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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Les Docks
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Il fallait que ce soit lui... [En cours]
Sariel Fawkes
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Il fallait que ce soit lui... [En cours]
Sariel Fawkes, le  Jeu 18 Juin - 13:33

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Autre : Présence d'un macchabée






Saison XXV
Flashback - 6 ans plus tôt
Fin de l'hiver - PV Azaël Peverell.
Sariel a 43 ans ; Azaël en a 17.

Au fin fond de la Tamise, quelque chose brillait. Les yeux rivés sur les flots quasi immobiles de la masse verdâtre, presque gluante de résidus chimiques et suintante de vapeurs invisibles mais détectables par l'amertume présente dans l'air, Sariel n'écoutait qu'à peine l'homme debout à ses côtés et qui comptait une liasse de billets moldus.
500... 550... 600...
Oui, il y avait bien quelque chose, au fond de la Tamise, et le sorcier s'approcha lentement du bord du quai, mû par une irrépressible envie de savoir, de percevoir l'anomalie au travers du flux ralenti du fleuve. Ses sourcils se froncèrent, comme pour aiguiser son regard, et alors que son pied frôla l'extrémité la plus stricte de la rive, le scintillement s'effaça soudainement, comme absorbé par l'eau. Dérouté, l'homme de 43 ans ne cacha pas son expression de surprise, qu'il offrit à l'obscurité sous la pâleur d'un réverbère, et passa une main lasse sur son visage.
Il s'agissait sans aucun doute de l'écaille luisante d'un poisson lambda perdu là, dans les eaux vert bouteille de la maîtresse du tout Londres. Il suffisait alors d'un éclat de lune particulier, d'une rencontre avec une source x de lumière pour que l'information passe à l'oeil perdu sur la multitude de vaguelettes. C'était encore plus perceptible les nuits sans brouillard, un peu comme celle-ci.

Son divorce avait été prononcé deux semaines plutôt. Il n'avait alors eu d'autre choix que de partir de la maison. Puisque les gosses n'avaient de toute façon rien à faire avec leur père et qu'un appartement lui suffirait amplement. Il aurait pu se contenter de peu, mais en trouver un n'était pas aisé, surtout lorsqu'on préférait plonger la plupart de ses nuits dans l'alambic et décuver le reste de la journée. Il avait élu domicile chez son ami Leopold, un médecin Moldu célibataire et excentrique, grand amateur d'art grotesque et excellent chanteur soit dit en passant. Il le savait parce que du coin du canapé, il pouvait très bien entendre la tessiture grave de la voix de Leopold qui prenait sa douche.
Il ne savait pas ce que devenait Irene. Enfin, si, il le savait très bien. Mais il ignorait dans quel état d'esprit son ex-femme se trouvait. Peut-être, quelque part, par habitude. Il n'avait jamais réussi à la comprendre, et il savait qu'il y parviendrait encore moins après leur divorce. Il n'y avait aucun doute là-dessus. Mais il se demandait si elle lui en voulait réellement ou si, comme lui, elle savait que c'était pour le mieux.

Tout avait pourtant bien commencé. Jeunes, ils avaient partagé bien plus que n'importe quel duo. Ils avaient même joué le jeu des baguettes jumelles, tatoué l'un et l'autre une alliance factice à leurs annulaires, en premières noces. Ils avaient été c*l et chemise. Jusqu'à ce qu'un véritable mariage et de véritables obligations ne viennent tout ruiner. Sariel savait que sa relation avec Irene était un empire construit à deux illusions et destiné à disparaître. Cela n'empêchait pas qu'un empire détruit apportait forcément son lot de conséquences désastreuses.
Le compte est bon, marmonna le jeune homme planté derrière et qui rangea enveloppe et billets dans la poche intérieure de sa veste. Son regard se posa sur le dos de l'étrange énergumène qui lui avait passé commande, puis autour d'eux, comme à la recherche d'un détail supplémentaire qui lui aurait échappé. Euh, vous avez de quoi le déplacer discrètement ? Il semblait insister sur ce dernier terme.
Ça ira, oui, merci, répondit le quadragénaire, les yeux rivés sur l'emplacement du scintillement précédent, avant de se retourner. J'ai dit que ça ira, ajouta-t-il après un haussement de sourcils insistant, lorsqu'il constata que le môme n'était pas décidé à partir. Va t'en, ça fait déjà trop longtemps qu'on est ici. Je te recontacterai.

C'était une nuit sans brume, loin du cliché habituel des rencontres mystérieuses sur les docks, à une heure tardive et parfumée d'embrun. En réalité, le ciel était plutôt clair malgré les faibles températures de la journée. Pourtant, après que son rendez-vous ait détalé, Sariel patienta un peu, le regard rivé sur le grand sac noir posé à ses pieds, avant de se décider à poser un genou à terre. Il étira ses grandes mains dans ses gants de cuir, comme pour en assouplir la matière déjà usée, avant d'ouvrir la fermeture éclair du sac mortuaire. Un linceul recouvrait le corps rendu immortel dans son immobilité, linceul qu'il décala légèrement au niveau du visage du défunt. Ou de la défunte plutôt.
Il resta un instant troublé en scrutant les traits définitivement reposés de sa promise. Elle ressemblait en tous points à son ex-compagne. Mais en clignant une fois, deux fois des yeux, il trompa la face du mirage en réalisant qu'en plus d'être bien plus jeune qu'Irene, l'inconnue était aussi bien plus belle qu'elle ne l'avait jamais été.
L'Anubis moderne resta ainsi un moment, savourant cette première rencontre. La présence d'un corps dénudé et prompt à la pourriture caractéristique de la carcasse ne le choquait guère. Au contraire, il semblait se délecter de ce moment comme on appréciait de faire connaissance après un intérêt longuement endormi. En l'observant cependant, il supposa que le décès devait remonter à deux, voire trois jours. La belle assoupie ne montrait en effet plus aucun signe de rigidité.

Sa face presque blême se releva lorsqu'il entendit un bruit sourd se répercuter contre les conteneurs. La source semblait bien plus lointaine que la vivacité des sons ne voulait trahir, et après un juron craché entre ses dents serrées, Sariel ferma vivement le sac avant de se redresser, sa baguette déjà en main. Il fallait vraiment que quelqu'un ou quelque chose gâche ce moment... Et bizarrement, son instinct lui précisait qu'il s'agissait d'une race de rats toute particulière.
Azaël Peverell
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Re: Il fallait que ce soit lui... [En cours]
Azaël Peverell, le  Sam 20 Juin - 11:34

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Malgré les températures froides de la fin de l'hiver, tu ne te balades qu'avec ton éternel sweat à capuche, cette dernière étant rabattue sur ta tête tandis que tu as davantage à regarder le sol qui s'ouvre devant tes pieds que ce qui t'entoure réellement. Mains enfoncées dans les poches, tu fais le tour des docks pour trouver ces types dont t'as besoin. Ils ont tendance à traîner ici, il faut simplement trouver à quel endroit exact. Tu écoutes les bruits, tu relèves vaguement la tête de temps en temps pour analyser ton environnement, et tu changes de secteur. T'es pas pressé, t'as plus vraiment besoin de ce que tu prenais auparavant. Plus de cachetons, plus de poudre. Uniquement de quoi fumer un peu lorsque la vie fait des siennes. Alors tu ne crains pas une quelconque crise de manque, t'es limite en train de simplement te balader dans ton élément.

Parce que t'aimes les endroits que les autres trouvent glauques ou dangereux. Toi, tu ne te sens jamais plus vivant que lorsque ta semelle bat la poussière des pavés des lieux mal famés de Londres. Tu connais les gars qui cherchent la m*rde et ceux qui font des business underground. Tu les connais parce que t'as eu tendance à squatter avec eux. Il suffit de rendre chaque coup donné avec le sourire pour rester en vie. C'est pas bien compliqué. C'est même légèrement grisant. Et tandis que t'allumes l'un de tes derniers joints, ton pied envoie un caillou droit sur un container, le faisant résonner en un bruit métallique amplifié par l'agencement des docks. Tu esquisses un sourire, t'as limite l'impression que tu viens de sonner pour annoncer ton arrivée. Tu tends alors l'oreille tout en tirant une grande bouffée de fumée.

Des bruits semblent provenir d'un peu plus loin, et tu t'y diriges tranquillement, une main toujours dans la poche, tout de même accrochée à ta baguette, tandis que l'autre continue de te donner de quoi asphyxier tes poumons et tes neurones d'un seul et même coup. Tu finis alors par te trouver nez-à-nez avec un type qui n'a pas l'air très heureux de te voir si tu te réfères à sa baguette magique pointée sur toi. Tu le connais, ce gars-là, même si tu mets plusieurs secondes à le remettre. Alhena te l'a déjà présenté. Il t'avait pas laissé la meilleur des impressions. En fait, t'es même convaincu au fond de toi que c'est un c*nnard. Et un c*nnard qui n'est pas du tout capable de te donner ce que t'es venu chercher de surcroit.

- Qu'est-ce que tu fous là Ariel ?

Comment ça, c'est pas ça son nom ? Franchement, t'es pas bien loin, et puis ça lui va très bien comme ça d'être une sirène, mi-homme mi-thon. Manque juste la partie mi-abruti mi-vieux dégueulasse et y'a le combo gagnant. Et tandis que tu fais de nouveau rougeoyer les braises pour faire monter cette douce odeur dans le ciel, ton regard se pose enfin sur le sac à ses pieds. Sac d'une forme particulière. Tu écarquilles les yeux, passant de cette forme à l'homme sans comprendre.

- T'as buté quelqu'un, t'es sérieux ?

Et maintenant il veut jeter son corps dans la Tamise. Pour sûr que c'est ça, qu'est-ce que ça pourrait être d'autre ? Enfin, t'espères presque que ton pétard te joue des tours et que c'est pas du tout un macchabée sauvagement assassiné dans la housse.
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Re: Il fallait que ce soit lui... [En cours]
Sariel Fawkes, le  Ven 10 Juil - 18:47

Au cœur de cette semi-obscurité envahissante, Sariel peina à reconnaître le visage importun. Peut-être n'avait-il d'ailleurs pas particulièrement envie de croiser quelqu'un qu'il connaissait à ce moment précis, ce qui le poussa à ne pas faire d'efforts. Et question de principes aussi... Lui-même n'était pas très "retrouvailles autour d'un sac mortuaire". Quoique, il regrettait parfois le dégoût pour les choses naturelles que produisait le corps humain à toutes les étapes de son existence. Mais bon, il n'était pas pour autant un grand adepte des situations le désignant comme tout à fait coupable.
Ce qui le fit écarquiller les yeux, pour le coup, fût autant qu'il reconnût sans mal le visiteur nocturne, ne peinant d'ailleurs pas à le nommer dans sa tête, Azraël, ouais, c'est ça, mais aussi la déformation adverse de son propre prénom, déformation qui le fit serrer du poing et de la mâchoire instantanément. L'envie de lui faire bouffer le bitume l'avait déjà traversé avant même de le reconnaître, et cette fois, elle s'insinua en lui bien plus violemment. Probablement parce qu'il s'agissait d'un adolescent qui fumait un pétard, d'ailleurs. Un cliché horripilant.

Il n'eut même pas le temps d'en placer une que le gamin remarqua immédiatement la raison de sa présence ici, même pas cachée par ailleurs. Bof. Il n'avait eu ni la présence d'esprit, ni même l'envie d'altérer la réalité immédiate. Toutefois, qu'un gamin drogué remarque la chose aussi aisément et en vienne d'ailleurs à de telles conclusions aussi rapidement l'irrita d'autant plus profondément. Il fallait qu'on vienne le faire ch*er dans sa contemplation amoureuse, et il fallait, EN PLUS, que ce soit lui. Ce morveux dont il n'avait qu'un vague souvenir, certes, mais un souvenir assez vivant pour que le sorcier se souvienne de son prénom. On ne maîtrisait malheureusement pas tous les rouages de la mémoire. L'essentiel tient au cœur, oui, quand on en a un en tout cas, et parfois, hélas, l'inutile se raccroche aux neurones. Un peu comme une tique.

L'autre en avait tout l'aspect, à cet instant. Parce que, perspicace comme chou, Sariel savait très bien qu'Azräel ne le lâcherait pas après pareille découverte — et incertitude d'ailleurs, puisque rien, rien, ne désignait le quadragénaire comme responsable de la présence de ce macchabée, aussi charmant soit-il, dans cette housse de corps négligemment posée au sol. Rien, à part peut-être sa présence ici, tout compte fait...
Ce qui l'embêta particulièrement demeurait que l'intrus n'était autre que le frère morveux de son amante. Une personne qu'il respectait, étonnamment. Il aurait sans mal Oublietté un autre, mais voilà, c'était lui et il n'allait pas faire ça à... Mais que racontait-il ? Voilà qu'il réfléchissait aux conséquences de ses actes sur les autres. Comme s'il allait se gêner.

Après un court silence, où son regard passa du jeune homme au sac mortuaire, puis du sac mortuaire au jeune homme, Sariel se demanda comment il allait amener ça. Il pouvait très bien lancer un sortilège d'Amnésie sans crier gare, voilà, hop, voilà qui est réglé. Et il n'avait pas de temps à perdre pour des poutous mélioratifs ou explications inutiles et de toute manière incompréhensibles pour l'autre.
Il avait l'habitude du jeu des Oubliettes. Pour subsister dans pareil passe-temps aussi macabre et pas forcément très apprécié des autorités, d'un côté comme de l'autre, il fallait forcément le maîtriser. Au moins pour assurer ses arrières. Et globalement, sur les Moldus, la manœuvre était très efficace. Il se décida rapidement à jouer le mec sympa. Histoire de préparer le terrain, au moins, et d'assurer ses arrières, parce qu'il n'était pas franchement dans un état normal lui non plus.
Azraël, c'est ça ?
Il n'était pas très doué au jeu du mec sympa. En témoigna le sourire crispé sous ses prunelles figées, lançant éclairs, fusées de détresse et peut-être même de l'insecticide ou du rodenticide, pour la peine. Autant varier les plaisirs.
Ça ? Il abaissa sa baguette et prit la posture du mec décontracté, que rien, pas même une remarque du style, ne semblait bien vouloir ébranler. Pour affirmer son flegme, il prolongea son regard sur sa belle endormie et cachée aux yeux de tous par la texture glacée d'un tissu absorbant odeurs et fluides, merci bien. Allons, tu es un grand garçon maintenant. Tu sais que les apparences sont trompeuses. Pourquoi penser tout de suite à un cadavre ?

Discrètement, il se mordit la lèvre, étouffant un rictus ironique, et désigna ce qui fumait entre les doigts du gosse. Se haïssant intérieurement, il piétina son amour-propre démesuré, mais le fit pour la gloire et surtout pour tenter d'abaisser les barrières. Puis, il avait envie de s'éclater le crâne.
Tu permets ?
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Azaël Peverell, le  Dim 19 Juil - 8:53

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Tu secoues la tête de gauche à droite quand le type tente de donner ton prénom en se plantant lamentablement. D'un autre côté, c'est pas comme si tu ne l'avais pas un peu cherché en écorchant le sien de façon totalement volontaire, uniquement pour le faire ch*er comme il se doit. C'est que, vraiment, ce type il ne t'inspire pas confiance. Et c'est pas avec un sac mortuaire à ses pieds que ça risque de changer la donne. Tu te demandes encore ce qu'Alhena peut trouver à ce type pour lui parler et sembler tenir à lui. Parce que toi, il te répugne sévère.

Mais voilà, tu dois faire des efforts avec lui, ne serait-ce que pour Alhena. Ou alors au contraire tu devrais lui pourrir la vie comme il se doit juste pour faire ch*er Alhena. Ouais, la seconde option semble encore être la meilleure. Du moins la plus amusante.

- Azaël, abruti.

Ah oui, bon début. Comme quoi, y'a des choses qui se perdent pas. Même que ça vient plutôt naturellement au final. Et tandis qu'il te désigne son magnifique sac à cadavre comme s'il ne s'agissait que d'un sac de sport des plus banals, tu le regardes en haussant un sourcil. Aussi défoncé sois-tu, tu te rends bien compte qu'il te prend pour le dernier des cons. Et toi, t'aimes pas beaucoup ça. Parce que t'es un drogué, certes, mais un drogué des plus futés. Tu le regardes, avec ton air le plus blasé qui soit. T'aimes pas franchement la façon qu'il a de s'adresser à toi comme si t'étais un gosse de cinq ans qui découvrait la vie. Toi aussi, tu peux te montrer condescendant. Enfin, descendant p'tet pas tant finalement.

- Il fait nuit, c'est pas net. T'es sur les docks, c'est pas net. Toi, t'es clairement pas net. Et ce sac là, il l'est pas non plus. Montre-moi ce qu'il y a dedans un peu, on verra si les apparences sont trompeuses.

Au fond, tu t'en contretapes qu'il se balade avec un cadavre, ça alimente juste ta curiosité malsaine. Genre... Qui c'est ? Pourquoi il est mort ? Qu'est-ce que l'autre abruti fout avec un cadavre à ses pieds alors qu'il lui suffit de le jeter dans le fleuve ? Comment il l'a tué ? Tandis que tu prends une nouvelle bouffée de ton pétard et qu'il ose te demander de partager, tu secoues à nouveau la tête de gauche à droite.

- Non, t'es trop vieux, tu risques une crise cardiaque avec ça. Et moi, j'aurais deux cadavres sur les épaules. Flemme.
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Re: Il fallait que ce soit lui... [En cours]
Sariel Fawkes, le  Mar 4 Aoû - 18:10

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En quarante-trois années d'existence, Sariel avait eu le temps de se poser maintes et maintes questions. Des plus frivoles et éphémères, telles que "Que se passerait-il si j'enfonçais ce couteau dans la gorge de cette personne en veillant bien à ne toucher ni jugulaire ni carotide ?", aux plus existentielles, finalement surtout liées à sa future mort et à sa mémoire peut-être un jour défaillante. Il savait qu'on ne le regretterait certainement pas ; il aurait été folie de penser qu'il puisse manquer à qui que ce fut d'autre que lui-même. Toutefois, il espérait, au fond, avoir l'opportunité de laisser derrière lui un cadeau extraordinaire pour toute l'humanité : son immortalité. Sa présence infinie, irritante et irritable pour lui-même, d'ailleurs. Exister toujours, et ne jamais être cité dans une quelconque conversation tel que "Ah, Sariel Fawkes ? T'es pas au courant ? Ce c*n a clamsé étouffé dans son propre vomi. Comment ? Tu me poses vraiment la question ?".
Non, lui, voulait vivre toujours. Mais pas dans la c*nnerie rébarbative de la plaque de marbre gravée, les pages d'un livre d'histoire ou pire encore, dans le fameux adage du "vivre dans le cœur des gens, faire perpétuer sa mémoire par l'amour que les autres nous ont porté et que nous avons porté aux autres". Quelles foutaises sérieusement.

Plus sérieusement, Sariel avait eu le temps de se poser des milliers de questions. C'était dans sa nature, après tout. Loin d'être déjà sénile ou défaillant, quoi que pouvaient en dire ex-femme, enfants et abrutis divers et variés, il avait eu le temps de refaire le monde, de le penser différemment. Peut-être pas au goût des autres, mais au moins à son goût à lui, ce qui était finalement suffisant. Mais là, à cet instant, sur ces docks non pas plongés dans l'enfarinement notoire d'une brume prévisible mais dans la puanteur grisante d'une eau certes agitée mais aussi polluée par des milliers de litres d'urines mélangées, d'excréments au visuel sympathiquement hétérogène et autres fluides naturels ou un peu moins qu'un chimiste ou biologiste random aurait eu grand déplaisir à étudier ; là, la seule question qui lui vint à l'esprit était "pourquoi ?".
Pourquoi lui ? Pourquoi là, maintenant, lui, là, ce gamin exécrable, pourquoi avait-il fallu qu'il déboule là, alors que Sariel n'avait rien demandé ? N'importe quel clodo ou alcoolo ou drogué ou malfrat ou maraudeur ou n'importe quelle pièce de m*rde cosmique aurait pu faire son apparition dans le coin, mais il fallait que ce soit ce gamin-là, le frère d'Alhena, Alhena sa favorite inavouée, Alhena son p*tain de péché tout sauf mignon. Et en plus, il refusait de le laisser fumer.

Lentement, Sariel ferma les paupières. Comme dans un instant méditatif absolument pas approprié, instant qu'il s'octroya non seulement pour ses nerfs, mais effectivement pour éviter l'infarctus. Fort heureusement, son cœur se portait encore bien. Ses nerfs un peu moins, cependant. Les yeux cette fois figés sur le ciel d'un noir d'encre, il murmura quelque chose d'inaudible mais qui s'apparentait bien à un :
Qui que vous soyez, là-haut, et que vous existiez ou non, j'espère vraiment devenir apatride définitif de vos paradis artificiels.
Après encore quelques instants de silence, le sorcier reporta ses prunelles assombries sur la source abrutie de ses tourments, avant de tenter, d'une voix traînante :
Tu me laisses fumer, je te montre. On est bons ?
Il n'avait pas eu besoin d'y songer longuement. Il trouvait que c'était équitable ; et il espérait sincèrement que le débilos ne serait vraiment pas à l'aise, drogue aidant, face au spectacle d'un cadavre dans un sac mortuaire. Histoire qu'il dégage illico. Quoique. Il ne connaissait pas particulièrement bien le môme, mais son petit doigt lui souffla qu'il allait encore le surprendre. Au pire, lui aussi aurait l'esprit ailleurs.
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Azaël Peverell, le  Lun 24 Aoû - 11:59

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Tu le sens, que tu l'agaces. Que ça le fait ch*er que tu sois là, et qu'en plus tu refuses de le faire fumer. Et toi, ça t'amuse de le faire ch*er. Sérieux, il a pile la tête de l'emploi pour que tu sortes ton meilleur jeu de tête à claques, pourquoi tu te gênerais ? T'as rien de mieux à faire pour ce soir, et en plus t'as l'impression que si t'arrives à en tirer quelque chose, tu pourras peut-être le faire chanter. Et ça, ça te plaît énormément. Tu ne sais pas encore comment, ni ce que tu pourras bien lui demander en échange de ton silence éternel, mais l'idée d'avoir un moyen de pression sur lui est des plus excitantes.

Il ferme les yeux, comme pour éviter de t'en retourner une tout de suite, et toi, tu souris comme un con, très fier de ton petit manège. Et quand il revient à la charge, tu penches la tête légèrement sur le côté en le regardant, sans chercher à te faire moins insolent. Tu tires sur ton pétard comme jamais, comme pour le consommer plus vite. Mais ensuite, tu fais mine de réfléchir à sa proposition, et tu finis par hausser les épaules.

- Ok.

Et tu lui tends. Jusqu'à ce qu'il fasse mine de s'en saisir. A ce moment-là, tu le laisses tomber au sol, et tu viens aplatir ton talon sur le mégot pas si petit que ça. Ouais, t'es prêt à gâcher juste pour l'emm*rder, si ça c'est pas se donner à fond. Et un nouveau sourire de tête à claques en le regardant droit dans les yeux alors même que les tiens sont complètement explosés.

- Oups, j'suis maladroit, tu m'en veux pas ?

Tu commences déjà à pouffer bêtement, incapable de garder ton sérieux plus longtemps, surtout avec ce qui parcourt tes veines actuellement. La situation est à la fois cocasse et totalement irréelle pour toi. Trop de fumette, un cadavre, et ce vieux déchet humain que tu sais toujours pas ce qu'Alhena lui trouve. Tu sais bien qu'elle passe son temps à se foutre de sa gueule, alors tu fais pareil. Après tout, c'est peut-être sa seule utilité sur terre. Une fois ton sérieux retrouvé, tu finis par lui donner une petite tape faussement emplie de compassion sur l'épaule.

- Allez, sans rancune va, j'viens sans doute de te sauver la vie, l'ancêtre.

Et comme t'as envie de continuer à le faire ch*er, te voilà qui t'accroupis à côté du sac, prêt à ouvrir la fermeture éclair pour enfin jeter un oeil à ce cadavre.
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