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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
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Elenna Benson
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La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Elenna Benson, le  Mar 7 Avr - 23:54

Saison 31 - Printemps - 19h50
Rp avec Lilith Bee


La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu.


C
e n’était pas possible. Impossible. Lorsque j’avais vu ce bel oiseau de feu si significatif pour moi, la joie s’était emparée de tout mon être. J’avais souri, sans parler de mon cœur qui s’était mis à battre la chamade. Un Phénix. Qui que ce soit, je savais que les intentions étaient les meilleurs du monde. Beau clin d’œil d’un passé qui n’était pas totalement sombre, éclairé par ce feu ardent qui caractérisait l’Ordre du Phénix. Amy m’avait répondu bien plus vite que je ne l’aurais pensé et le parchemin à peine ouvert, je devinais l’émotion qui avait animé la jeune femme. La plume avait été énergique, rapide, enjouée sûrement. J’étais ravie, que dis-je, comblée d’apprendre que tout allait bien pour celle que j’avais surnommée mini-piou et soulagée de lire que je lui avais manqué autant qu’à elle. Je remuais légèrement la tête pour chasser les quelques larmes de joie qui menaçaient de couler.

Et pourtant, plus je lisais et plus je me sentais perdue. L’horreur s’ancrait sur mon visage peu à peu. Laurae. Si chaque membre de notre groupe comptait énormément pour moi, cette jeune femme avait toujours eu un petit quelque chose. Impossible. Les mots se suivaient mais n’avaient plus de sens. La fin de la lettre n’avait pas d’intérêt, plus maintenant. Laurae nous a quitté. Elle nous a quitté. J’aurais pu comprendre autre chose, j’aurais même pu lui trouver des excuses : un voyage à l’étranger, une hibernation dans une grotte, un séjour dans un temple avec ces gens qui ne parlent pas et sans cheveux. Mais non, j’avais de suite compris, ce prénom, ponctué d’une larme qui avait fait couler l’encre. Chaque lettre semblait pleurer. Et moi je commençais à suffoquer. Debout au milieu du salon de notre maison, je sentais mes forces me quitter, mes bras me tomber le long du corps et la missive fit quelques tours dans les airs avant de se poser sur le sol avec délicatesse.

Respire. Quelques tâches noires parsemèrent ma vue, inspirer, expirer. Respire. Encore. Franchement, qu’est-ce que je foutais là ? Mes ongles se plantèrent dans la chaire de mes paumes, je sentais la rage bouillir en moi, les larmes remonter à mes yeux. Quelle ironie. Quelques secondes plutôt je manquais d’oxygène et voilà que mon cœur recommençait à tambouriner comme un fou dans ma poitrine. C’était comme s’il allait exploser, comme s’il cherchait à s’échapper de ma cage thoracique. Un peu comme dans ces dessins animés. C’est à ce moment précis que tout parti en c*illes. Les meubles se mirent à voler dans le salon, les bibelots explosèrent en dizaines éclats. Était-ce moi qui criais ? Peut-être. Je voyais rouge, je sentais mon corps tout entier réagir à ma colère. Sans oublier cette bête en moi qui n’attendait qu’une chose, que je perde de nouveau le contrôle. Cela faisait bien des années que je ne m’étais pas transformée sans le vouloir. Mais au diable ! Ce soir, je voulais lâcher la prise. Ce soir, cette chienne de ma vie m’avait encore pris un morceau de mon cœur déjà meurtri par le temps.

Sombrer dans la folie, je commençais à connaître. Si c’était ça vivre, non merci. Des hauts et des bas, c’était ça l’expression, n’est-ce pas ? A quoi bon si notre destin ne se résumait qu’à survivre au sommet de montagnes russes ? Puis surtout, qui était le c*nnard qui avait droit de mort et de vie sur les gens ? Qui avait décidé que cela devait être elle et pas quelqu’un d’autre ? On tombe dans les tréfonds, puis on se relève, et encore. Et quand on pense avoir atteint le fond du trou, on s’aperçoit que la chute peut être encore longue. Je me souvenais parfaitement des traits de son visage, du parfum froid et sucré qui traînait dans ses cheveux. Je n’avais pas pu oublier ce sourire mélancolique et discret, ces remarques à la fois sarcastiques et pleines d’esprit. J’avais l’impression que tout cela, c’était hier. Mais j’étais partie, je les avais tous abandonné et il faut croire que c’était le retour de bâton. Le karma comme disaient certains. C’était de ma faute, entièrement de ma faute. Avec le temps, j’avais fini par me convaincre que je n’étais pas coupable mais je m’en rendais de nouveau compte. J’avais mené certains d’entre nous à une mort certaine. Cette culpabilité me rongeait de nouveau le cerveau et j’en oubliais de raisonner, je n’avais ni mon fiancé, ni mon bras droit pour me ramasser à la petite cuillère. J’étais seule dans un salon, bien que neuf, déjà ravagé.

Un miroir sur le mur me renvoya l’image d’une inconnue : le regard noir comme la mort, un rictus peint sur le visage, des joues baignées d’un mélange de maquillage et de larmes. Ma vision redevint floue et mes yeux se posèrent une nouvelle fois sur la lettre d’Amy. Laurae nous a quitté... Lilith est revenue.  A partir de cet instant précis, j’oubliai toute logique et je vis une lâche dans ce reflet, mais aussi dans ceux qui étaient partis. Nous avions fui et j’étais persuadée que c’était cela qui avaient tué l’une de mes meilleures amies. En un éclair, je fonçais dans le bureau, j’attrapais un papier, une plume et je griffonnais quelques mots, trop peu pour que cela me ressemble d’ailleurs. Caliban mit quelques instants avant d’accepter de s’approcher de moi. Je devais avoir l’air d’une folle, d’un monstre. Mais l’oiseau finit par prendre la missive et l’envoya à sa destinataire sans demander son reste. Il ne me restait plus qu’à attendre une réponse, qui vint encore plus rapidement que je ne l’avais espéré.

CRAC.

Un peu moins de 24h, trop pour moi. La forêt interdite avait été mon refuge pour ces quelques heures et m’être abandonnée à mes pulsions et mes instincts n’avaient fait que renforcer mes idées saugrenues/aliénées. Nous étions « Demain, 20h rue de Traverse, devant le chaudron baveur ». Enfin pas vraiment, moi j’étais plutôt « Demain, 19h50, la ruelle un peu cachée de rue de Traverse, le regard sur l’entrée de l’ancien chaudron baveur » et j’avais l’air d’une fille échappée d’asile, les marques de ma nuit en extérieur parsemant mon corps. J’étais très peu présentable, j’étais même persuadée d’avoir des feuilles coincées dans mes cheveux bruns. Mais je m’en foutais. Je l’attendais.


Dernière édition par Elenna Benson le Jeu 23 Avr - 16:47, édité 1 fois
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Lilith Bee, le  Mer 8 Avr - 14:31

En se réveillant ce jour là, Lilith eu du mal à se souvenir où elle était. Puis, au fur et à mesure que le brouillard du sommeil se dissipait, elle se souvint. Elle était chez Izsa. Elle était de retour à Londres. Mieux, elle reprenait ses marques petit à petit dans le monde magique de son adolescence. Un sourire aux lèvres, elle se leva. Mais la plume restée sur sa table de nuit lui rappela le courrier de la veille... Elenna. Elle était de retour, et elle voulait la voir. Le ton de la lettre n'avait rien de très accueillant et l'ancienne chef des Phénix semblait être (trop) pressée de revoir Lilith.
L'adolescente qu'elle était à l'époque admirait cette louve au grand coeur, cette sorcière intrépide aux convictions bien ancrées. Mais elle avait toujours eu un coté maternel qui agaçait Lilith. C'était justifié car on ne pouvait pas dire que la lionne était d'une nature très prudente, et les affres de l'adolescence n'avait pas été des plus simples à traverser.
Le mot qu'avait reçu Lilith sonnait comme une convocation et ne ressemblait pas à la Elenna qu'elle avait connu. Elle s'était donc empressée de répondre à l'arrière du parchemin, lui donnant rendez-vous dès le lendemain, poussée par la curiosité et la crainte.

On était donc le lendemain... La journée se passa calmement. Izsa était partie travailler assez tôt et Lilith en profita pour trainer et réfléchir. Elle n'avait pas vraiment envie de chercher un emploi maintenant alors elle se laissait vivre, encore une semaine ou deux. Peut-être trois.

Quand l'heure du thé sonna, Lilith était déjà prête à sortir. Elle s'était vêtue d'un jean et d'un T-shirt jaune uni, une veste de jogging marron attendait dans l'entrée afin de sortir dans le temps encore frais du printemps. Sa besace en toile était posée à coté de la porte d'entrée avec sa baguette et quelques galions à l'intérieur.
Elle ne s'était pas maquillée, même s'il lui restait un peu khôl dans son nécessaire de toilette, mais elle avait remontée ses cheveux dans un chignon approximatif. Une coiffure qu'elle affectionnait tout particulièrement durant ses années à Poudlard mais que Bastien - son ex - lui avait fait abandonner quand ils avaient aménagés ensemble à Paris.
Elle était excitée et angoissée à la fois... N'en pouvant plus de tourner en rond, elle se regarda une dernière fois dans le miroir, souffla et sourit à son reflet. Elle avait changé certe, mais restait reconnaissable. A quoi allait ressembler Elenna après 8 ans ?

2h50 plus tard.

La sorcière avait trainée sur le chemin de traverse, s'imprégnant de l'ambiance du printemps naissant et des sorciers qui flânaient. Toutes les têtes ne lui étaient pas inconnues. Certaines lui adressèrent même un sourire timide, auquel Lilith répondait par un signe de tête poli. pas envie de parler.
Au fur et à mesure que l'heure avançait, son appréhension grandissait et environ 15 minutes avant l'heure du rendez-vous, elle s'était dirigée vers la fameuse enseigne du Chaudron Baveur.
Il était maintenant 19h50. La jeune fille était plantée dans la rue, sous le regard interrogateur des passants qui entraient dans le bar ou continuaient leur chemin.
Le nuit n'était pas encore tombée, mais la lumière du crépuscule commençait à allonger les ombres dans un tableau des plus poétique. C'était ce qu'aurait pu remarquer Lilith si elle n'était pas si occupée à essayer de reconnaitre Elenna parmi la foule de sorciers qui se pressaient pour rentrer chez eux. Nerveusement, elle fouilla dans sa besace et trouva un vieux paquet de cigarettes moldues acheté sur Oxford Street. Ce n'était une pratique très répandue chez les sorciers, et elle-même n'était pas fière d'avoir repris cette habitude depuis sa rencontre avec Malena. A l'aide de sa baguette, elle en alluma une et se délecta de la bouffée de fumée qui rentrait dans ses poumons. Bouffée qu'elle regretta immédiatement. le tabac était sec comme de la paille et la fit tousser.
Elle écrasa le mégot à ses pieds et attendit. Une désagréable impression d'être observée lui picotait la nuque...
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Elenna Benson, le  Jeu 9 Avr - 10:46


LA mutuel accordé


Rouge. Blanc. Rouge. Blanc. Je vivais une véritable crise d’épilepsie dans mon esprit, naviguant entre bons souvenirs et pulsions meurtrières. Je perdais pied encore et je commençais à connaître par cœur cet état d’esprit. Tout en moi se mélangeait et j’avais l’impression de devenir ceux que j’avais combattu depuis des années. Et pourquoi pas après tout ? Le temps filait mais chaque jour me donnait un coup de massue sur la tête. J’avais été naïve de croire que je pouvais oublier, me faire pardonner, être de nouveau heureuse. J’avais été stupide de penser que mon départ changerait quoique ce soit. En fait, cela m’avait juste permis de me rassurer et d’éviter les regards accusateurs. Mais après tout, méritai-je autre chose ? Je n’avais tué personne et pourtant, lorsque je portais mon regard sur mes mains, elles étaient pleines de sang, celui de Laurae et sûrement de pleins d’autres.

Adossée contre un mur, les bras croisés, mes yeux balayaient la foule sans vraiment regarder les visages qui défilaient. Mes émotions s’entrechoquaient. Entre rage et tristesse, j’en oubliais qui j’étais tout simplement. Ils avaient tous l’air si innocents. Les passants affichaient sourire et joie, comme s’ils ignoraient ce que la vie leur réservait. Tous ces gens qu'on voit vivre comme s'ils ignoraient qu'un jour il faudra mourir. A mes dépends, j’apprenais que ce jour venait souvent bien plus vite que prévu.  Il y avait tant de monde dans la rue principale et personne ne se pressait pour rentrer car même si la soirée tombait doucement, la météo clémente invitait à profiter de la chaleur du soleil.

Le regard dans le vide, un léger voile d’humidité me brouillant la vue, je tendais l’oreille comme si je pouvais déceler quoique ce soit parmi cette foule. Mais ce fut l’odeur qui me tira de ma torpeur, mélangée à celle de la cigarette. Avec les années, mon statut de loup-garou m’avait apporté certaines facultés et j’avais fini par me rendre compte que les parfums étaient devenus bien plus importants pour moi que tout le reste. Je pouvais reconnaître quelqu’un au fumet de sa peau, utilisant mon odorat comme ces chiens de chasse. Mes iris grises fixèrent d’un coup la jeune femme qui avait attiré mon attention, retrouvant une certaine hargne qui ne me ressemblait pas. Lilith avait grandi, c’était une adulte maintenant, totalement je veux dire. Avait-elle gagné en maturité ou était-ce toujours la tête brûlée de l’époque ? Je m’en foutais royalement. Je voulais juste ne pas être la seule à souffrir, je ne voulais pas être l’unique coupable. Elle revenait comme une fleur ? J’allais la cueillir et lui faire bouffer ses propres racines.

Sans un bruit, je m’avançais vers elle, ignorant la foule et les futurs témoins. Je surpris un petit garçon qui semblait juger mon short en jean et mes jambes abîmées par la terre et les branches, tirant sur le pantalon de sa mère pour qu’elle regarde cette étrange femme qui avait l’air de s’être roulée dans la forêt. A quelques centimètres de ma proie, je reniflais bruyamment, remuant le bout de mon nez avant de tapoter sur l’épaule plus haute que la mienne. Dos à moi, j’attendais que Lilith se tourne. En temps normal, j’aurai accueilli son doux visage par un sourire sincère, sûrement par une accolade et des tendres baisers sur ses joues. Mais aujourd’hui, ma mâchoire se serra sûrement aussi fort que mes poings, j’avais l’impression de recevoir, vague par vague, une haine que je me vouais mais que je rejetais sur elle sans raison. C’était un assaut constant de sentiments que je ne contrôlais pas et j’entendais presque une petite voix dans ma tête qui me hurlait de lui faire partager ma douleur.

Mon regard croisa les yeux verts de l’ancienne membre de l’Ordre du Phénix et avant qu’elle puisse dire ou faire quoique ce soit, j’envoyais mon poing vers son visage, attaquant directement la gauche de sa mâchoire. Des flashs rouges vinrent encore me brouiller ma vue et mes pensées. Mon assaut devait théoriquement lui avoir fait transférer le poids de son corps sur sa jambe droite alors j’en profitais pour balayer celle-ci, espérant lui faire perdre l’équilibre pour continuer de la malmener. Une fraction de seconde en plus, j’étais sur elle, tenant fermement le bas de son visage dans une de mes mains.

" Dis-moi, qu’est-ce que ça fait de se sentir vivante ? Ça fait mal ? "

J’omis de penser à sa baguette magique parce que je n’en avais plus rien à faire. J’ignorais sa taille plus imposante que la mienne parce que j’avais l’avantage de ma force lupine. Je me moquais de l’incompréhension que je crus voir sur sa frimousse l’espace d’un instant parce que je n’étais tout simplement plus la personne qu’elle avait connue. Bianca était partie, emportée par celle que j’avais découvert être ma cousine et qui aujourd’hui n’était plus.

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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Lilith Bee, le  Jeu 9 Avr - 14:31

Sans prévenir la désagréable impression que Lilith ressentait s'intensifia... Elle se retourna et se retrouva nez à nez avec une sorcière débraillée qui la fixait avec des yeux fous. A peine avait-elle compris qu'il s'agissait d'Elenna qu'un coup de poing lui coupa la respiration. A peine avait-elle repris ses esprits, que déjà elle se retrouva à terre, la louve sur elle et le menton coincé entre ses mains couvertes de terre. Une douleur sourde remontait dans son dos et lui enserrait le coté gauche de la mâchoire.
Une odeur de terre et de sous bois arriva jusqu'aux narines de Lilith quand Elenna lui dit avec une colère froide dans la voix:

" Dis-moi, qu’est-ce que ça fait de se sentir vivante ? Ça fait mal ? "

Euh, bah oui, là ça faisait plutôt mal en effet. La jeune lionne ne comprenait plus rien... Ce rendez-vous était-il donc un piège ? Mais dans quel but ? En revenant, Lilith s'attendait à faire face à ses vieux démons, à des fantômes de son passé, mais pas à se battre avec ses anciens alliés !
En attendant, il allait falloir se sortir de ce mauvais pas. Coincée comme elle l'était, impossible pour elle d'attraper sa baguette. Et personne ne semblait enclin à l'aider dans les quelques retardataires qui passaient encore dans la rue de Traverse. La sorcière se mit à réfléchir à toute vitesse.

" Un peu en effet... Merci pour le rappel... "

Ses mots qui apparaisaient sur ses lèvres aurait été presque inaudible pour quinconque aurait voulu écouter tant sa voix était étouffée, autant par le choc que par le poids qu'elle avait sur la poitrine.
Cela permit à Lilith de gagner du temps, et elle se rendit compte qu'Elenna ne semblait pas si lourde que cela... Dans un souvenir flou, elle se souvint d'un détail : déjà à 16 ans, elle dépassait son ancienne chef de presque une tête, et devait peser bien 10 kilos de plus qu'elle... Même en ayant changé au point de s'attaquer à Lilith sans prévenir, elle ne devait pas avoir pris trop de poids !
Elle prit appui sur son coude gauche autant que possible, gaina ce qui lui restait d'abdominaux et dans un geste rapide lui attrapa le poignets pour lui faire lâcher son visage.

"Là par contre, tu me fais un peu TROP mal !"

Elle réussit à s'assoir, repoussant Elenna avec les genoux. Se relevant en un éclair, elle s'empressa de récupérer sa besace et attrapa sa baguette. Par chance, cette dernière ne semblait pas avoir souffert de la chute de l'ancienne rouge et or. Elle pointa cette dernière vers le sol, là où son aissaillante se tenait quelques secondes auparavant.

"Maintenant, on peut discuter. Moi aussi je suis ravie de te revoir Elenna..." dit-elle, essoufflée et non sans une certaine ironie.

Autour d'elles, les passants étaient surpris, mais ne semblaient pas vouloir se mêler à cette altercation. Il fallait dire qu'Elenna n'inspirait pas vraiment confiance. Maintenant que Lilith avait plus de recul, elle pouvait l'oberver plus en détails. Son short et son haut étaient sales, ses genoux écorchés, de la terre et des brindilles s'étaient coincés sur sa tête échevelé... Qu'avait-il bien pu se passer dans sa vie pour qu'elle devienne cette ombre d'elle-même ?
Il ne restait plus qu'à espérer qu'aucun Auror ne passerait par là...

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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Elenna Benson, le  Ven 10 Avr - 0:07


J’entendais mon cœur battre dans mes tympans, couvrant le brouhaha des derniers clients du Chemin de Traverse. Quelques regards curieux s’étaient posés sur le début du combat. Le spectacle. Les gens adoraient ça, ils étaient de vraies commères. C’était un peu comme aller au cinéma, mais en live, encore mieux. Par contre, lorsqu’il s’agissait de se mouiller, étrangement, il n’y avait plus personne. Autour de nous, un périmètre de sécurité avait été marqué par une délimitation invisible. Assez proche pour voir, assez loin pour ne pas être embarqué dans le duel. Je m’attendais à ce qu’à tout moment, on nous jette des cacahuètes comme à des singes savants. De légers grognements retentissaient dans ma gorge, menaçant quiconque oserait approcher pour aider la victime de mon attaque.

Mon regard plantait dans celui de Lilith, je devinais son incompréhension. J’avais même senti sa respiration se coupait lors de sa chute sur le sol mais j’avais aussi compris que son cerveau s’était mis à surchauffer, à chercher une solution. Je ne devais pas lui laisser ce temps précieux. Pourtant, je clignais des yeux plusieurs fois, je me perdis même quelques instants dans la chevelure de ma proie, la confondant avec Laurae jusqu’à tomber sur une mèche de couleur différente qui me ramena à la réalité. La Gryffondor marmonna des mots que je n’écoutai même pas. Perturbée par une ressemblance qui n’en était pas une, je savais que mon esprit me jouait des tours et je ne vis pas venir la main qui attrapa mon poignet pour la faire lâcher prise.

" Là par contre, tu me fais un peu TROP mal ! "

Sans blague ? C’était le but. Je voulais qu’elle ait mal, encore et encore. Qu’elle souffre autant que moi. Pourquoi devais-je avoir le cœur aussi meurtri alors que j’avais enfin réussi à me remettre des dernières années ? Si j’étais coupable, elle l’était tout autant à mes yeux. En une fraction de seconde, les genoux de la jeune femme vinrent percuter mes côtes, m’envoyant bouler sur le côté. J’étais plus légère qu’elle mais je n’allais certainement pas me laisser faire. Un autre grognement s’échappa de mes lèvres comme pour amortir mon rebond sur la pointe de mes pieds, accroupie près du sol. Lilith s’était élancée rapidement vers son sac pour y attraper sa baguette pour la pointer sur moi.

" Maintenant, on peut discuter. Moi aussi je suis ravie de te revoir Elenna… "

" Plaisir non-partagé. "

Je répondais en un rictus, un faux sourire, une moue plus dangereuse qu’amicale. Les mots étaient plus des grognements. Oubliez la voix douce, oubliez cette joie qui m’avait caractérisée fût un temps. Aujourd’hui, je n’étais plus que l’ombre de moi-même et d’apprendre la mort de mon bras droit et cousine germaine m’avait fait replonger. Alors oui, toi qui lis, je t’en parle, mais dans ma tête, tout cela était inconscient. J’étais persuadée d’avoir raison, de mener le bon combat. Je plissais les yeux, penchant la tête légèrement sur le côté, essayant de berner mon ancienne camarade d’une fausse mimique qui aurait pu me ressembler autrefois et d’une petite voix guillerette.

" Où étais-tu ? Où étais-tu pendant que tes alliés se faisaient massacrer ? "

C’était hypocrite de ma part. Après tout, Alexander et moi avions fait la même chose. Nous étions partis, nous avions fui. Mais je voulais évacuer cette culpabilité, je voulais que toute cette rage sorte de mon corps, que cette souffrance arrête de meurtrir mon cœur. Personne n’intervenait et à vrai dire, personne ne devait comprendre grand-chose. J’espérais ne pas trop attirer l’attention. Pourvu qu’aucun Auror ne soit dans le coin pour lui sauver les miches. Légèrement de biais, je profitais de ma position animale pour glisser ma main dans mon dos, tirant la baguette dissimulée contre ma ceinture. Il suffisait d’un sort, un seul et je pourrais faire mouche, je le savais. D’un geste vif, je lançais un Duro, visant sa jambe pour l’immobiliser. Mais Lilith n’avait pas perdu tous ses réflexes, elle esquiva et répliqua aussitôt d’une attaque aussi vivace. Je n’avais même pas pu entendre le sort qu’elle avait prononcé mais un Protego érigé en un millième de seconde me sauva la mise. Quelques cris commencèrent à fuser dans la foule et les passants eurent enfin la bonne idée de rentrer chez eux.

" Tu n’as pas tout perdu à ce que je vois, mais t’as quand même l’air un peu rouillée ma p’tite. "

Dans un sourire carnassier, je balayais le sol de mon pied, envoyant de la poussière un peu partout autour de nous, camouflant mes lèvres qui sifflèrent le sortilège suivant. La fumée meurtrière allait s’insinuer jusqu’à Lilith, du moins je comptais la distraire jusqu’à diriger le nuage jusqu’à elle.

" Ango Nubes… J'haussais la voix pour que la lâcheuse m'entende. TU AS AUTANT DE SANG SUR LES MAINS QUE MOI ! "
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Lilith Bee, le  Ven 10 Avr - 15:31

" Où étais-tu ? Où étais-tu pendant que tes alliés se faisaient massacrer ? "

Bam. Prend ça dans ta face Lilith... Les mots d'Elenna claquèrent comme une gifle, et atteignirent la jeune sorcière bien plus durement que le coup de poing.
* J'étais chez ma mère, et si tu crois que j'ai eu le choix...*
Mais elle n'eut pas le temps de dire ces derniers mots à voix haute que déjà la sorcière lança un sort pour l'immobiliser. Sans même sans rendre comte, Lilith esquiva le sort. Pendant un quart de seconde, un sourire éclaira son visage. Elle n'avait pas tout perdu finalement !
Elle répliqua avec un #pétrificus totalus , seul sort dont elle arriva à se souvenir assez nettement. Si elle avait pu prédire que son premier duel pour fêter son retour aurait été contre une amie *Une ancienne amie visiblement...* A cette pensée, Lilith se renfrogna. Certes, elle n'avait jamais été bien tendre avec Elenna, mais elle la considérait quand même comme faisant partie de sa famille de coeur, les Phénix. Et savoir que cette dernière semblait la rendre responsable de tous ses maux était clairement insupportable... La peine qui lui serrait le coeur lui avait fait perdre un temps précieux et le sortilège de saucisson rebondit sur le Protego de la louve qui répliqua aussi sec, hargneuse.

" Tu n’as pas tout perdu à ce que je vois, mais t’as quand même l’air un peu rouillée ma p’tite. "

" Elenna, qu'est .... "

Mais elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. Un nuage de poussière tournoyait autour de la sorcière rendue folle par la rage par je-ne-sais-quoi. Lilith entendit un murmure, puis un cri venant du nuage qui se formait devant elle.
" TU AS AUTANT DE SANG SUR LES MAINS QUE MOI ! "

Cette fois, c'était trop. Qu'avait-elle fait de si terrible ? Izsa et Amy ne lui avait rien reprochées, et Lilith était certaine de n'avoir trahit personne en partant. De toute manière, comme l'aurait-elle pu depuis la France ? Mine de rien, les moyens de communication magiques étaient quand même assez peu efficaces...
Elle s'en était voulue, elle avait culpabilisé d'être partie sans rien dire. A tel point qu'elle n'avait pas osé revenir. Si elle avait du sang sur les mains - ce qui était clairement le cas - ce n'était pas celui de ses amis !
Lilith prit alors une grande inspiration pour crier de plus belle:

"ARRETE, TU ES COMPLETEMENT F...."

Mais le dernier mot mourut sur ses lèvres alors que le nuage de poussière venait de se jeter sur elle comme une nuée de d'abeilles. Une toux irrépressible la prit, et Lilith essaya de reprendre son souffle, en vain. Elle était en train d'étouffer ! Elenna allait la tuer !
Très vite, la rouge et or tomba à genoux, la main droite crispée sur sa baguette, la gauche sur sa gorge où l'air semblait se solidifier.
Des étoiles commençaient à danser devant ses yeux et au milieu du brouillard, elle aperçu Elenna s'approcher d'elle, un air diablement satisfait sur le visage.
Lilith ouvrit la bouche comme pour parler mais aucun son ne sortit. Elle allait donc mourir là, tuée par son ancienne alliée, sans qu'aucun passants ne réagissent ?
Alexander Scott
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Animagus : Chat de Pallas


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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Alexander Scott, le  Ven 10 Avr - 18:07

J'ai été invité par ces madames alors me voilà ! LA accordé par Elenna et LA accordé à toutes les deux.

Et puis du moment qu'ils faisaient attention à ce qu'ils faisaient, qu'ils faisaient gaffe à leurs fréquentations il n'y avait pas de raison que ça se passe mal n'est-ce pas ? Aucune raison pour que ça dégénère.  Innocent, qu'il était... Depuis combien de temps étaient-ils rentrés ? Vingt-quatre heures ? Quarante-huit heures à tout casser ? C'était le cas de le dire. Alexander se tenait, au milieu du salon de Snow Cocoon, une pièce, non, un étage où tout avait littéralement volé en éclat. Le sorcier de l'est restait bêtement debout dans l'encablure de la porte d'entrée sans trop savoir comment réagir, il était parti l'espace de quelques heures pour faire des courses et régler quelques affaires, comment la situation avait-elle pu dégénérer à ce point ? Qu'est-ce qui s'était passé ? Une fois la surprise passé le sorcier de l'est dégaina sa baguette d'ébène, qu'est ce qui lui prenait ? Son premier réflexe aurait du être de s'armer devant une telle scène. Le pourfendeur de magie noire avança prudemment dans la maison en évitant les éclats de verre et en enjambant les meubles couchés au sol. Oui, ça ressemblait définitivement à une embuscade, à un affrontement, à une guerre. Le pouls du russe augmenta sensiblement tandis que la pire des hypothèses traversait son esprit. Théoriquement Snow Cocoon était une véritable forteresse imprenable équipée de l'ensemble des sortilèges nécessaire à la protection du couple, une armée de mage noire pouvait se trouver dans la rue sans qu'aucun risque ne soit couru. Oui mais voilà toutes les stratégies avaient leur faille, tous les plans étaient créés pour tomber à l'eau. En plus du couple deux personnes pouvaient pénétrer dans la bâtisse et Scott n'avait de nouvelles ni de l'une, ni de l'autre. Si on prenait en compte que son identité et celle d'Elenna étaient connus... L'une ou l'autre s'était peut-être fait capturée et l'habitation était compromise. Le pourfendeur de magie noire resserra son emprise sur sa baguette écoutant attentivement chaque son aux alentours.  

- Elenna ! Eden !

L’anxiété était palpable dans la voix, le cri résonna au rez-de-chaussé mais aussi à l'étage, il pouvait sans doute être perçu plus haut pour quelqu'un avec une ouïe assez fine. Un bruit. Une cavalcade. A l'étage. Instinctivement le russe pointa sa baguette magique en direction des escaliers près à neutraliser n'importe quelle menace qui se présenterait. Au plus grand soulagement de Scott c'est Eden qui débarqua, la queue et les oreilles basses, le regard fuyant. L'ancien serdaigle n'avait jamais réellement été doué pour décrypter les signaux du chien mais au moins il pouvait jurer qu'il n'y avait pas eu d'attaque ici. Si les mangemorts étaient passés dans cette habitation le golden retriever ce serait sans aucun doute interposé entre Lenna et les assaillant et aurait connu un funeste destin. Pensivement Alexander caressa le chien tout en se demandant ce qui avait bien pu se passer dans cette foutue maison. comment les choses avaient-elles pu dégénérer aussi vite ? Pas d'attaque de mage noir. Donc seuls quatre personnes pouvaient-être fautives d'un tel champ de bataille. Assurément ce n'était pas Eden, il en avait déjà fait des conneries mais il n'avait définitivement pas assez de force pour faire voler un étage entier. Il était peu probable que ce soit les deux autres invitées ce qui ne laissait que... Elenna. Qu'est ce qui lui avait pris. La ramener en Grande-Bretagne ce n'était peut-être pas une si bonne idée finalement. Syndrome post traumatique ? Comment les soldats qui revenaient du front ? Sauf que lui il venait de renvoyer un soldat au front, brillante idée.

Le sorcier de l'est poussa un profond soupir et tel un chef d'orchestre entrepris de nettoyer le rez-de-chaussé à grands coups de baguettes magiques. Il faudrait remplacer de nombreuses babioles ainsi que la table de verre mais à part ça la plupart des meubles étaient encore intacts. Un petit papier attira l'attention du russe, c'est fou comme les indices apparaissaient mieux lorsqu'une pièce était rangée correctement, et puis après tout n'avait-il pas été Auror ? Chercher les indices ça le connaissait.  Visiblement l'auteur du petit bout de papier griffonné n'était autre que... Lilith Bee. Lilith fu**ing Bee ? Visiblement on était dans la période des revenants. Scott grimaça, c'était cette nouvelle qui avait déclenché une telle tempête ?  Il connaissait Elenna mieux que quiconque depuis quelques années et pourtant, cette fois, il était bien incapable de dire ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Le chasseur fit rapidement le point des informations qu'il avait à sa disposition. Elenna semblait profondément affectée psychologiquement, probablement ivre de rage ou folle de chagrin vu la pièce. Lilith était de retour et avait fixé rendez-vous à l'aventurière des neiges mais ce rendez-vous n'aurait pas lieu avant le lendemain soir, ça laissait de nombreuses heures. Et actuellement la lupine n'était plus à Snow Cocoon. La bonne nouvelle c'est qu'il n'y avait pas d’histoire de magie noire là dessous. La mauvaise nouvelle c'était qu'il était impossible de savoir ce qu'il se passerait à cette rencontre. Un juron raisonna dans la pièce. Il allait falloir tuer le temps avant la soirée de demain.  

Ellipse.

Ce n'était pas la première fois qu'Alexander traquait son aventurière des neiges, en réalité c'était la troisième fois. La première fois il l'avait traquer pour la mettre face à ses mensonges, sortir avec un membre d'élite du ministère de la magie en faisant partie d'une organisation criminelle, n'était-ce pas un peu osé ? Comment cela s'étaitt fini ? Il était devenu un criminel. La seconde fois il la traquait car elle avait disparu, kidnappée, sous ses yeux, il n'avait rien pu faire... Pire il l'avait brûlée vive. Comment cela s'était fini ? Par l'utilisation de sortilège impardonnable sur une femme enceinte. Il était devenu pire qu'un mage noir. Et comme cela s'était fini pour le couple ? Ils avaient tout bonnement quitté la Grande-Bretagne. Généralement ce genre de traque se terminait mal, très mal même, pour lui comme pour leur couple. Autant dire que de n'était pas bon signe. Mais que pouvait-il faire d'autre ? Prendre le risque que ça dégénère ? Il était qui il était, il ne pouvait tout simplement pas s'empêcher d'intervenir. Passé d'Auror. Passif de Phénix. Alexander était drogué à l'adrénaline. Un cri retenti plus loin sur le Chemin de Traverse, approximativement à l'emplacement du Chaudron Baveur... Prudent et sachant son identité connu le russe portait un sweat à capuche noir mais la capuche n'était pas rabattue. Sans ménagement Scott se fraya un passage à travers la foule bousculant quelques personnes au passage pour finalement tomber sur... Un duel d'ancienne Phénix. Lilith et Elenna se faisaient face. L'attention du chasseur de mage noir fut aussitôt attirée vers Elenna qui ressemblait littéralement à une folle, ses cheveux étaient ébouriffés, des petites coupures étaient visibles sur sa peau, son regard était digne d'un mage noir, son visage était presque haineux... P*tin mais à quoi jouait-elle ? Un affrontement en pleine rue entre deux anciennes membres de l'Ordre ? Elle n'avait pas trouvé mieux pour se faire remarquer ?  Comble de la situation ? L'aventurière des neiges pointait sa baguette en direction de l'ancienne phénix et tentait de l'étouffer avec une satisfaction, une rage et une détermination non dissimulé. Scott n'avait pas encore réagit que Lilith était déjà à genoux visiblement à bout de force. Le chasseur de mage noir étouffa un juron et pointa sa baguette magique en direction... D'Elenna. De son aventurière des neiges. De sa fiancée. Il n'y avait pas de raison que ça se passe mal n'est-ce pas ? Aucune raison pour que ça dégénère.

- Expelliarmus ! Prise de surprise Benson ne pouvait pas réagir, elle avait beau avoir été chef de l'Ordre du Phénix et Auror, il était difficile d'éviter une attaque qu'on ne voyait pas arriver. La baguette de la louve vola un instant dans les airs avant de tomber au sol et de rouler plus loin libérant du même coup Lilith de l'emprise malfaisante. Un regard fugace échangé entre la louve et le chat, un regard qui voulait en dire beaucoup du côté d'Alexander. Reproche, incompréhension, colère.  Je sais pas si tu as remarqué mais c'est Lilith que tu essayes de tuer. Lilith Bee. En plein milieu du Chemin de Traverse ? En début de soirée ?  Le sorcier contenait sa colère. Tu as bien de la chance que je ne sois pas un Auror, ou pire. Et maintenant que comptes tu faire ? M'attaquer moi également ?

Le sorcier de l'est ignora l'aventurière des neiges et se dirigea en direction de Lilith pour s'assurer que cette dernière allait bien. Combien d'années cela faisait-il ? Plus encore que pour Izsa. Avait-elle seulement terminé sa scolarité ? Il lui semblait que la dernière fois qu'il l'ait vu elle était encore mineur. La jeune femme avait changé, elle avait muri c'était une évidence au premier regard cependant ça restait Lilith et n'importe quel ancien membre de l'Ordre aurait pu la reconnaître au premier regard. Scott s'agenouilla à ses côtés et posa une main sur son épaule.

- Hé ? Ça va aller ?
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Lilith Bee, le  Ven 10 Avr - 22:29

Lilith voyait son dernier souffle d'air quittait ses poumons. L'ange de la mort avait l'apparence d'une sorcière frêle et magnifique, avec un regard noir comme la nuit certes, mais magnifique. Finalement, ce n'était pas si terrible... La douleur qui s'infiltrait dans tout son corps luttant pour trouver un semblant d'oxygène se calmait peu à peu. Et la lumière du crépuscule s'éteignait alors que la sorcière commençait à lâcher prise. 25 ans... C'était pas si mal comme espérance de vie finalement, n'est ce pas ? La lionne n'aurait pas parier arriver à cet âge en aussi bon état.
Mais alors que la conscience semblait la quitter, le ciment qui s'infiltrait insidieusement dans ses poumons fut expulsé d'un coup. La douleur revint en même temps que la lumière. Une grande bouffée d'air frais rentra dans son corps par ses narines, sa bouche, accompagné d'une insupportable sensation de brulure. Et Lilith se remit à tousser. *Décidement, c'est un leitmotiv en ce moment... Mauvaise idée de reprendre la cigarette* pensa-t-elle alors qu'elle essayait de reprendre ses esprits.
Les deux poings sur le sol, sa baguette toujours sérrée entre ses doigts, elle entendit une voix masculine dire son nom. Elle ne devait donc pas son salut à la fin de la crise de folie d'Elenna. Cependant, tous les mots n'arrivèrent pas jusqu'à ses oreilles, comme s'ils étaient prononcés dans le lointain. Au fur et à mesure que le brouillard de son esprit se dissipait, les choses lui revinrent plus clairement en tête. Cette voix, elle la connaissait. Elle appartenait à Alexander Scott. Encore un Phénix. Et accessoirement l'âme soeur d'Elenna. Il était donc revenu lui aussi ? Pourquoi cela l'étonnait-elle ? L'un ne pouvait pas aller sans l'autre... Pourtant, en voyant la louve dans un tel état de rage, Lilith s'était dit que peut-être ce dernier était... mort. Mais ce n'était pas le genre à revenir en fantôme.

Une main sur son épaule confirma ce qu'elle avait déjà deviné.

- Hé ? Ça va aller ?

L'ancienne rouge et or leva la tête, et se remis péniblement sur ses jambes. Un léger vertiges subsistait et elle du se tenir au bras du slave pendant quelques secondes.

- J'ai connu des jours meilleurs. Sa voix était rauque, sa gorge lui faisait encore mal. Elle s'assura de tenir sur ses deux jambes, épousseta son jean et se frotta les mains avant de rajouter Oui. Oui, ça va aller merci Alex.

Quelles retrouvailles avec le couple mythique des Phénix ! C'était sur que ça n'avait rien à voir avec les embrassades chaleureuses qu'Izsa et elle avait partagé quelques jours auparavant !

- Contente de te voir... En vie je veux dire. Et entier... Enfin, tu me comprends. impossible de retenir l'ironie de sa remarque. C'était plus fort qu'elle.

*C'est très fin ça... Et très drôle surtout !* Pourquoi ne pouvait-elle donc pas se taire ?

Elenna était restée légèrement en retrait, mais Lilith pouvait parier que cela n'allait pas durer... Elle voulait comprendre pourquoi elle lui en voulait autant. La française ne lui ferait pas d'excuse, ça non. Pour autant elle ne souhaitait pas être accusée d'un crime qu'elle n'avait pas commis ! Elle avait déjà assez à faire avec ses propres cadavres sans en plus devoir endosser la responsabilité de ceux des autres !
La brunette brulait d'envie de faire une remarque bien sentie maintenant qu'Alexander était là pour assurer ses arrières. Mais en voyant les yeux inquiets et interrogateurs de l'ancien auror elle se ravisa. Elle gardait son fiel pour plus tard. D'abord, les explications...
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Elenna Benson, le  Dim 12 Avr - 1:06


« À mon avis, les tragédies ça fait partie de la vie, on va pas baisser les bras parce qu’on est malheureux. Je me suis rendu compte d’une chose, quand on vous brise le cœur, il faut se battre de toutes ses forces et s’accrocher à la vie, parce qu’elle continue quoiqu’il arrive et cette douleur qui vous déchire fait partie de la vie aussi tout comme la peur et le mal être. Toutes ces sensations qui sont là pour nous rappeler que les choses s’arrangeront, ça vaut le coup de continuer à se battre. »


Oui, ça valait le coup et j’en étais intimement persuadée. Du moins, lorsque j’étais dans mon état naturel. Aujourd’hui, pas trop du coup. J’étais tout sauf moi-même. Un voyant aurait pu me prédire cette journée morose, je n’y aurais pas cru et finalement, je pense que j’allais faire des cauchemars pendant encore plusieurs mois. Laurae se serait retournée dans sa tombe si elle me voyait. Ironique n’est-ce pas ? C’était à cause d’elle tout cela, à cause de sa mort plutôt. Si elle avait été encore présente, elle m’aurait fusillé du regard et aurait su me ramener à la raison. Mais si elle avait été encore présente, je n’aurais sûrement jamais eu ces envies de vengeance, cette culpabilité qui rongeait mon âme petit à petit. Je sentais la lumière disparaître et les ténèbres prendre le dessus à chaque seconde qui passait.

Ma baguette était précise comme à son habitude, suivant chacune de mes envies comme s’il s’agissait d’un prolongement de mon corps, guidé par ma seule volonté. Légèrement cachée par la poussière que j’avais fait voleter, j’avais profité de cette mince seconde pour lancer un ultime sort. Celui qui clôturerait le chapitre Lilith pour de bon. Serais-je soulagée après ça ? Oui. Sûrement. Peut-être. Non. Chut. Je faisais taire mes doutes, alors que la fumée s’échappait de ce mince bout de bois. Un sourire en coin se dessina sur mon visage, sans joie, juste de la rage.

" ARRETE, TU ES COMPLETEMENT F... "

Je ne l’avais pas laissé finir, enfin mon sortilège surtout. Je regardais avec exaltation le nuage qui s’insinuait dans les poumons de la jeune femme et commençait à la faire suffoquer lentement. Je penchais la tête sur le côté pour admirer la toux rauque qui s’échappait de ses lèvres. Pourtant, je commençais à douter. Cela ne me ressemblait pas. J’étais complètement folle, c’était ça qu’elle avait voulu dire avant que le clapet lui soit coupé. Avait-elle raison ? Mais j’avais si mal. J’avais ce trou béant dans la poitrine qui ne voulait pas se refermer et c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour le combler. C’était stupide, mais j’évacuais une colère que j’avais enfoui en moi depuis des années. La poussière retomba au sol et Lilith tomba à genoux devant moi, une main sur sa baguette, l’autre sur gorge. Mais ni l’une ni l’autre ne pourrait la sauver cette fois-ci. Sans m’en rendre compte, je fis quelques pas vers ma victime mais je ne la voyais plus vraiment. Encore perdue dans la chevelure de la sorcière, j’avais l’impression de nouveau de voir mon bras droit. Je ne réagissais plus, pas plus que les passants autour de nous.

" Expelliarmus ! "

Enfin... Quelqu’un réagissait. Mais qui ? Le sortilège que j’avais lancé se stoppa aussitôt. Au plus profond de moi, une petite boule de chaleur se mit à flamber, un sentiment que je préférais oublier : du soulagement. Ma baguette avait filé de mes mains sous l’ordre d’un autre sorcier, je tournais la tête rapidement vers la dite personne et tombais sur un regard que je ne connaissais que trop bien. Alexander. Et tout se brisa en moi, toute la confiance que j’avais accumulé ses dernières vingt-quatre heures, toute cette rage. Une fois cette colère disparut, je me pris de plein fouet cette douleur, cette souffrance insupportable, cette tristesse incommensurable.

" Je sais pas si tu as remarqué mais c'est Lilith que tu essayes de tuer. Lilith Bee. En plein milieu du Chemin de Traverse ? En début de soirée ?  Tu as bien de la chance que je ne sois pas un Auror, ou pire. Et maintenant que comptes tu faire ? M'attaquer moi également ? "

J’entendais mille reproches dans chaque mot et je n’arrivais même pas à soutenir ce regard que j’aimais tant. Sa voix vibrait de colère et c’était bien la première fois que j’entendais l’homme de ma vie me parlait sur ce ton, une nouvelle chose se brisa en moi. Il m’ignora, courant à la rescousse de cette alliée que j’avais malmené pour me sentir mieux. J’entendais à peine les paroles qu’ils échangeaient mais je me doutais que le russe à la fois si doux et si fort s’inquiétait maintenant pour la jeune femme. Je le regardais aider Lilith à se relever alors que moi-même je m’écroulais, aussi bien physiquement que mentalement. Je n’avais rien dit, pas un seul mot mais de nouveau à genoux dans la poussière, mes larmes se remirent à couler sur mes joues comme un torrent inarrêtable.

Une fois de plus, je ne contrôlais plus rien et cela devenait une habitude ces derniers jours. Les mains de chaque côté de mes cuisses qui traînaient sur le sol, assise sur mes chevilles, je me sentais à bout de forces et la nuit éveillée que j’avais passé me rattrapait au pire moment. Je ne savais plus quoi dire, je n’avais pas les mots. Mais qu’aurais-je pu dire en même temps ? Moi-même je ne me comprenais plus. Alors je restais là à regarder celle que j’avais estimé coupable sans raison et celui qui m’avait toujours soutenu. Le visage baigné de larmes, les traits marqués par la douleur et la fatigue, je sentais à nouveau cette crevasse au plus profond de mon âme. Vous savez ce qu’on dit ? La souffrance ne se repose jamais, elle ne fait que se tapir dans l’ombre en attendant le moment le plus critique pour resurgir et il n’y a qu’à la souffrance qu’on ne ment pas.

" Je… Non, je ne savais pas quoi dire, comment pouvais-je expliquer l’inexplicable ? Laurae est morte. Elle est morte et nous n’étions pas là…

C’était pathétique. J’avais à peine réussi à aligner quelques mots mais je savais que ce n’était pas ce qu’ils voulaient entendre. J’étais là, impuissante face à mes actes que je ne pouvais justifier.

« Lorsque l’on souffre d’une horrible perte nous traversons tous cinq étapes de la peine. On passe par le déni car la perte n’est pas envisageable, on ne peut imaginer que c’est réel. On s’énerve contre tout le monde, contre les survivants, contre nous-même. Puis on trouve un arrangement, on supplie, on implore, on offre tout ce qu’on a, on offre nos propres âmes en échange d’un jour de plus. Quand les négociations échouent la colère est difficile à contenir, on tombe dans la dépression, le désespoir, jusqu’à ce qu’on accepte finalement que l’on a tout tenté. On abandonne. On abandonne et on accepte. Le chagrin peut être une chose que l’on a en commun mais il est différent pour tout le monde. Il n’y a pas que la mort dont on fait le deuil, de la vie, d’une perte, d’un changement. Et on se demande pourquoi ça bloque autant parfois, pourquoi ça fait tant de mal mais la chose dont on doit se souvenir c’est que ça peut changer. C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait si mal, qu’on ne peut plus respirer, c’est comme ça qu’on survit. En se rappelant, qu’un jour, qu’en quelque sorte, vous ne le ressentirez plus de la même manière, ça ne fera plus aussi mal. Le chagrin vient à chacun en son temps, de sa propre manière. Alors le mieux que l’on puisse faire, le mieux que chacun puisse faire est de recourir à l’honnêteté. Le truc vraiment merdique, la pire partie du chagrin est que vous ne pouvez le contrôler. Le mieux que l’on puisse faire est d’essayer de laisser nos sentiments quand ils viennent. Et les laisser partir quand on peut. La pire chose c’est qu’à la minute où vous pensez l’avoir surmonté, ça recommence. Et toujours, à chaque fois, vous ne pouvez plus respirer. Le chagrin comporte cinq étapes. Elles nous semblent à tous différentes, mais il y en a toujours cinq : le déni, la colère, les négociations, la dépression, l’acceptation. »
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Alexander Scott, le  Dim 12 Avr - 19:52

Qui aurait pu penser que le chat pointerait un jour sa baguette sur la louve ? Qui aurait parié que Scott attaquerait Benson ? Qui aurait imaginé qu'Alexander désarmerait Elenna. Sans doute personne. Pourtant ce genre d'évènement était déjà arrivé par le passé. A l'époque cependant ce n'était que des exercices d'entraînements amicaux entre Auror puis entre membres de l'Ordre du Phénix. Il ne s'agissait pas alors de sauver une membre de l'Ordre du Phénix. Même le chasseur de mage noir n'aurait pas parié un gallion sur un tel évènement ! Pourtant, aujourd'hui, les faits étaient là. Ils étaient trois au milieu du Chemin de Traverse. Elenna Benson. Lilith Bee. Et lui même. La première avait tenté de liquider la deuxième à coup de mage noire et en public. Scott n'avait pas besoin de son expérience d'Auror pour comprendre que les choses ne tournaient pas rond.  L'ancien membre du ministère de la magie jeta un regard circulaire à l'assemblée. Quelques badauds s'étaient arrêtés mais la plupart semblait continuer son chemin comme si de rien était. Etait-ce réellement étonnant ? Assez peu de personnes étaient atteintes du syndrome du super-héros, à plus fortes raisons en ces temps troublés. Une jeune femme se fait agresser dans la rue, vous intervenez et il s'avère que l'agresseur est un mangemort, pas de chance vous êtes foutu. C'était triste à dire mais la plupart des gens préférait tracer leur chemin sans intervenir. C'était animal comme réflexe tout simplement. On préfère sauvegarder sa vie avant de sauvegarder la vie de l'autre. Aujourd'hui Scott en avait eu la démonstration parfaite, si il n'était pas intervenu personne ne serait intervenu et dieu comment toute cette histoire se serait terminée.  

- J'ai connu des jours meilleurs. Oui. Oui, ça va aller merci Alex.

La voix de Lilith était rauque, était-ce réellement étonnant après ce qu'elle avait subi ? Vous avez déjà expérimenté Ango nubes vous ? Vous saviez que c'était considéré comme de la magie noire par le ministère de la magie ? Alexander se releva en même temps que l'ancienne Gryffondor et l'examina attentivement. Les traits de Lilith étaient plus matures, plus adultes. Elle avait sans aucun doute elle aussi vécu son lot d'évènement lorsqu'elle était absente. D'ailleurs personne ne savait pourquoi elle avait quitté l'Ordre du Phénix ou alors personne ne lui avait dit, c'était une autre possibilité. Et oui, même dans l'Ordre il avait son lot de secret, beaucoup de secrets. En dehors ça de ça la petite Bee demeurait la même, les mêmes yeux verts et les mêmes cheveux brun, roux que Scott serait bien incapable de qualifier. En vérité elle lui avait toujours beaucoup fait penser à Izsa. A l'époque les deux faisaient parti de la jeune génération de l'Ordre du Phénix, deux piles électriques, deux fortes têtes prometteuses. Il y avait aussi Altaïr, qu'il avait recruté personnellement, qu'était-il devenu ?  Lui aussi avait disparu du jour au lendemain, comme tant d'autres. Et vous vouliez savoir la meilleurs ? Alexander préférait quelqu'un qui disparaissait du jour au lendemain à une funeste nouvelle, après tout si Altaïr avait été attrapé alors les mangemorts n'auraient pas manqué de s'en vanter.

- Contente de te voir... En vie je veux dire. Et entier... Enfin, tu me comprends.

Alexander esquissa un mélange de grimace et de sourire pouvant sans doute être qualifié de rictus. La phrase de Lilith pouvait être interprétée de bien des manières entre membres de l'Ordre du Phénix. Elle pouvait bien parler de son état après plusieurs années de lutte, après tout difficile de ressortir en un seul morceau lorsqu'on passait ses nuits à se battre avec les mages noirs. M'enfin le plus probable là c'était qu'elle parle de son état après l'attaque d'Elenna et effectivement à l'instant présent c'est ce qui préoccupait également le sorcier de l'est. Au début ramener l'aventurière des neiges en Grande-Bretagne avait semblait être une bonne idée, elle était si radieuse deux jours auparavant. Et là ? Et maintenant ? Maintenant il se demandait si elle aurait pu terminer ce qu'elle avait commencé, si elle aurait pu liquider une ancienne membre de l'Ordre du Phénix au sol et sans défense. Alors ça y est ? Il avait déjà posé son pied sur le premier échelon de l'échelle du chaos ? Finalement c'était plutôt rapide... Le russe se tourna en direction de son aventurière des neiges pour lui poser des questions, pour lui demander des comptes. Il avait presque l’impression d'être revenu des années en arrière, dans cette ruelle de Pré-au-Lard où il l'avait interrogé sur son appartenance à l'Ordre du Phénix, sauf que cette fois le sujet était grave, bien plus grave. Dans tout ça le plus ironique et il le savait, c'était qu'il était prêt à tout pour cette femme mais il était aussi prêt à l'empêcher de tuer, à l'empêcher de connaître ce poids.

La scène se passa au ralenti sous les yeux du chasseur de mage noir Elenna s'effondra comme une poupée de chiffon, comme un pantin dont on aurait coupé les fils et qui tomberait sol inarticulé. Alexander devinait ce qu'il s'était passé. Non c'était inexact. Disons plutôt qu'il savait pourquoi l'aventurière des neiges était tombée au sol, sans force.  La colère qui l'animait venait de retomber. Son arrivée avait sans doute été salvatrice et avait permis à la jeune femme de prendre conscience de ses actes. Le sorcier de l'est savait pertinemment qu'elle n’allait pas l'attaquer et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il avait pris le temps de s'occuper de Lilith. Maintenant restait à comprendre ce qui avait déclenché et animé cette colère, cette haine soudaine envers quelqu'un qu'elle appréciait par dessus tout. En temps normal Elenna n'aurait jamais attaqué un membre de l'Ordre du Phénix, elle ne s'en serait pas pris à quelqu'un qu'elle considérait comme sa famille.

- Je… Laurae est morte. Elle est morte et nous n’étions pas là…

Le choc. L'incompréhension. C'était si brutale, si inattendu que la tristesse ne prit pas tout de suite sur le sorcier de l'est. En quelques enjambées le géant russe fut aux côtés de sa fiancée la serrent dans ses bras comme il ne l'avait jamais serré auparavant. Peu-être était-il en train de l'étouffer mais à cet instant peu lui importait, ou plutôt, il ne s'en rendait pas compte. Dans cette étreinte Alexander évacuait ses sentiments ou plutôt le flot de sentiment qui commençait à l'assaillir, le raz-de-marée de question, l'ouragan d'émotion. Laurae ? Morte ? Comment était-elle morte ? Qui l'avait tué ? Le russe n'avait pas connu la jeune femme bien longtemps mais elle avait fait parti des membres les plus importants de l'Ordre du Phénix et des alliés les plus cher au couple. Qui avait été là pour retrouver Elenna alors que lui même perdait pied ? Qui avait été là pour les protéger alors que Scott tombait de fatigue ? Laurae. La vie pouvait parfois être si injuste. Les larmes ne coulaient pas, elles ne vinrent tout simplement pas. A son tour le russe avait envie de hurler, avait besoin de crier et passer sa colère et son incompréhension sur les alentours. A cet instant il n'y avait plus rien. Les badauds étaient bien la dernière chose à laquelle il pensait. La voix du sorcier de l'est était contrite d'émotion et d'une colère sourde.

- Tu n'y est pour rien Elenna... Pas plus que Lilith. Que dire de plus ? Il ne connaissait rien aux circonstances mais il savait que c'était vrai. C'était comme ça, c'était toujours comme ça. Nous ne pouvions pas rester et nous n'aurions sans doute rien pu faire. Que dire de plus ?

Alexander n'aimait pas avoir des nouvelles, finalement dans ce monde ne pas en avoir c'était plutôt bon signe. Voilà qui confirmait cette idée.
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Lilith Bee, le  Lun 13 Avr - 14:00

Lilith commençait à se sentir mieux. Les étoiles de lumières qui lui passaient devant ses yeux se dissipèrent et elle pu voir plus clairement ce qui se passait autour d'elle. D'un coup, sans prévenir, Alexander tourna la tête et l'inquiétude marqua son visage. La jeune femme suivi son regard et vit alors Elenna s'effondrer sur le sol, sécouée par des sanglots incontrôlables. "Laura est morte". Voilà ce que la rouge et or pu entendre.
Le russe se précipita alors vers son âme soeur et l'a pris dans ses bras. Lilith était presque gênée d'assister à cette scène si intime. rougissant légèrement, elle tourna la tête laissant aux amoureux un moment seuls. Enfin, presque, parce que les badauds qui n'avaient pas bougé un cheveux lorsqu'elle se faisait attaquer commencer à s'intéresser un peu plus au drame qui se jouait maintenant.
Lilith ne tenait plus.

- Hey ! Y'a rien à voir là, circulez avant que moi aussi je décide de m'énerver !

L'efficacité de son intervention était toute relative. Par contre, le regard noir qu'elle jeta à ceux qui restaient immobiles en se délectant du spectacle finit de les convaincre de retourner vaquer à leurs occupations.

-Laches... ajouta-t-elle dans sa barbe

Puis Lilith digéra l'information qu'elle venait d'apprendre. Pourquoi ne lui avait-elle rien dit sur la mort de l'ancienne Poufsouffle ? Peut-être parce qu'elles n'était pas spécialement proches, ce qui était vrai. Mais tout de même, cela lui faisait quelque chose... La louve et le félin avaient terminé leur étreinte et Alex parla à Elenna avec douceur. Pourtant, la tristesse et la colère voilaient sa voix.

- Tu n'y est pour rien Elenna... Pas plus que Lilith. Nous ne pouvions pas rester et nous n'aurions sans doute rien pu faire.

Alors là... C'était donc pour ça que Lilith avait failli mourir ? Parce que Laurae était morte ? Qu'aurait-elle pu faire ? Que c'était cliché ! Quand la lionne avait perdu son père, elle avait été dans une colère noire. Elle en avait voulu à la terre entière d'être en vie et pas lui. Elle avait eu l'impression qu'une part d'elle-même mourait avec lui, que plus jamais elle ne serait heureuse. Mais jamais elle n'avait accusé sa mère, son frère ou même elle-même de ce drame... Elle l'avait appris à ses dépends, mais la vie est cruelle. Point. Cela ne servait à rien de chercher des coupables. Bon sauf dans le cas d'un meurtre. Là, la réponse était simple : la loi du talion. Oeil pour oeil, dent pour dent...
Lilith s'approcha du jeune couple qu'elle avait tant côtoyé une décennie auparavant... Elle ne savait pas quoi dire, pas quoi faire. Et de toute manière elle avait clairement le sentiment d'être de trop. Pourtant, elle s'accroupit à une distance raisonnable d'Elenna, la main qui tenait sa baguette appuyé sur son genoux droit.

- Je suis désolée pour Laurae, Elenna. Mais je ne comprend pas. Pourquoi t'en vouloir ? Pourquoi m'en vouloir à moi ? Elle a été tuée dans une attaque ?

Elle faisait de gros efforts pour être bienveillante. Pas simple alors que sa gorge était toujours douloureuse, souvenir de l'attaque de l'ancienne Phénix. Bon, ce n'était pas très fin comme remarque. Mais en même temps la diplomatie n'était pas le point fort de Lilith.
Finalement, une pointe de rapproche dans la voix, elle ajouta:

- Je vois pas ce que je peux avoir là dedans. J'étais coincée en France, loin de tout. Et d'ailleurs, personne n'a eu l'air de s'en inquiéter... Alors c'est un peu facile de toute me mettre sur le dos...

Bam. Et voilà. Elle aurait mieux fait de se taire. d'ailleurs elle regrettait déjà sa dernière phrase. Etait-ce vraiment le moment de faire son adolescente égocentrique ? A 25 ans, c'était quand même un comble...
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Elenna Benson, le  Jeu 16 Avr - 22:45



La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde. Jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre. La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur… On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore… Et pour certains d’entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur, c’est de foncer tête baissée, de faire des choses folles, des trucs qui n’ont pas de sens. La douleur… Vous devez arriver à la surmonter. Espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui la cause se referme. Il n’y a pas de solutions, pas de remèdes miracle. Vous devez respirer à fond et attendre qu’elle s’estompe.
La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois, la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas. La douleur… Vous devez juste continuer à vous battre parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus, jamais assez.

J’étais là, telle une poupée de chiffons dans la poussière, abandonnée à mes émotions, à ce qui me fendait le cœur et encore. Je ne cessais de penser à elle et à chaque fois que son prénom défilait dans mes pensées, c’était un nouveau coup de poignard que l’on m’infligeait. Que je m’infligeais plutôt. Etais-je responsable ? Probablement pas. C’était même sûr. Mais j’étais persuadée du contraire. Tout aurait pu être différent, j’aurais pu être présente. Qu’est-ce qui était arrivé à Laurae ? Elle m’avait confié sa maladie, ses doutes et son futur peu prometteur. Dans un coin de ma tête, je n’oubliais pas l’hypothèse que ses maux aient pu l’emmener loin de moi mais les Mangemorts était une cause tout aussi probable à mes yeux. Qui avait tué ma cousine, mon amie, mon bras droit, ma sœur d’arme ? Mes lèvres s’étaient entrouvertes pour laisser échapper une voix si fade que je ne la reconnus pas de suite. Chaque mot faisait vibrer cette mince mélodie et je savais qu’au ton de celle-ci, on pouvait deviner mon cœur brisé.

Sur moi, les deux regards se posèrent. Si je m’étais concentrée, j’aurais pu y lire de l’incompréhension, de la colère et sûrement même de la tristesse. Du moins pour Alexander. Après tout, je ne connaissais pas Lilith, que très peu, voire plus du tout avec les années. Les gens changent, les amis deviennent parfois étrangers, mais la vie continue. Enfin, pas pour tous. Il ne fallut que quelques millièmes de seconde pour que mon russe adoré me rejoigne en quelques pas de géant. J’aurais certainement mis le double d’enjambées pour faire le même trajet, mais le sujet n’était pas là. Ses gros bras m’entourèrent comme pour m’apporter le réconfort dont j’avais tant besoin. Je sentais chacun de ses muscles se contracter autour de moi, j’en eus même le souffle coupé le temps de m’habituer à tant de pression sur mon si petit corps. Les émotions du beau mâle me subjuguaient, j’avais l’impression d’être noyée entre mes sentiments et les siens. J’humais son doux parfum, mêlé l’odeur de sa rage, à celle de la tristesse et d’autres choses que je ne reconnais pas. Je n’arrivais plus à déceler chaque détail comme j’aurais pu le faire avec mon nez lupin en temps normal, je me perdais parmi toutes les informations qui me venaient. Était-ce ma peur ou la sienne que je percevais ?

" Tu n'y es pour rien Elenna... Pas plus que Lilith. Nous ne pouvions pas rester et nous n'aurions sans doute rien pu faire. "

Je le savais tout ça. Mais il fallait bien un coupable. Et j’avais peur, tellement peur de ne pas en trouver. Si les mages noirs étaient responsables, la suite s’avérerait plus facile, du moins dans ma tête. Mais si ce n’était pas ça ? Si c’était juste cette vie de m*rde qui en avait décidé ainsi, que ferais-je ? A qui en voudrais-je ? L’étreinte d’Alexander s’adoucit au fur et à mesure qu’il reprenait le dessus sur ses émotions. Je le connaissais comme si je l’avais fait. Chaque geste, chaque intonation, chaque tic étaient pour moi une énigme que j’avais appris à déchiffrer avec les années. Je le connaissais par cœur, sûrement aussi bien qu’il me connaissait. Lilith fit peur aux derniers passants qui se pensaient encore en plein spectacle avant de nous rejoindre.

" Je suis désolée pour Laurae, Elenna. Mais je ne comprends pas. Pourquoi t'en vouloir ? Pourquoi m'en vouloir à moi ? Elle a été tuée dans une attaque ? Je vois pas ce que je peux avoir là dedans. J'étais coincée en France, loin de tout. Et d'ailleurs, personne n'a eu l'air de s'en inquiéter... Alors c'est un peu facile de toute me mettre sur le dos... "

" Excuse-nous princesse, on dirait qu’on a bien fait de pas s’inquiéter. Mais non en effet. Finalement t’as raison, j’vois pas ce que tu peux avoir à faire là-dedans. Tu devrais peut-être retournée en vacances ? "

Ce fut ma dernière pique lancée, je savais qu’après ça j’aurais fini d’évacuer toute la colère en moi. J’avais craché ces quelques mots, par-dessus le bras de mon fiancé qui me tenait toujours, comme si la sorcière devant moi me dégoûtait. Ses réactions m’écœuraient. C’était tout aussi égoïste que ma réaction. Alors quoi, ça faisait peur de mourir, c’est ça ? Lilith n’avait pas su se défendre et elle continuait de faire la maligne ? Je m’étais trompée, peut-être que les gens ne changeaient pas tant que cela au final. C’était ça le souvenir que j’avais d’elle, une gamine insolente, inconsciente mais courageuse. Un peu comme moi à son âge. Je m’étais adoucie avec les années, sauf aujourd’hui apparemment. A la pression de ses bras et son souffle chaud sur le haut de mon crâne, je comprenais le mécontentement d’Alexander et sa désapprobation. Je me rattrapais rapidement avant qu’il s’énerve de nouveau sur moi. Une fois pas deux.

" Pardon… Je suis désolée Lilith. J’ai perdu les pédales. J’en sais rien, rien du tout, sur rien. Un rire nerveux s’échappa de mes lèvres. Si ça se trouve, elle est tombée et s’est cassé le cou. "

Je passais une main sur mon visage, étalant un peu plus la poussière mêlée aux larmes qui avaient ternis mon teint. Ma figure était marquée par la fatigue et de jolies cernes bleues encerclaient mes yeux gris et rouges, bouffis par la tristesse. Détachant les bras qui faisaient mon cocon de réconfort, je me relevais tant bien que mal, soutenue par l’homme de ma vie. Je m’appuyais contre lui, tenant à peine sur mes jambes tremblantes. J’avais même essayé de faire de l’humour, mais cela n’avait semblé faire rire personne. J’avais attaqué la rouge et or sans raison et je savais qu’elle aurait sûrement du mal à me pardonner. Réussirait-elle à me surprendre encore ?  Tout mon corps me faisait souffrir mais c’était mon cœur le plus meurtri. J’esquissais un mince sourire, qui sonnait étrangement faux, alors que quelques larmes roulaient encore sur mes joues sans que je ne m’en aperçoive.

" C’est Amy qui m’a annoncé la nouvelle. Celle de ton retour et celle du départ de Laurae. J’ai vrillé. J’ai vu ton nom à côté de celui de ma cousine mais toi tu étais en vie et elle n’était plus là. Ne t’en fais pas, je ne t’en veux pas réellement, ce n’est en rien de ta faute. A vrai dire, je n’en veux qu’à ma petite personne, de ne pas avoir été là, de l’avoir laissé seule, de ne pas avoir été à ses côtés jusqu’à la fin. "

L’ancienne membre de l’Ordre du Phénix pouvait bien vouloir, ça m’importait tellement peu à cet instant précis. J’avais honte de mon comportement mais la seule personne qui m’intéressait encore c’était Alexander. Il n’y avait que lui, le méritai-je vraiment ?
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Alexander Scott, le  Ven 17 Avr - 20:39

D'aussi loin qu'il se souvienne Alexander n'avait jamais perdu la moindre sœur d'arme ou le moindre frère d'arme. Oh évidemment il y avait eu Victoire Grey mais pouvait-il réellement la considérer en tant que telle ? La jeune femme avait effectivement fait parti de l'élite du ministère de la magie lorsqu'il y était également mais sa mort avait mis la lumière sur son identité de mangemort, alliée et ennemie quelle ironie ! Autant dire que sa mort n'avait pas réellement chamboulé le chasseur de mage noir. On pouvait également tous les membres de l'Ordre du Phénix qui avait disparus au fur et à mesure des années et des batailles qui s'accumulaient, mais pour eux il était tout bonnement impossible de savoir quel sort ils avaient connu et Scott préférait les imaginer sur une plage de sable chaud quelque part au milieu du Pacifique. Les mangemorts avaient connu plus de pertes qu'eux, c'était assez inattendu et ce n'était pas vraiment l'impression générale donnée. Mais aujourd'hui les choses étaient différentes puisque c'était d'une membre de l'Ordre du Phénix qu'on parlait ou tout du moins d'une ancienne membre de l'Ordre du Phénix. Personne n'est invincible quelqu'un soit son affiliation, voilà qui était un brusque retour à la réalité. Le Phénix était symbole d'immortalité et d'éternelle renaissance mais tout Phénix qu'ils étaient, ils pouvaient connaître une issue tragique sans explosion de flamme et renaissance en tas de charbon. Pour Laurae il n'y aurait pas de nouveau départ et c'est une chose qu'ils allaient devoir encaisser.
- Je suis désolée pour Laurae, Elenna. Mais je ne comprends pas. Pourquoi t'en vouloir ? Pourquoi m'en vouloir à moi ? Elle a été tuée dans une attaque ? Légère pause. Je vois pas ce que je peux avoir là dedans. J'étais coincée en France, loin de tout. Et d'ailleurs, personne n'a eu l'air de s'en inquiéter... Alors c'est un peu facile de toute me mettre sur le dos...

Scott n'avait pas senti Lilith se rapprocher dans son dos alors que ses pensées vaquaient au loin. Les questions de la jeune femme étaient somme toute légitime. Toutes ses questions le sorcier de l'est se les était déjà posé de nombreuses fois en l'espace de quelques minutes et vous savez quoi ? Il n'avait pas trouvé de réponses. Enfin si, il y avait bien une interrogation que le russe avait réussi à résoudre seul. Pourquoi s'en vouloir ? Cette question le chasseur de mage noir avait eu des jours, des mois et des années pour bien y réfléchir. Pourquoi s'en vouloir ? Ils avaient désertés des années auparavant et avaient laissé leurs compagnons d'arme lutter seuls face à l'Ordre noir. La culpabilité Scott avait eu l'occasion de la cultiver au cours de leurs longues années d'exil. Nul doute qu'Elenna ressentait la même chose, ce n'était pas un sujet qu'ils abordaient beaucoup, et que la mort de Laurae avait agit comme un exhausteur de culpabilité. Au fur et à mesure des années Alexander avait compris que si ils n'étaient pas partis alors ce serait eux qui auraient fini par y passer mais peut-être n'était-elle pas parvenu aux mêmes conclusions. En revanche la remarque de la lionne était bien moins légitime que ces questions et le russe avait aussitôt senti l'aventurière des neiges se tendre dans ses bras. Une telle remarque était-elle réellement utile ? Lilith n'était plus vraiment une adolescente et aurait pu tourner sa langue dans sa bouche avant de parler. Que cherchait-elle à faire ? Un K.O technique sans même utiliser sa baguette ? Si elle continuait ainsi alors elle était bien partie pour envoyer l'ancienne chef de l'Ordre du Phénix au tapis.
-Excuse-nous princesse, on dirait qu’on a bien fait de pas s’inquiéter. Mais non en effet. Finalement t’as raison, j’vois pas ce que tu peux avoir à faire là-dedans. Tu devrais peut-être retournée en vacances ?

La réponse d'Elenna n'avait pas tardé et avait fusé tel un uppercut bien ajusté. Pas encore au tapis la sorcière de l'est semblait bien décidé à ne pas tomber seule. Scott ne chercha même pas à intervenir, que pourrait-il faire de toute façon ? Bloquer la langue de chacune d'un coup de baguette magique ? Elles trouveraient sans doute tout de même le moyen de se mettre dessus... Et puis au fond peut-être avait-elle besoin de cette violence. Peut-être était-ce une sorte de... Catharsis.
-Pardon… Je suis désolée Lilith. J’ai perdu les pédales. J’en sais rien, rien du tout, sur rien. Si ça se trouve, elle est tombée et s’est cassé le cou.

Ce n'était sûrement pas approprié à la situation mais le sorcier de l'est poussa un soupir de soulagement. En apparence la lupine avait retrouvé ses esprits, en apparence. Scott n'était pas totalement dupe, il avait été témoin de la difficulté de faire face à de tels chocs psychologiques. Il faudrait du temps à l'aventurière des neige, beaucoup de temps, des semaines peut-être des mois voir des années. La mort de Laurae arrivait au pire moment. Le couple se remettait à peine de leur bataille passée qu'un nouvel évènement venait déchirer leur quotidien. Peut-être était-ce finalement ça la vie ? Une succession de gouffres puis d'ascensions longues et pénibles. A l'époque Alexander aurait trouvé une telle vision des choses bien pessimiste mais avec un tel enchaînement des évènements il y avait de quoi douter. Le sorcier de l'est avait toujours été un grand optimiste mais il devait reconnaitre qu'il était difficile de garder cette vision des choses après un tel enchaînement d'évènements
-C’est Amy qui m’a annoncé la nouvelle. Celle de ton retour et celle du départ de Laurae. J’ai vrillé. J’ai vu ton nom à côté de celui de ma cousine mais toi tu étais en vie et elle n’était plus là. Ne t’en fais pas, je ne t’en veux pas réellement, ce n’est en rien de ta faute. A vrai dire, je n’en veux qu’à ma petite personne, de ne pas avoir été là, de l’avoir laissé seule, de ne pas avoir été à ses côtés jusqu’à la fin.

Alexander grimaça, c'était donc cela qu'on appelait le syndrome du survivant ? Le sorcier de l'est le savait, peu importe ce qu'il dirait il ne parviendrait sans doute pas à faire changer la vision des choses de la lupine. Pourtant le raisonnement de cette dernière ne tenait pas la route. Finalement n'était-ce pas lui le plus responsable des deux ? Qui avait décidé de partir en Norvège pour s'éloigner de la Grande-Bretagne et des sombres affrontements qui y avaient lieu ? Qui avait décidé d'abandonner leurs frères d'armes sans réellement laisser le choix à sa fiancée ? Mais peu importait car si il faisait une remarque à l'aventurière des neiges alors nul doute qu'elle dirait que tout ceci ne serait pas arriver si elle ne s'était pas fait capturée. C'était ça le principe du syndrome du survivant. La seule choque qu'il restait à faire au chasseur de mage noir c'était de se tenir aux côtés de sa dulcinée pour l'aider à surmonter la mort de sa cousine. Lui qui était d'habitude si sûr de lui et si confiant, se retrouvait aujourd'hui bien dépassé. Difficile de lutter contre quelque chose qu'on ne peut pointer de sa baguette, n'est-ce pas ?  Le russe posa sa main sur la tête de la louve.
- Ce n'est pas ce que Laurae aurait voulu... De t'entendre te blâmer comme ça. Je suis persuadé qu'elle t'aurais énergiquement remis les idées en place. Alexander marqua une petite pause observant Lilith. Et je ne doute pas qu'elle aurait été sans doute heureuse de te voir saine et sauve. Nouvelle pause. Comme nous sommes heureux de te revoir saine et sauve aujourd’hui.
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Lilith Bee, le  Sam 18 Avr - 22:12

-Excuse-nous princesse, on dirait qu’on a bien fait de pas s’inquiéter. Mais non en effet. Finalement t’as raison, j’vois pas ce que tu peux avoir à faire là-dedans. Tu devrais peut-être retournée en vacances ?

Et re-bim. Décidément, le malheur n'attaquait pas la verve d'Elenna... En même temps, celle-ci, Lilith ne l'avait pas volé, elle devait bien l'avouer. Mais tout de même, l'attaque était rude. La jeune fille ouvrit la bouche pour répliquer que si, ils auraient eu des raisons de s'inquiéter, mais la louve la prit de vitesse.

-Pardon… Je suis désolée Lilith. J’ai perdu les pédales. J’en sais rien, rien du tout, sur rien. Si ça se trouve, elle est tombée et s’est cassé le cou.

Le silence reprit ses droits sans qu'aucun des trois sorciers ne su comment le briser. Elenna passa une main sur son visage, maculant son joli minois d'une couche de poussière s'accrochant aux larmes. Puis elle continua.

-C’est Amy qui m’a annoncé la nouvelle. Celle de ton retour et celle du départ de Laurae. J’ai vrillé. J’ai vu ton nom à côté de celui de ma cousine mais toi tu étais en vie et elle n’était plus là. Ne t’en fais pas, je ne t’en veux pas réellement, ce n’est en rien de ta faute. A vrai dire, je n’en veux qu’à ma petite personne, de ne pas avoir été là, de l’avoir laissé seule, de ne pas avoir été à ses côtés jusqu’à la fin.

Woh... Ok. Bon, là clairement elle se sentait idiote. La colère qui l'animait commençait à disparaitre petit à petit. Pourquoi l'esprit tordu d'Elenna avait fait ce rapprochement bizarre, ça elle ne le comprenait toujours pas. Mais face au désarroi de son ancienne chef, elle n'arrivait plus à réagir. Elle oscillait entre ressentiment et compassion.
Que disait-on à une personne en deuil ? Même si Lilith avait eu son lot de mort, elle n'avait jamais su comment réagir. Et d'ailleurs on ne lui avait jamais demandé autre chose que de continuer comme si de rien n'était. Alors elle ravalait ses regrets et elle avançait, en force. Peut-être pas la meilleure des choses à faire, mais elle n'en connaissait pas d'autre.

- Je ...

Non, décidément, rien ne sortait.
Heureusement, Alexander vint à sa rescousse. Adoptant une posture protectrice avec sa dulcinée, il adopta un ton qui se voulait rassurant sans réussir à totalement à masquer son trouble.

- Ce n'est pas ce que Laurae aurait voulu... De t'entendre te blâmer comme ça. Je suis persuadé qu'elle t'aurais énergiquement remis les idées en place.

Hum... Banal, mais efficace. Lilith essaya de se souvenir de cette parade: "Ce n'est pas ce qu'il/elle aurait voulu". Ça marchait à tous les coups ça pour consoler, c'était sur.

- Et je ne doute pas qu'elle aurait été sans doute heureuse de te voir saine et sauve. Comme nous sommes heureux de te revoir saine et sauve aujourd’hui.

Cette fois, Alexander s'était tourné vers Lilith. Cette dernière se risqua à un timide sourire. Elle porta machinalement sa main sur sa gorge.

- Saine et sauve, j'avoue qu'il ne s'en est pas fallu de peu... Mais moi non plus je ne suis pas mécontente de vous revoir. Je loge chez Izsa maintenant, mais elle n'a pas su me dire où vous étiez partis. Elle serait certainement heureuse de vous revoir. La sorcière marqua une pause en jetant un regard méfiant vers Elenna. Enfin, si tu ne décides pas de lui lancer un Feudeymon au trousse !

Encore de l'humour de mauvais goût. Les deux amants verraient bien qu'elle n'avait pas tellement changée. Du moins, en apparence. L'ancienne rouge et or continua sans laisser aux deux sorciers aguerris le temps de répondre.

- Et Amy... Je l'ai effectivement croisé au Chaudron Baveur. Je ne suis pas sure de lui avoir laissé une "bonne" impression !

Un autre sourire, bien plus cynique cette fois-ci, éclaira le visage souillé de poussière de Lilith. Elle s'était fait un malin de plaisir à paraitre méprisante et hautaine avec la jolie blonde. De la jalousie pure et dure, une façon de lui faire payer le fait d'avoir pris - en quelque sorte - sa place dans l'Ordre.

Se relevant avec difficulté, Lilith épousseta son jean et tapa dans ses mains. Un nuage de poussière s'envola autour d'elle.
Elle rangea sa baguette dans son sac, et tendit la main droite vers la louve prête à accepter une poignée de main en signe de paix.

- Je suis désolée moi aussi. Désolée d'être partie sans rien dire. Désolée pour Laurae. Désolée pour ce qui vous est arrivé. Mais ce que je sais c'est que je suis revenue, et vous aussi. Alors essayons de reconstruire ce qui peut l'être. Non ?

Sur la fin de sa phrase, le doute était palpable. On ne pouvait pas dire que Lilith avait totalement pardonné le sortilège qu'elle venait d'essuyer. Pourtant, elle était prête à faire un effort: pour les disparus, et pour les morts. Pour toutes ces années à se battre cote à cote et à braver la mort ensemble. Pour une fois, l'ancienne Lionne allait mettre sa fierté de coté. Restait à savoir si son geste serait apprécié à sa juste valeur.
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Re: La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. [Terminé]
Elenna Benson, le  Dim 19 Avr - 23:19



Si seulement la vie n’était qu’une répétition générale et qu’on avait le temps de recommencer. On pourrait s’entraîner encore et encore jusqu’à ce que tout soit parfait. Malheureusement, chaque jour de notre vie est une représentation unique. Il semble que même quand on a la chance de répéter, de se préparer et de s’entraîner, on n’est jamais complètement prêt pour les grands moments de la vie et encore moins pour les pires. Je ne m’étais jamais préparée à une telle douleur tout simplement car mes proches étaient peu nombreux. A vrai dire, la seule famille que j’avais, c’était l’Ordre du Phénix. J’aurais voulu tout recommencer, avoir une chance de modifier les pièces du puzzle. Peut-être aurait-elle encore été là ?

Tout mon corps me faisait souffrir le martyr. J’avais l’impression d’avoir pris dix ans d’un seul coup, d’avoir vécu beaucoup trop de vies pour le si petit être que j’étais. Était-ce une douleur physique ou mentale ? Je n’arrivais pas à me dépêtrer de tout ce que je pouvais ressentir. La colère, la tristesse, le déni, tout se mélangeait dans ma tête et j’avais l’impression de devenir de plus en plus aliénée. Mais il y avait cette présence, cet ange gardien sur mon épaule. Heureusement qu’Alexander était là. Je me noyais, mais le bout de ses doigts maintenait sans cesse mon visage en dehors de l’eau. Il me soufflait ma dose d’oxygène, juste assez pour ne pas que je m’évanouisse. Pourtant, je le sentais tendu à mes côtés. Lui qui était si parfait à mes yeux, qu’avait-il à se reprocher ? Rien. Tous ses choix, il les avait faits pour mon bien-être, je le savais. Lui avais-je déjà dis « merci » ? La main sur le haut de mon crâne me rassura, j’époussetais rapidement mon corps, sans rien réussir à nettoyer pour autant.

" Ce n'est pas ce que Laurae aurait voulu... De t'entendre te blâmer comme ça. Je suis persuadé qu'elle t’aurait énergiquement remis les idées en place. Et je ne doute pas qu'elle aurait été sans doute heureuse de te voir saine et sauve. Comme nous sommes heureux de te revoir saine et sauve aujourd’hui. "

Il s’était retourné vers Lilith pour lui adresser ces quelques mots et j’en profitais pour méditer sur ceux qui m’avaient été destiné. La voix de la sagesse comme je m’étais amusée à la qualifier. Si je l’avais désigné comme mon bras droit, c’était pour de bonnes raisons. Une tête brûlée, impulsive et uniquement guidée par mes émotions, voilà ce que j’étais. Mais de son côté, elle avait toujours compensé par sa patience, son sang-froid et sa réflexion. J’avais trouvé un parfait équilibre en l’ayant à mes côtés mais maintenant, j’avais l’impression d’être en roue libre. Dans mon malheur, j’étais contente de ne plus être Chef de l’Ordre du Phénix, qu’aurais-je pu faire dans cet état ? Quel bel exemple je faisais !

" Saine et sauve, j'avoue qu'il ne s'en est pas fallu de peu... Mais moi non plus je ne suis pas mécontente de vous revoir. Je loge chez Izsa maintenant, mais elle n'a pas su me dire où vous étiez partis. Elle serait certainement heureuse de vous revoir. Enfin, si tu ne décides pas de lui lancer un Feudeymon aux trousses ! Je plissais légèrement les yeux, remuant la tête d’un air boudeur, prête à répondre mais elle continua. Et Amy... Je l'ai effectivement croisé au Chaudron Baveur. Je ne suis pas sure de lui avoir laissé une "bonne" impression ! "

" Izsa, elle ne m’a jamais cherché, que ce soit avant ou maintenant ! Si tu vois ce que j’veux dire… "

J’avais remarqué son sourire et l’espace d’un instant, j’avais eu envie de lui répondre par le même. Mais cela ne vint pas, pas autant que je l’aurais voulu tout du moins. Izsa… Je ne l’avais pas encore vu depuis notre retour mais je savais que mon fiancé avait partagé un verre avec elle il y a peu. A vrai dire, je n’avais revu personne. Pourquoi ? Je n’étais pas prête à affronter leurs regards, si bienveillants soient-ils. J’étais honteuse d’être partie et je m’en voulais de les avoir laissés. Certains d’entre eux allaient sûrement s’en foutre, profitant juste de notre retour mais et s’il y en avait qui n’avaient pas oublié ? Pas pardonné ? Peut-être comme la Gryffondor qui lui faisait face. En apparence, elle semblait préférer passer à autre chose, oublier les derniers minutes. Mais était-ce ce qu’elle souhaitait réellement ? A son tour, l’ancienne Phénix se redressa, tapant dans ses mains et sur ses jambes pour disperser autour d’elle un second nuage de fumée bien moins meurtrier que le premier.

" Je suis désolée moi aussi. Désolée d'être partie sans rien dire. Désolée pour Laurae. Désolée pour ce qui vous est arrivé. Mais ce que je sais c'est que je suis revenue, et vous aussi. Alors essayons de reconstruire ce qui peut l'être. Non ? "

Mon regard se posa sur la main tendue devant moi. Un simple geste qui voulait tellement dire. Je sentais un infime poids disparaître de mes épaules. Ce n’était pas grand-chose vu la pression que je pouvais ressentir en ce moment, mais cela me faisait un bien fou. J’eus un léger soupire de soulagement, prenant un peu plus appui sur Alexander pour serrer la poigne qui s’offrait à moi comme une échappatoire à tout ce beau bordel.

" Avec plaisir. On va avoir du boulot avec ce chantier, autant commencer maintenant. Je refermais mes doigts autour de la main de Lilith, mettant mes dernières forces et ma conviction dans ce petit geste. Il faut croire qu’on revient toujours chez soi… Lâchant la main de mon ancienne amie, je levais mes yeux vers le grand blond. On devrait se retrouver, tous, autour d’un verre. Ça nous ferait le plus grand bien. Je n’ai pas encore pris le temps de revoir nos amis… "

Boire un verre en ville avec une troupe d’anciens membres de l’Ordre du Phénix, ce n’était peut-être pas la meilleure des idées. Snow Cocoon était sûrement encore dévastée par ma rage. Mais je mourrais d’envie de les revoir. J’avais besoin de me dire que certains d’entre eux étaient encore en vie et en pleine forme.
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