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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Lumières d'une soirée [Terminé]
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Loredana Wildsmith
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Dim 21 Juin - 11:18

L’instant de solitude ne dure que quelques petites minutes avant que la voix d’Arty ne résonne dans mes oreilles. Je ne réponds rien, puisqu’il ne lui faut pas longtemps pour me retrouver, tandis que je relève légèrement la tête en l’entendant arriver. Il tente de détendre l’atmosphère, mais mon attention est entièrement portée sur ce bras que je tente de faire revenir à sa couleur initiale. Le baiser et les mains du Poufsouffle dissipent cette sensation nauséeuse qui ne me quittait pas. Il n’y avait pas besoin d’être Métamorphomage pour rassurer et c’est alors qu’il me parle que je me concentre sur sa voix. Les cheveux reprennent leur couleur, de même pour les yeux et la peau. J’étais de nouveau Loredana, entièrement Loredana. Il avait raison, lorsque l’on s’était rencontrés, j’étais incapable de contrôler quoique ce soit, pour la simple et bonne raison que le don venait à peine d’être découvert. Si rien n’était facile aujourd’hui, les transformations étaient beaucoup moins présentes et je parvenais parfois même à hausser le ton sans que mes cheveux ne bougent d’une nuance. Il y avait eu une évolution, même s’il était compliqué de m’en rendre compte parce qu’il y avait des jours comme ça, comme ce soir, où le contrôle se perdait et où le corps devenait capricieux. C’était souvent à cause d’une surprise, d’un choc émotionnel, un peu comme ce soir.

À quoi ça servirait ? Je n’avais aucune envie de dévoiler ce don au grand jour, aussi parce que j’avais peur que ses conseils soient vains en raison de mes problèmes psychologiques. Pourtant, je me ravise, relève la tête, en fait si, si je veux bien aller lui parler. Parce qu’une occasion comme celle-ci pourrait ne jamais se reproduire. Je m’aide des mains de l’Amoureux pour me relever, l’heure de l’entracte avait sonné, le moment idéal pour tenter d’aller à la rencontre des différents artistes. Apparemment, c’était une chose assez courante, moi qui pensais que les artistes restaient dans leurs loges, la moitié était dehors à se dégourdir les jambes, prendre l’air et discuter avec les quelques personnes qui s’étaient aventurées jusqu’à eux. Évidemment, le Métamorphomage était déjà entouré de cinq ou six personnes qui lui faisaient part de leur étonnement, leur admiration, tant de compliments barbants pour quelqu’un qui vivait quotidiennement avec ce don. Je me faufile pour l’atteindre et coupe une femme dans son discours sur les changements physiques, excusez-moi je peux vous parler ? puis je rajoute, en privé ? Le sorcier me regarde avec étonnement alors je lui montre discrètement des yeux qui passent du bleu au rouge. Il semble comprendre, s’excuse auprès de ses admiratrices et me suis un peu plus loin. Je fais signe à Arty de m’attendre cinq petites minutes.

La discussion dure un peu plus longtemps en réalité. Je lui fais part de mon don et des problèmes que j’ai avec ce dernier. Il semble étonner, constate comme beaucoup avec lui,que je qualifiais ce don comme quelque chose d’extérieur à mon propre corps, comme s’il s’agissait d’un parasite qui s’était glissé là. Ce n’est pas un ennemi, il faut que tu parviennes à te convaincre que ce n’est pas une mauvaise chose, je l’écoute en hochant la tête, on est tellement peu dans le monde à posséder ce don que tu devrais en être fière, vraiment. Bizarrement, ça me faisait du bien d’entendre ça, mais cela ne réglait pas le fin fond du problème dont je n’avais pas osé parler jusqu’ici. Je lui parle brièvement de la bipolarité, de mon souci de contrôle de mes sentiments, de mes crises, le tout sans jamais entrer dans les détails. Il ne semble pas connaître la maladie – normal pour un sorcier – mais il me persuade que rien n’est impossible si on s’en donne les moyens – des phrases toutes faites, j’avais horreur de ça, il semble s’en rendre compte. Plus tu penseras à ta maladie, plus elle sera là et te bloquera. Ce sera peut-être plus long, mais je t’assure que le contrôle finira par être optimal et tu pourras à ton tour enseigner ce que tu sais aux novices. J’acquiesce en souriant, avant d’être à nouveau dérangés par un groupe qui me pousse à reculer. Merci beaucoup dis-je en reculant. Soulagée finalement de constater qu’il s’agissait réellement d’un travail sur moi-même, un travail que j’avais déjà commencé en réalité, il me fallait juste persévérer, ne rien lâcher, tout finirait par se tasser. C’est soulagée, vidée de toute angoisse que je me retourne pour rejoindre Arty qui devait commencer à s’impatienter, voire à se demander ce qui pouvait bien durer si longtemps.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Dim 21 Juin - 14:46

Avait-il poussé son Amoureuse dans les bras d’un autre ? Absolument pas, et pourtant, c’était cette jalouse idée qui ne cessait de lui remuer les baskets. Centaine de petits pas impatients en attendant que Loredana termine sa conversation captivante avec le métamorphomage circassien. Le Poufsouffle ne peut s’en empêcher : ses yeux glissent régulièrement vers leurs silhouettes concentrées. Calmer les cliquetis possessifs en essayant de penser à autre chose, et surtout surtout pas à cette insécurité lui attrapant les boucles pour lui dire que lui, n’avait pas l’habileté adéquate pour épauler la jeune femme dans sa lutte métamorphomagique.
Alors il choisit de s’enfoncer dans les quelques groupements de sorciers, se détourner de Loredana et de son interlocuteur afin de voir ce qu’il pouvait y avoir de bien intéressant quelque part là-bas. Sur le chemin, il croise la Funambule accidentée, bien qu’elle semble très bien se porter sur ses deux rotules. Elle discute avec des enfants sacrément inquiets, ça fait rire le Wildsmith, discrètement, le sourire en coin, railleur. Il est attrapé par les exclamations excitées de bambins autour d’un petit enclos. Lui-même s’approche rapidement pour y découvrir quelques diricos laissés là pour le plaisir du public. Un peu triste pour ces adorables créatures enfermées, il s’empare d’un de ses bonbons pour le faufiler jusqu’au bec d’un des oiseaux magiques. Il lui parle doucement, s’amuse de sa mignonnerie.

Une voix grésille alors brutalement à ses oreilles, la peur de se faire réprimander pour avoir osé nourrir le dirico, mais non pas du tout. C’est la Funambule qui débarque. Quelle triste circonstance, Arty la dévisage tandis qu’elle lui lance une série de regards condescendants du haut de sa petite taille. Vous vous êtes moqué de moi. Oh non. A l’intérieur, c’est la panique, juste parce qu’elle était là, devant lui, et qu’il n’avait absolument rien demandé. Les baskets veulent s’enfuir et ses iris inquiets scrutent les autres sorciers, il croise les doigts, fort fort, pour que Loredana ne débarque pas. Vous croyez qu’c’est rigolo de tomber devant une telle foule ? Que ça m’amuse ? Les enfants le regarde comme s’il se faisait rouspéter par sa maman, et lui. Lui ne s’intéresse qu’au fait de vouloir la cacher dans l’enclos des diricos. Mais il allait devoir calmer l’artiste sinon elle finirait par rameuter du monde. J’m’en fous, le regard toujours fuyant, votre numéro était sublime, vous êtes tombée, ça va, c’pas grave. C’est obligé quand on fait c’que vous faites, y’a des chutes. Il hausse les épaules, aperçoit alors la troupe d’acrobates-trapézistes passer à côté pour retourner dans les loges du cirque. C’est avec eux qu’il aurait bien voulu discuter, un peu, leur demandait comment c’était d’être eux.

Il entend vaguement la funambule de mettre à rire, s’excuser de son emportement déplacé, et oh mazette, déposer sa main innocente sur le bras d’Arty. Ça y’est, il ne l’écoute plus du tout, les rétines épient les spectateurs retournant calmement à leur place, il entend comme des grondements angoissés entre ses tempes. Se débarrasser d’elle, vite vite vite.
Mais au lieu de ça, l’affolement va-t-on dire, il se perd dans l’observation du justaucorps de la Demoiselle, ses muscles dessinés, parfaits, l’arrondi de ses seins. Simplement parce que si l’Amoureuse, par malheur, arrivait à cet instant, elle pouvait l’accuser de justement faire ça, de mater le corps de la Funambule alors que pas du tout du tout du tout. Exactement comme quand on nous dit d’éviter de penser à la couleur bleue, et d’un coup, on y peut rien, on pense à la couleur bleue. C’était pareil. Il sait qu’il ne doit pas, alors involontairement il le fait.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Dim 21 Juin - 15:40

Je ne mets pas longtemps à retrouver Arty qui ne s’était pas beaucoup éloigné. J’avais hâte de lui faire part des conseils du Metamorphomage, lui dire que tout cela allait bientôt s’arranger, que je n’étais pas un cas perdu et qu’il était tout à fait possible que je parvienne à contrôler mon don. Le sourire avait retrouvé sa place sur mes lèvres et le corps n’avait pas subi de nouveaux changements bizarres. Tant mieux. Pourtant, le sourire s’efface et l’angoisse remonte comme si rien de tout cela n’avait eu lieu, comme si je n’avais jamais abordé ce sorcier, comme si cela n’avait été que le fruit de mon imagination débordante. Je regarde derrière moi, l’artiste était en train de rejoindre sa loge tandis que ses admiratrices se dirigeaient de nouveau à l’intérieur du cirque avant que le spectacle se poursuive. Non, je ne rêvais pas, il se trouvait bien là debout, mais il n’était pas seul. Il était accompagné de la funambule à paillettes qui riait et était bien trop tactile à mon goût. Et pourquoi lui se laissait-il faire de la sorte ? Ça me rendait complètement malade de penser qu’il avait monté ce plan de me laisser aller voir le Clown pour avoir le temps d’aller draguer celle qui lui avait tapé dans l’œil dès qu’elle avait fait son apparition. Il serait servi de ma faiblesse à son propre avantage et ça me rendait folle, complètement folle de rage.

Je rêve... Durant un court instant, je pense à partir comme ça, sans rien dire, le laisser dans sa drague, ne plus être ce poids qu’il semblait porter sur les épaules. Pourquoi rester avec une folle quand la facilité se trouve juste devant ses yeux ? Mais ma colère est telle que les cheveux prennent une couleur rouge vif alors que je m’abaisse pour attraper une des pierres qui se trouvaient à mes pieds. Un œil se ferme pour ne surtout pas manquer la cible. Je suis lente, le bras tremble et les yeux s’embrument, j’aimerais que tout cela ne soit qu’une simple illusion. Et c’est avec une grande force incontrôlée que la pierre part tout droit en direction de la sorcière qui, au final, n’était pas vraiment la coupable. Mais c’était ainsi c’était elle qui prendrait. Rapidement, je me débarrasse de mes chaussures que je laisse là, le pas serait plus léger, rapide. Je n’attends pas de savoir si je l’avais touchée, ne regarde pas leur réaction, n’attends même pas qu’il prononce mon prénom. Je tourne les talons et m’éloigne d’un pas rapide, loin de la lumière du cirque. Les pieds deviennent rapidement froids et douloureux, mais je n’étais pas en état de transplaner. Est-ce que cela valait la peine de rentrer ? Non. Ou du moins pas tout de suite, peut-être pas cette nuit. Le cœur émietté, l’esprit uniquement fixé sur ce que les yeux avait vu : l’homme que j’aimais sur le point de tomber dans les bras d’une autre. Une qui semblait aimer le risque, les envies suicidaires en moins. Tout ce qu’il aimait.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 22 Juin - 10:14

Voilà, la foudre ne tarde par à s’abattre. C’est un éclair sous la forme d’une pierre qui vient percuter la tête de la Funambule. Surprise, elle s’exclame, se frotte la tête tandis qu’Arty rit nerveusement, sans faire attention au regard noir qu’elle lui jette. Évidemment, c’est d’autres yeux sombres qui l'attrapent, pu*ain. Une vieille rengaine, maintenant, ses jambes connaissent parfaitement la chorégraphie ; même son cœur n’est plus si inquiet que les premières fois. Bien qu’il devait l’avouer, cela l’horripilait toujours autant que de voir Loredana lui tourner ainsi le dos, et s’enfuir. Il embarque avec lui son amertume et ses soupirs, prend au passage les chaussures abandonnées avant de crier, hééé Cendrillon ! Qu’avait-elle vu ? Quelle improbable idée jalouse pouvait bien jalonner à cet instant les vallées du cerveau de l’Épouse ? Zigzaguer entre les sorciers avant de pouvoir retrouver les pavés sombres du Chemin, Lore pu*ain ! Il crie, s’énerve déjà, cette facilité qu’elle avait à toujours partir. Si c’était particulièrement désagréable de se retrouver dans une telle situation lorsqu’il fautait, ça l’était davantage lorsqu’il n’avait rien fait. Elle n’est pas loin, il transplane rapidement devant elle. Collision imprévue entre les deux corps amoureux (contrariés), d’une main le Fripon range ses bonbons tandis que l’autre soulève la paire de chaussures, vous avez perdu vos pantoufles de verre, Mademoiselle. Essayer de sourire, connaissait-elle les contes moldus ? Enfin, ça ne le dispensait pas d’une petite plaisanterie.

Puis ces fameuses secondes, lentes et longues, où la bouche se tord de doutes, ne sait pas quoi articuler exactement. S’excuser pour quelque chose qu’il n’avait pas fait, non ; l’embrasser pour dissiper l’instant troublant, non plus, il savait que ça ne fonctionnait pas. Joli lancer d’ailleurs. Alors Arty continue à faire ce qu’il fait le mieux, éviter les sujets qui fâchent, sourire bêtement en lancer des bouffonneries. Il ne regarde même pas l’Amoureuse dans les yeux, surtout pas, ça lui donne un mauvais air de petit garçon pris en train de faire une bêtise. Les baskets qui gigotent étaient beaucoup plus intéressantes que le visage blessé de Loredana. Oh, c’était bien au fait avec Monsieur Métamorphomage ? Changer de sujet, ça oui, il savait bien le faire aussi. Mettre sous le tapis cette scène terrible, cette discussion inutile avec la Funambule. Le corps oscille de droite à gauche, mal à l’aise et comme distrait par la musique du cirque continuant de s’élever au loin : ils rataient la suite du spectacle.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Lun 22 Juin - 15:04

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Ce RP mentionne du contenu sensible :

Insultes/Vulgarité, Violence (physique)




Je peux l’entendre crier au loin, une situation bien trop similaire aux précédentes. Parce que c’était toujours ainsi que ça se passait : je partais, il me rattrapait et moi-même je trouvais cette situation quelque peu barbante, mais la tête ne prenait pas toujours le temps de réfléchir. En réalité, elle ne réfléchissait jamais, l’impulsivité prenait le dessus sur tout et j’étais simplement incapable de retenir ce genre de pulsion. C’est comme dans un de ces rêves où l’on nous demande de ne surtout pas nous retourner. Notre seule envie est de contourner ce conseil et de tourner la tête. À la différence qu’ici, c’était avec un cœur émietté et rempli d’interrogations au sujet de la scène qui s’était déroulée devant mes yeux. Ce bras, lui qui ne cherchait pas à se défaire et le regard rieur de la funambule. Mais malgré tout, le son de sa voix me fait ralentir le pas sans pour autant stopper toute marche vers une destination dont je ne connaissais même pas l'arrivée. Où est-ce que j’allais en réalité ? La réflexion est de courte durée, puisqu’il se trouve désormais là, devant moi, chaussures à la main qu’il appelle pantoufles de verres. Je ne comprends pas la référence, ni même s’il s’agit d’une référence. Des pantoufles de verres…ridicule.

Je m’attends à des explications, quelque chose, une rupture même au cas où il ait décidé de se montrer honnête et enfin m’avouer que cette sale femme lui plaisait réellement. Il n’en est rien, bien au contraire, il semble s’éloigner totalement du sujet, fait comme si tout cela était tout à fait normal, comme si la polygamie était une chose que je tolérais au sein de notre couple. Il me connaissait si mal que ça ? Alors c’est un sentiment de colère intense qui s’empare de moi, le même genre de colère que lorsque je l’avais vu draguer cette serveuse à la Saint Valentin – mis à part le sortilège qui cette fois n’était pas présent. Tout se passe très vite, je ne suis simplement pas maître de mes mouvements, ne contrôle rien, le résultat d’une instabilité émotionnelle. C’est une main qui se lève pour aller violemment frapper la joue d’Arty, ça claque, ça résonne presque et les picotements ressentis sur le bout de mes doigts me laisse penser qu’il devait lui aussi les sentir.
Le geste est aussitôt regretté, mais revenir en arrière serait refouler le mal-être dans lequel j’étais plongée. Toujours aussi persuadée qu’il avait réellement l’intention de séduire cette artiste incapable de rester en équilibre sur un fil. C’était l’histoire de ma vie. Une personne bipolaire est un funambule en équilibre au péril de sa vie – c’était marqué dans un livre moldu. Arrête de te FOUTRE de ma GUEULE !! La voix tremble, craque, parce que je savais qu’il était impossible de lui répéter que lui aurait déjà arraché la tête de celui qui aurait osé poser une main sur mon bras. Cela paraît banal, anodin, innocent…mais il n’en était rien pour moi. J’étais toujours persuadée qu’il avait organisé tout ça pour pouvoir être libre d’aller parler à cette femme pailletée. Comment aurait-il fait si j’avais refusé d’aller à la rencontre du Métamorphomage ? Ça signifie quoi tout ça ? Une phrase parfaitement articulée pour avoir son attention, dans le seul but d’avoir une réponse tout aussi claire.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 22 Juin - 22:34

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Ce RP mentionne du contenu sensible :

Insultes/Vulgarité





La musique tintant à l’intérieur du chapiteau contraste durement avec la scène tragique violente. Pas de liesse ni de chaleur - quoi que. Immédiatement, la joue d’Arty s’était mise à chauffer durement, collant sur sa frimousse ébahie un air mauvais. Le bruit claquant avait résonné jusqu’au sein des organes toujours à vif, prêts à bondir sur une proie enquiquinante. C’est un haut le coeur qu’il doit retenir pour ne pas se jeter sur l’Amoureuse - se venger. Il en avait lâché les chaussures sur les pavés pour vérifier que sa joue était toujours là, en vie. Avant de se retourner, rapidement, enfouir le plus profondément possible les idées dévastatrices, déchiqueter chaque parcelle, faire des lambeaux de peau avec l’épiderme de l’Épouse. Mais il retient tout, tout, cache l’ensemble derrière le coeur gelé.
C’était l’effet de ce geste sur l’intérieur du Loup-garou, exactement lorsqu’Azaël s’était emporté il y a des années et avait menacé de le frapper. Des fissures froides avaient fait leur drôle d’apparition dans les poumons, laissant se débrouiller un Arty suffocant - conflit rugissant avec la Bête exigeant châtiment, là maintenant.

Quelques secondes, il finit par placer dans le regard noir adressé à Loredana toute sa déception et sa rancoeur - c’était donc ça que ça faisait, que d’être blessé par l’Autre aimé ? Quelle dégoûtante sensation, il a comme envie de se détartrer les côtes pour que ça s’en aille, vite vite vite, ce vertige d’avoir en face non pas sa femme mais celle qui avait, dans cette gifle, voulu le détruire, l’écrabouiller. J’ai comme l’impression que tu t’es déjà fait une idée très précise de ce que ça signifie. Voix trop grave, trop trop grave qui retentit dans le gosier à lui faire mal. Il s’en frotte la gorge et les mâchoires afin de retrouver une voix normale. N’oublie pas avec qui t’es mariée, Loredana. Tu me frappes encore... ah cette menace inutile éclatée dans la nuit. Qu’est-ce qu’il ferait ? La frapper en retour ? Jamais. Il le sait. Il a beau gonfler le torse et gagner quelques centimètres face à l’Amoureuse, il resterait toujours à ses pieds.
Un rire jaillit alors de la bouche du Poufsouffle, entre folie et férocité. Obligé de tirer sur les boucles pour tenter de se calmer, de calmer la brutalité qui ne demandait qu’à couler de ses poings, de ses griffes, de ses crocs. Il s’éloigne, quelques pas, simple sécurité, mieux entendre chaque nerfs qui semblait lâcher, claquer un par un. Difficile de retenir une explosion vengeresse. Qu’est-ce que ça signifie ?! Les éclats de ricanerie percutent les quelques passants inquiets, pressant le pas. Rien, Lore ! Absolument RIEN ! J’ai fait des blagues, parce que ouais, j’sais pas, titiller la jalousie ça m’fait rire, te voir sortir les griffes m’excite ! Haussement d’épaules exagéré, ne pas pouvoir réfréner son côté joueur, terriblement joueur. Mais ça a débordé, comme d’habitude ! Les règles du jeu étant certainement bien trop bancales. Il hausse le ton, encore, encore. J’étais là TRANQUILLEMENT avec les diricos et elle a débarqué ! J’ai RIEN demandé ! Il s’essouffle, ce n’est pas plus mal, chaque mot hurlé apaise la monstruosité encagée. Alors ouais, ouais elle m’a touché le bras, enfin ça va ! Elle m’a pas touché la b*te non plus pu*ain ! Continuer de s’énerver en s’armant de vulgarités, excellent remède à la situation.

Et toujours ces gloussements narquois accompagnant son flot de parole, j’sais même pas pourquoi j’m’emm*rde ! A quelques mètres, il se replace face à elle, pointe là un index rageur, parce que HAHA tu m’fais pas confiance ! Était-ce surprenant ? Et qu’t’as déjà décidé qu’j’avais fait d’la m*rde. Après tout, il était le coupable idéal.
La colère retombe, brutalement, c’est une épiphanie évidente qui lui agite les lèvres écorchées, tu penses qu’à t’barrer, t’attends qu’ça. La langue claque sur le palais, la frénésie réactive les baskets et tandis qu’il se met à marcher vers autre part : j’vais t’faciliter la tâche.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mar 23 Juin - 0:01

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Erotisme,  Insultes/Vulgarité





Le geste immédiatement regretté n’avait évidemment rien arrangé du tout. En réalité, j’avais même pensé l’espace d’un instant qu’il me frapperait à son tour. Avec sa force, j’aurais probablement heurté le sol après une perte d’équilibre certaine. Le pire dans tout cela, c’est que je n’étais même pas sûre que je lui en aurais voulu, je le connaissais assez pour savoir que la retenue devait le démanger de l’intérieur. Peut-être même que la Bête s’était réveillée et était en train de le supplier de la laisser sortir juste ce soir, le temps de planter ses crocs. Au lieu de tout cela, c’est une menace inachevée qui sort de sa bouche, l’insolente en moi aurait voulu le défier, provoquer et lui demander de terminer. Au lieu de cela, je reste silencieuse, les bras le long du corps, les poings serrés et les pieds douloureux. Son rire résonne désagréablement, fait se retourner les passants curieux et mal à l’aise. Mais personne ne s’arrête, ils tracent leur route décidant probablement qu’il était plus sage de laisser les fous se gérer eux-mêmes. Et ils avaient raison, heureusement, si Arty m’épargnait généralement, il n’aurait aucune pitié pour eux.

Ça avait débordé, déclenché la colère de l’un, puis celle de l’autre et comme d’habitude, les voix finissaient par éclater et aujourd’hui, le geste était parti. Je ferme les yeux quelques secondes, le laisse se justifier parce que je savais que si j’en rajoutais, les mots finiraient par dépasser sa pensée et c’était là que ça devenait dangereux. Il était rare que j’encaisse sans réagir et il avait raison, partir avait toujours été ma solution pour stopper une conversation qui me cassait en mille morceaux. Et le manque de confiance n’était pas vraiment la raison, mais il était inutile de débattre à ce sujet. Je me mords durement la lèvre en le voyant s’éloigner. C’est étrange comme sensation. Le corps s’était bloqué, transformé en pierre le temps de tout encaisser. Le rattraper ou le laisser, il me fallait vite décider parce qu’il disparaissait dans l’obscurité. Retrouvant de nouveau l’usage de mon corps, je ramasse les chaussures avant de courir pour le rattraper, grimaçant à chaque caillou ou bout de verre qui se plantait dans mes pieds.

Toujours en silence, je me place devant lui et l’attrape par le col pour le plaquer contre un mur de briques, le tout sans lui laisser le temps de réagir. Je le regarde un instant avec un regard noir, le temps de retrouver une respiration normale. N’oublie pas avec qui t’es marié, Arty. Reprendre ses propres mots, j’me barre quand je sens qu’il faut que j’me barre. Je le regarde avec intensité, j’avais envie de la tuer, et il y avait des témoins, je ne m’en serais sans doute pas sortie indemne. Voilà ce que ça m’fait la jalousie. C’est ça qui t’excite ? Bizarrement employer ses mots avait l’étrange effet de me chatouiller l’estomac et la proximité ainsi que la tension entre nous n’arrangeait rien à ce ressenti. Mais c’est moi qui suis bête de penser que tu t’intéresserais à elle. Un élan de confiance soudain ? Ou un simple rôle visant à le séduire à nouveau ? Elle aime peut-être la hauteur, les mains quittent le col pour rejoindre les épaules puis entame une descente le long des bras, mais tu penses qu’elle aimerait que tu lui perces la peau ? Que tu lui serres la gorge pour laisser s’exprimer un autre Être se trouvant à l’intérieur de toi ? L’une des mains se balade à l’endroit non-exploré par la funambule, est-ce qu’elle accepterait les sorties sur les toits qui se termineraient avec des nuques brisées et des corps brûlés vifs ? Mes lèvres se rapprochent pour frôler les siennes, ignorant totalement ses réactions. Parce que moi c’est exactement ce qui m’excite. La main remonte pour s’emparer du menton du Poufsouffle, lui faire remonter doucement la tête pour aller explorer sa gorge avec mes lèvres. Une réaction inattendue. Pas d’explosions, pas de nouveaux cris, ni de larmes, juste un excès de virilité sorti de nulle part. Parce que oui, malgré les doutes, je n’oubliais jamais avec qui j’étais mariée.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mer 24 Juin - 11:03

Étonnant mais oui, oui il adorait que Loredana plonge dans la violence par jalousie. Il n’articule pas la malsaine pensée, mais elle résonne, tout autant que les douces vagues flamboyantes ondulant dans son ventre à l’instant. L’effet immédiat des doigts de l’Amoureuse sur lui, des frissons qu’il veut réprimer – n’y arrive pas. J’m’en fous de c’qu’elle aimerait. Une voix sifflottante, avalée par une respiration de plus en plus forte – envoûtée. C’est une peine perdue que d’essayer de se montrer indifférent, elle sentirait bien le pantalon bosselé. L’effet des caresses, mais pas que. L’évocation de tout ce qui faisait d’elle celle qui lui convenait parfaitement, qui embrassait pleinement avec lui brutalité et immoralité.
Pourtant, derrière les lèvres effleurantes, une idée tenace : elle se jouait de lui.
C’est qu’elle savait exactement comment lui embrouiller les neurones boudeuses, il le sent mais quand bien même, il n’y résiste pas, il se prend à l’embrasser, serrer mordre sa bouche de fureur. Les étincelles conflictuelles n’effaçaient jamais cela : il avait terriblement envie d’elle. Sensation autant délicieuse que douloureuse. Réaliser qu’il ne pouvait empêcher ses propres mains de flirter avec le tissu de la robe de l’Épouse, de glisser sur ses hanches, ses reins ; qu’il était au bord du bord du gouffre, prêt tout à fait à sombrer. Sa docilité l’agace, cette soumission naturelle lorsque l'Amoureuse se faisait séductrice.

Fort heureusement, sa joue vient rapidement lui rappeler à quel point il ne pouvait accepter le giflant débordement. Ça picote, picote, autant que l’amertume au creux de la poitrine. Une âpreté qu’il chuchote finalement à l’oreille de la Métamorphomage, après s’être délicatement penché. Si tu voulais te rattraper, tu serais déjà à genoux, occupée. Artemis dans toute sa splendeur, même quand il ne fautait pas, il arrivait à cracher de nauséabondes paroles.
Il s’en rend compte, brutalement. Clignements de paupières et frottement de visage, le Loup rompt le charnel nœud qui s’était tissé entre eux, pousse légèrement la jeune femme pour s’éloigner, juste un peu. Qu’est-ce que t’essaies de faire Loredana ? Les boucles se détournent, contemplent au loin le lumineux bien mieux que de dévisager avec appétit l’Amoureuse, les méninges entre répulsion et avidité. T’as laissé passer ta chance quand t’as préféré partir plutôt que de revendiquer ton territoire. Insinuer que la fuite n’était pas la seule solution, ni le meurtre d’ailleurs. Quand tu m’as giflé aussi. Il soupire, s’amuse à faire râper les baskets sur les pavés, cette impulsion de la Gryffondor s’était incrustée au cœur de l’épiderme du Poufsouffle, une plaie encore ouverte. T’aimes que j’te cours après en fait ? Moi qui pensais bêtement que j’pouvais arrêter de te courtiser, parce que j’sais pas, on est ensemble. De nouveau ça le fait rire, doucement, pouvoir raisonner la jalousie il le savait, était chose impossible. C'est la mauvaise foi qui le fait essayer.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mer 24 Juin - 18:34

Durant quelques petites secondes, j’avais vu le nuage commencer à se dissiper, laissant sa place à cette fameuse bulle qui commençait doucement tout doucement à nous entourer de sa protection invisible, celle qui nous coupait du monde extérieur. Je le sens réagir, répondre à ma séduction, à mes provocations, comme s’il lui était tout simplement impossible de me dire non trop longtemps. Alors oui, durant ce baiser qui me picotait le ventre, je m’étais emballée, avait lâché toute trace de résistance, de rancœur, comme s’il y avait sur ses lèvres, un liquide invisible, sans aucun goût, qui me faisait tout oublier sans que je m’en rende compte. Pourtant, je savais au fond de moi que tout cela était bien trop simple, trop rapide.
Et c’était bien le cas. Après un échange fougueux de baisers que j’aurais aimé faire durer encore et encore – j’étais à ça de me mettre à genoux - c’est un véritable retour en arrière, la bulle éclatée à l’aiguille et nos corps qui s’éloignent. Quelque chose l’avait réveillé, ramené sur le terre ferme. Le cœur se brise à nouveau, les yeux dévisagent un visage qui les fuit. En entendant ses paroles, c’est une multitude de sensations qui s’empare de moi, ne sachant pas laquelle allait prendre le dessus.

Je me recule alors tout à fait, me place à quelques pas du mur en me passant la main coupable dans les mèches rougeâtres. Quelle chance ? Je le regarde avec une réelle incompréhension, j’ai m*rdé ok ? J’en suis consciente, j’aurais pas dû… lui mettre cette gifle, j’m’en veux et j’en suis désolée. Au moins, c’était dit, pensant que je me sentirais plus légère après ça, il n’en était rien. C’est un haussement d’épaule qui précède un soupire synonyme d’évidence, évidemment que j’aime ça ! Le corps s’agite, difficile de rester en place dans un moment pareil ou j’avais pris l’habitude de simplement m’en aller. Comment veux-tu que je réagisse autrement quand tu me ventes la beauté, l’admiration que tu as envers une autre femme avec qui je te vois proche quelques minutes après ? Un rire nerveux s’échappe malgré moi, parce que j’me dis que ce serait une vie plus simple pour toi et ça me…je serre fort les poings et les lèvres, me refusant de me remémorer ce bras qui l’avait touché, ça me rend absolument dingue, Arty, absolument dingue. Inconsciemment, je me mords l’index, signe d’un mal-être et d’une colère que je tente de dissiper, signe aussi d’une possible crise que j’aimerais éviter, alors oui, oui j’aime quand tu m’cours après, quand tu m’rassures, parce qu’après ça, je montre du doigt le cirque, te voir me rattraper est la seule chose qui me prouve que t’es toujours amoureux, de moi évidemment. Je secoue la tête, tellement tout cela me semble ridicule. Mais j’suis pas seule au monde alors… alors je ne pourrai malheureusement jamais l’empêcher éternellement de jouer avec d’autres, d’en séduire d’autres pour je ne savais quelle raison.

Je tourne la tête et aperçois deux jeunes sorciers en train de nous regarder en riant bêtement. L'envie me prend d'aller leur arracher les yeux. Au lieu de ça, je me rapproche du Poufsouffle pour lui prendre le bras afin de nous faire transplaner sur un toit au niveau de l'Allée des Embrumes, celui qui faisait face à la boutique Barjow & Beurk. Je me détourne en silence vers le rebord du toit, le regard vide, attendant un geste, un signe de sa part.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Jeu 25 Juin - 8:53

Léger, très léger pop dans la cage thoracique. Les excuses viennent faire fondre immédiatement la graine de fiel qui aurait pu germer – mais non. L’Arty pas si rancunier finalement. Du coin d’un œil surpris, il écoute attentivement les paroles de l’Amoureuse, s’empêche de sourire autant que de la prendre dans ses bras. Entrevoir sa nervosité le rend gourmand de proximité et de tendresse, aller lui prouver qu’il l’aimait toujours, follement. Mais n’était-ce pas la promesse scintillant à son annulaire depuis quoi, un an maintenant ?

Intérieurement, il s’amuse des fois où il ouvre la bouche pour en placer une, avant de la refermer sous le joug d’une nouvelle réplique de la Métamorphomage. Alors forcément, lorsqu’ils transplanent soudainement, après s’être approché dans le dos de la jeune femme : c’est la première fois que j’entends autant ta voix, je crois. L’esquisse d’un rire qu’il glisse dans les ondulations rougies qu’il déplace doucement sur l’autre épaule. La vision d’une nuque découverte brûlait toujours autant la monstruosité, il se contient, dépose ses mains sur les hanches de l’Epouse afin de la serrer contre lui. Là, le museau chatouillé par les mèches, il peut enfin essayer d’expliquer, c’est le but, justement, de te rendre dingue. La garder dos à lui lui permet de flâner aisément, lentement, de l’oreille à l’épaule, joli tracé où prolifèrent les baisers. C’est la raison pour laquelle je fais ça devant toi, j’te cherche et j’attends qu’tu réagisses en montrant qu’t’es dingue de moi. Il ne peut retenir les incisives de mordiller délicatement la peau de la Gryffondor, en essayant de ne pas penser à la précédente déception de la voir partir plutôt que jouer.
La paresse des caresses finit par éveiller la fièvre avide, Arty se recule et lui fait face, un sourire taquin sur les lèvres qu’il approche du visage de Loredana. Si j’étais vraiment intéressé par d’autres, je ferais pas ça devant toi. Il avait tous les défauts du monde, mais pas celui d’être complètement idiot. Quoi qu’il pressent la maladresse de ses paroles, les rattrapent du mieux qu’il peut : je ferai pas ça du tout, évidemment ! Et bisou sur le nez de l’Aimée.

Le décor dans lequel ils avaient atterri interroge brusquement les boucles, détourne leur attention. Le toit crache sous le front du Wildsmith un bien mauvais souvenir, tiens, il s’approche davantage du rebord, s'y accroupit et aperçoit la devanture de Barjow & Beurk, j’crois qu’c’est ici, oui oui ! Ça le fait beaucoup plus rire que ce soir-là. C’est ici où Azaël a décidé de m’enfermer quand j’suis devenu fou. P*tain j’étais complètement déchiré, déchaîné aussi, on s’était vus à la boutique tu sais, et tu m’avais, il déglutit, mazette que c’est douloureux, rejeté, là j’avais vraiment, vraiment m*rdé. Empêcher les mauvaises images de jaillir serait vain, et puis en réalité, le cathartique moment le rassure – elle l’avait quitté et c’était loin, loin, loin.
Mais l’heureux chemin qu’ils avaient emprunté depuis le fait se redresser, tu vois, c’est pour ça qu’on devrait pas péter les plombs par jalousie, oh, voici venir une petite leçon de sagesse Artyesque. Il revient près d’elle, presque gai luron, j’sais qu’tu partiras pas, forcément, regarder le passé avait rassuré le petit, et j’partirai pas. Peu importe si d’autres sont charmantes, jolies, dociles, j’m’en fous, c’est toi. Et il ne le répéterait jamais assez, même s’il s’agissait d’un bien romantique cliché. Aloooooors, il oscille de taquinerie, le regard ancré dans celui de l’Amoureuse, on devrait s’en amuser plutôt que s’énerver. Retour au jeu, toujours.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Jeu 25 Juin - 10:38

L’endroit était beaucoup moins chaleureux, beaucoup plus sombre et froid, mais il avait le mérite de ne pas être fréquenté.  Je passais la plupart de mon temps dans la boutique en face, cet endroit devenait de plus en plus familier, je n’avais plus peur de m’y aventurer seule, ni de faire de mauvaises rencontres. Les sorciers louches traînaient là, oui, mais peu se retournaient sur mon passage. Après tout, j’étais gérante de Barjow & Beurk, ma présence n’avait absolument rien d’anormale. Malgré tout, les mains d’Arty et son corps qui se rapproche derrière moi donnent une autre couleur à l’atmosphère. Plus vive, plus pétillante, les papillons sont là, bien présents au creux de mon ventre. Et c’est un léger soupire de soulagement qui s’échappe en constatant que l’ambiance s’était détendue, apaisée. C’était toujours ce que l’on retenait de nos nombreuses disputes - certaines bien plus mouvementées que d’autres – il y avait toujours cet après, ce moment où il me murmurait des mots à l’oreille, des mots rassurants que j’aimais entendre. En réalité, nous avions tous les deux ce besoin constant d’être rassurés, inutilement, juste afin de l’entendre encore et encore.

Certains mots sont maladroits, mais je préfère ne pas m’y attarder, il sait se rattraper lui-même de toute façon. D’autant plus que je suis désormais occupée à regarder la boutique. J’ignorais totalement que c’était ici que ça s’était produit, Azaël s’était contenté de me dire qu’il l’avait mis en cellule en attendant qu’il se calme. Un souvenir qui résonnait désagréablement, mais qui pourtant me fait sourire et davantage en entendant la suite, pas réellement certaine de pouvoir lui promettre que la colère ne sortirait pas à nouveau si cela venait à se répéter. Pourtant, cela avait quelque chose de rassurant, comme un moment à garder dans un coin de la tête pour plus tard. Alors je lève ma main gauche pour faire briller l’alliance à mon annulaire, ça c’est la preuve que j’partirai plus, je me rapproche pour l’entourer de mes bras, pas tant que tu me le demanderas pas, un sourire malicieux avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Finalement, c’est peut-être une bonne chose que tu sois venu à Barjow & Beurk ce jour-là, ça a été le déclenchement de tout ! Il est vrai qu’en remettant les choses dans l’autre, ça avait été l’élément déclencheur, un pas vers la réconciliation, même si rien ce jour-là ne laissait sous-entendre que c’était possible, j’étais vraiment partie pour apprendre à vivre – survivre – sans lui. C’est après ce passage en cellule que tu m’as écrit cette lettre, c’est grâce à cette lettre que je suis venue te voir aux Trois Balais, persuadée que te voir me permettrait d’y voir plus clair, parce que lire des phrases telles que j’espère que tu seras heureuse dans ta vie, avait eu l’effet de déclencher la peur de ne plus être avec lui du tout, puis un regard a suffi, j’ai su que j’voulais revenir et ne plus jamais jamais repartir. Alors lorsqu’il m’avait demandée en mariage, ça avait été une évidence, inutile d’attendre, j’étais sûre de moi.

Aujourd’hui, plus d’an plus tard, j’avais encore le droit à des déclarations et c’était une chose qui était essentielle me concernant. Et moi j’suis toujours aussi dingue de toi. Je me rapproche pour m’emparer tout à fait de ses lèvres, le fameux baiser de la réconciliation, celui qui réchauffait, émoustillait, donner envie de plus, encore et toujours. Parce que rien n’avait changé de ce côté-là. Le rythme cardiaque s’accélère, entre deux baisers, c’est un soupire de soulagement mélangé au plaisir qui s’échappe. Puis je me recule, le sourire aux lèvres, bien consciente que tout ne serait pas réglé ce soir – impossible. Si tu parviens à ne pas péter les plombs lors d’une crise de jalousie, fais-moi signe, c’est impossible. Le plus important finalement était que je me retienne de fuir encore et encore. Je peux aller dire à ta funambule que c'est peine perdue pour elle mais que c'était bien tenté quand même ?

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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Jeu 25 Juin - 11:59

Le cœur d’Arty avait tout de même quelque peu grimacé. La rupture n’avait pas été une bonne chose, ça avait une série d’écorchures intérieurs, de nausées face à la vie vide qui l’attendait – les organes en poussière. L’absence de l’Autre et la culpabilité comme seules compagnies, bien tristounettes. Alors certes, l’horizon s’était éclairci au moment où Loredana avait passé la porte des Trois Balais, une boutade lui vient sur le bout de la langue, un seul regard ? C’parce que j’suis irrésistible. La friponnerie comme voile afin de cacher l’insécurité, ce soir-là, il n’en menait pas large, entre l’envie qu’elle retombe dans ses bras et le souvenir de l’infamie qu’il avait commis.
Enfin, c’était il y a fort longtemps, l’instant présent étant tout entier avalé par l’humidité des lèvres retrouvées. Il sent la fébrilité poindre sur le corps de l’Amoureuse, voudrait la serrer encore plus fort mais la jeune femme se recule légèrement. Ha-ha ! Serait-il lui capable de garder son calme dans une telle situation ? De ne pas se laisser emporter par la marée agitée de la rage ? Défi accepté ! Les mois, les années passées, commençaient doucement à enfoncer sous les boucles comme de petits pépins de maturité, pousseraient-ils ?

Quant à la funambule, les boucles articulent de grands n-o-n tandis qu’il dodeline de la tête. J’pense qu’elle a eu suffisamment d’émotions pour ce soir, non pas qu’il n’adorait pas enquiquiner des étrangers, mais il ne fallait pas tellement tirer sur la ficelle fragile de la soirée au risque de provoquer de nouveaux éclats de voix. Et puis… les échos du spectacle résonnent dans les yeux soudainement songeurs du Poufsouffle, il ignore si c’était exactement précisément le moment mais tant pis, j’me disais que peut-être j’pourrais, il se gratte les boucles, cherche à la fois du courage et de la détermination, enfin j’sais pas, devenir acrobate ? Ça sonne ridiculement dans sa bouche tordue d’embarras. Il n’avait aucun entraînement, aucune expérience circassienne, simplement l’ébahissement et le désir. Il hausse les épaules, prétend l’indifférence si ce projet finissait en fumée. Si c’est ça t’auras tooouut le temps de parler à ma funambule plus tard. Radieux sourire qu’il se dépêche de plaquer sur les lèvres de l’Épouse, quand même j’suis fier de nous ! Une soirée en amoureux et on a tenu la moitié d’un spectacle sans dispute ! C’est vraiment pas mal ! Un jour peut-être il s’écoulerait des heures des journées sans qu’elles soient scandées par une broutille chamaillerie. Une énième étreinte où le parfum de la Métamorphomage l’envahit, fermer les yeux afin d’entrevoir la fin de son travail ennuyant pour rejoindre une troupe de cirque. Et à quel point ce serait chouette génial.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Jeu 25 Juin - 17:45

Irrésistible n’était pas vraiment le mot auquel j’aurais pensé en premier lieu. Comme il l’avait dit plus tôt, il y avait simplement des choses qui ne se contrôlaient pas et les volontés du cœur en faisait partie. Si la survie avait été entamée durant ce temps de rupture, le revoir m’avait fait retrouver mes émotions, ma Métamorphomagie, comme si je m’étais simplement arrêtée de vivre durant ces longues semaines. Dans tous les cas, tout cela était derrière nous désormais, enfermé dans le placard des mauvais souvenirs, parce que l’on avait décidé d’avancer ensemble, de regarder le futur sans effacer pour autant toutes les péripéties passées. C’était grâce à elles que nous en étions là aujourd’hui. Mariés et..oui heureux, pas de doutes à avoir là-dessus.
Alors aucune raison de ne pas retrouver le sourire ce soir, la parenthèse jalouse s’était doucement refermée, laissant place à de nouveaux sourires taquins. Le mien était plutôt satisfait, ravie de constater que la jeune dame sur son fil n’était définitivement plus un problème. Il n’y avait aucun risque pour qu’il s’en aille avec elle et d’ailleurs, il n’y avait aucun risque pour qu’il s’en aille avec quelqu’un tout court, elle ou un.e autre. C’était tout frais dans ma tête, je n’avais plus aucune crainte pour ce soir. Peut-être pour les autres aussi d’ailleurs, mais ce serait une erreur de crier victoire trop vite.

Mais ce soir, c’était autre chose qui avait fait tourner la tête du Poufsouffle, une chose à laquelle j’aurais pu m’attendre, deviner toute seule peut-être si je n’avais pas été si aveuglée par la jalousie. C’est un léger regard surpris qui se transforme naturellement en un pétillement réjoui en entendant cette possibilité, ce nouveau projet d’avenir. Mais ce serait génial ça ! C’est un réel enthousiasme tandis que je pose mes mains sur ses épaules pour capter son attention. J’adorerais être marié à un artiste de cirque. Je ravale simplement la crainte de devoir le laisser partir si les spectacles se déroulaient en dehors de Londres ou même du pays. Malgré tout, rien ne pourrait réellement gâcher le soulagement que s’était emparée de moi à la simple perspective de le voir changer de projet. C’est donc avec un sourire que je ne peux retenir que je lui demande : Tu vas démissionner du Ministère alors ? Ah si peut-être un seul point négatif à tout ça, dommage, j’aimais bien te rendre visite de temps en temps. La main sur le torse pour lui rappeler ces nombreuses fois où les murs de son bureau avaient tremblés. Mais ces imbéciles d’employés avaient tenté – et y étaient presque parvenus – d’embrouiller la tête d’Arty avec leurs lois débiles. Il en était même venu à dire qu’il fallait que je refoule ma Métamorphomagie. Non décidemment, je n’aimais pas qu’il travaille là-bas. Pour fêter ce demi-spectacle sans rupture, on peut peut-être retourner là-bas et aller voir ces acrobates pour j’sais pas leur demander comment faire. Puis je me rapproche de lui, un sourire forcé sur les lèvres, et il n’y a pas de ma funambule qui tienne Monsieur Wildsmith, je l’embrasse – au lieu de fuir, on applaudit Loredana Wildsmith – parce que oui je suis très bien capable de marquer mon territoire. Et j’étais persuadée que je pouvais le faire parfaitement même. Il suffisait simplement de laisser la colère de côté. Ce serait la première chose à faire et probablement la plus compliquée.
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Re: Lumières d'une soirée [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Ven 26 Juin - 15:03

La joie de l’Amoureuse à l’annonce de cette réorientation professionnelle éclate jusque sur la bouille ravie d’Arty. Véritable soulagement qu’il veuille enfin quitter l’univers morose et assujettissant du Ministère, lui même sentait comme l’envol d’un poids au creux de l’intérieur – la perspective d’un tunnel beaucoup plus lumineux que celui sombre et ténébreux du sage fonctionnaire. Laisser de côté l’allusion lubrique – quelques instants – avant que les boucles ne remuent négativement devant la proposition de la Métamorphomage. C’est qu’il doit saluer l’effort de la jeune femme de ne pas s’emporter à l’évocation de la funambule, ça le fait sourire, une félicitation qu’il souligne d’un amoureux baiser. Non, pas ce soir, il retournerait au cirque plus tard, dans quelques jours, essayer de dénicher un rôle dans la troupe -  il savait se montrer convaincant. Seulement là, il pourrait espérer toucher du doigt un trapèze, épouser l'air dans d'acrobatiques sauts. Faut que j’me concentre, non pas sur ma démission mais sur mon renvoi, que j’réfléchisse à un truc, les pensées suspendues aux idées farceuses, il ne quitterait pas le Ministère sans spectacle. Tu sais bien que j’vais partir de façon é-cla-tante ! Comme toujours, Poudlard, les Aurors, c’était devenu une habitude, comme une routine désastreuse.

Mais pour l’instant, mêler les enthousiasmes avec l’humidité des bouches embrassées, puis faut qu’tu m’montres comment tu marques ton territoire. Ne pas perdre de vue des galopines possibilités qui avaient été interrompues par leur éphémère brouillerie. Une réconciliation n’en est pas vraiment une si les draps ne s’en mêle pas. Exactement la pensée d’Arty alors qu’il porte entre ses bras le corps de Loredana, remarquer que, t’as oublié tes chaussures. Pouffer davantage en serrant ses cuisses entre ses doigts, se prépare à un transplanage bien périlleux.
Peut-être s’écrabouilleraient-ils gaiement sur l’herbe non loin du manoir, qu’ils courraient jusqu’à s’emmêler partout, partout dans la demeure, des escaliers jusqu’au lit conjugal. S’assurer de justement marquer son territoire à coups de tremblements de plaisir, marquer l’Autre d’un désir qui ne s’évanouissait pas, jamais.


Fin du RP ❤
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