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Le nez dans les archives [Terminé]
Lullaby Queen
Lullaby Queen
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


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Le nez dans les archives [Terminé]
Lullaby Queen, le  Ven 1 Mai 2020 - 0:14

Le nez dans les archives
rp unique - Printemps - Saison 31

Flou. Flou devant mes yeux. Flou dans mon esprit. Flou face à mon histoire. Tout est flou dans cette histoire. Après avoir mené des recherches toutes relatives dans un vieux bouquin où n'apparaît que deux fois le nom de ma famille paternelle, j'ai bien du mal à trouver un sens à ma généalogie. Le seul point intéressant que j'ai pu noter, c'est que mes arrières-arrières-arrières-arrières-grands-parents (ça fait un paquet de générations !) ont été invités à un bal donné par les Black en 1985. Soit le soir où Walburga Black est morte. C'est pourquoi les noms des invités sont dévoilés. *Ça fait juste un siècle, c'est pas l'bout du monde ! Lol * Après quoi, je ne sais rien, hormis ma propre histoire plus ou moins directe.

Récapitulons : je suis née en Angleterre, et mon père aussi, en 2125. Mon grand-père a passé toute sa vie à Bristol, et il est né en 2102. Mais je ne sais pas où. Mon père ne le sait pas non plus, d'ailleurs. Fait étrange... Y aurait-il un quelconque mystère qui entourerait la naissance d'Henrius ? D'autre part, Nobles par nature : une généalogie des sorciers ne s'étend pas sur le sujet de mes ancêtres. C'est pourquoi je n'avais qu'une seule option : profiter d'un week-end sans trop de devoirs pour aller fouiller dans les archives de la grande bibliothèque de Londres. Et ce au détriment d'un moment partagé en compagnie d'Obscuratus. C'est vous dire si ma généalogie me passionne, ces derniers temps !

Je ne sais pas vraiment pourquoi cette lubie m'a prise, mais elle s'est imposée d'elle-même. Peut-être parce que Suzan, ma nièce, a posé des questions à propos des grands-parents de son père. Ses arrières-grands-parents. Mes grands-parents, donc. Face à l'énorme point d'interrogation qui a surgi au-dessus de la tête de mon frère, je me suis mise à réfléchir, moi aussi. Après tout, on ne sait que bien peu de choses à propos d'Henrius : il a été éleveur d'Ethonans près de Bristol, a eu mon père à 23 ans, et... ben c'est tout. C'est mince. Trop mince. Suspect, même. Quand on a interrogé notre propre père, il nous a affirmé ne rien savoir à propos de la vie de son paternel et que, de toute façon, il avait toujours été officieusement interdit de poser des questions à la maison, quand ils étaient enfants, lui et ses frères et sœurs. Du coup, les investigations familiale se sont arrêtées là, et j'ai envie d'en savoir plus avant de me rendre en Écosse pour interroger directement mon grand-père.

Dans les archives, on trouve un tas de choses. Plus ou moins intéressantes. Des infos de tous les siècles. Ça va me prendre un bon moment avant de trouver ce que je cherche. Je m'empresse de partir en quête d'un bibliothécaire et lui demande où se trouvent les archives concernant les familles de sorciers. Face à ma question (plus que vague, je l'admets), il hausse un sourcil et me demande de préciser ma demande. "Je voudrais trouver tout ce qui a un lien avec la famille Queen". Le type rejette la tête en arrière et me regarde de sous ses cils, comme si j'avais émis une requête fantaisiste. "Vous n'allez pas trouver grand-chose dans le rayon des Sang Pur..." Là, c'est à mon tour de hausser les sourcils. Je sais quand même que mon grand-père descend d'une longue lignée de Sang Pur, alors il va pas me la faire à l'envers, ce rat de bibliothèque ! J'ouvre la bouche pour lui répondre mais il lève une main conciliante et s'explique : "Ce n'est pas le nom Queen en lui-même qui pose problème. C'est que ce n'est pas une famille de Grande-Bretagne." J'en reste coite. Là, comme ça, de but en blanc, ce type que je ne connais pas m'apprend que mes ancêtres n'étaient pas Anglais. Ni Écossais. Ni même Gallois. Alors d'où je viens ?

"Pour trouver ce que vous cherchez, il vaudrait mieux vous diriger vers la section des Sang Pur étrangers, venez avec moi..." et me voilà partie en direction d'un rayon étroit, qui sent la poussière, sur les talons du bibliothécaire. "Cette section renferme toutes les archives des cent dernières années concernant exclusivement les lignées étrangères. Pour la famille Queen..." dit-il, plus pour lui-même que pour moi, tout en scrutant les lettres collées aux rayonnages, "c'est ici." Il s'immobilise, le doigt posé sur la lettre Q, et lève la tête pour regarder l'étagère du dessus. "Ici. Toutes les archives de la lignée Queen se trouvent là. Je vous laisse, si besoin il y a une échelle là-bas - il désigne le fond du rayon du bout d'un doigt - qui vous permet d'aller chercher les documents placés trop haut." *Dis carrément que je suis naine, c*nnard...* Néanmoins, je le remercie avant qu'il ne prenne congé et retourne vaquer à ses occupations.

Face à moi, une étagère si large qu'elle contient au moins cinquante ouvrages de toutes les tailles. L'excitation me gagne, et je sens mon ventre se tordre sous son effet. Impatiente comme jamais, je penche la tête à 90° pour lire les titres qui s'alignent sous mes yeux. Généalogie des Quambus, La noblesse des Quank, Une Histoire de Qualcitre, Queanus & Borgia... Je passe mon doigts sur les tranches tout en poursuivant ma progression, mais je m'interromps lorsque je ne trouve rien entre La dynastie magnifique des Quecalinus et Qui était Quong Po ?. Le livre des Queen aurait-il disparu ? L'autre incapable n'aurait pas pu s'en rendre compte au lieu de me laisser plantée là ? L'ascenseur émotionnel ayant déclenché ma colère, je jette un regard venimeux sur les ouvrages de l'étagère, les poings sur les hanches.

Je m'apprête à repartir en quête du bibliothécaire lorsque mon regard tombe sur un tout petit livre, coincé entre deux grimoires énormes... tout au bout de l'étagère. Je l'extirpe tant bien que mal de sa cachette et constate qu'il ne s'agit que d'un simple fascicule relié. Non, le livre des Queen n'a pas disparu. Il était juste mal rangé. Très mal rangé. N'importe qui aurait pu passer à côté sans même soupçonner son existence. Et pourquoi est-il si ridiculement fin ? Sur la couverture (un simple parchemin jauni) ne se lisent que quelques mots peu engageants en gros caractères : "Reign of a Queen" Jeu de mot un peu pourri, si vous voulez mon avis. Y a jamais eu de reine dans ma famille, encore moins de roi appelé Queen... Pourtant, ce fascicule parle bien de ma famille.

Je tourne la page. Un pavé est écrit en minuscules caractères... et c'est pareil pour toutes les pages ! Mon avis ? On a voulu écrire une histoire controversée, susceptible de contenir des informations sensibles, mais pas à l'usage du premier pélo venu. C'est la raison pour laquelle le "règne d'une reine" est si peu mis en valeur.

Ma maigre trouvaille sous le bras, je pars en quête d'une table libre. Une fois installée, je commence ma lecture...

Reign of a Queen


L'histoire commence en 1528, dans l'Empire d'Autriche. La baronne Eolindell Von Crayme, fille unique de feu le baron Clackmore Von Crayme, épouse le comte Barberian Von Queen dans la cathédrale Saint-Éthienne de Vienne. Tous deux descendent d'ancestrales lignées de Sang Pur, d'une part hongroise et d'autre part autrichienne. Leur mariage fut heureux, puisque la comtesse mit au monde les 8 enfants de Baberian Von Queen. Tous viables, ils atteignirent l'âge de quinze ans au moins. Fredritch Von Queen et ses trois plus jeunes frères entrent au service de l'Empereur magique, tandis que Gwenia et Syrah Von Queen deviennent les dames de l'Impératrice. Les deux autres enfants d'Eolindell et de Barberian mourront respectivement à l'âge de 15 et 17 ans, sans laisser derrière eux de quoi se souvenir de leur bref passage ici-bas.


Je passe un peu en diagonale sur les pages suivantes, et poursuis ma lecture :

Elinda Von Queen, première née de Fredritch et dernière Von Queen encore en vie, va presque contribuer à l'extinction de la lignée. En effet, elle contracte la Dragoncelle en 1586 mais échappe de justesse à la mort grâce au remède découvert par Gunhilda de Gorsemoore peu de temps auparavant. Du reste de sa vie, on ne sait rien sinon qu'elle a mis au monde, à presque 36 ans, une petite fille dénommée Junelia. De son père, nul n'a jamais rien su. Il était probablement sorcier, et puissant, car il semble avoir jeté un sortilège d'Amnésie à Elinda. Celle-ci meurt lorsque sa fille atteint l'âge de sept ans, laissant la petite orpheline non seulement de père et de mère, mais aussi de famille, puisque aucun représentant de la famille Von Queen n'est plus de ce monde.

Un tempérament de feu dans un gant de velours, voilà comment la définirent au cours de sa vie ses amis, comme ses ennemis. Et Junelia se fit beaucoup d'ennemis. Douée de magie, elle étudia sans relâche jusqu'à pénétrer les hautes sphères du pouvoir magicien. En 1627, elle devient Maîtresse des Armées magiques de l'Empire d'Autriche, et mène de rudes batailles à la gloire de l'Empereur.


Deux ou trois pages supplémentaires sont consacrées à la brillante carrière militaire de mon ancêtre (que j'admire beaucoup, je dois l'avouer), mais il sera toujours temps d'y revenir plus tard. Je saute donc plusieurs pages et me retrouve à la fin du fascicule.

Tahania et Gerold Queen quittent le confort douillet de Prague pour émigrer en Grande-Bretagne en 1980. La vie y est plus douce, selon des rumeurs qui leur sont parvenues. C'est donc sur l'île britannique qu'ils élèveront leurs enfants Justos, Jonaz, Soucolin et Paplok.

[...]


Le fils unique de Jonaz, Lucian, se marie avec Mabotta O'Spence, issue d'une famille irlandaise de Sang Pur, en 2068. Ils ont ensemble trois enfants, dont seul le cadet, Oscawr, se mariera en 2098 et engendrera à son tour de nouveaux sorciers : Henrius et Mary Queen. La vie du fils aîné d'Oscawr est très mystérieuse, mais il est un fait avéré : il s'est marié en 2113 avec une sorcière de Sang Pur issue d'une lignée italienne, Lyna Di Alonzo, dont il aura une fille prénommée Olivia, et a divorcé en 2122 après que de sérieuses rumeurs d'infidélités de la part de l'époux aient ébranlé la noblesse magique britannique.

Ces rumeurs ont engendré nombre de conjectures dont une qui semble véridique : un enfant serait né de la relation adultérine de Henrius Queen. Qui est cet enfant ? Qui était sa mère ? L'Histoire ne révèle rien, mais il semblerait qu'il faille chercher des réponses du côté de l'Italie. Une lettre, en ce sens, a été découverte suite au cambriolage de la demeure des Wellington, en 2124. Elle a été publiée dans le Recueil des Correspondances mais n'offre que peu d'éclaircissements aux yeux des non-initiés...


Bêtement, je reste immobile. Qui est Olivia ? Je n'ai jamais entendu parler d'elle. Le dernier paragraphe m'intrigue encore plus. Mon grand-père aurait eu non pas un, mais deux enfants dont je ne sais rien ? Il se passe un bon moment avant que je comprenne ce que tout cela implique. Soudain, j'entre en mouvement si brusquement que j'en fais tomber l'opuscule par terre. Fébrile, je le ramasse à la va-vite et cours trouver le bibliothécaire. Une fois localisé, je me précipite dans sa direction et lui demande sans préambule "où je peux trouver le Recueil des Correspondances ?" Surpris et méprisant pour mon manque manifeste d'éducation, il m'indique d'un doigt autoritaire le rayon qui jouxte celui où j'ai trouvé le fascicule.

Je m'y rue sans attendre et déniche, au bout de quinze minutes de recherches intempestives, le fameux ouvrage. Il est très épais, relié de cuir et fermé par deux petites charnières d'argent. Fermé, mais pas verrouillé. Je me dépêche de rejoindre une place libre et d'y déposer le lourd recueil. Il n'y a pas de sommaire, aussi je perds un temps fou à trouver la lettre qui m'intéresse. Le grimoire renferme un nombre incroyable de missives de tous les siècles, ordonnés de façon totalement aléatoire (pour moi, en tous cas...).

Au bout d'une heure, je tombe enfin sur quelque chose d'intéressant. Les noms de famille sont brouillés, comme si on avait cherché à les effacer, et je ne peux que deviner qu'il s'agit bien d'une lettre en rapport avec mon grand-père :

Mon cher Jack,

Une triste nouvelle m'oblige à t'écrire cette lettre aujourd'hui : ta sœur attend un enfant d'un homme qui n'est pas son mari. Elle a fauté, et c'est bien plus grave que cela y paraît, puisqu'il s'agit d'Henrius Queen, descendant d'Oscawr Queen, ton grand-oncle. Ezio n'est pas au courant, et nous tenons tous à ce qu'il demeure dans l'ignorance. Je te demande donc solennellement de protéger le secret de Grace et de l'aider à parvenir jusqu'au terme de cette monstrueuse grossesse. Cache-la jusqu'à la fin, personne ne doit être au courant. Une fois l'enfant né, tu le confieras à son père. J'ai déjà pris les mesures qui s'imposaient avec lui, tu n'as pas à t'en faire pour cela.

Bien à toi mon fils,
Elizabeth Wellington


Je demeure silencieuse de longues minutes. Se pourrait-il que cette lettre dise vrai ? Mais dans ce cas, cela signifierait que mon oncle, ou l'une de mes tantes, ne soit pas de Rowenda... Ou peut-être même qu'il s'agit de mon propre père ? Tant de possibilités inimaginables se bousculent dans mon esprit que j'en ai le tournis. Je dois en avoir le cœur net. Il est temps d'aller rendre une petite visite à papy Henrius...
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