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Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
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Artemis Wildsmith
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Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 30 Mar - 17:35

Nuit aux mille et une éprouvantes

Saison XXX - Printemps - Avec Loredana Sparks - Suite d'ici.



Son atterrissage dénotait déjà un bouleversement lui emmêlant les baskets – il peine à se tenir droit. Brinquebalant jusqu’à la porte de la Cabane qu’il ouvre à la volée, ce n’est que là qu’une idée frappe le front contrarié : il n’aurait jamais du rentrer. A la façon qu’il a de se ruer dans la cuisine, les genoux tremblants de colère, à la recherche d’un quelque chose qui pourrait l’assomer, anéantir ses douloureuses pensées. Les placards sont bruyamment remués jusqu’à ce que l’un d’entre eux dévoile une trouvaille qui le soulage. Vorace, il s’empare d’une bouteille de whisky pur feu pas tout à fait entamée – excellente idée. Pensait-il sincèrement que l’alcool allait consoler son chagrin ? Pas tout à fait, mais il espérait ainsi engloutir les plaies de la soirée, submerger la Bête qui aimait tant se délecter de ses intenses colères. Véritable glouton, le goulot coule jusqu’à ses lèvres pour avaler gorgées et gorgées du liquide brûlant. Noyer presque le gosier, il tousse avant de remarquer la présence de l’elfe de maison. Les oreilles de la créatures sont aplaties, inquiètes : Monsieur Arty ? Avec fracas la bouteille claque sur le comptoir de la cuisine, en même temps que son rugissement, VA TE COUCHER BALTHAZAR ! Malgré l’obscurité, il devine le frissonnement de frayeur de Balthy qui immédiatement s’enfuit. Jamais, il n’avait haussé la voix face à l’elfe. Évidemment, il s’en préoccuperait plus tard, à cet instant les lèvres picotantes appellent de nouveau le liquide hâlé.  

Mais non, rien n’y fait, il n’a pas le temps d’attendre que la soirée s’échappe de ses rétines bouillonnantes, que la douleur s’apaise. C’est une enclume à épines qu’il a au creux du ventre et dont il cherche désespérément à se débarrasser. Il grogne, appuyant fort sur les paupières afin que les images les souvenirs de Riley s’enfoncent loin loin loin pour ne revenir que plus tard, bien plus tard. Mais ces derniers sont robustes, accompagnés des réminiscences des parents. Il ne voit que ça, son père, sa mère épinglés juste devant lui, une curieuse envie de vomir. Eux qu’il avait toujours considérés comme aimants, parfaits, étaient désormais troublés par cette histoire de sœur cachée depuis des années. Une déception que sa tête tourbillonnaire ne pouvait gérer.
Une des chaises de la cuisine est élue première victime du déchaînement du Loup, alors qu’il la détruit sur les meubles, des à-coups ponctués de vociférations éclatantes. Mais rien ne le satisfait, ni les boucles commençant à être floutées par le whisky ingurgité, ni les brisures du bois. Il veut arrêter son cerveau de turbiner, suspendre l’électricité des neurones effrénés. Pour ça rien de mieux que d’écrabouiller le poing sur le mur, se briser les phalanges divertirait peut-être la tête inondée de ténébreuses pensées. A chaque coup qu’il donne, c’est l’enfance mensongère qu’il frappe, la Bête agitée qu’il tente vainement d’enfoncer dans les entrailles. Non, vraiment, il n’aurait pas du rentrer.
Loredana Wildsmith
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Lun 30 Mar - 18:42

Je n’aimais pas passer mes nuits seule dans ce lit dont un côté était froid. J’avais pris l’habitude de m’endormir au milieu lorsqu’il n’était pas là, chauffer les deux côtés pour donner la sensation qu’il n’y avait pas d’absence. Les missions mangemoresque du Poufsouffle se déroulaient souvent tard dans la nuit. Si au début cela me dérangeait, j’avais fini par m’y faire, acceptant le fait qu’il ne pouvait pas me raconter tout ce qu’il faisait avec Cinquante-Deux. J’avais promis de ne jamais le mettre en danger ou mettre en danger l’Ordre en lui-même. Alors je me taisais, jouais mon rôle de Partisane à la perfection. Cinquante-Deux comme Arty connaissaient mes opinions sur la chose. Et évidemment, aujourd’hui, je n’avais pas remarqué le masque qui était toujours présent à la maison, bien trop fatiguée pour vérifier quoique ce soit. J’avais confiance en lui.
Après l’avoir attendu quelques heures en m’occupant comme je le pouvais, j’avais fini par succomber à l’appel du lit. La fatigue était rare dans mon cas, elle était donc précieuse et je me devais d’écouter mon corps lorsqu’il me demandait de tomber dans les bras de Morphée sans me poser de questions. Pourtant, la nuit fut de courte, très courte durée, deux ou trois heures, pas plus. Je suis réveillée en sursaut d’un sommeil sans rêves par des cris, des bruits de bois qui se cassent et de poings qui s’abîment. L’oreiller sur la tête, je pousse une légère plainte montrant ma mauvaise humeur. Avant de me lever, d’enfiler un t-shirt trop grand et de rejoindre la cuisine bien déterminée à lui faire part de mon mécontentement.

Arty, je suis d’accord pour ne pas poser de questions quand tu rentres à pas d’heure, mais pu*ain, aie au moins le respect de rentrer en silence ! Je m’arrête net en voyant son état. Le cœur se déchire, s’effrite, s’échappe, s’efface, tout cela en même temps. S’il y a bien une chose qui me rendait dingue, complètement impuissante, c’était bien de le voir dans cet état sans en connaître la raison. D’ailleurs, c’était la première fois qu’une telle situation se présentait à moi. Jamais le Poufsouffle ne s’était mis dans un état pareil sans que cela soit de ma faute. Sans réfléchir, je contourne toutes les règles, me fiche des paroles criardes qu’il pourrait balancer par colère, je n’avais pas peur non plus d’une main qui partirait par erreur pour me claquer la joue. S’il avait appris une mauvaise nouvelle ou avait assisté à quelque chose qui l’avait complètement retourné, je me devais d’être là, d’essayer de comprendre. En espérant qu’il n’oublie pas qu’il pouvait toujours compter sur moi. Ça semblait peine perdue. Un Arty colérique était compliqué à calmer. Là où du monde reculerait, moi j’avançais. Hey, dis-moi ce qui se passe, Arty, c’est une voix douce inquiète et tremblante, la nausée qui me noue la gorge. Si je parviens à retenir mes cheveux de prendre une couleur blanche qui pourrait l’énerver davantage, ce n’est pas le cas de ma peau qui blanchit malgré moi et ce, pas vraiment à cause de la Métamorphomagie, mais bien parce que la situation me rendait malade, avant même qu’il ne me parle, avant même que tout explose – en espérant que non.
Je prends doucement quoiqu’un peu fermement sa tête entre mes deux mains, le poussant difficilement à me regarder en face. Je ne savais même pas si j’avais réellement envie qu’il me raconte tout tout de suite. À cet instant, je ne voulais qu’une chose : le serrer contre moi. Malheureusement, il n’était pas vraiment question de le pousser, le forcer à quoique ce soit. Juste tenter d’être seulement présente. La difficulté n’était pas moindre, gérer mon don et ma colère pour m’assurer que rien ne s’envenime. Je ne voulais pas d’une nouvelle crise, l’idée qu’il perde le contrôle ou que je le perde moi m’était insupportable. Alors je me contenterai du minimum, de faire passer le message, qu’il sache que j’étais là.

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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mar 31 Mar - 14:45

Ça avait été une bien brève accalmie. La voix mécontente de l’Épouse avait sifflé aux oreilles du Poufsouffle, suspension de l’explosion : Loredana. Comme s’il avait oublié qu’elle pouvait être là, dans cette Cabane, là, en face de lui. Délicieuse chaleur lorsqu’elle dépose ses mains sur ses joues, certaines choses n’avaient pas changé, ne s’étaient pas brisées. La preuve était là, sur ces lèvres qu’il effleurait après s’être doucement penché. Il dépose peut-être en passant quelques gouttes du liquide brun, il veut l’embrasser, ne le fait pas. Se détourner rapidement de la bouche de l’Amoureuse pour chuchoter à son oreille comme une inquiétante mise en garde, j’ai envie d’me transformer, parce que les os tordus déchirés valaient mieux que la peine qui le rongeait. Tu peux pas rester là. Cette parole le fait sourire, il sait à quel point c’était vain.

Cependant, il ne contrôle pas les bras de la fureur qui brutalement s’emparent de lui pour le faire reculer vivement tout en s’exclamant, mais tu vas rester là n’est-ce pas ? Il s’éloigne, récupère cette bouteille qu’il veut absolument terminer, encore une deux trois longues gorgées. Incapable de choisir entre l’irritation dans laquelle le plongeait la la célèbre témérité de l’Amoureuse, et la douceur de la savoir près de lui, juste ici. Excepté que la colère n’acceptait pas le doux, pas maintenant, ce n’était pas le moment. Ce qui se passe Loderana… Lui faire face, de loin, et tandis qu’il l’observe, il voit sur la mine déconfite inquiète de la jeune femme, son propre reflet. Le sale état dans lequel étaient ses boucles suintant de whisky, ses joues marquées de frénésie - et ça le fait éclater de rire. Le genre d’éclats cyniques et jaunes faisant tressaillir les murs. J’étais avec une fille, ne pas noter tout de suite l’ambiguïté du début de cette histoire, déjà, il marque une pause, c’était là la toute dernière gorgée de cette sacrée bouteille de whisky pur feu. Elle est vide, il la fait dangereusement danser entre ses doigts abîmés, on discute tranquillement, jusqu’à ce qu’elle me dit qu’elle est orpheline et qu'elle recherche sa mère. Peut-être que ce récit l’aiderait à se calmer, parce qu’il adorait raconter, et que cela occupait le corps déjà en mouvement, animé par le souvenir de la scène. Alors moi, en bon agent du Ministère, qui n’a pas peur de fouiller dans des archives inaccessibles, disons-le, je me propose de l’aider, complexe du héros – on sait. Et là, elle me tend le papier avec le nom de sa mère, à cet instant, le gosier se resserre, les yeux se ferment, comme envahi par le tonnerre d’émotions lorsqu’il avait lu cette écriture, sauf que c’était le nom de ma mère, Lore.

Non, le dire à haute voix n’arrange pas les choses, loin de là. Le verre de la bouteille vient alors se fracasser sur le sol, en même temps que quoi, quelques vases et bibelots, il ne sait pas trop. MA MÈRE ! le répéter n’y changerait rien, MA MÈRE À MOI ! le hurler non plus d’ailleurs. pu*ain de coïncidence de m*rde ! alors qu’il frappe quoi, maintenant ? le canapé peut-être. Il a raison, quelle était la probabilité pour qu’il tombe sur sa sœur ? Impossible, zéro, c’était ce nigaud de destin stupide qui avait encore une fois décidé de mettre des arbres pourris-défoncés sur la route pourtant en ce moment joliment fleurie d’Arty.
Continuer de crier, les doigts rivés sur les tempes qu’il écrase, écrase, écrase. Réprimer en même temps cette terrible idée, celle qui le fait envisager sa parfaite petite Maman adorée chérie d’amour en train d’abandonner Riley.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mar 31 Mar - 17:33

Il y avait eu ce moment, ces quelques secondes où j’avais cru qu’un simple touché sur son visage l’avait calmé. Un bref instant où nos lèvres se sont effleurées, où j’avais eu envie qu’il s’en empare, me rassure, m’assure que ce n’était pas moi, qu’il savait que j’étais là. Pourtant, rapidement il se recule, s’éloigne, rejette le contact. Je passe une langue sur mes lèvres pour me rendre compte du goût alcoolisé qu’il y avait laissé. Il cherche à s’assommer, à oublier un mensonge qui lui était tombé dessus comme un poignard nous transperçait le cœur. L’alcool comme remède éphémère. Je connaissais tout ça. Pourtant, quand il commence ses explications entre rire, incompréhension et colère, c’est un nœud impossible à défaire qui se forme, se serre, dans la gorge. Je peine à avaler ma salive. Commençant par croire qu’il m’avait trompée – oui l’idée était apparue clairement en entendant ces premiers mots -, puis cette pensée se dissipe lorsqu’il reprend. Je peux presque ressentir le désespoir qui se cache dans ses mots, la rage qui lui attrape le creux de l’estomac. Je peux presque entendre la Bête hurler à la lune. Une nouvelle dure à encaisser, face à laquelle je me sens totalement impuissante.

Souffler, ne rien dire, se retourner, fermer les yeux, se concentrer et attendre de pouvoir parler. Chercher quelque part, une bouteille qui se trouverait là. Ouvrir tous les placards et attraper la première bouteille trouvée. L’ouvrir et l’entamer, boire deux, trois, peut-être quatre gorgées d’un coup. Ce n’était clairement pas une sensation agréable et ça me brûlait terriblement la gorge. Je me retourne et avance vers le Poufsouffle pour lui tendre la bouteille ; il en avait bien plus besoin que moi. Je me sens impuissante, totalement perdue. Lui qui avait longtemps vanté les mérites de ses parents, lui qui les aimait jusqu’à les faire oublier pour les protéger. Lui qui utilisait les recettes de sa mère pour cuisiner. Il se retrouvait perdu, sans repères. Je m’attendais à tout, mais certainement pas à ça.
Pourtant, je ne devais pas montrer un signe de faiblesse, mon but étant de l’empêcher d’exploser, de se transformer - au départ. Était-ce seulement possible si lui-même refusait totalement de se battre ? Je… blocage total, les mots ne sortent pas. La peur de le contrarier, de tout gâcher, qu’il tente de me blesser autant que lui l’était. Les phrases justes ne parviennent pas à apparaître dans ma tête et la voix est tremblante. Je suis désolée que ça te soit tombé dessus comme ça. Je me mords fort la lèvre inférieure, sachant très bien ce qui allait arriver. Tant pis, je serre fort pour ne pas laisser la Métamorphomagie s’exprimer, je me reprends. Un effort énorme et tellement difficile. Je le regarde alors, tente une nouvelle approche, une main qui cherche son contact. Exprime-toi, bois, casse quelque chose, crie, on peut même utiliser les graines de la dernière fois… Je savais comment il pouvait être, comment il pouvait devenir. Si habituellement, cela ne m’avait jamais fait peur, aujourd’hui était différent. Je n’étais pas la cause de sa colère. Se pourrait-il qu’il trouve le moyen de m’y inclure ? Cependant, le forcer à refouler ses ressentis auraient été une mauvaise idée. Il fallait qu’il crache tout ce qu’il avait. Quand tu n’auras plus rien, on se débrouillera pour que tu saches toute la vérité. Se débrouiller pour qu'il connaisse toute l'histoire. S'en tenir à ce qu'il savait déjà serait l'empêcher d'avancer. En réalité, j’avais envie d’exploser, de sortir pour hurler. J’avais vécu dans le mensonge moi aussi, me souvenant de ce salon que j’avais saccagé en apprenant la nouvelle, le miroir brisé et la Métamorphomagie qui avait fini par apparaître. Si la vérité avait été difficile à entendre, elle m'avait permis d'accepter, d'avancer, de me venger - mais la situation était peut-être différente dans son cas. En réalité, je ne voulais pas lui montrer à lui que j’étais totalement impuissante, persuadée que mes paroles seraient vaines.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Ven 3 Avr - 14:56

C’est difficile, les neurones tous azimuts pour rattraper les pensées éclatées, éparpillées dans le cerveau hurlant. Ça lui fait mal, pire que les dizaines de transformations, pire que les souvenirs traumatiques de torture, de rupture, d’abandon. Le tout s’accumule sur la nuque lui écrabouillant la tête, le forçant à courber l’échine face à cette terrible révélation. Alors moi aussi, j’suis désolé, parce que quelque part il présage bien que ce n’était pas seulement renversant pour sa petite personne égocentrique, il s’agissait d’une tempête bousculant les fils relationnels qu’il avait tissé avec d’autres, avec Elle. Désolé aussi que malgré les efforts, le temps, il n’arrivait pas à temporiser le mugissement de la colère, contrairement à une Loredana calme, presque stoïque. S’il ne s’approche d’elle, ce n’est que pour accepter la bouteille qu’elle lui tend, précisant vaguement : pas de kiwicot. La petite graine était assimilée à l’euphorie, au bonheur léger et coloré – pas au drame. S’éloigner rapidement pour trouver refuge dans le canapé seulement accompagné d’une formidable nouvelle bouteille dont le liquide n’a pas le temps de stagner. La vérité hein ? Quelques mots perçants entre deux lichées. J’la connais. Qu’il croit. On a été à l’hôpital, j’ai forcé un médecin à nous faire des tests, encore une nouvelle bêtise, la magie dans un lieu publique surveillé, c’est sûr, c’est ma sœur, demi-sœur, ça veut dire que ma mère a trompé mon père et a abandonné Riley, tout simplement. C’est ironique, il n’y avait rien de simple dans tout ça, et ça coulait nettement moins bien dans la gorge d’Arty que l’alcool brûlant. Le museau interrogatif dépasse soudainement du fauteuil: c’est p’tet même génétique qui sait ? Tromper ? Fuir devant les responsabilités ? il faudrait vite vite arrêter les débilités de déborder de sa bouche contrariée.

Mais la soirée déboule devant ses brouillardeuses rétines, après tout, ne venait-il pas de fuir devant l’Adolescente ? Plus pour lui-même, se rendre compte, j’l’ai laissée là-bas, complètement, seule, j’l’ai abandonnée, qui fait ça ? sérieusement qui fait ça ? Le genre de gars dont l’impulsivité lui fait lancer des Impero à son Amoureuse, la désigne comme proie à un moldu dégoûtant – rien de surprenant au fait qu’il tourne le dos à Riley. Une réalité qui lui fait saisir un joli petit coussin décoratif pour hurler dedans, y cracher le dégoût de son propre comportement.
Pas étonnant que Loredana soit là, comme en retrait, entre hésitation et inquiétude. C’est ce que lui souffle le tissu du coussin, peut-être, alors qu’il décide finalement de s’allonger sur le canapé. Balanstiquer sa pitoyable-misérable carcasse en fixant un blanc plafond – son impeccabilité comme tableau méditatif. T’as peur de quoi, Loredana ? Il pourrait, se redresser, se rapprocher, analyser ses cheveux donc la brunitude n’avait pas varié d’un chouia. Il préfère encercler son désarroi avec les coussins moelleux, plutôt que de risquer de le faire déborder sur l’Amoureuse – la blesser.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Ven 3 Avr - 18:51

Je ne savais pas vraiment pourquoi il s’excusait. Plusieurs fois les limites avaient été dépassées, plusieurs fois il m’avait blessée par des mots forts, par une méchanceté qu’il ne parvenait pas à contenir dès que la langue fourchait. Si je manquais sans doute de filtres, jamais je n’avais essayé de le mettre plus bas que terre. Mais aujourd’hui, aucun mot n’avait débordé du vase, aucune parole méchante envers moi. Peut-être que ces excuses étaient un moyen de prendre les devants, prévenir des méchancetés à venir. Peut-être qu’il était temps pour moi de simplement retourner me coucher ou sortir de la Cabane et attendre que lui soit calmé avant de rentrer. Les jambes hésitent, avancent et reculent sans vraiment savoir où aller. Une chorégraphie maladroite. Et les mots d’Arty n’aidaient en rien à me faire souffler, à recracher cette boule de nerfs qui s’était bloquée dans ma gorge. Arrête, dis pas ça. Sans vraiment savoir où il voulait en venir. L’infidélité n’était pas héréditaire et rien de tout cela ne l’était. Je sais que t’es pas comme ça. Parce que j’avais cette sensation qu’il tenait à moi, j’avais confiance en lui. Nous avions vécu trop de choses pour qu’il s’en tienne à fuir.

Les choses étaient loin de s’arranger. Il se flagellait, se rendait coupable de choses qui, au final, n’avaient pas une grande importance. C’est une nouvelle éprouvante, tu ne peux pas te blâmer d’avoir des réactions non-réfléchies et humaines. Parce que j’étais comme ça moi aussi et s’il y avait des choses que j’avais du mal à accepter, j’avais cette pensée égoïste de me dire qu’il avait le droit, parce que ce n’était pas moi. Malgré tout, si l’alcool semblait être la bienvenue entre ses lèvres, il ne semblait pas vouloir de moi près de lui. La preuve est qu’il préfère la douceur d’un canapé plutôt que les bras de sa femme. Qu’importe, il fallait qu’il extériorise comme il le pouvait, sans même prendre la peine de dissimuler ses cris sous un oreiller. Je m’approche de lui pour m’accroupir, me mettre à son niveau. Sa question résonne dans ma tête, je ne sais que répondre. Il a sans doute remarqué la tension qui résidait derrière ma tête, que je camouflais. Il n’était pas bête, me connaissais assez pour savoir que ce n’était pas dans mes habitudes de rester si calme. De quoi veux-tu que j’aie peur ? Ce n’était pas le moment de lui faire une liste de tout ce qui me traversait actuellement.
Je me rapproche pour chuchoter dans son oreille, le souffle lui chatouillant probablement le cou. Je veux simplement t’aider. J’aime pas te voir comme ça. Il y a peut-être un moyen de savoir exactement ce qu’il s’est passé. Ce qui me faisait penser à ma proposition. Ce jour-là, lors de notre voyage en Écosse où je lui avais suggéré de trouver un moyen de rendre la mémoire à ses parents. S’ils détenaient le secret, le mieux serait de directement leur poser la question. Était-il capable de se souvenir de ses mots que j'avais employés ? Peut-être pas dans son état, mais ce n’était sûrement pas le bon moment pour lui parler de solution. Il devait digérer la nouvelle, y réfléchir sous un nouveau jour. Une main se pose sur son bras, même si je me doutais que son hyperactivité le ferait se lever, marcher, crier aussi peut-être. Mais ma main tremble, s'agite et je me relève pour faire quelques pas, dos au Poufsouffle. Attends. Dos à lui les yeux se ferment, le visage se crispe, mais les cheveux restent intacts. J'allais finir par exploser. Je porte la main jusqu'à ma bouche pour y planter mes crocs. Je mords fort fort fort entre le pouce et l'index jusqu'à ce qu'elle se perce, laissant place à quelques petites billes de sang. Gérer les situations difficiles n'étaient pas une choses aisée pour une personne déjà perturbée à l'intérieur.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mar 14 Avr - 16:16

La prudence et la douceur dont faisait preuve Loredana, la compréhension même, contrastait avec l’implosion intérieure. Il avait besoin de faire jaillir la désillusion acide lui parcourant les entrailles, qu’elle s’en aille ailleurs, qu’elle gicle sur les murs de la Cabane plutôt que sur ses os à lui. Mais le passé et les événements avaient dessiné comme une barrière de sécurité, l’Amoureuse était là, et il devait à tout prix contenir contenir contenir la fureur dans les limites du canapé, surtout, que ça ne déborde pas, que ça ne ricoche pas sur les cheveux de la Métamorphomage qui s’accrochaient désespérément au brun. Il sait que c’est de cela qu’elle devrait avoir peur, aveuglé par la contrariété, qu’il ne se rende pas compte des mutilations qu’il pourrait lui infliger, juste pour le plaisir de ne pas être le seul à souffrir. Égoïste petit qui malgré tout, tente de contrôler la respiration, de fermer les yeux pour laisser son cerveau osciller dans les douces vagues de whisky commençant à s’agiter.
Lorsque Loredana se place près de lui, il en frissonnerait presque du risque qu’elle prenait, d’être là, si proche. Mais les paroles lui réchauffant l’oreille le font cligner des paupières, il en avait presque oublié la page chiffonnée lovée au fond de sa poche. Oui, il y avait un moyen de savoir ce qu’il s’était passé, s’il se concentrait, s’il s’entraînait à lancer pareil sortilège, surtout, surtout, s’il était prêt à affronter un passé qui soudainement, s’était transformé en un bien nébuleux brouillard.

Il se redresse, les boucles dans un élan interrogatif, accrochent la silhouette tournée de la jeune femme. Curieuse posture qui met en suspension la fulmination intérieure, un instant, se demander ce qu’elle faisait. Les baskets frôlent de nouveau le sol, chavirent alors que les lames du parquet semblent tanguer d’un mouvement provoqué par l’alcool ingurgité. Son piètre état le fait tout de même aborder la Métamorphomage qu’il tourne vers lui, face à face obligé.
Qu’est-ce qui se passe ? Étonnant comme en une foulée de seconde, l’ivresse avait enlisé les neurones contrariés. Immédiatement, ses pupilles dilatées remarquent la morsure infligée à la main de l’Amoureuse, dont il se saisit. La surprise entrouvre la bouche du Fripon, les mots lui manquent tandis que ses yeux ne peuvent se détacher de la blessure. Il sait à quel point le trouble dont elle souffrait accumulait en elle des émotions qu’elle ne savait pas gérer, pu*ain ! Se détourner vivement, entremêlage d’émotions entre la peine de la voir s’infliger pareille douleur, et la vue du sang, ces petites gouttes de rouge réveillant une Bête tonitruante faisant vibrer la cage thoracique. J’devrais pas t’mettre toute cette m*rde sur le dos ! Il avait tout déversé, sans aucun filtre, il l’avait accablée du secret et du bouleversement des conséquence – elle n’avait pas cillé, contrôlant à la perfection la métamorphomagie pourtant indisciplinée. C’est en gesticulant de nouveau que le Poufsouffle réalise, il était en train de saccager l’intérieur de son Amoureuse.

Alors il s’éloigne, chancelle de droite à gauche à la recherche d’un nouveau réceptacle : une table de cuisine encore inattaquée par cette nuit affolante. S’asseoir directement dessus, à la grande déception des chaises. De loin, les yeux plissés épinglent la Gryffondor, il n’y arriverait pas, gérer à la fois l’autodestruction de sa femme et l’effondrement de son enfance, c’était tâche trop ardue pour son front furieux et terriblement inquiet. J’dois m’attendre à ce que tu sautes par la fenêtre ? Non, les boucles raisonnables convulsent immédiatement de regret, c’était méchant, piquant il déglutit, essaie de se rattraper tant bien que mal, j’peux encaisser tu sais, tout ce que tu as à dire, t’es pas obligée de te barricader derrière une douceur qui de toute façon, ne te ressemble pas. Long long long soupir, la conversation n’allait pas dans un sens qu’il pourrait faire bifurquer, t’es pas obligée d’me ménager. Mensonge. C’est ce que lui hurle son cœur malheureux, il a cruellement besoin de câlins, de s’emberlificoter dans une tendresse réconfortante. Un rappel maternel qui lui fait couler la main dans la poche pour se saisir du petit bout de papier. J’avais trouvé un sortilège, mince filet de voix qui s’échappe, alors qu’il relit les écritures arrachées à l’ouvrage de la bibliothèque. Il y avait là la brillante solution, de quoi neutraliser les effrayants chamboulements.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mar 14 Avr - 18:18

J’aurais largement préféré dissimuler ce mal-être intérieur qui commençait à déborder. La sensation que le feu s’allumait et ne faisait que croître à mesure que mes poumons se remplissaient d’air, ayant l’effet d’un soufflet. Le dos tourné, la douleur se réveille petit à petit. Cette dernière permettait au mal dominant au creux de l’estomac de s’atténuer juste un petit peu. La volonté de montrer que je pouvais être autre chose qu’une boule de nerfs incapable de se contenir, de lui faire voir autre chose, le soutenir, parce que c’était ce que je voulais faire. Seulement, notre passé m’avait appris à faire les choses différemment, ne jamais aggraver une situation. Surtout qu’ici, je n’étais pas la principale concernée. J’étais dans son camp et je savais qu’au fond, il en était conscient. Mais évidemment, plutôt que d’ignorer mon étrange attitude, il avait préféré s’arrêter net, se lever et observer ma main avec un regard qui me déplaisait. J’observe le plafond en me pinçant les lèvres – mal à l’aise – gigotant légèrement, fermant un poing qu’il ne tarde pas à relâcher. Immédiatement, je croise les bras pour cacher la plaie, une position inconsciemment fermée. Un escargot qui retourne dans sa coquille, refusant d’affronter le monde extérieur.

Je ne réponds pas tout de suite à ses questions, secoue simplement la tête à certaines de ses remarques. Je fais quelques pas à la recherche d’un objet, quelque chose à tenir, à inspecter, à tripoter juste pour faire disparaître toutes les émotions accumulées depuis le début de cette conversation et cette envie, cette fichue envie de tout envoyer balader pour le prendre dans mes bras. Juste quelques secondes, arrêter le temps. Pourtant, les choses se dégradent dans ma tête. Des paroles qui me donnent la nausée. Je le fixe avec des yeux ronds avant de balancer le verre que j’avais dans la main contre un mur, suivi d’un petit cri strident avant de souffler, me passer la main dans les cheveux, le front humide, l’estomac douloureux. Je ne dis toujours rien, me contente de serrer les dents, refusant toujours d’exploser pleinement. Parce qu’il ne fallait pas, parce que je n'avais pas le droit. Je ne voulais pas que les confidences soient bannies de notre relation. Ça va aller, ça va aller. Je respire alors un bon coup, m’avançant de nouveau vers lui, sans aucune crainte désromais. La peur qu'il me fasse du mal comme envolée. Il avait accepté de m’épouser. Dans n’importe quelle circonstance, je restais sa femme. C’est avec un calme retenu que je m’empare doucement du papier qu’il tenait dans sa main. Malgré toutes ces paroles insensées qu’il venait de balancer, ce geste, cette volonté de me faire part de sa trouvaille était là une manière de montrer qu’au fond, il avait besoin de moi. Je voulais le croire. Je regarde le contenu du papier froissé, un sortilège que je ne connaissais pas, une manière de faire retrouver la mémoire à ses parents. Il semblait complexe, mais pas impossible.

Je lève les yeux vers Arty, ne cherche pas davantage, ne laisse pas sa place à la réflexion. Je le prends simplement dans mes bras. Refusant de laisser la colère prendre le dessus sur nous. La faire sortir oui, mais de façon plus protectrice, qu’elle ne nous atteigne plus, ne nous sépare plus. Laisser le silence parler à ma place, les gestes doux montrer mon amour pour lui. Puis murmurer doucement, je serai là d’accord ? Reprendre son visage entre mes mains, le regarder en face tout proche, je pouvais presque sentir sa rage, voulais qu'il s'en débarrasse pour que je la récupère. C’est peut-être pas ce que tu veux entendre, mais je serai là quand tu seras prêt. Puis poser mon front contre le sien, laisser ces quelques secondes s’éterniser, ne sachant pas combien de temps cette étreinte durerait.

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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mer 15 Avr - 10:43

Les éclats de verre lui font relever le museau de la page arrachée, les lèvres pincées, oui, il savait qu’il méritait amplement cet élan saccageur de vaisselle de la part de l’Amoureuse. Il fut même soulagé qu’il n’y ait rien de plus, un simple silence rehaussant les battements bruyants de son cœur alors que la Gryffondor s’approche. S’attendre à une quelconque insulte ou remontrance pour les mots acerbes qu’il venait de lui lancer, mais au lieu de ça, le voici imbibé de délicatesse. Lentement, la regarder s’emparer de la feuille, il ne peut alors empêcher les yeux de se perdre sur sa tenue nocturne. L’électricité des neurones navigue alors brutalement sur un terrain qui le fait brièvement rougir, se demander comme ça en passant si la jeune femme était nue sous ce long tee-shirt. Secouer rapidement la tête et dans l’étreinte, savourer les chatouilles que déposait la chevelure de Loredana sur son nez. Il veut rester là, entre ses bras, bercé par les mots consolants qu’elle lui chuchote.
Voici le cœur légèrement apaisé, entièrement concentré sur celui de l’Amoureuse qui battait là aussi, tout proche. Alors s’il coule rapidement de son perchoir qu’était la table de la cuisine, c’est pour s’attacher davantage à elle, la serrer contre lui. Découvrir qu'elle avait le don de l'adoucir, le charmer. Je veux que tu sois là. C’est un doux aveu qu’il fait là, de ne pas avoir imaginé entreprendre telle aventure traumatique sans elle. Tendre parenthèse, saisir les calmes secondes pour l’embrasser, l’embrasser encore en agrippant ses hanches. Il sent la douce chaleur gagner un ventre bouleversé, il pourrait s’y plonger.  

Avant que la réalité ne vienne percer cette adorable bulle, mais je sais pas lancer ce sortilège, Lore. La mémoire n’était pas un matériel avec lequel il pouvait expérimenter, se tromper, recommencer. C’est pas le genre de sortilèges que je réussis. Encore moins lorsque l'émotion lui percutait le front. Le Poufsouffle avait cette qualité de savoir exactement que sa magie était plutôt destructrice que manipulatrice. C’est peut-être ça, qui le fait de nouveau quitter les bras de Loredana pour exercer des pas agités dans la cuisine, cette inquiétude de rater, de bousiller le cervelet des parents. Et puis, le voulait-il vraiment ? J’sais même pas si j’ai envie de savoir, j’préfère… Quoi ? Tout briser casser jusqu’à ce que le manque d’énergie le fasse s’écrouler ? Sûrement. Les rainures du plan de travail sur lequel les mains s’appuient lui renvoient immédiatement les cheveux bruns de sa sœur, mais j’dois au moins ça à Riley. La gorge s’écorche de penser à l’Adolescente qu’il avait abandonnée, était-il encore temps de se retourner et de fouiller les rues de Londres pour la récupérer ? Je sais pas je sais pas JE SAIS PAS ! Une nouvelle fois la voix s’élève, il se frapperait la tête sur les meubles pour ne plus subir cette confusion désordonnée qui s’emparait de ses boucles instables. Dans cet instant-là, la tentation de la transformation devenait d’une alléchance incroyable, penser à autre chose, être autre chose. Inspirer expirer inspirer expirer n’y changeait rien, le doute ne cessait de lui grignoter l’échine – impossible de réfléchir.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mer 15 Avr - 14:35

C’était un instant de douceur, une pause dans cette agitation, quelques secondes où tout redevient calme à l’extérieur, même si les sensations internes se montraient bien plus capricieuses. Je les ignore, tente de les faire s’évaporer en serrant Arty dans mes bras, une étreinte chaleureuse, suivie d’un baiser qui laissait presque envisager qu’une suite était possible malgré tout ce capharnaüm. Les yeux clos, je suis rassurée d’avoir la certitude qu’il me voulait prés de lui, qu’il acceptait ma présence en dépit de toutes les émotions qui pouvaient s’échapper contre mon gré. Pourtant, le voilà qui se recule à nouveau, épris d’une nouvelle sensation désagréable au creux de l’estomac, je peux le sentir sans même être à sa place. Parce que c’est exactement pareil dans mon cas. Je ne peux m’empêcher de réprimer un petit grognement d’insatisfaction. Combien de fois allait-il faire ces allers-retours ? Au fond, je savais qu’il avait raison. Comment s’assurer que rien n’empirerait s’il lançait un sortilège aussi complexe ? Comment être sûr qu’il réussirait ?
Pendant que lui se questionne, culpabilise, s’agace à nouveau, je me mets à faire les cent pas, le corps déçu d’être éloigné si brutalement de la chaleur de l’autre. Les yeux qui fixent le sol, se questionnent, le cerveau qui bouillonne et les sur les oreilles pour camoufler les plaintes du Poufsouffle. Je réfléchis, je réfléchis. Je continue de piétiner dans le salon, la cuisine. S’entraîner serait trop risqué, même si je n’hésiterais pas une seconde à être la cible du sortilège si cela devait s’avérer nécessaire.

Les yeux s’illuminent ensuite, se tournent vers le Loup-garou qu’ils fixent, la tête entourée d'une centaine d’étincelles invisibles. J’avais une idée. Une nouvelle fois, et peut-être pas la dernière, je m’avance vers l’Amoureux, lui prends les mains, tente de capter son attention. J’ai une idée… je me mords doucement la lèvre en secouant légèrement la tête, me rappelant que c’était une potion à laquelle il n’accordait pas la moindre importance. Tant pis, je peux me procurer une fiole de Felix Felicis à la boutique. Mes yeux ne lâchent pas les siens, à la recherche de quelque chose, une réaction, un espoir. Avec ça, tu mets toutes les chances de ton côté ! Ajoute à cela le fait que tu es doué en sortilèges, il était rare que je flatte quelqu’un, je suis certaine que ça va être un succès. Évidemment, l’enthousiasme redescend de quelques étages une fois la brillante idée dévoilée. Après, tu peux prendre le temps d’y réfléchir. Cette fois, c’est moi qui me recule légèrement, j’en avais presque oublié ce qu’il venait de dire. Et s’il n’avait pas envie de savoir ? Mais au moins, tu sauras qu’il y a une solution au cas où tu veuilles connaître le fin fond de toute cette histoire. Je tente un léger sourire, espérant parvenir à faire descendre toute cette tension, empêcher une éventuelle transformation.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Jeu 16 Avr - 9:57

Lui-même s’épuisait, les genoux commençaient à craquer de fatigue, de bouleversement. Tenter de se calmer en se concentrant sur le rythme des pas de l’Amoureuse, un métronome berçant le nez déchaîné. Cela pourrait l’agacer, horripiler ses boucles déjà angoissées, mais non, comme rassuré de la réflexion dans laquelle la jeune femme était plongée, pour lui. Les mains se laissent dorloter par l’idée finalement trouvée, le museau rehaussé, attentif. La trouvaille de Loredana navigue dans les flots flous des méninges d’Arty, créant de petites lumières par-ci, par-là, il devait bien reconnaître que c’était là une excellente idée. Un petit coup de pouce potionneux pour son entreprise délicate, l’aider à réaliser un sortilège qu’il ne maîtrisait pas, et sur lequel reposait toutes les prochaines espérances. Il hoche la tête, quelques secondes d’analyse consciencieuse le font oublier de cligner des yeux. Il n’a plus la force de sautiller de joie devant une perspective plus ensoleillée de la visite à ses parents qui se dessinait à l’horizon ; pourtant, ses doigts encadrent délicatement le visage de la Métamorphomage. Des miettes de voix meurtrie s’écoulent alors qu’il dépose son front sur celui de l’Épouse, oui, oui c’est parfait. Ça l’était. Il leur suffisait maintenant, simplement, de concocter pareille potion, et que le Poufsouffle s’entraîne à articuler correctement le sortilège, en passant par l’adéquat mouvement de baguette. Oui, le brouillard commençait à s’éclaircir.

Un tendre frottement de nez qui n’obstruait pas tout le reste, malgré tout. Le Wildsmith devait encore réconforter Riley, motiver son courage jusqu’en Irlande où la déchirure traumatique s’effectuerait. Là se dérouleraient les douloureuses minutes. Refuser d’y penser, pas maintenant, surtout pas maintenant. J’dois éteindre mon cerveau. Une exigence détresse avant que ça ne le dévore entièrement. Le chaud whisky n’avait réussi qu’à le rendre davantage irritable et turbulent, à zigzaguer partout dans la Cabane, mais les neurones culbutaient tout autant, tout le temps, bousculés par le bataillon de pensées. Et il était hors de question d’aller se mêler à la couette, aussi fatigués qu’étaient ses membres éprouvés, il passerait des heures des heures des heures à tourbillonner-pirouetter dans le lit. Le corps s’effondre alors à même le carrelage de la cuisine, une fraîcheur comme soulageante tandis que les mains s’emparent des boucles soudainement flagadas. L’entêtement de la fureur et de la Bête s’éreintaient doucement, et pourtant, toujours défilaient derrière les paupières closes les stroboscopiques images chiffonnantes de la soirée, j’dois éteindre mon cerveau. Répéter la nécessité.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Ven 17 Avr - 14:02

Un soupire de soulagement s’échappe malgré moi. L’idée avait été trouvée, transmise et acceptée. Je suis à la fois ravie, presque surprise de constater que le pire semblait avoir été évité. Les mots qu’il avait sortis plus tôt auraient pu me faire exploser. Pourtant, je savais au fond de moi qu’il fallait parfois s’y prendre autrement, travailler sur un self-control que je ne possédais pas d’ordinaire. Pourtant, pour lui, je l’avais fait et cela semblait avoir fonctionné et nous étions encore tous les deux dans la même pièce, les émotions en vrac, mais avec la certitude d’avoir le soutien de l’autre. Accepter le fait que nous n’étions pas seuls. Au fond de moi, je souhaitais que l’on retrouve notre lit pour profiter des draps qui n’attendaient plus que nous. Se plonger sous une couette réconfortante et se laisser bercer par la respiration de l’autre. Pourtant, il fallait que je me rende à l’évidence : ce n’était pas pour tout de suite, peut-être même loin de là. Le voilà au sol, désemparé, le cerveau en ébullition. J’aurais aimé pouvoir entrer dans sa tête y démêler les nœuds pour tout remettre en place. Je n’avais aucune possibilité de changer tout cela. Il me fallait agir autrement.

C’est sans vraiment prendre le temps de la réflexion que je m’installe derrière lui, les jambes de part-et-d’autre, les bras autour de sa taille, la tête posée délicatement sur son épaule. Le t-shirt légèrement remonté découvre entièrement mes jambes, je n’y prête aucune attention. La volonté de lui changer les idées, faire en sorte qu’il pense à autre chose était bien plus importante. Les mains se baladent amoureusement sur le ventre, remontent au niveau du torse. Tu pourrais lancer des feux d’artifices. Je me souvenais de ce merveilleux moment en Écosse, la jolie surprise vu du toit du Chalet. Un instant romantique entre deux discussions agitées. Il avait toujours rêvé de faire exploser ses propres créations, j’ignorais si c’était toujours d’actualité. N’était-il pas le bon moment pour lui poser la question ? Un bon moyen qu’il oublie quelques instants sa journée où toute son enfance avait été remise en question. Quand est-ce que tu fabriques les tiens ? Je voulais être ta première cliente. Je souris, le serrant davantage contre moi. Loredana tout en étincelle, trèèèès Sparks. Rire un instant avant de secouer la tête. M'enfin...c’est vrai que je ne suis plus une Sparks. Faire ressortir toutes les choses positives de la vie du Poufsouffle. En attendant de découvrir la vérité, ne pas s’arrêter de vivre.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Sam 18 Avr - 10:03

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Les caresses brodées sur son ventre captivent les battements ralentis du cœur, la sanguinaire colère finirait presque par se résorber complètement, sous les doigts de Loredana. Un instant, les paupières closes calfeutrent les mauvaises pensées, Arty tout entier au bercement de l’étreinte. Incroyable comment le contact doucereux soulage les boucles ; se rappeler qu’il n’y avait pas que la violence et la rage. Alors lui aussi se laisse doucement aller aux câlineries alors que ses ongles ondulent sur les cuisses découvertes de l’Amoureuse – rassurante chaleur. Il y avait déjà au creux de ces tendres secondes, les prémices de l’anesthésie des émotions bouleversées, pourtant, les cils s’agitent de surprise en entendant la proposition de l’Épouse. Maintenant ? Les lèvres jusqu’ici paralysées de fureur s’étirent finalement dans un mince sourire, il devait au moins reconnaître l’adorable bienveillance de la jeune femme, à vouloir divertir un cerveau surchargé.
Ainsi, oui, pourquoi pas maintenant. C’était un merveilleux projet qu’il ne cessait de retarder, et puisqu’il n’était certainement pas prêt à s’enfoncer dans les draps, autant occuper ces heures caverneuses autrement qu’en se tourmentant.

Le Poufsouffle se retourne vivement, contraignant la Métamorphomage à s’allonger sur le carrelage froid de la cuisine, et dépose son frais sourire sur ses lèvres. C’est pas parce que tu n’es plus une Sparks que tu n’étincelles plus, au contraire. Oh, l’artyesque romantisme commençait à émerger de sa frimousse apaisée, j’suis désolé pour c’que j’ai dit, la fenêtre, tout ça, légendaire accordéoniste, à coups d’affabilité et de baisers, il tente d’écraser le courroux dans le ventre. Mêler les boucles rassurées aux mèches brunes de la Gryffondor, joyeuses retrouvailles, j’aime pas qu’tu te fasses du mal, encore moins quand c’est de ma faute. Note pour plus tard, éviter d’encombrer le cœur de Loredana de maintes épaisseurs de rocambolesques émotions. Et puis ! je pensais qu’il n’y avait que mes crocs qui pouvaient percer ta peau. C’est la personnalité entière de Fripon qui refait surface, en laissant place aux douillettes taquineries. Un dernier tendrelet baiser qu’il aimerait prolonger.
Mais fallait quitter le sol, se lever, et accaparer les mains pour qu’elles se plongent dans le pyrotechnique travail plutôt que sous le tee-shirt de l’Amoureuse. D’abord, saisir quelque part Bélésaire et farfouiller dans les entrailles du sac jusqu’à ressortir différentes petites fusées, magiques et moldues. De rapides gestes spasmodiques, des allées et venues pour enfin exposer les différents feux sur la table de la cuisine, phase sérieuse d’observation, Arty debout les bras croisés sur une poitrine concentrée.

Récapitulation pour Loredana mais aussi pour lui-même, le point de départ de sa tâche de futur artificier. Là, c’est des fusées moldues, ça explose, ça fait des couleurs, c’est joli. Le menton s’anime sous la mécanique des méninges réfléchissantes, là, on a les fusées magiques, presque pareilles, sauf que les artifices sont enchantés, explosent dans tous les sens et créent de jolies formes animées dans le ciel. Une longue tirade qui agitent les intestins, remuent les quantités de whisky avalées, j’dois trouver un moyen d’enchanter ces fusées-là, les moldues, pour qu’elles explosent magiquement comme je le veux ; conclusion : j’ai trop bu.
Splendide ! Ses paumes de mains frictionnent le visage afin qu’il ne s’endorme pas d’ivresse, précieux moment où le museau s’ébroue sous une nouvelle idée. Les baskets de nouveau gambillantes s’en vont chercher un petit sachet caché dans les tréfonds des meubles de cuisine, je sais que j’avais dit non… alors qu’il farfouille, farfouille, farfouille, le cri de victoire s’échappe enfin des lèvres joyeuses en même temps qu’il attrape les graines magiques. Oui, c'est bien connu, s’il y avait quelque chose qui l’empêcherait de vomir, c’était le kiwicot, célèbre remède. Aucune hésitation avant d’avaler le petit bout de drogue, le lendemain serait prodigieusement patraque – tant pis. Extraire une seconde graine, la tendre malicieusement vers l’Amoureuse, tu veux ? enfin, tu peux aller te recoucher aussi, parce que finalement, l’espièglerie le fait saisir le kiwicot destiné à la jeune femme entre ses dents, c’est là qu’elle viendrait s’en emparer.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Sam 18 Avr - 14:38

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Allongée sur le sol, j’ignore le froid du sol sur mon cou, mes bras, qui passe à travers le simple t-shirt que je portais en guise de pyjama. Il avait raison, en laissant le nom étincelant de mon père, il avait pris un tout nouveau sens. À la seconde où je m’étais officiellement appelée Wildsmith, le soulagement avait été présent. Rayonner de nouveau en me disant que ma famille biologique était désormais loin derrière moi, pour le moment. Une impression restait pourtant dans un coin de ma tête, une sensation que je refoulais. Je savais qu’un jour mon père finira par resurgir. Néanmoins, j’avais désormais la sensation de m’être libérée de leurs filets, enfin ! Oublier le nom de Sparks, me concentrer sur le mot, l’étincelle, les étincelles qui jailliraient de ces fusées colorées. Secouer la tête en murmurant des non aux excuses du Poufsouffle. Il n’y avait aucune raison de s’excuser, parce que je savais que mes réactions pouvaient être similaires. Ce n’est en aucun cas de ta faute, je suis comme ça. Puis j’avais ri en le retrouvant lui et ses éternelles taquineries. L’effet est meilleur quand il s’agit de tes crocs à toi, tu peux en être certain.

Sur ce petit sourire, abandonner encore l’étreinte, les câlins, pour se concentrer sur des choses pertinentes qui lui permettraient de se changer les idées, de penser à autre chose afin de prendre le recul nécessaire. À l’écoute de chacun de ses mots, les pensées vacillent, s’envolent vers les feux qui avaient illuminé les arbres écossais. Moldus ou sorciers, je n’en avais aucune idée, je me souvenais simplement de l’instant ralenti, le bouquet final.
Le claquement des tiroirs de la cuisine me ramène à la réalité, le voici en compagnie de la petite graine qui nous avait fait tourner la tête le soir de la première pleine lune que nous avions passé ensemble. Un doux souvenir pour une nuit difficile. Il en avale une, me tend l’autre que je m’apprête à attraper. C’était sans compter sur sa friponnerie habituelle, celle de toujours me mettre au défi. C’est qu’il commençait à réellement me connaître. Il savait pertinemment que je ne reculais jamais, jouait beaucoup de cela. Alors évidemment, c’est lentement mais sûrement que je me rapproche, entoure l’Amoureux de mes bras avant d’approcher ma tête de la sienne, la pencher légèrement pour saisir le Kiwicot entre mes dents. Me servir de ma langue pour le faire entrer dans ma bouche avant de l’avaler. Bien trop proche pour reculer tout de suite, je vole encore quelques secondes pour m’emparer des lèvres du Poufsouffle pour un dernier baiser, avant de retourner à l’activité du soir – de la nuit.

Je n’attends pas que les effets commencent à arriver, je nous entraîne à l’extérieur nous et les nombreuses fusées à l’intérieur de Bélésaire. Très peu vêtue, le vent me fait rapidement frissonner, mais je l’ignore, m’en fiche, je veux pouvoir observer les jeux de lumières brûlantes. Les minutes s’écoulent tandis que je cherche un endroit idéal juste à côté de la Cabane, ne pas trop s’éloigner non plus. Durant ces instants, la tête commence à s’alléger, de petites étoiles scintillantes viennent accompagner les vraies qui logeaient dans la nuit noire. Mon sourire s’élargit tandis que ma tête se lève, lève, lève jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus. Je regarde alors Arty, puis les feux d’artifices. Comment on fait pour enchanter un feu d’artifice ? Je me place derrière lui pour un énième câlin un peu plus sensuel. Cette drogue avait décidément un effet qui développait le toucher dans mon cas. J'aimerais être un feu d’artifice. Je m’envolerais comme ça, je m’éloigne légèrement pour mimer avec ma main le décollage d’une fusée non sans un bruit effectué avec ma bouche, et j’exploserais en de minuscules petites étincelles qui ne s’éteindraient pas avant d’avoir touché le sol. Le sourire toujours collé aux lèvres, je me place devant le Lycan, tu penses que tu pourrais faire de moi un feu d’artifice ? Le pire dans tout ça, c’est que j’étais sérieuse.
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Re: Nuit aux mille et une éprouvantes [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Dim 19 Avr - 22:11

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L’air rafraichi de la nuit printanière calme aussi les effluves de l’alcool, l’estomac en surchauffe. Gigantesque inspiration puisqu’il s’agissait de se concentrer pour exploser des lumières dans le ciel noir. L’impression fournie par la graine avalé, ils étaient là, tous les deux, les pieds frôlant la rosée presque matinale maintenant, bientôt, il se ferait avaler par l’obscurité. D’où cette nécessité suprême-extrême de jouer des feux d’artifice, de faire tonitruer leur booms afin d’exorciser les douleurs intérieures. Et puis il y avait le visage de Loredana, d’une sublime netteté malgré la pénombre, malgré le kiwicot. C’est les lèvres pincées, large sourire dissimulé, que le Poufsouffle profite de cette façon qu’elle avait d’être d’un tactile accentué sous les effets de la substance magique. Si t’étais un feu d’artifice, tu serais multicolore, évidemment, la métamorphomagie ne permettrait pas une certaine dominance, ou peut-être du rouge. Si tu veux, alors qu’il rapproche ses paupières papillonnantes de celles de l’Amoureuse, quand tu seras morte, on mêlera tes cendres à la poudre d’un feu d’artifice. Parfaite conversation romantique, comme ça, pouf, les mains dessinent l’explosion en dessous des nuages, tu seras pleeeein de petites lumières volantes, il n’empêche, ce n’était pas une si piètre idée, fabuleusement merveilleuse en réalité.
Pourtant, malgré cette pensée de funérailles feux d’artifice, il l’embrasse comme si c’était la dernière fois, les lèvres font provision de la douceur de celles de l’Épouse, mais j’veux pas qu’tu meurs. Joyeuse graine dans l’estomac qui fait divaguer les idées jusqu’aux plus macabres, à en oublier Bélésaire et les fusées qu’il contenait.

Comme une envie de faire aussi des provisions d’autre chose alors que les mains du Loup-garou s’en vont réchauffer le corps de la Métamorphomage sous le simple tee-shirt qu’elle porte. Les doigts courent, volètent sur la peau frissonnante, essaient de la rapprocher tant qu’il voudrait la mettre dans la poche de son pull à la manière d’une maman kangourou. Mais s’il soulève son sweat ce n’est pas pour initier une étreinte plus ardente, la galanterie le fait respirer brièvement et tendre le pull à la jeune femme, tiens, tu vas avoir froid. Étonnant, alors que le ventre bouillonnant aurait plutôt aimé la défaire de la seule épaisseur de tissu qu’elle portait.
Sans jamais la quitter du regard, les pupilles désireuses harponnées aux traits de l’Amoureuse, j’peux p’tet faire un feu d’artifice avec ton visage, si j’pense fooooort fort fort à toi en fermant les yeux, ça devrait fonctionner ! Oui, parce que la magie c’était comme les vœux – bien évidemment. Il rit de sa propre imagination enfantine, en allant soutirer une des fusées moldues du sac. La déposer doucement dans l’herbe humide et s’accroupir près d’elle, accompagnée d’Odette III pas totalement réveillée. Lancer un sort, enchanter le feu d’artifice pour qu'il fasse scintiller la frimousse de l’Aimée dans le ciel de Pré-Au-Lard endormi, l’enthousiasme lui picote les doigts, mais par où commencer ? Se laisser entièrement guider par la drogue magique et simplement articuler les formules tanguant sur ses papilles. #Abracadabra boom boom Loredana, le bois pointé sur la fusée.

Ce n’était pas glorieux, mais pour les boucles curieuses du Fripon, c’était largement suffisant, ne restait plus qu’un #Incendio pour allumer la mèche. Le dos bascule en arrière pour s’allonger sur le sol mouillé, observer son exploit pyrotechnique, qui, en réalité, éclate de façon parfaitement traditionnelle, deux couleurs allumant les quelques nuages paresseux. Enfin, ça n’empêchait pas le Wildsmith de sourire béatement, les rétines suspendues aux étincelles tombantes.
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