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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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National robbery [Abandonné]
Meredith Goldsmith
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National robbery [Abandonné]
Meredith Goldsmith, le  Ven 10 Avr 2020 - 19:37

National robbery
PV Riley Callaghan + PNJ
Saison 30 - Printemps


La famille, c’est comme la coriandre, à trop forte dose ça devient vite désagréable. C’est exactement ce que se disait Meredith alors qu’elle gravissait les marches de la National Gallery derrière ses parents. C’était la fin des vacances et pour l’occasion, ces derniers avaient tenu à l’accompagner à Londres un peu avant la rentrée pour visiter la ville et profiter d’un peu de « bon temps en famille ». Ses quatre frères étaient même de la partie, pour l’occasion. La jeune fille avait pour sa part passé suffisamment de « bon temps » en leur compagnie à son goût… Et à vrai dire, la tentation de leur jeter un sortilège d’amnésie ou d’entrave avait été forte au moment de monter dans le train qui les emmènerait d’Edimbourg à Londres ; pas assez toutefois pour en assumer les conséquences. Elle s’était donc contentée de finir sa courte nuit pendant les cinq heures de trajet et les Goldsmith avaient débarqué à Londres sur le coup de midi.

A présent parvenus dans le hall, audioguides à la main et munis du plan du musée, madame Goldsmith se fit un devoir de planifier la trajectoire de visite. Rassemblant ses troupes autour du plan, elle décréta d’un ton péremptoire que le mieux serait d’effectuer la visite en suivant la chronologie des œuvres, avant de se lancer dans un incessant bavardage sur l’importance de comprendre l’évolution des techniques artistiques. Échangeant un regard blasé avec ses frères, Meredith leur emboîta le pas en direction des premières salles, maudissant intérieurement le hasard de lui avoir donné une mère professeure d’histoire.

La petite troupe se retrouva bientôt dans une série de salles blanches en enfilade où étaient accrochées des toiles présentant des figures saintes sur un fond doré. Encore et toujours des figures saintes sur des fonds dorés, partout, à perte de vue. Après avoir fait le tour de deux salles sans grand intérêt à ses yeux, Meredith constata que ses proches n’en étaient, eux, qu’à la troisième œuvre de la première salle. Ils sont plus lents que des veracrasses, ma parole, maugréa intérieurement Meredith, et elle revint sur ses pas pour leur lancer un :

- Bon, j’avance moi, on se retrouve plus loin ! sonore qui lui valut un regard courroucé de la part de plusieurs autres visiteurs.

Le reste des Goldsmith acquiesça vaguement, absorbés qu’ils étaient par le commentaire de l’audioguide et leur petite dernière s’éloigna hors de l’aile médiévale, satisfaite. Le reste du musée se révéla un peu plus à son goût et si elle traversa quelques salles sans s’arrêter, elle s’attarda tout de même sur quelques chefs d’œuvre des maitres italiens et une ou deux toiles françaises et flamandes. Après un périple quelque peu labyrinthique, la jeune fille se retrouva finalement dans une galerie tendue de tissu bleu et éclairée par une verrière. Quelques visiteurs se trouvaient là, étudiant plus ou moins attentivement les tableaux suspendus aux murs. Elle passa devant une grande toile figurant un couple aux visages sévères vêtu à la mode du 18e siècle, puis devant une peinture sur laquelle souriait une charmante fratrie de quatre enfants. Sur le mur opposé étaient exposées des peintures d’aspect un peu plus moderne, qui retinrent son attention.  

S’approchant en quelques enjambées, elle vient s’installer confortablement dans un des canapés typiquement anglais disposés au centre de la galerie, et contempla longuement la touche évanescente d’une marine de Turner. Elle n’était pas spécialement sensible à l’art mais elle appréciait l’apparente simplicité de ces tableaux qui éveillaient son imagination, comme si le flou du pinceau laissait la place à autant d’interprétations possibles. Absorbée pensivement dans sa contemplation, elle se décida à attendre ici que sa famille la rejoigne. Au rythme où ils allaient, ils en auraient encore pour un bout de temps. A mesure que les minutes passaient, elle sentait ses paupières devenir de plus en plus lourdes ; sa fatigue se rappelait à elle et l’ambiance feutrée de la galerie ainsi que ses rêveries ne faisaient qu’ajouter à son engourdissement. S’enfonçant un peu plus dans le canapé, elle s’autorisa à fermer les yeux un moment, profitant encore un peu du calme avant la tempête.
Riley Callaghan
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Re: National robbery [Abandonné]
Riley Callaghan, le  Mar 14 Avr 2020 - 22:31

« National robbery  »

Avec Meredith Goldsmith et Le Braqueur


Saison 30
Printemps



- Devine qui c’est ?

Chloé presse ses paumes moites sur mes yeux, et la multitude de ses bagues, s’incrustent dans ma peau. Je ne vois rien, mais je sais que ses cheveux teints en blonds encadrent son visage, qu’elle a enfilé son blazer noir au-dessus de son chemisier en coton blanc et qu’elle doit presque se mettre sur la pointe des pieds pour atteindre mon visage.

Je le sais surtout, que c’est elle, grâce à l’odeur de lavande que dégage sa peau presque collée à la mienne. Une signature invisible mais dont elle ne pouvait se défaire. Nos relations n’avaient jamais été si bonnes qu’aujourd’hui, alors que nous nous tenons au milieu du flux des passants en plein cœur de Londres. À l’époque, il avait été difficile d’accepter ses secrets, de lui avouer les miens... Mais maintenant, celle qui avait été mon assistante sociale durant ma petite enfance, était devenue une très bonne amie.

Je souris timidement.

- Chloé, je sais que c’est toi. Tu n’es pas drôle.

Ses mains quittent mon visage pour venir s’accrocher à mon bras droit.

- J’ai le droit d’être relaxe, c’est mon jour de congé et je le passe avec toi. En plus, j’ai un endroit à te faire visiter.

Mes yeux roulent dans leurs orbites, comme à chaque fois que Chloé surjoue nos moments passés ensemble. Elle veut bien faire, rattraper les années où elle a grave merdé, je sais, mais ça n’empêche que ce n’est pas elle. Ça ne lui ressemble pas. Je finis par hocher la tête, acceptant de la suivre malgré mes réserves, dans le dédale des rues pavées de Londres.

Quand nous nous arrêtons enfin, après de longues minutes de marche et de bavardages, nous sommes devant la National Gallery. Génial. Un musée. Trop cool Chloé. Je reconnais enfin la patte de l’artiste, son côté bon chic bon genre avait finalement refait surface. Mais je ne veux pas gâcher sa journée, alors je ravale ma mauvaise humeur et attend patiemment qu’elle prenne nos entrées.

- Allez, c’est parti ! Dit-elle en tapant plusieurs fois dans ses mains, surexcitée.

Une fois à l’intérieur, nous finissons par nous séparer pour visiter les parties du musée qui nous intéressent. Je la soupçonne surtout de vouloir faire sa touriste sans que je ne me moque d’elle. Et elle n’a pas tord, je ne supporte pas ces bobos, avec leur casque audio, qui se prennent soudain pour des grands amateurs d’art et qui vantent leur maigres connaissances à tout bout de champ. J’aime regarder de temps en temps des westerns, mais ce n’est pas pour autant que je porte un chapeau de cow-boy et que je mastique de la paille pour le faire comprendre.

Arrivée dans une partie dédiée à des peintures du XVIIIè siècle, je fatigue un peu d’avoir déambulé sans réel but dans les différentes pièces du musée. Et je crois que je ne suis pas la seule... Enfin quelqu’un de normal. Une blonde pique du nez sur les canapés centraux, pas le moins du monde gênée de se trouver dans cette position au milieu de la foule des visiteurs. Tu me diras, ils ont tous les yeux ailleurs !

Je décide alors moi aussi de m’asseoir, à quelques sièges d’elle. Je frotte machinalement mes mains sur mon jeans, plus par habitude que par stress. Bon, vingt minutes de pause, et je pars retrouver Chloé. C’est que je m’ennuyais comme un rat mort, toute seule, à contempler des taches de peintures sur les murs.
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Re: National robbery [Abandonné]
Personnage, le  Jeu 16 Avr 2020 - 20:02

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Ce RP mentionne du contenu sensible :

Insultes/Vulgarité, Autre : Arme à feu




Nom complet : Jacob Morton, ou Jake comme t'aimes souvent le rappeler. T'es un grand gaillard d'un mètre quatre-vingt-trois, la tignasse blonde et le visage déformé par les vices. Dix neuf ans déjà. T'approchais de la vingtaine avec dangerosité - ce qui t'effrayait bien plus, je crois, que cette arme que tu dissimulais dans ton survêt' noir. T'as passé le plus clair de ton enfance avec les banlieusards de la capitale anglaise, rejeté par la société  « non-coupable » et tes parents amochés par le quotidien difficile.

Ah... les parents. C'est tout ou rien ! Rien de plus aimant, ou de plus cruel, d'outrancier. Je crois qu'on arrive ici, au point culminant de ton histoire ou du moins, le jour où tout a basculé pour toi. L'indifférence. L'humiliation. L'ingratitude. C'est compliqué à gérer, surtout quand on est qu'un gosse. Tu l'as toujours eu en travers de la gorge et ça s'est amplifié quand ta mère et ton père ont divorcé. Rupture violente. Tu te déconnectes du présent. T'as clairement aucune ambition dans la vie et tu marches à reculons depuis des mois. Un souvenir remonte le long de ta tempe pendant que tu montes les escaliers de service, l'air de rien.

Tu te fonds dans la masse qui s'agglutine autour des tableaux. T'as jamais trouvé l'art intéressant. Ce n'est pas utile et tu vois pas pourquoi des gens payeraient une fortune pour voir accroché au mur de leur chambre une vieille croûte du siècle passé. Non, ce qui était à noter cependant : c'était que ce genre de musée - t'as pas choisi la National Gallery pour rien - attirait les mécènes, les touristes plein aux as, les grosses têtes, les hommes riches et les familles aristocrates.

C'était ta première fois aujourd'hui, la première fois que t'allais passer à l'acte. La première fois que t'allais faire vivre un enfer à des inconnus. La première fois que t'allais te faire autant de fric. Que t'allais outrepasser tes droits. Franchir ta propre limite. T'es jeune et stupide. Démuni socialement. À la rue financièrement. Sans amis.

Tu prends la première grande galerie que tu vois. Elle était relativement bondée. Des gosses courraient dans tous les sens devant leurs parents négligents. T'avais déjà vu ça dans un film. Ça serait rapide et sans retour en arrière possible mais ça, t'en avais pas encore conscience. Tu vois plutôt cette journée comme une mission de jeu vidéo avec un boss final. Là-bas, tu vois une dame en uniforme : c'est la vigie de l'étage. Tu t'approches d'elle, l'arme encore cachée. Tu lui fais comprendre qu'elle est braquée sur elle. Elle te file son talkie-walkie, pratique pour ne pas avertir les autres ici. Elle se dirige d'un côté de la pièce pour fermer une porte. Tu la suis, personne ne semble remarquer votre comportement. Ces crétins sont tous absorbés par les peintures. Tu te places alors sans attendre devant l'autre entrée toujours ouverte.

Tu te grattes les cheveux en regardant tout autour de toi. Ton cœur palpite à trois mille. Tu pues la peur et l'inconscience. Finalement, tu dévoiles haut et fort ton P.-M. Tu tires quelques balles et c'est là que tout le monde s'affole. T'as environ une minute pour ramasser le plus de truc que tu peux et de te tirer d'ici. Tu claques la porte derrière toi. Y'a plus vraiment d'issues. Tu prends une grande inspiration :

« CECI EST UN HOLD-UP ! ON FERME SA GUEULE !!!! METTEZ-VOUS EN LIGNE ! DÉPOSEZ TOUS CE QUE VOUS AVEZ DE PRÉCIEUX DANS CE SAC OU JE VOUS TIRE UNE BALLE DANS LA TÈTE !!! TÉLÉPHONE, COLLIER, BAGUE, BRACELET, PORTE-FEUILLES... » Ta voix tremble un peu. Un gars se prend pour le héro du jour mais tu fais comprendre à tout le monde que t'es pas quelqu'un qui rigole en l'assommant avec la crosse. Tu souris. Comme fier et surpris de tes réflexes. Tu passes devant tes premières victimes qui appliquent ton règlement. Tu répètes à chaque nouveau passage un : « À terre ! » effrayant (ou effrayé, à l'heure H, je ne sais plus).
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Re: National robbery [Abandonné]
Meredith Goldsmith, le  Mer 6 Mai 2020 - 0:32

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Autre : Arme à feu






PAN !

La détonation fit bondir le cœur de Meredith, tellement fort qu’il en aurait presque transpercé sa poitrine, aussi sûrement que la balle si celle l’avait touchée. Sortie brutalement de sa torpeur, la jeune fille se redressa d’un bon sur le canapé, hébétée, observant sans comprendre le chaos qui régnait autour d’elle. Elle se demanda un instant si elle n’était pas en train de faire un mauvais rêve mais son cœur qui cognait dans sa poitrine, sa respiration saccadée et ses mains tremblantes étaient bien trop réels pour que le doute soit permis. D’autres coups de feu retentirent, auxquels répondirent autant de cris surpris, terrifiés, désespérés.

Les oreilles bourdonnantes du vacarme des déflagrations, elle glissa du canapé pour se réfugier derrière l’accoudoir, laissant seulement ses yeux dépasser afin d’observer l’assaillant. Il est jeune, il a l’air paumé, mais il a une arme. Une vrai, à en juger par les impacts de balles dans les murs et au plafond. Mais qu’est-ce qu’il veut au juste ? Sentant la panique la gagner, la jeune fille se roula en boule derrière le canapé et observa la pièce. Des enfants pleuraient, leurs parents faisaient un effort visible pour ne pas leur montrer leur peur, certaines personnes étaient restées tétanisées, d’autres se serraient les uns contre les autres comme si cela pouvait les protéger. Meredith pensa à sa famille. Où étaient-ils maintenant ? Avaient-ils entendu les coups de feu ? Etaient-ils dans la même situation qu’elle, à quelques pièces de là ? Il fallait qu’elle s’échappe, qu’elle les retrouve et que quelqu’un appelle la police. La boule au ventre, elle rampa sur une petite distance pour apercevoir la porte du fond. M*rde. Fermée. Et un claquement sec lui indiqua que quelqu’un venait de refermer la porte à l’opposé de la pièce. En même temps qu’elle réalisait qu’elle était bel et bien prise au piège avec ce fou furieux, la jeune sorcière se sentit soudain terriblement seule. C’était comme faire un cauchemar en étant à moitié conscient, sans pour autant parvenir à se réveiller complètement pour que ça s’arrête enfin. Et cette fois-ci, pas de magie pour la sauver. C’aurait été si simple pourtant, un petit Petrificus totalus et on n’en parlait plus.

A propos de parler, le gangster en herbe se mit à vociférer des ordres. Se taire, se mettre en ligne, donner tous ses biens de valeur. Et sans faire d’histoire. Ça, il ne l’avait pas dit, mais le mec qui s’effondra inconscient dans un bruit sourd après avoir été assommé par ledit gangster fournit un exemple éloquent de ce qui attendaient les potentiels rebelles. Les otages, toujours un peu sonnés, commencèrent à obtempérer plus ou moins rapidement. Respirant un grand coup pour se calmer, Meredith se rapprocha au hasard de quelques personnes tout en passant en revue les quelques objets qu’elle avait sur elle. Un billet de dix livres dans la poche de son jean, son portable, quelques bijoux sans grande valeur autre que sentimentale. Rien de bien intéressant. Elle enleva tout de même deux de ses bagues auxquelles elle tenait particulièrement et les glissa dans son  décolleté, dans l’espoir que le bandit n’irait pas fouiller jusque-là. Puis elle continua à avancer, mine de rien, du côté de la salle qui se trouvait le plus loin de l’homme armé qui commençait déjà sa récolte.

Son regard croisa celui d’une jeune fille brune d’à peu près son âge, qui avait l’air d’être aussi seule qu’elle, et dont le visage lui parut pendant un court instant vaguement familier. Peut-être l’avait-elle déjà croisée ailleurs dans le musée. Là n’était pas tellement la question mais une idée aussi stupide qu’elle pouvait être brillante venait de germer dans son esprit. « On se croirait dans un mauvais film, tu trouves pas ? » glissa-t-elle à voix basse à l’inconnue tout en surveillant les faits et gestes du braqueur. Elle s’assit par terre comme pratiquement tous les autres otages, afin de ne pas éveiller les soupçons, avant de poursuivre : « Ca te dirait de jouer les héroïnes pour s’en sortir ? ».

En vrai, Meredith n’avait aucune idée de comment se sortir de là pour l’instant, mais si les films lui avaient appris quelque chose, c’est bien que l’union faisait la force. La sidération avait fait place à l’adrénaline et elle se sentait d’humeur à jouer les fiers à bras, si déraisonnable cela soit-il, pour peu qu’elle sorte de cette pièce sans avoir reçu une balle dans la nuque ou un coup de crosse à la tempe.
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Re: National robbery [Abandonné]
Riley Callaghan, le  Mar 12 Mai 2020 - 23:09

« National robbery  »

Avec Meredith Goldsmith et Jacob Morton


Saison 30
Printemps


Un sursaut ; celui de ma cage thoracique qui s’élance dans le vide, possédée par un besoin irrépressible d’échapper à sa prison de chair. De tous côtés, des cris, de la stupéfaction, des visages qui blanchissent et qui se tournent avec appréhension vers la source de l’explosion. J’ai peur de comprendre ce qu’il se passe, de mettre un nom sur ce que signifiait la détonation et la panique qui s’en était suivie. Mais quelqu’un s’en charge pour moi : CECI EST UN HOLD-UP !. L’homme qui venait de s’exprimer se tenait devant la porte de sortie, désormais fermée, arme en main. Il se met aussitôt à aboyer des ordres ; des bijoux, des téléphones, de l’argent - c’est ce qu’il veut. Dans ce sac qu’il brandit fièrement devant lui.

Un homme tente alors une percée, un éclat héroïque fulgurant. Mais la tentative est stoppée net, morte dans l’oeuf avant d’avoir pu voir le jour. La crosse de l’arme du braqueur sur sa nuque eut raison de son inconscience - et de sa conscience, puisqu’il s’effondre au sol dans un bruit sourd. Je sens ma gorge se nouer vivement et les poils se redresser sur ma peau. Il ne s’arrêtera devant rien. Je connais ce regard éteint, le regard de ceux qui ont tout perdu et qui sont prêts à commettre l'innommable pour s’en sortir. Des vies brisées, des destins écourtés, c’est ce qui risquait de se produire si nous avions la mauvaise idée de se mettre au travers de son chemin.

Je glisse lentement des fauteuils pour m’asseoir à terre, mains sur les accoudoirs puis le carrelage froid. J’aimerais puiser dans la fraîcheur du sol pour soulager l’incendie dans ma poitrine. J’avais peur. Terriblement peur. Surtout qu’il approchait dangereusement de ma position. pu*ain, j’ai rien de ce qu’il veut. Des bijoux, je n’en porte pas. Jamais, en fait. Un téléphone ? Tout à fait inutile quand on est entouré de sorciers. Et enfin de l’argent... Je n’en ai jamais sur moi. Aujourd’hui, c’était Chloé qui avait tout payé... Oh mon Dieu ! Chloé ! Dans la panique, je l’avais complètement oubliée. Est-elle en sécurité, ailleurs dans le musée ? Y’a-t-il d’autres braqueurs, dans les autres salles ? Oh bon sang, j’espère qu’elle va bien...

Je n’ai pas le temps de me poser plus de questions qu’une jeune femme s’approche de moi lentement. Je fronce les sourcils, l’air de dire qu’est-ce que tu fabriques toi ? et la dévisage de haut en bas. J’ai l’impression qu’on se connaît, que ses cheveux blonds platines ont déjà croisé mon regard. On se croirait dans un mauvais film, tu trouves pas ? Sa voix aussi éveille des échos dans ma mémoire. Ca te dirait de jouer les héroïnes pour s’en sortir ? Elle est dingue ou quoi ? Mais l’espace d’une seconde, je me mets à imaginer la gloire retirée d’une telle hypothèse. J’aimais ça, agir pour les autres. Les sauver. J’avais besoin de me sentir utile, de prouver que j’avais une valeur. Ça m’avait d’ailleurs valu un paquet d’emmerdes, parce que dans la conception bancale que j’avais de l’héroïsme, il n’y avait que peu de place pour la réflexion et beaucoup trop pour des actions en coups de tête.

Je ne sais pas... ça me parait risqué. Il a une arme. C’était surtout ça le problème. Et que disaient les autorités dans ce cas ? Se faire le plus discret possible et obéir aux ordres. Nous n’étions pas les seules ici, d’autres innocents risquaient de mourir si nous faisions n’importe quoi. Il faudrait qu’il laisse partir les autres, je désigne la rangée devant nous et constate par la même occasion que le braqueur n’est plus qu’à 20 mètres. On peut essayer de le distraire, de lui faire perdre du temps et croiser les doigts pour que la sécurité intervienne rapidement... Je lui parle vite, un peu trop même mais c’est parce que... Il est là, il arrive..., je lui tapote nerveusement la jambe. Alors qu’il me faut quelques secondes pour lever les yeux vers le braqueur, lui est déjà devant nous. Je n’ai rien de valeur, je murmure en fixant son visage sans ciller et en levant les deux mains au-dessus des épaules. Montrer l’innocence, peut-être même galber un peu la poitrine - sait-on jamais - pour l’attarder, et après la soumission qu’il tente d’imposer, afficher un masque d’indifférence. Ne pas faire de gestes brusques, comme pour duper un animal effrayé. Je vous le jure... Espérons qu’il ne disjoncte pas, car je ne suis pas sûre de pouvoir contrôler la peur qui traverse mes membres encore très longtemps.

Une idée me traverse l’esprit au même moment, une idée qui pourrait bien fonctionner mais qui n’est pas très gracieuse pour la gente féminine. Et puis, si c’est les blondes qu’il préfère, le plan peut tomber à l’eau pour autant que ma voisine refuse de l’envisager. Je commence à sourire avec affection, mais j’ai autre chose qui pourrait t’int... quand une sirène stridente se met soudain à retentir dans la salle. m*rde. Voilà autre chose... La sécurité a dû être alertée par les coups de feu, au-delà des murs de cette pièce. Je jette un regard paniqué à la blonde à côté de moi : que va-t-il faire maintenant qu’il est pris au piège ?
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Re: National robbery [Abandonné]
Personnage, le  Jeu 21 Mai 2020 - 18:00

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Autre : Arme à feu




Des gouttes du sueur froide commencent à mouiller ton t-shirt. Comme un furieux tic, tu passes et repasses ton avant-bras sur le front pour l'essuyer. Une certaine fièvre te fendait le crâne en deux. Peut-être le poids du plaisir coupable - mais t'as pas vraiment eu d'autres choix en tête aujourd'hui. Psychologiquement, t'étais devenu quelqu'un de fragile et d'imprévisible et ça avait explosé ici, à la National Gallery.

L'évanouissement de ta première victime avait jeté un froid dans l'assemblée qui, de toute évidence, t'écoutait hurler des ordres. « Arrêtez de parler vous deux ! » que tu disais à certains. « Plus vite, ou je te fous une raclée !!! » que tu disais à d'autres. C'est que tu commençais à récolter pas mal d'objets. T'avais fait la moitié de la salle lorsque tes yeux rencontrent ceux d'une belle jeune étudiante. Elle avait l'air particulièrement ouverte à la discussion. Ton regard chavire sur son décolleté juste avant de reprendre tes esprits. L'alarme incendie hurle dans tout l'établissement.

Ton corps brûle de survivre. La sirène avait probablement eu l'effet escompté de terroriser encore plus la foule. Et quand la peur devenait trop grande, l'être humain pouvait faire n'importe quoi. T'allais engueuler la surveillante quand un type fonça sur toi. Le coup partit tout de suite. T'avais à peine appuyé sur la gâchette. « Je... » Enfin c'était lui qui avait pris ta main. Bref. T'étais sous le choc mais t'avais pas vraiment le temps pour réparer les dégâts, c'était trop tard et t'en avais pas vraiment conscience de toute manière. Le quarantenaire tombe sur le côté, une balle logée en plein dans le bide. Tu réfléchis très vite. Il fallait sortir de là à tout prix.

« Toi » que tu fais en désignant la brune aguicheuse (Riley) « tu viens avec moi » c'était pas une proposition mais encore un ordre. À défaut d'être belle, elle te sera peut-être utile pour sortir d'ici. Tu ramassais les deux trois portes-feuilles qui traînaient par-terre avant de te tourner vers la foule anxieuse puis vers la brune. « Tiens, prends le sac. Tu fais un geste de travers : je te tue. Tu cries : je te tue. Tu fuis : je te tue. Pigé ? » Fallait qu'elle te serve à quelque chose. Un otage. Voilà, c'est ça. C'était ton otage. Elle t'avait choisi et tu l'avais choisi en retour. Tu tires trois balles en l'air en explosant le plafond. Les détonations sont encore plus fortes que les cris de détresse. Tu défonces une porte avec un coup de pied pour laisser partir les gens qui couraient dans tous les sens. Et toi, t'indiquais à la brunette de prendre l'escalier de service. Le musée était devenu un vrai parcours du combattant. Des statues jonchaient le sol dans la précipitation des gens. C'était le bordel.
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