculs étaient exacts.
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Elida Cestero, le  Jeu 23 Avr - 14:21

C’est beau le noir. J’aime bien, cette couleur unie mais pas tout à fait qui fait de nous des aveugles incapables de se repérer. Bien sûr, il y a un peu de lumière avec les étoiles et la lune, et puis la nuit n’a jamais été totalement noire, sauf parfois… En tout cas, être entourée de cette couleur laisserait libre court à l’imagination si je ne devais pas me concentrer sur le chemin pour éviter de trébucher et de me trouver étalée par terre. Que dirait la grande préfète sinon ? Elle n’a déjà pas l’air contente d’être là, et elle-même semble avoir un peu de mal à suivre, il vaut mieux veiller à faire attention.

Si la grande ne trouve pas qu’elle est super forte, moi je persiste à croire que si, elle l’est. Car pour elle c’est la base de la survie, mais ce n’est pas tout à fait ça puisqu’on ne nous l’apprend pas. On apprend à manger et à marcher, pas à se repérer de cette manière. Sauf si elle est aventurière ou voyageuse, voir les deux puisqu’elle s’affirme ainsi. J’aurai bien pleins de questions à lui poser, lui demander si elle connaît les étoiles aussi, si elle a déjà voyagé seule, ce qu’elle a découvert… Mais la préfète enchaîne, elle dit qu’elle a un bateau ce qui est une chose trop géniale aussi, et puis elle se met à faire un long discours sur l’armée pour énumérer ce que d’après elle je ne sais pas faire. Sauf que ce n’est pas parce que je ne l’ai pas fait aujourd’hui que je le fais jamais. Cette fille a beau se dire aventurière et voyageuse, elle reste une grande qui ne comprend rien ! Mais bon, je ne dis rien, à la place je l’écoute proférer une nouvelle menace qui est celle de m’enfermer dans un abri de jardin près de la cabane du garde-chasse, comme ils font à l’armée.

Je n’ai pas le temps de protester que je me trouve soudainement collée à un arbre tandis que la phrase ne se termine pas. À la fois étonnée et effrayée par ce geste brusque et trop soudain, trop rapide, je regarde la grande sans comprendre alors qu’elle fait le geste qui veut dire ne parle pas. Alors je ne parle pas, je fais le silence et je chercher par mes oreilles ce qui aurait bien pu la pousser à faire ça. Et j’entends un bruit lointain mais pas tant que ça, des sabots claquent sur le sol de la forêt quelque part par là. Des créatures magiques soit affamées soit joueuses, soit en simple promenade… Les pas s’éloignent de nous puisque le son s’efface lentement, mais ça reste intrigant. On a le choix entre des Sombrals, des Licornes ou peut-être même des Pégases ? Ou toute autre créature magique que je ne connais pas, il y en a tant dans les livres !

La préfète est une personne étrange. Difficilement compréhensible, c’est pour dire à quel point elle est bizarre ! Elle se dit aventurière, pourtant elle n’a pas l’air ravie d’être dans la forêt sauf qu’elle n’hésite à se baisser au sol, risquant de toucher le sol pas propre avec son pantalon pour observer rapidement des empreintes. C’est une aventurière un peu spéciale donc ! Embêtante, dérangeant, elle connaître des trucs intéressant certes mais… Je sais pas. En fait, je la trouve étrange. Comme beaucoup de gens me trouvent étranges. C’est vraiment trop compliqué à comprendre les Humains de toute façon ! En tout cas, les traces sur le sol laissent une sensation de danger apparemment, à moins que ce soit le bruit des sabots qu’on entendu un peu plus tôt, car la jeune fille se met à parler plus bas. Finit le grand discours, elle dit juste qu’on n’est plus très loin et on repart à nouveau.

Mais je n’ai pas finit d’apprendre moi ! Non non, attendez vous vous rendez compte de ce dont elle a parlé ? Une voyageuse aventurière possédant un bateau ! Alors qu’elle est encore à Poudlard. Elle fait beaucoup de choses en étant élève… C’est vrai qu’elle est grande, peut-être en dernière année ? Je ne sais plus quel âge ils ont, ceux-là. Enfin, c’est pas important. Ce qui est important, c’est d’essayer de comprendre sauf que je n’y arrive pas. Comprendre une aventurière qui n’aime pas cet endroit tout en étant à Poudlard, c’est particulièrement compliqué. Alors finalement, je n’essaie même pas, et après avoir trébuché sur une énième racine taquine qui sortait du sol, je lui demande «Tu vas vraiment m’enfermer dans l’abri de jardin ?». J’ai pas trop envie voyez-vous, mais je préfère savoir plutôt que d’être prise par surprise.
Castielle Colt
Castielle Colt
Maître de JeuPoufsouffle
Maître de Jeu
Poufsouffle
Année à Poudlard : Septième année

Matière optionnelle : Étude des moldus

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Castielle Colt, le  Sam 25 Avr - 12:26

LA d'Elida

La pointe de sa baguette oscillait de temps en temps, quand Castielle leur faisait prendre un détour à cause d'un arbre ou un rocher ou une plaine suspecte. Difficile d'avancer tout droit quand on un tronc sur son passage tous les deux pas ! Ça ne tiendrait qu'à elle, Castielle raserait cette saloperie de forêt sans le moindre remord. Elle était infesté de trucs tellement improbables, sa magie faisait tourner les têtes et son aura était tellement exagérée dans les légendes et les conversations que c'était un miracle qu'il n'y ait pas plus d'accident. Même ses habitants qui sont pas du genre à leur croquer la tête à vue n'étaient pas non plus des plus amicaux, comme les centaures par exemple. Vraiment, l'existence de cette forêt au pied d'une école était une absurdité sans nom et c'était encore plus absurde quand on se rend compte que la majorité des gens (dont l'administration de l'école elle-même !) ne le comprenait pas d'eux-même !

La lumière était revenue au-dessus des têtes des deux sorcières. Les étoiles et la lune étaient rassurantes, elles les empêchaient de tomber sur une éventuelle mauvaise rencontre et leur assuraient qu'elles se dirigeaient dans la bonne direction. Le château n'était plus très loin. Bientôt Castielle pourra rentrer, prendre un bain plus que mérité avant d'aller s'effondrer sur son lit et dormir comme une masse. Elle n'avait aucune idée de leur et s'en fichait royalement, que sa ronde soit officiellement finie ou non, pour ce soir elle raccrochait. Tout le monde avait ses limites hein !

Une petite voix anxieuse la tire de son rêve d'eau chaude et de bulles de savon toutes douces, la fugueuse commencerait-elle enfin à s'inquiéter de son sort ? Après les menaces de gobelin et du reste, c'était pas trop tôt ! Rien de mieux qu'une bonne peur de la punition pour maintenir quelqu'un dans le droit chemin, n'en déplaise aux bien-pensants de la soi-disant méthode douce. Castielle s'arrête une seconde tandis que la gribouilleuse trébuchait une énième fois. C'est qu'avec ses petites jambes et des petits pieds, forcément c'était pas simple. Sourire joueur sur le visage de la préfète qui n'augurait rien de bon. Si c'était l'abri de jardin son point de levier, alors elle n'aurait aucun scrupule à l'utiliser. Les poings sur les hanches, le regard plongeant dans ceux de sa cadette, Castielle annonça d'une voix on ne peut plus sérieuse (et ce malgré son léger essoufflement) :
« Oui, vraiment. Fallait y réfléchir à deux fois avant d'enfreindre le règlement, p'tite tête ! Tu crois quoi ? Que tu peux échapper aux règles sans conséquences ? C'est pas comme ça que ça fonctionne la vie, désolée de te décevoir mais t'es pas plus spéciale qu'un autre et donc t'as pas droit à un traitement différent qu'un autre ! »
Parce qu'au final c'était ça qui l'énervait le plus, avec ce job. Les élèves qui se croient plus malins, plus forts, plus spéciaux, que le reste du monde. Les autres sont des idiots et des moutons mais pas eux, non eux ils sortent la nuit pour retrouver leur amoureuse alors vous comprenez c'est pas pareil. Les autres ont pas de bonnes raison mais eux sont tellement différent qu'ils s'octroient le droit d'ignorer les règles de bases. Pour eux c'est pas pareil voyons, ils sont tellement plus intelligents que tout le monde et en particulier les préfets qui font respecter ce règlement comme des automates ! Mais eux ils ont raison vous voyez, parce que eux sont au-dessus de toutes ces considérations. Oui, c'est ça qui la mettait hors d'elle à chaque fois : cette arrogance, cette logique de l'exception. Alors que non, tous ceux qu'elle avait chopé étaient faits du même matériaux que les autres : vous n'êtes pas spécial à ce point, faut grandir un peu et arrêter de se comporter en enfants-rois pourris gâtés !

Castielle souffla du nez, agacée, avant de se pencher en avant et d'attraper sa prise du soir par la taille. D'un mouvement qui ne lui demanda pas plus d'effort que pour soulever un grand chat, la petite se retrouva pliée sur son épaule, la tête pendant dans le dos de la préfète. « Allez, sac à patates ! On y est mais tu vas finir par te fouler la chevilles à force de trébucher ! Alors en route mauvaise troupe et pas de protestations qui soit hein la nuit a été suffisamment longue comme ça ! »
Elle mangeait pas assez la gamine, Castielle la porta jusqu'au château sans soucis. Elle s'arrêta même près de la cabane du garde-chasse pour lui montrer le fameux abri de jardin, lui disant que si elle devait la retrouver dehors après le couvre-feu ou dans la forêt en général c'était là qu'elle l'enfermerait sans sommation. La préfète n'avait bien évidemment aucune idée de ce qu'il y avait à l'intérieur mais peu importait : le plus important était que la petite y croit et se tienne désormais à carreaux.

La montée vers la salle commune des Serdaigle était interminable. Trop de marches. Des marches qu'elle sera obligée de redescendre en plus après ! Ahr cette Serdy ne lui aura rien épargné aujourd'hui, vraiment ! Une fois le passage que le passage se refermait derrière la silhouette de l'oisillon rentrée au nid, Castielle grogna dans le couloir vide et sombre. Allez, bientôt le bain et le lit... courage...

[Fin du RP pour moi  :kiss: ]
Elida Cestero
Elida Cestero
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Deuxième année

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


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Re: Les grands sont vraiment des personnes embêtantes qui ne comprennent rien ! [Terminé]
Elida Cestero, le  Dim 26 Avr - 15:22

J’aurais pas dû poser cette question. Normalement, c’est bien de se renseigner, mais la grande n’a pas l’air contente du tout de ma question car elle se met à parler du règlement qu’il faut respecter sinon il y a des punitions. Comme si je le savais pas, mais je n’avais jamais entendu parler d’abris de jardin comme punition… En même temps, j’imagine que les élèves ne parlent pas de leurs punitions. Mais moi, je ne savais pas qu’on avait le droit d’enfermer des gens dans un abri de jardin ! Il est à la personne qu’on appelle garde-chasse, non ? Je me demande ce qu’il y a dedans, les Sorciers n’utilisent pas d’objets moldus. Mais l’heure n’est pas à la réflexion, d’ailleurs si je devais découvrir l’intérieur ce serait mieux de jour que de nuit comme ça… En tout cas, la grande ressemble à une adulte méchante quand elle met ses poings sur le côté, elle paraît encore plus grande que ce qu’elle est certainement, elle fait peur. On dirait mamie, du moins l’image que j’en garde quand j’étais toute petite : grande, sévère, pas très souriante, à réclamer du calme. Alors c’était calme à la maison, si calme que je ne suis pas habituée au bruit et que moi non plus je n’aime pas ça. Bref, la grande ressemble à ma mamie avec cet air sérieusement mécontent, mais je ne suis pas sûre que ce soit une chose à dire, ça pourrait la vexer. En plus, elle a l’air de croire que je me pense spéciale et que pour ça je penserais ne pas pouvoir être punie.

Je sais très bien qu’on n’a pas le droit d’aller là, et je sais tout aussi bien qu’on peut se faire punir si on nous voit y aller. Mais elle ne comprend pas – elle ne comprendra jamais. Tout ce bruit que font les autres et qui résonne dans les oreilles et dans la tête pour empêcher de se concentrer, de travailler, de dessiner et même de rêver. Elle ne pense pas à tous ces moments où on est regroupé, elle ne s’imagine pas que tout le monde n’apprécie pas. Elle n’a donc pas idée de l’envie de s’écarter de tous ces gens dérangeants. Même le parc n’est pas toujours suffisant comme échappatoire. Alors que dans la Forêt Interdite, il n’y a personne. Il y a les créatures, et si elles communiquent parfois par la voix, ce n’est pas toujours le cas. Elles sont bien plus calmes et silencieuses. C’est vrai, ce n’est pas toujours agréable leur silence car il peut être dangereux comme avec les Acromentules.  C’est vrai, parfois il y a du bruit, mais ce ne sont pas des mots superposés qui font un brouillon mental. C’est agréable d’être ici, plongée dans la nature. Entre les arbres et les fleurs, les couleurs et le noir, les animaux moldus et les créatures magiques. Ça peut être dangereux, oui, mais au final ça l’est autant que l’école car les élèves sont méchants eux aussi.

Mais je ne dis rien, je garde le silence, je laisse les accusations fuser. Puisqu’elle ne comprendrait pas, ça ne sert à rien de parler et de s’embêter à expliquer pour qu’au final elle n’écoute même pas car elle s’en fiche complètement. À la place, je soutiens son regard qui n’a rien de gentil jusqu’à me retrouver la tête en bas et le regard posé sur le dos de la Poufsouffle sans trop comprendre comment. En quelques mouvements, je trouve placée dans une position qui n’a rien, mais vraiment rien, de confortable. «Lâche-moi !» Paniquée par cette position plus qu’inhabituelle, j’essaie de la faire me lâcher mais au final, ça ne fait rien, ça ne sert à rien. Pourtant, je sais marcher toute seule même si je suis petite. Sauf que la grande s’en fiche, elle décide que je suis un sac à patates. Apparemment, ça se porte comme ça un sac à patates, moi qui me posais la question tout à l’heure… Et bien, je n’ai pas envie d’être un sac à patates. Mais ça a l’air pareil, et en plus elle me donne une espèce d’argument idiot puisque je sais très bien marcher sans me faire mal. Elle refuse les protestations en déclarant que la nuit avait déjà été suffisamment longue comme ça, ce qui est totalement faux car elle a à peine commencé. Mais je dis rien, je râle intérieurement parce qu’elle m’embête. Mon carnet ne va pas aimer ce voyage dans mon sac…

On marche on marche, on arrive près du fameux abri de jardin dans lequel je ne vais finalement pas dormir. Ce sera pour une prochaine fois apparemment parce que la préfète ainsi sur ses menaces, entre la Forêt Interdite et le couvre-feu ça me laisse plus aucune sorties de possibles ! Ni le calme du soir ni celui de la forêt ? Merveilleux. Vraiment, la grande ne comprend rien. Ne comprendra jamais rien. Est-ce qu’elle croit que je n’y retournerais jamais jamais ? Surtout que monsieur Corbeau a dit que je pouvais retourner du côté des Sombrals si je voulais le revoir. Et monsieur Corbeau est gentil, lui. Au lieu de faire le méchant comme cette fille, il m’a montré des créatures que je ne connaissais pas. Je soupire donc pendant que la grande continue sa route, elle monte les escaliers menant à la tour de ma maison. Elle est haute ma Salle Commune, ça permet de bien voir les étoiles. Et lorsqu’enfin elle me dépose par terre, c’est devant la passage. L’énigme est simple, mais je ne devrais pas avoir le droit d’y répondre avec une Poufsouffle à côté. Sauf qu’un regard à la grande et j’abandonne l’idée de lui faire la remarque. De toute façon, les énigmes changent souvent. Alors je réponds et je rentre, heureusement la préfète ne me suit pas. Une fois dans la Salle Commune, je pars me réfugier devant le feu de cheminée. Il n’y a plus personne à cette heure-ci, mais je n’ai pas envie d’aller dormir. J’irais plus tard. La Poufsouffle m’a dérangé en plein dessin, alors je vais en faire un nouveau d’abord.

Fin du rp, merci à toi !
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