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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Les Docks
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Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Malicia Evans
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Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Malicia Evans, le  Lun 13 Avr 2020 - 0:34

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Insultes/Vulgarité, Substances illicites






RP avec Angelina Frewliad
Saison 31 - Printemps
LA accordé
J't'accorde mon LA tout le long du RP

Je suis enfin seule. Je peux enfin me laisser aller. Je n’ai plus à faire semblant. C’est grisant. Je m’assoie au bord des docks, les pieds qui pendent dans le vide. Je ne fais pas attention aux autres autour de moi. De toute façon, est-ce que j’ai déjà fais attention une fois dans ma vie ? Je n’en suis vraiment pas sûre. Je regarde au loin comme si ça allait me donner la réponse. Et la réponse à quoi ? Aucune idée. Je crois que je suis paumée. Mais encore plus qu’auparavant. Je ne sais pas ce qui me pèse sur le coeur mais je sens que je suis bouffée par quelque chose d’inconnu ou même quelque chose de tellement connu que je préfère nier. Le déni, c’est une belle chose, non ? Je crois que j’en suis devenue la spécialiste au début de ma vie adulte. « - Arrête de te prendre la tête, t’as une belle vie maintenant. Tu dois t’occuper de ton fils, ton compagnon est là et te soutiens. » Et alors ? Est-ce que c’était suffisant pour continuer à me donner le sourire ? Bah visiblement non. Toujours à faire semblant. J’en ai marre. M*rde. Pourquoi il faudrait que je fasse un effort ? « Oui, oui je sais. Pour le petit. Il est né, j’ai plus le choix. » Je peux plus continuer à me détruire constamment. C’est pas une vie. Ni pour moi. Ni pour lui. Et puis, Damian il est là. Il essaie tant bien que mal de me soutenir et de m’éloigner de mes démons. Je ne peux pas lui faire subir ça constamment. Je jure que j’ai fais des efforts. Mais parfois c’est compliqué de se retenir. Le passé qui revient soudainement, qui me tire vers le fond. J’ai l’impression que c’est sans fin.

« Non mais je suis en train de devenir tarée. Je commence même à parler toute seule. Allez, t’es une adulte maintenant. T’es même une maman. Allez Malicia, on se reprend. » Je me redresse, tente tant bien que mal de remettre de l’ordre dans mes idées. Mais bordel. J’ai l’impression que je lutte contre moi-même. Je soupire, récupère un de mes produits préférés et l’avale sans plus de cérémonie. « Oh et puis m*rde. On luttera plus tard. » Je me laisse aller. Ca reste quelque chose d’innocent. Je ne suis plus au même stade qu’avant, ce n’est plus aussi grave. Si ? Oh et puis, je m’en fous. J’ai envie de penser à moi pour l’instant. Ca serait pas si mal. Je crois. Enfin, je sais pas. Je ne suis sûre de rien. Oui, je suis définitivement plus paumée qu’avant. Foutus souvenirs qui refusent de me laisser en paix. Des pas me sortent de mes pensées. Même si les rues alentours sont pleines, il n’y a personne qui passent vers moi. Je relève la tête vers l’origine des pas, baissant mes lunettes de soleil « Oui ? », je garde un sourire de façade, espérant secrètement qu’on ne vienne pas me dégager des docks.
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Re: Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Angelina Frewliad, le  Lun 13 Avr 2020 - 22:38

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Substances illicites






Saison 31
Printemps
avec Malicia
LA accordé pour tous le RP


      Une lettre n'annonce pas toujours de bonnes nouvelles. T'avais reçu un courrier de ta sœur cadette, Maman allait pas très bien, Maman va rarement bien depuis le drame. Alors d'habitude t'avais le dessin pour décharger, les sorties pour vagabonder et t'occuper mais là c'était un peu trop pour toi. Pourquoi là t'avais pas réussi à gérer tu savais pas bien, peut-être parce que pour la première fois depuis longtemps tu sentais que ta sœur avait besoin de toi, vraiment, mais est ce que t'étais encore capable d'assumer à ce point ?

     Une heure, deux peut-être que t'avais cette fichue lettre dans les mains sans savoir quoi faire, tu voulais pas fuir mais t'avais besoin d'y réfléchir, retourner dans le manoir familial, revoir cette fenêtre, revoir ce jardin, tu savais pas si tu pouvais. T'avais toujours tout affronté à ce sujet, les regards, les commérages mais tu devais rester forte, Maman avait besoin de toi, Abril avait besoin de toi.
Puis une bouteille t'avais tapé dans l’œil, vieille amie de galère. Alors c'était tout vu, aujourd'hui tu retombais dans tes travers, tu te laissais aller, juste une journée ça pouvait pas te tuer si ?

    Ta bouteille, un verre et le tour était joué, t'avais oublié pourquoi tu buvais, du moins tu te persuadais que t'avais oublié. T'avais fermé les yeux, chose à ne pas faire quand t'as de l'alcool dans le sang en cette quantité. Une main qui pousse, puis des cris, et c'était reparti, les images surgissaient, tu voulais pas les voir, tu voulais pas. Alors vite, les comprimés, bien cachés au fond de ton armoire. Tu les avais regardé longuement avant des les prendre, tu t'étais détachée de ça, il y a bien longtemps. Mais là c'était l'urgence, alors un nouveau verre pour avaler la pilule au sens propre comme littéral.

   Et maintenant c'était sacrément bruyant dans ton appartement, tout semblait raisonner, tu commençais à voir un peu trouble même. Tu savais que ça te tuerait pas ton mélange, tu l'avais fait dans le passé, une seule solution : aller prendre l'air. Les docks, parfait pour respirer. Alors t'avais marché, combien de temps tu savais pas vraiment. Puis t'étais restée un peu en retrait mais t'avais entendu une femme, qui semblait être de ton âge ou pas loin, parler, seule. T'aurais aimé faire ça aussi, mais t'arrivais pas, alors juste t'avais écouté, c'était indiscret oui, mais t'avais ce sentiment que vous étiez un peu pareille : perdue sur le fil du temps.
Elle t'avait interpellé la femme parce que t'avais rien trouvé de mieux que de marcher dans sa direction, sans chanceler étonnamment, même si tes yeux renvoyait bien les abus de ta journée. Elle souriait, pourtant t'avais bien entendu, bien compris que c'était pas la joie alors vous savez, on a tous le droit de lâcher les chevaux, personne est parfait enfin je crois, puis vous avez l'air de l'aimer votre fils, faut pas vous en faire comme ça. Sans invitation tu t'étais assise à côté d'elle, après tout, vous aviez l'air dans le même état psychologique, c'était peut-être pas plus mal de rester ensemble ne serait-ce qu'un moment, dans le pire des cas elle te dirait de dégager.
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Re: Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Malicia Evans, le  Mar 14 Avr 2020 - 2:09

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Je regarde la femme, un léger sourire aux lèvres. Elle a les mots qu’il faut mais qui sonne aussi tellement faux. Elle ne me connait pas, elle ne sait pas à quel point je peux vriller, tout abandonner sans le moindre remord. Mais je ne peux pas lui en tenir rigueur, elle s’est juste rajoutée à la conversation. D’ailleurs quelle conversation ? Ce n’est juste qu’un face à face avec moi-même. Je suis loin d’être parfaite, je le sais et justement je le regrette. J’aimerais être une mère parfaite pour donner une vie fabuleuse à mon fils. Et plus ça va, plus j’ai peur de ne jamais y arriver. Et quand j’ai peur, ça me bouffe. Je me sens tourbillonner au coeur de ces émotions négatives. Et il n’y a rien qui arrive les calmer. Sauf mes travers. Je lutte contre ces démons depuis des années et il me suffit d’un peu de mal-être et je replonge directement. C’est n’importe quoi. « Oui, je l’aime. Mais une famille ça peut tellement se détruire si facilement. J’ai peur d’en être la cause. » Ou j’en suis déjà la cause et je refuse de l’assumer. C’est compliqué. J'ai tenu pour le petit, j'ai lutté encore et encore pour au final, retomber dans mes travers aussi vite qu'à l'époque. Même si j'aime mon fils plus que tout au monde, je ne suis absolument pas capable de l'assumer. Nous avons fait une belle erreur. J'aime Enzo mais je me rends compte qu'il n'aura jamais la vie qu'il mérite. Je ne pourrais pas lui donner. M*rde. Quelle mère je fais. Je la regarde s’asseoir à mes côtés. Je remarque ses yeux vitreux et je comprends qu’elle est dans le même état que moi. « Dure journée ? » Pourquoi est-ce que je pose la question, ça me semble évident. On ne va pas bien aujourd’hui, il faut pas être devin pour le remarquer.

Ma poche me démange. J’ai encore envie d’abuser. J’ai l’impression de ne jamais en avoir assez. C’est quand même fou. Alors c’est ça, la toxicomanie ? Ne jamais être rassasiée. Ne jamais vouloir arrêter. Même quand on sait que tout ça nous détruit ? Quel bordel cette histoire. Je me trouve n’importe quelle excuse pour pouvoir me niqu*r les neurones. « Tu crois qu’un jour… ouais je te tutoie, ça te dérange pas ? On est dans la même galère après tout… Enfin j’disais tu crois qu’un jour on pourra lâcher tout ce qui pèse sans passer notre temps à nous blesser ? » J’aimerais y arriver. Pouvoir lâcher ce que je ressens, ce que je pense sans m’effondrer dans la minute qui suit. Pourquoi est-ce que j’ai l’impression de ne pas en être capable ? Le passé est si compliqué à assumer ? Pourquoi est-ce que je suis la seule de mon entourage à galérer à ce point ? Les autres le cachent peut être mieux ? Aucune idée. Discrètement, je récupère une bouteille de mon liquide ambré préféré et sans réfléchir, j’en bois quelques gorgées avant d’en proposer à la jeune femme à mes côtés. Je pensais pas vouloir d'une compagnie mais finalement sa présence me fait un peu de bien. Ca faisait longtemps que je n'avais pas rencontré quelqu'un qui pouvait comprendre, qui pouvait juste être là sans me donner des conseils bidons et sans intérêts. Quelqu'un dans la même détresse émotionnelle que la mienne.


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Re: Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Angelina Frewliad, le  Mer 15 Avr 2020 - 18:31

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    Un regard et un sourire qui ne trompe pas, elle était triste cette femme, encore une âme brisée par son passé sûrement, après tout, t'étais comme elle, ou elle était comme toi, fusion de deux êtres qui se sentent incompris. Tu la regardais depuis un moment, depuis qu'elle s'était mise à parler, seule apparemment parce qu'il y avait personne qui s'arrêtait sur elle, sur toi, sur vous.
Puis elle avait répondu, au moins elle ne t'avait pas viré c'était une chose de prise, parce que là t'avais pas envie de retourner à ta solitude, ça pèse d'être seule parfois. Pourtant sa réponse te faisait frémir, la famille c'est si fragile oui. La tienne elle avait valsé en éclat il y a bien longtemps alors t'en savais quelque chose. Au final tu t'en étais pas si mal sortie, fallait juste bien regarder ce que ça aurait pu donner. C'était pas aux autres de faire tout le boulot après tout, c'était ta responsabilité aussi de devenir ce que tu voulais, c'était ta vie après tout. Alors pendant qu'elle t'observait l'inconnue t'avais qu'une idée en tête, la rassurer, lui dire que tout allait bien, que rien n'était grave, mais pas avec des mots futiles qui sont là pour faire jolis, plutôt en questionnant parce que vous pensez qu'un homicide et un suicide c'est une destruction ou une renaissance pour se libérer d'un truc ? Enfin j'crois que j'ai jamais tenu pour responsable ma famille, l'amour ça vaut tout. Vous lui donnez de l'amour, ça a l'air, puis au pire regardez j'en ai pas beaucoup eu et je suis pas en trop en mauvais état, bon sauf aujourd'hui...Comme elle l'avait souligné après, la journée avait été dure oui.

    Une compréhension, elle t'a regardé en disant ces mots et t'as sentie qu'elle savait déjà, qu'elle était comme toi, perdue, entre abus et raison. C'est pas simple comme situation, tu savais pas quel hémisphère de ton cerveau étriqué fallait que tu écoutes. Elle devait être pareil vu les questions qu'elle se posait. Le tutoiement était de mise quand on se retrouve dans cette galère qu'est la vie sans se connaître mais en partageant tant de choses en même temps. Ces mots raisonnent en toi, est ce qu'il est possible de tout envoyer valser derrière soit, se décharger ? A vrai dire t'étais dans le même questionnement, tu voulais pas replonger, tu voulais pas. Mais tes devoirs t'appelaient, comme pour te rappeler que t'avais vécu tout ça, que tu t'étais sentie responsable et que c'était justifié. Ta vie c'était parfois le bonheur, le reste du temps un rêve chaotique et ininterrompu où tout s'enchaînant, sans ordres ni priorités.  Au final t'étais pas seule à penser à tout ça, c'est cool, c'est presque grisant de voir que quelqu'un te comprenais, sans forcément tout étaler, sans te dire que tout allait bien se passer. Puis elle t'avait offert le partage autour de sa bouteille, comme si boire ce truc ça allait diviser la peine en deux, que vous alliez communier presque. Alors t'avais avalé une grande gorgée, ça pique mais ça fait sentir vivante, et au final j'pense qu'on peut se tutoyer oui, et je sais pas si un jour on pourra tout lâcher, il y a toujours un truc qui te rappelle à tout ça, faut juste trouver une sorte d'armure qui empêche de sentir les blessures, mais ça je crois que ça existe pas encore. T'avais redonné sa bouteille à la femme à tes côtés, pas pour continuer à s’enivrer pour s'amuser ou oublier mais pour sceller ce moment, moment où t'espérais pas tout résoudre, juste partager parce que comment on fait quand on se sent responsable de la mort de deux personnes qu'on a aimait ? Quand on se dit qu'on aurait pas été sur cette Terre la vie de 4 personnes seraient meilleure ? Main dans la poche, t'avais sorti tes cachets, t'en avait repris un, fallait faire passer la pilule.


Dernière édition par Angelina Frewliad le Jeu 16 Avr 2020 - 8:31, édité 2 fois
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Re: Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Malicia Evans, le  Jeu 16 Avr 2020 - 2:52

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Je suis terrorisée. Je crois que j’ai peur d’aller mieux. En réalité, c’est quelque chose que je ne connais pas. Je connais l’autodestruction, je connais le mal-être, je connais la colère. Mais la joie, l’amour je ne connais pas. Je la maîtrise en façade parce que j’ai dû apprendre à m’adapter mais rien de plus. Le passé me rattrape toujours. Alors, parfois je décide d’arrêter de courir, parce que j’en ai marre de fuir. J’ai l’impression d’avoir passé ma vie à fuir quelque chose d’immatériel. Et plus ça va, plus je me rend compte que je suis loin d’être la seule. Il y a sûrement des personnes qui le cachent mieux que d’autres, je n’en fais définitivement pas partie. J’aimerais ne plus rien ressentir, j’aimerais que mon âme soit enfin apaisée mais pour ça, je ne suis pas sûre qu’arrêter de ressentir les blessures soit judicieux. Un jour l’armure ne fonctionnera plus et on revivra tous ces souvenirs avec violence. Ces blessures seront toujours là et on repartira dans ce même cercle vicieux. En fait, peut-être qu’une fois blessé on ne peut plus aller mieux ? Nous ne sommes plus qu’un mensonge aux yeux des autres. Nous montrons un aspect de nous bien loin de la réalité. Parce qu’il le faut. Parce qu’on ne peut pas être triste et torturé continuellement. On finit par s’isoler. Et une fois seul, elles, elles sont là. Les substances. Quand tu n’as plus personnes, quand tu ne vois plus aucune issues, elles sont là, elles font taire toute cette douleur pour un temps. Elles t’éloignent de cette solitude. Elles sont là, elles. Mais elles finissent par devenir meurtrières. Elles ne t’aident plus. Et de là, on se sent coupable. Coupable d’avoir commencé. Coupable d’avoir succombé. Coupable d’être mal. Coupable de ne pas être à la hauteur. Je récupère la bouteille pour la ranger dans mon sac, aussi rapidement que je l’avais sortie.

La culpabilité est destructrice. Elle se nourrit de nous et nous vide. C’est si compliqué de s’en débarrasser. Je cueille tes mots en même temps que ta détresse. J’en ressens même les émotions. Je ne sais pas comment se débarrasser cde cette culpabilité, je ne sais même pas vivre avec. Mais je crois fermement qu’elle est l’expression la plus sincère de l’amour qu’on porte à nos proches. Notre vie sera toujours faites de haut et de bas, il y aura toujours la vie et la mort. Et « je pense qu’il faut se concentrer sur ce que vous avez vécu de positif », ne pas oublier la fin tragique mais se dire que leur temps était écoulé, à la manière d’un sablier. Nous sommes missionnés sur Terre dans un but particulier. « Où leurs vies auraient pu être bien pire. Je pense que vivre au conditionnel est bien trop destructeur. » Je regarde les comprimés, l’oeil brillant, les doigts picotant. J’aimerais pouvoir me retenir mais je sens mes muscles se tendre d’appréhension. L’envie me prendre aux tripes, ça me brûle jusque dans les veines. Alors je récupère ma cuillère et la poudre moldu que je m’empresse d’amener à ma narine. Je n’arrive même plus à déterminer si c’est seulement mon corps qui en a besoin ou seulement moi qui en ait envie. « La seule chose dont on est vraiment responsable, c’est nous. » Mais un jour, nous irons mieux. Je veux y croire.
Mais aujourd’hui, on se laisse aller.
On verra après.
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Re: Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Angelina Frewliad, le  Lun 20 Avr 2020 - 15:23

Se concentrer sur le positif, ça t'avait fait sourire, parce que l'une comme l'autre vous étiez trop paumées à cet instant pour penser positif. C'est drôle comme l'être humain sait ce qu'il devrait faire, mais comme il peut être tétaniser devant ses douleurs et blessures. A vrai dire, t'avais pas vécu beaucoup de positif avec ton frère, c'était dispute sur dispute, comparaison de caractère, d'intelligence, de tout. Il serait tout et toi te ne seras rien, voilà ce que c'était son avis. Puis il y avait eu un rapprochement, t'avais cru bien faire en entrant dans son monde, peut-être que secrètement t'aurais voulu le sauver. Au final, c'était pas des gens qu'il fréquentait qu'il aurait fallu le sauver, mais de lui même.
Ton père était devenu fou en te voyant rentrer en te tenant l'épaule, c'était d'ailleurs un miracle que tu en ais gardé qu'une cicatrice, imposante, mais t'avais ton bras. T'avais par contre perdu un frère et un père.
C'est sûr que leurs vies auraient pu être bien pire, ton père avait réalisé son rêve d'idéal : fonder une famille et vivre de sa passion. Mais qu'est ce qu'il en restait de tout ça ? Des ruines. Ruines de souvenirs qui s’effondraient brique par brique à mesure que Maman pourrissait dans ce manoir.

    Etre seulement responsable de soi même, c'était vrai. Mais t'étais responsable ce soir là, de t'être laissée embarquer dans un plan galère. T'avais trop bu, t'étais pas dans un état qu'on qualifierait de présentable, alors la bande de ton frère te paraissait sympa, t'avais commencé à bien discuter avec un des garçons. Il te faisait rire, il était sympa mais ton frère te regardait d'un mauvais œil. Toi t'avais rien voulu faire de mal, je voulais juste m'intégrer à sa bande, à mon frère tu vois, mieux m'entendre avec lui, mais il a vrillé. Alors que tu dis ces mots tu te touches l'omoplate gauche, tu ressens encore la douleur parfois, comme si son âme était encore ici, en train de te flageller.
Parce que oui, d'après lui t'étais allé trop loin, tu voulais lui voler la vedette, tu voulais lui prendre tout ce qu'il avait. Est-ce que c'était l'alcool ou bien juste lui qui devenait fou ? T'en savais rien, tu le saurais jamais.  Enfin bref, il t'avait attrapé par les cheveux, une fois au sol tu lui avais demandé d'arrêter, certains de ses amis avaient aussi voulu le calmer, peine perdue, une fois déchaîné, t'avais juste subi, en hurlant à la mort parce qu'il avait martelait ta chair, à vif désormais. Le bras pendant t'étais partie, rentrer coûte que coûte au manoir, ne pas en parler à Papa. Papa serait furieux. Sauf que manque de bol t'avais pas pu l'éviter, t'avais mis trop de temps à rentrer, il était réveillé, il vous attendait pour vous faire la moral sur les sorties.

    Des cris, des pleurs de Maman, et Papa. Papa qui avait juré qu'il retrouverait grand frère, mais il fallait te soigner, tu saignais beaucoup. Puis quelques jours après ça, il était rentré à la maison ce fameux frère, ton père lui était tombé dessus, et on connait l'histoire qui suit. Une dispute, une bagarre, une fenêtre : deux morts. Tu avais un sourire en coin, au final c'était triste, mais t'étais dans un état second qui te faisait trouver ça presque risible parce que j'étais jeune, trop jeune pour comprendre que parfois faut pas tenter de sauver le diable, je l'aimais hein, faut pas croire, mais c'est compliqué de lui trouver une excuse d'avoir tué Papa tu vois ? Pardon, j'te raconte ça mais c'est mes histoires, toi aussi tu dois avoir ton lot de galères... Après tout, tu venais sans t'en rendre compte de lui expliquer dans les grandes lignes pourquoi des démons te hantaient, si elle voulait elle pouvait faire de même, t'avais de bonnes oreilles et puis on se foutait du temps qu'on passait ici non ? Tant qu'on y était bien, enfin ce qu'on peut appeler aller bien dans votre cas.
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Re: Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Malicia Evans, le  Jeu 30 Avr 2020 - 19:44

retard, retard, sorryyyy :kiss:

Est-ce que tu aurais pu y croire une seconde ? De tomber sur quelqu’un d’aussi torturée que toi. Vous n’êtes probablement pas torturée tout le temps mais il y a des jours où vous sombrez. Maintenant en l’occurence. Encore rencontrer quelqu’un avec un passé douloureux, ça pouvait sembler commun. Mais que tout cela se passe à un moment où vous n’êtes pas bien en même temps. Faut avouer que ce n’est pas anodin. Sans comprendre pourquoi, tu cueilles ses mots. Tu écoutes. Tu comprends. Comme tu l’as toujours fait.

Des mots d’une jeune enfant blessée par la vie. Elle semblait bien avoir ton âge mais la douleur qu’elle te renvoyait, te faisait penser à une jeune fille. Une petite soeur qui fait tout se faire accepter, qui cherche contre toute attente l’approbation de son frère. Mais a quoi bon chercher à se faire accepter par quelqu’un qui visiblement ne le voudra jamais. Tu finis par te blesser. Et oui, ça ne sert à rien de sauver quelqu’un qui ne veut pas l’être. Tu as fini par le comprendre plus tard. Tu t’es acharnée à aider, à chasser les démons des autres, peut-être avec l’idée derrière qu’on le fasse pour toi. Parce que dans ton cas, tu n’arrives pas à te sauver. Aider les autres, c’est toujours plus simple que s’aider soi. Et tu n’y arrives pas. Tu n’es peut-être pas destinée à aller mieux ? Oui, un moment tu as cru que tout allait passer, parce que tu as rencontré les personnes qu’il faut, qui foutent des claques, qui te font avancer, qui te font parler. Des années sont passées avant que tu parles vraiment, en toute sincérité.

Une sincérité qui brûle moins la langue, « j’ai été abandonnée par mes parents, jeune » trop jeune. Cinq ans tu te fais jeter par ta famille biologique, tu termines en foyer pour te faire adopter par un couple charmant. Seulement un temps. Parce qu’une fois que tu découvres que tu es une sorcière, ils t’abandonnent à leur tour. Une jeune fille de onze ans livrée à elle-même. « Je me suis isolée, c'était plus simple, plus sûr. » Seule, tu étais sûre de ne pas être déçue. Tu ne voulais plus être abandonnée, eh oui, tu ne pouvais plus être atteinte par la cruauté des autres. Mais non, « des inconnus m’ont agressés, à 17 ans. » et là tu as commencé à t’abandonner toi-même. Ton corps lui-même s’est laissé faire alors que tu ne voulais pas. Alors à qui tu peux faire confiance ? Personne. Même pas toi. Tu aurais préférée mourir. Tu ne souffrirais plus maintenant, plus qu’un lointain souvenir. « J’arrive pas à oublier. » Tu ne pourras jamais. Et tu le sais mais tu n’arrives pas à passer au-dessus non plus. Alors comment on fait ? Tu te retrouves dans une impasse. « Maintenant, je suis maman et je fais comme si tout allait bien pour mon fils », parce que tu lui dois et que tu ne peux plus continuer ainsi. Alors tu souris, doucement, balancé légèrement tes jambes dans le vide, fixant l’horizon « ne t’excuses pas de me raconter tes histoires, parfois ça fait du bien de lâcher. Des galères différentes mais tout aussi pesantes. » Tu l’as regarde alors, tes yeux bleus sans lueur, froids, indifférents mais un léger sourire transperce toute cette noirceur dans le regard. On continue de vivre malgré tout.



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Re: Un orage n'est jamais loin [En Cours]
Angelina Frewliad, le  Dim 24 Mai 2020 - 1:00

J'suis outrée par mon retard, désolée désolée désolée


D'ordinaire tu souriais, tu embrassais la vie depuis ce jour où elle t'avait épargnée, tu portais sur ton omoplate le souvenir de ce que tu devais au destin. Enfin, du moins tu y avais cru au départ au destin, au final le destin ça n'existe sûrement pas, suffisait juste d'être né au bon endroit, au bon moment. Visiblement la blonde était comme toi sur ce point, vous étiez pas tombées au bon moment ni même au bon endroit. Ce qu'elle te racontait c'était dur, tellement dur qu'elle semblait être immunisée, du moins elle ne laissait plus rien paraître. C'était presque une performance, quelque chose qu'il faut applaudir parce que peu de gens pouvaient survivre à tout ça, elle l'avait fait envers et contre tous.

Tu bois ses paroles, tu comprends sa peine parce que bien que les histoires soient différentes, tu as acquiescé sa remarque de la tête, ces histoires elles pèsent. Fallait pas se laisser aller, tu regardais la blonde te sourire, avant de continuer à constater qu'on a des vies moisies, moi c'est Angelina, et toi tu t'appelles comment ? Après tout, t'avais cette sensation que vous étiez amenées à vous recroiser prochainement, parce qu'elle ne disparaîtrait pas dans l'oubli, elle avait un fils, quelqu'un pour qui il fallait continuer de vivre, ton fils a besoin de toi pour pas vivre ce que t'as vécu, pis aussi parce qu'il t'aimera toujours inconditionnellement, il paraît que les enfants sont les meilleurs pour ça, un léger sourire, ça te donnerait presque envie d'en avoir là, maintenant, ou bientôt, enfin tu verrais bien.

Tu t'étais reposée sur tes coudes, regardant le ciel, c'était une page blanche pour toi, tu pourrais faire ce que tu veux dedans, si c'était si facile de faire ça avec la vie, tous les jours on effaçait et on recommençait tout, t'imagines si on pouvait tout effacer et faire table rase du passé, tu tournes la tête pour la regarder, tu voudrais toi tout effacer ? Oublier tout ça quitte à perdre une partie de ce que tu es devenue aujourd'hui ? En y réfléchissant tu le voudrais pas, parce que pour avancer t'avais besoin d'accepter, accepter que tout n'était pas rose que rien n'était facile ni gagné, mais que tout ce qui pouvait être pris méritait de l'être, l'espoir pouvait toujours renaître.
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