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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Ministère de la Magie :: Niveau 2
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Hugh Dey, le  Mer 29 Avr - 15:59

Saison 31
Bureau du Directeur de la Justice Magique
Printemps, début d’après-midi
PV Antonius R. de Lanxorre
LA d’Eileen I. Hilswood accordé pour ce post.


Une semaine, exactement. Sept jours. Sept jours durant lesquels j’avais pris soin de confectionner la baguette spéciale que ce monsieur souhaitait. Ce monsieur. Moi j’avais supposé que c’était le Ministre de la Magie et rien que de savoir que j’allais lui livrer, je me pissais quasiment dessus. Mais avant de ça il fallait finir.

J’avais commencé par le façonnage du pommeau, en argent massif. M’aidant de mes facultés en métamorphose, j’avais pu le modeler exactement comme je le souhaitais. Le motif ciselé représentait un lierre grimpant. Il entourait le pommeau et tout se rejoignait en son centre pour permettre à la main de le saisir à la perfection. J’avais même modifié la taille de ma main pour être certain que ça convenait à toutes les paumes. C’était parfait.

Entre temps on avait reçu l’ébène et j’avais pu tailler la baguette dans le bois nouvellement reçu, de sorte à ce qu’elle ne fasse qu’un avec le pommeau d’argent. Ca, c’était presque la partie facile.

Juste après, Izsa était arrivée à la boutique et avait entrepris de m’enseigner une entreprise complexe. Notre client avait pris soin de nous apporter une relique. Une relique que j’osais à peine toucher. Et elle, sa mission, c’était de retirer le composant à l’intérieur, sans le détériorer, pour faire en sorte de l’insérer dans la nouvelle baguette. Honnêtement, je n’avais encore jamais rencontré chose aussi complexe sur les baguettes. Déjà l’étape de l’insertion était celle qui me faisait le plus stresser habituellement, mais là vous imaginez même pas. Elle m’avait montré mais honnêtement je pensais pas être capable de le refaire. Je comprenais pourquoi on facturait ça aussi cher. C’était une étape longue, durant laquelle il ne fallait pas relâcher sa concentration une seule seconde. Je m’étais même aperçu que j’étais resté trop longtemps sans cligner des yeux et que du coup, j’avais mal pendant dix bonnes minutes après. En plus, une fois qu’on l’avait effectivement récupéré, pour le mettre dans la nouvelle baguette ça avait pas été de la tarte. On avait dû prendre encore plus de précautions qu’avant, et limite demander aux poils de Cerbère s’ils voulaient bien s’intégrer gentiment dans ce bois d’ébène. Il nous avait fallu trois tentatives. La dernière fut la bonne.

Avant de la personnaliser, j’avais préféré la tester. J’avais pas aimé ce qu’elle dégageait. Trop rigide pour moi, totalement inflexible même. Le bois ça allait à peu près mais les poils de cerbère, beurk. Néanmoins ça fonctionnait. Et j’espérais que le caractère de cette baguette plairait à notre client, sinon ça n’allait pas le faire du tout.

Après ça, c’était la personnalisation. Et là clairement, c’était mon étape préférée. Sur le bois c’était encore plus difficile que sur l’argent. Il ne s’agissait pas de brusquer la baguette, loin de là, il fallait la tailler doucement, avec tendresse, amour même. La ciseler quand elle avait décidé qu’elle le voulait bien. J’étais arrivé à un motif grimpant extrêmement fin, sensible même. Une création d’artiste. Et le plus beau, c’était d’incruster l’ivoire sur cette sculpture. Une substance dure et blanche, qu’il fallait intégrer à la création comme si elle en faisait partie intégrante. Et elle en faisait partie intégrante. Pour donner du relief à tout ça, j’avais décidé d’intégrer de fines bandelettes sur toutes les rainures du feuillage. C’était un travail long et fastidieux. Je venais tout juste de le terminer, après sept jours. Sept jours de travail intense. Mais j’étais fier de moi. C’était clairement la plus belle création que j’avais réalisée à Ollivander’s.

J’avais passé la matinée à polir la baguette pour qu’elle soit parfaite, sans aucune trace de doigts, avant de l’insérer dans la canne. Puis de polir également le manche en argent, avant de l’insérer dans la boîte. J’avais eu peur de laisser tomber une goutte de sueur à l’intérieur alors j’avais astiqué une nouvelle fois, puis refermé la boîte, astiqué la boîte, avant de me rendre compte que de toute façon il aurait fallu que je la touche pour l’emmener et que donc, cette dernière précaution n’avait servie à rien. Oups. Bon. J’étais stressé en même temps c’était pas ma faute.

Donc. J’avais décidé de profiter de ma pause déjeuner – vers quatorze heures parce que j’avais pas eu le temps de manger avant – pour me rendre directement au ministère. Mon estomac gargouillait, j’avais pas pris le temps d’acheter un truc, mais il était hors de question que je mette des miettes sur la boîte. Alors, la peur au ventre, je m’étais dirigé vers le ministère.

Au début pas de problème. C’est que quand j’étais arrivé dans l’Atrium, avec tous ces gens qui marchaient de partout, que je m’étais rendu compte que je ne savais pas où aller. Alors je m’étais adressé au fameux guichet information, et quand j’avais dit « Bonjour, je cherche euh… Ravental de Lanxorre, vous le connaissez ? que les yeux du vigile s’agrandirent. Il bégaya un truc. Niveau 2. Justice Magique.

m*rde. C’était pas le ministre. C’était pire que le ministre. Je vous laisse même pas imaginer mon état en montant dans l’ascenseur. Mon teint prenait une délicate teinte verdâtre, mais je ne savais pas si c’était dû à mon envie de vomir ou à mon don de métamorphomage. Aucune idée. Mes cheveux avaient l’air de ne pas vouloir se domestiquer, impossible de les faire tenir correctement. Et le pire, c’était la transpiration. Clairement, la boîte allait être mouillée à l’endroit où mes mains moites la tenait fermement. Par conséquent, j’avais décidé de ne surtout pas les bouger. Il y aurait donc deux traces bien visibles de mains, mais c’était tout. C’était mieux que rien.

J’arrivais devant la porte. Gloups. J’avais l’impression d’aller à la mort. La dernière fois que j’étais entré dans le niveau 2 du ministère, j’avais préféré partir en France pour trois ans juste après. C’était dire à quel point ça s’était bien passé. Je lâchais la boite d’une main pour frapper à la porte un toc toc toc sonore. Je me rendis compte que sous mon bras, une auréole digne d’un saint s’étendait. m*rde… « Euh m’sieur, c’est la commande d’Ollivander’s. Mais j’peux la déposer d’vant la porte si vous voulez. » Oui, déposer la commande et partir en détalant comme un lapin, ce serait bien ça. Super plan.
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Antonius R. De Lanxorre, le  Mer 29 Avr - 21:01


- Monsieur le Directeur ? Le parapheur du jour, si vous avez un instant.

Dans ma main gauche, une soucoupe. Dans ma main droite, une tasse en porcelaine ouvragée. D’un geste mesuré, je faisais glisser le liquide ambré aux doux aromes d’agrumes le long de ma gorge. Sa chaleur et sa douceur irradièrent mon corps tout entier. Le contentement de la dégustation passé, je portais mon regard vers mon assistante qui, dans l’entrebâillement de la porte, maintenait contre son torse un objet bien connu des bureaucrates du Ministère. Reposant ma tasse encore fumante sur un coin du bureau, je fis signe à la jeune femme d’approcher.

- Entrez. Et fermez la porte derrière vous, je vous prie.

Trotinant jusqu’à moi en prenant soin de refermer délicatement le battant, la petite femme se plaça à ma gauche, ouvrant méthodiquement la reliure en cuir noir face à moi. A chaque page, un commentaire oral était effectué en quelques mots. Partisan de la vieille école, j’utilisais une plume enchantée pour apposer ma signature d’un simple coup de baguette. Les documents défilaient au rythme de doigts proprement manucurés. Mandat d’arrêt, demande de perquisition, remise de peine, promotions diverses à entériner … Si la Communauté Magique de Grande-Bretagne savait qu’une bonne partie de sa cohésion reposait sur des parapheurs, je pense qu’elle rirait aux éclats.

- … Et enfin, une proposition de réunion interdépartementale avec le Département des Transports Magiques pour la fin de semaine.

- Quel en sera le sujet ?

- Une réflexion autour d’un plan spécial d’utilisation du réseau des cheminées en période de grande épidémie.

- S’il faut prévoir un plan spécial pour un vulgaire rhume hivernal, on se demande vraiment dans quel monde on vit. Nous ne sommes pas en guerre, Miss Bouckenooghe.

Le dernier document ratifié, la secrétaire disparut au petit trot, comme elle était arrivée. D’un geste un peu plus précipité que de coutume, je me saisis à nouveau de ma tasse et de ma soucoupe. Par Merlin, il a tiédit. Ronchonnant dans ma barbe, je maudis intérieurement cette paperasse ridicule. Trois coups portés à la porte attirent mon attention. Encore ? Qu’avait-elle oublié de me faire signer, cette fois.

- Euh m’sieur, c’est la commande d’Ollivander’s. Mais j’peux la déposer d’vant la porte si vous voulez.

L’occasion était trop belle. Après Bouckenooghe et ses parapheurs, voilà une nouvelle agréable. Un sourie fin se dessina sur mon visage à l’audition des quelques mots balbutiés. Je n’allais pas laisser filer cet artisan si facilement. Surtout s’il avait eu l’outrecuidance de massacrer la précieuse relique de mon ancêtre. Je prends la peine de me redresser. Cela me fera mon exercice de la journée. D’un geste franc, je fais tourner la poignée en métal et tire le battant de la porte vers moi. J’accueille mon visiteur en le détaillant de pied en cape. Je portais ce jour un costume sombre, une chemise blanche et une cravate à motifs. L’invitant à entrer, j’ajoute ces quelques mots.

- Entrez, je vous en prie. J’ai hâte de voir le fruit de votre travail. Vous souhaitez boire ou manger quelque chose ? Pardonnez-moi mais vous avez l’air bien pâle.
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Re: Livraison moite [En cours]
Hugh Dey, le  Jeu 30 Avr - 11:14

Après avoir toqué, j’avais déjà refermé ma main libre sur la précieuse boîte, à l’exact endroit où j’avais déjà aposé ma main. Heureusement qu’il avait ouvert la porte lui-même donc – même si ça m’avait fait sursauter – parce que sinon j’aurais dû lâcher de nouveau la boîte pour l’ouvrir. Il s’était retourné et m’avais laissé la place de le suivre. Je le fis d’un pas mécanique et hésitant. Heureusement que portais pas une tenue encombrante, juste cette charmante combinaison extensible à volonté que j’avais achetée aux Halles Magiques. Son tissu vert sombre me collait à la peau, ce qui m’empêchait de m’emmêler les pieds à cause du stress, c’était plutôt un bon point.

- Entrez, je vous en prie. J’ai hâte de voir le fruit de votre travail. Vous souhaitez boire ou manger quelque chose ? Pardonnez-moi mais vous avez l’air bien pâle.
- Euh je hein ? Y a un resto ici ? Première réflexion que je pus faire, alors que j’observais tout autour de moi sans comprendre. Mon estomac exprimait à présent son mécontentement haut et fort, mais moi je voulais pas abuser. Et j’avais surtout très envie de quitter cet espace au plus vite.

Alors je ne répondis pas davantage à la question, même si mon ventre parlait pour moi. Non, je préférai aller directement vers le bureau et y déposer cérémonieusement la longue boîte contenant la canne. Une fois posée, je ramenai mes deux mains vers mon corps et les essuyait sans aucune grâce sur mon pantalon. Il aurait fallu plus d’un passage pour enlever totalement la moiteur de mes mains mais, en voyant les deux traces bien nettes sur la boîte, je m’arrêtais net. J’avais pas pris mon chiffon pour nettoyer la boîte. Je pouvais pas enlever ces traces-là.

Pendant quelques secondes, je paniquai. Purement et simplement. Ce mec il pouvait me foutre à Azkaban si sa canne était mal taillée alors pour deux traces de sueur en forme de main je pensais bien pouvais recevoir le baiser du détraqueur. La nausée me reprit, et mon teint, mes cheveux et mes yeux prirent une étrange couleur verdâtre. Je me forçai à inspirer l’air qui, d’après moi, se raréfiait dans la pièce, avant d‘essuyer une deuxième fois mes mains sur mon pantalon. Mon teint redevint peut-être plus blanc que vert, mais mes cheveux et mes yeux ne bougèrent pas. Je fixais un moment les magnifiques rides de son visage avant de reporter mon attention sur la boîte. J’étais resté muet bien trop longtemps.

Du bout des doigts, je l’ouvris avec délicatesse afin de révéler son contenu. La canne était superbe, sans aucune trace de ce qui avait pollué l’extérieur de la boîte.

- Vot’… m*rde, râclement de gorge, je me reprends et j’enlève mon accent de pécore. Votre commande monsieur. Je viens juste de la terminer.

Je n’osais pas retirer mes yeux de la canne. Elle me rassurait. Je la voyais telle qu’elle était, magnifique, décorée avec soin et élégance. Comme à chaque fois que je créais quelque chose de mes propres mains, je regrettais déjà de m’en séparer. Mais une canne aussi belle servirait à merveille la multitude de magnifiques rides éclairant le visage du vieil homme. A cet instant, je relevai les yeux vers lui et restai devant lui, bouche grande ouverte. C’est beau les rides.
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Re: Livraison moite [En cours]
Antonius R. De Lanxorre, le  Sam 2 Mai - 13:59


Trois choses m’avaient sautées aux yeux. Trois. La première était la réalisation en elle-même. Visuellement, elle était parfaite. Sans le moindre défaut. La deuxième chose a avoir retenu mon attention fut la combinaison portée par ce livreur. Cette étoffe vert sombre était ignoble. Qui donc choisirait cela dans sa penderie un matin en se disant « cette tenue est parfaite pour me rendre au Ministère » ? Mais au-delà de tout, ce fut la troisième chose qui fit se crisper ma mâchoire de colère. Un métamorphomage. Ici, dans mon bureau. Le dernier qui avait eu l’audace de se présenter face à moi se souvenait encore du petit voyage ayant suivi. Mon cerveau bouillonnait d’avance. Était-il inscrit auprès de nos services ? Pour son bien, je lui souhaitais de tout cœur. Déportant une nouvelle fois mon regard d’acier vers la création, j’effectuais mes premières remarques.

- Elle est splendide. Absolument magnifique. Vous avez fait du très bon travail.

Ma main droite vint survoler l’air ambiant, à quelques centimètres du bois obscur. Exactement la même sensation que dans la crypte. La réputation de la boutique aux mille baguettes n’avait eu à souffrir d’aucune altération de réputation à travers les siècles, c’était une certitude. Je me décidai à l’empoigner pour la première fois. Dans un geste mesuré, voilà l’instrument qui quittait son étui. Le pommeau tenu en main gauche, j’appréciais la prise tout à fait exceptionnelle. Il n’avait pas été réalisé sans calculs. La taille elle aussi était parfaite. J’ouvrais et je fermais mes doigts autour de la forme métallique. Le décor végétal était tout aussi soigné et précis. J’observais Hugh Dey avec un visage satisfait. Sans ajouter un mot, je me mis à faire quelques pas dans la pièce. Au bruit caractéristique de es talons s’ajoutait désormais le son de l’embout métallique cognant contre le parquet.

- Aucune gêne à signaler. Sa prise en main est très agréable. Voyons maintenant la baguette.

Durant les quelques minutes où j’avais eu ma canne en main sans défourailler l’instrument, j’avais ressenti sensiblement les vibrations magiques et la personnalité si particulière de cette baguette. De ma main droite, je me saisis du pommeau en argent et vins le désolidariser du tube de la canne. Reposant avec précaution dans la boîte la partie tenue en main gauche, j’appréciais le visuel et le travail effectué sur la baguette. Les gravures et les incrustations en ivoire étaient tout aussi splendides. A mes côtés, j’avais la sensation que cette baguette résonnait différemment. Elle dégageait un semblant d’autorité. Une autorité rigide et profondément ancrée. Je sentais au plus profond de moi que cette baguette totalement inflexible n’aurait pas pu convenir A un esprit épris de liberté, sans ambition et coloré. Une baguette tout à fait ministérielle en somme. Je savais qu’en dépit de son apparente distinction, cette baguette vibrait d’une noirceur particulière et complexe. Il était temps d’exécuter le geste. Quelques dossiers étaient ouverts sur mon bureau, légèrement en désordre. Intérieurement, j’ordonnais à ma nouvelle arme de remédier à cela. L’effet fut immédiat. Les dossiers se fermèrent dans l’instant, reformant une pile parfaitement alignée. Mon thé quitta sa place d’origine pour gagner une table à proximité de la porte. Mes plumes se rangèrent en rang et la boite vint se place de manière parfaitement parallèle au bord long du bureau en bois sculpté. J’approchais en hochant lentement la tête de satisfaction.

- Je sens que nous allons très bien nous entendre, cette baguette et moi.

Déjà, je la replaçais dans le tube de la canne, me rasseyant dans mon fauteuil. Je la tenais en main gauche, observant avec attention mon livreur à la tenue repoussante. Un sourire fin se dessina sur mon visage maintenant lumineux. Mes rides apparaissaient plus belles que jamais. D’une voix apaisée, je questionnai mon interlocuteur.

- Quel est le nom du créateur d’une pareille merveille ?


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Re: Livraison moite [En cours]
Hugh Dey, le  Sam 2 Mai - 18:22

Ce que j’avais l’occasion d’observer ressemblait davantage à une cérémonie ou un rituel qu’un banal essayage de baguette. Et c’était flippant. Parce que le monsieur, il avait du pouvoir. Et il faisait les choses super lentement. Comme s’il voulait me montrer toute la maîtrise qu’il avait de son corps. Alors moi je regardais, et limite je me pissais dessus mais non encore ça allait je me retenais. J’essayais de faire taire mon estomac, parce qu’il me semblait important que le silence demeure. Et il demeura. Il ne fut interrompu que par des compliments, qui, à mesure qu’ils s’égrenaient, me permettaient de reprendre une certaine contenance. Une certaine assurance. Le vert déserta lentement mes yeux et mes cheveux. Mon teint resta néanmoins pâle. Ma bouche, sèche.

Deuxième compliment. Un sourire parvint à se nicher sur mon visage. Ma respiration se calma, les battements de mon cœur aussi. Au troisième, lorsqu’il essaya sa baguette et rangea sans difficultés les dossiers éparses de son bureau, le soulagement s’empara tout simplement de moi. Accompagné d’une nuance de fierté. Le bureau me semblait tout à coup moins austère. Son allure tirée à quatre épingles moins menaçante. Je reprenais aussi probablement quelques couleurs et mon estomac se sentit libre de parler. Un blop blop blop rageur émana de lui et je le tins quelques secondes pour le faire taire. Il n’était pas satisfait.

- Quel est le nom du créateur d’une pareille merveille ?
- C’est moi m’sieur, répondis-je en bombant imperceptiblement le torse et avec un sourire ravi. Mes yeux s’illuminèrent d’une lueur jaune, comme si un éclat du soleil s’y était perdu. Enfin mon nom c’est Hugh. Hugh Dey. Et j’aurais pas pu le faire sans Izsa, la propriétaire, qui s’est occupé de l’extraction du cœur et de sa réinsertion. Mais pour ce qui est du façonnage, c’est mon bébé. Et c’est avec un sourire tendre que je couvais la baguette toujours entre ses mains. Elle était belle. Et l’ivoire avait la décence de ne pas accrocher la lumière comme l’aurait fait le diamant. Ca donnait à cette baguette une allure paisible et calme, lisse et magnifiée. J’adorais. Je suis ravi qu’elle vous plaise. Et soulagé aussi. Et sacrément chanceux parce que je me serai fait envoyer à Azkaban rien que pour l’avoir loupée celle-ci. Je m’autorisais à souffler un bon coup et à reprendre des gestes un peu plus à moi. Je me grattais la tête, jetais un coup d’œil au bureau et lançais : Bon ben… Puisque la mission est accomplie j’peux vous laisser alors ? Merci m’sieur pour votre accueil. J’essuyais ma main droite deux fois de plus sur mon pantalon avant de tendre ma main vers lui. C’est-à-dire que je me doutais bien qu’elle était moite, mais comme je ne la sentais pas du tout c’était compliqué d’être assuré qu’elle était bien sèche.
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Re: Livraison moite [En cours]
Antonius R. De Lanxorre, le  Lun 11 Mai - 17:24


- C’est moi m’sieur. Enfin mon nom c’est Hugh. Hugh Dey. Et j’aurais pas pu le faire sans Izsa, la propriétaire, qui s’est occupé de l’extraction du cœur et de sa réinsertion. Mais pour ce qui est du façonnage, c’est mon bébé.

J’avais un nom. Hugh Dey. Depuis les récents évènements, je me faisais fort de toujours disposer dans mon bureau d’un registre à jour sur les déclarations effectuées. Alors que j’observais la main tendue, je tirais ma nouvelle baguette de sa canne et d’un geste, fis léviter un épais grimoire jusqu’à la hauteur de mes yeux. Les pages tournaient les unes après les autres au rythme de ma lecture. Je répétais à vois basse le nom de l’intéressé. Où étais-tu, Hugh Dey ? Ou plutôt, où n’étais-tu pas ? Ce ne fut qu’à la fin du chapitre « Métamorphomage » que je décidai de replacer l’ouvrage à sa juste place. Cette livraison prenait une tournure tout à fait singulière.

- Hélas Monsieur Dey, j’ai bien peur que votre passage dans ce bureau ne soit pas encore terminé.

Mon corps s’était déplacé jusqu’à faire face à un imposant meuble dédié au rangement des formulaires vierges du Département. Mes doigts longs et fins parcouraient les tiroirs avant de s’immobiliser devant l’un d’eux. « Dons & Assimilés ». Dans un geste sec, j’extrayais une feuille de papier visiblement préremplie. Tout en la posant sur le bureau, juste devant mon invité, j’ajoutais sur un ton neutre.

- La Métamorphomagie est une pratique puissante, Monsieur Dey. Et comme toutes les pratiques puissantes, elle se doit d’être encadrée scrupuleusement. Pour le bien de la Communauté Magique.

De nouveau assis derrière mon bureau, je plantais mon regard dans les yeux changeants de l’intéressé. Mon pouce et mon majeur droit faisaient tourner lentement ma chevalière autour de mon annulaire gauche. Les initiales A.R. tournées vers moi.

- Si vous voulez bien remplir ce formulaire. D’ordinaire, je devrais l’assortir d’une amende. Mais quelqu’un de votre talent mérite bien d’être excusé pour un oubli involontaire de la sorte. Vous n’êtes pas d’accord ?


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Re: Livraison moite [En cours]
Hugh Dey, le  Mer 27 Mai - 12:36

Bon, je tendais la main, il l’avait bien vue, mais il avait pas l’air de vouloir la serrer. Fallait dire, elle était toute mouillée, je comprenais bien que ce soit pas très agréable. A la place, je me permettais de l’observer . Il sortait sa baguette et faisait léviter des dossiers. Bon, globalement je comprenais bien que j’avais plus rien à faire ici, alors j’essayais de m’éclipser discrètement, puisqu’il était déjà parti dans des affaires plus importantes. Qu’il me serre pas la main me confirmait juste l’impression que j’avais. Celle qui me disait que c’était un gros con. Mais sinon rien d’anormal. Alors du coup j’arrivais tout près de la porte. Mais là je ne pus pas faire un mouvement de plus.

- Hélas Monsieur Dey, j’ai bien peur que votre passage dans ce bureau ne soit pas encore terminé.
- Ah bon ? L’autre, j’avais la main sur la poignée et lui, il me tournait carrément le dos à l’autre bout. Il allait pas me dire qu’il m’avait enfermé quand même ? Bon. Par précaution, je replaçais ma main le long de ma jambe. Pis je me tournais vers lui et j’attendais quoi. Parce que je voulais pas qu’on m’inculpe pour un délit de fuite ou un truc comme ça moi. Mais du coup, la transpiration repartait de plus belle. Qu’est-ce que j’avais bien pu faire pour pas qu’il veuille que je parte ? Est-ce qu’il allait me filer un pourboire ?

- La Métamorphomagie est une pratique puissante, Monsieur Dey. Et comme toutes les pratiques puissantes, elle se doit d’être encadrée scrupuleusement. Pour le bien de la Communauté Magique.
- Euh… mais de quoi il me parlait l’autre abruti ? Je comprenais rien bordel. J’étais revenu vers le bureau, alors que lui il avait sorti une feuille de papier. Il venait de la poser devant moi et je levais un sourcil en regardant la petite feuille. C’était un genre de formulaire. Un peu comme ceux qu’on avait à Ollivander’s mais en plus officiel.

Il était assis derrière son bureau, moi debout devant, et clairement je me sentais tout petit. Alors qu’en vrai, du coup, c’était moi le plus grand, donc c’était pas normal. J’essuyais sans cesse mes mains sur mon pantalon, la tête baissée, le teint délicatement verdâtre et les cheveux pâles au possible. J’étais comme un gamin attendant une sanction devant le bureau de son prof.

- Si vous voulez bien remplir ce formulaire. D’ordinaire, je devrais l’assortir d’une amende. Mais quelqu’un de votre talent mérite bien d’être excusé pour un oubli involontaire de la sorte. Vous n’êtes pas d’accord ?
Je relevai brsuquement la tête et clignai plusieurs fois des yeux, signe trahissant généralement mon incompréhension. Puis je fronçais les sourcils. Ca, ça voulait dire que je réfléchissais. Et puis d’un seul coup, j’arrêtais tout. Les yeux totalement fixés sur mon interlocuteur. Un bug. Pendant dix bonnes secondes. Jusqu’à revenir à la vie.
- Totalement d’accord que je lui répondais avec lenteur. Je pris donc le temps de m’asseoir en face de lui, ne le quittant pas de yeux, avant de reporter mon attention sur le formulaire. Il allait pas falloir que je fasse le con. Si le ministère répertoriait tous ceux comme moi, c’était peut-être bien à cause de 39. Gloups.

Malgré tout j’empruntai une plume sur son bureau pour remplir de mon écriture peu soignée ledit formulaire. Hugh Dey. Ma date de naissance. Déclare bla bla bla métamorphomage bla bla bla et en faire bon usage. Ou un machin comme ça. Pis je signais. Fut un temps j’aurais paré la feuille d’un X mais c’était débile. Parce que y avait pas de X dans mon prénom. Alors je me contentais d’un D. Puis je lui retournais le formulaire et plantais mes yeux, redevenus bleu sombre, dans les siens.

- Voilà m’sieur. Après ça plus d’problème on est d’accord ?
J’étais toujours pas rassuré. Il serait bien du genre à me faire un coup de Trafalgar c’ui là. Et il était hors de question de tomber dedans.
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