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Monstrueuses confidences [En cours]
Adonis Evans
Adonis Evans
Auror en formation
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Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : - Demi-Vélane


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Monstrueuses confidences [En cours]
Adonis Evans, le  Ven 31 Juil 2020 - 13:26

Saison 32, Hiver
avec Historia K. Helsing

   Adonis souffla de soulagement. Il n’y avait pas de doute, il était bien arrivé à destination. En plus de cela, il n’était pas en retard, il faisait encore jour. C’était une bonne chose. Le voyage n’avait pas été de tout repos mais cela importait peu, cette mission semblait prometteuse. Le garçon remit en place son écharpe devant son visage pour le protéger du froid glacial qui lui brûlait les joues et fit quelques pas. Devant lui, s’étendait sur quelques centaines de mètres un petit village écossais bordé d’une immense étendue d’eau. C’était un tout petit village étouffé par les neiges en cette saison. Seules quelques habitations, aux murs de pierres sèches et aux toits de chaume rendus noirs par la suie, naissaient de-ci, de-là, perçant l’immense étendue blanche. Tout autour, de gigantesques espaces, vallonnés de prairies gelées, s’étendaient à perte de vue. A l’horizon, culminaient de hautes montagnes enneigées, en partie masquées par les nuages. Adonis avait l’habitude des paysages sauvages. Il intervenait rarement en pleine ville, les créatures magiques n’aimaient que trop peu les zones denses en population. Elles préféraient davantage les endroits isolés comme ici. Il semblait évident que ce village était loin de compter des millions d’habitants. Il correspondait plutôt à la description « perdu au milieu de nulle part » mais cela n’avait pas d’importance, Adonis n’était pas la pour faire du tourisme.

   Il leva la tête et scruta le ciel quelques instants. Il ne devait pas trop tarder, le soleil se coucherait d'ici peu. Sans attendre, il reprit la marche et pénétra prudemment dans le village, tâchant de ne pas s’enfoncer dans la poudreuse. Il ne croisa personne, les rues étaient vides mais ce ne fut pas une surprise. La personne qui avait demandé son aide l’avait prévenu de la situation. Depuis quelques temps, de jour comme de nuit, plus personne n’osait sortir. Le mal qui faisait rage ici terrifiait les habitants au point de désormais bloquer toute la vie au village. Cette situation ne pouvait plus durer et c’était bien pour cela qu’Adonis était là à présent : régler le problème en extrayant le poison qui paralysait tout le village. Il y avait peu d’information dans la lettre qu’il avait reçu mais certains indices ne trompaient pas. Adonis se doutait de ce qu’il allait devoir affronter. Il se sentait près à en découdre mais pour le moment, il ne faisait pas grand-chose à part frémir de froid.

   Cela faisait à présent plusieurs minutes qu’il errait dans les rues de la ville lorsque enfin il tomba sur ce qu’il cherchait. Il s’était arrêté devant une petite maison miteuse, semblable à toutes les autres. C’était là qu’on lui avait donné rendez-vous. Il s’apprêtait à signaler sa présence lorsque la porte s’ouvrit violemment. Une main en sortit tout aussi rapidement et le saisit par le bras, le forçant à rentrer. Adonis n’eut pas le temps d’opposer de résistance. Il se retrouva, sans qu’il ne puisse rien faire, à l’intérieur de la chaumière face à une femme, les yeux exorbités. Elle se présenta comme la responsable de la lettre qu’il avait reçu. Elle paraissait terrifiée. Pendant de longues minutes, elle lui expliqua la situation. Depuis quelques dizaines de jours, des villageois disparaissaient la nuit. Et lorsqu’ils réapparaissaient – s’ils réapparaissaient –, ce n’était pas pour autant une bonne nouvelle. Ils n’avaient plus rien d’humain. On ne retrouvait d’eux que que des morceaux de chair déchiquetée, presque impossibles à identifier, des corps réduits en charpies, des jambes, des bras, éparpillés un peu partout. Une vraie boucherie. Mais ce n’était pas le plus intriguant, il y avait autre chose : le responsable de ces massacres ne dévorait pas les chairs, il ne faisait que détruire les corps.

   Adonis écoutait le moindre des mots de la femme. Chaque détail pourrait avoir son importance. Il avait bien une idée de ce qui se cachait derrière ce tueur en série mais il voulait en être sûr. Il ne pourrait pas changer son plan d’intervention lorsqu’il le retrouverait face à la créature. La femme leva alors son bras et le tendit vers une des fenêtres de la maison. Elle désignait une zone près de la berge à plusieurs centaines de mètres de là. Adonis plissa les yeux. Un minuscule point noir, ressemblant aux habitations du village, se dessinait près de l’eau, à l’orée d’une forêt. D’après elle, c’était là-bas que la créature avait élu domicile. Les anciens propriétaires avaient fait partie des premières victimes. C’était donc là qu’il devait intervenir. Adonis déglutit. La nuit allait être longue, il le sentait.

   Quelques heures passèrent, sans que la femme ne réussisse à reprendre son calme. Son stress était tel qu’elle était de temps à autre prise de tics dérangeants : des mouvements de tête brefs, comme une poule picorant du grain. Adonis n’était pas très à l’aise. Il se prépara le temps que le soleil se couche et dès que la nuit fut bien installée, il s’éclipsa. Dès qu’il fut sorti, la folle aux tics ne perdit pas de temps. Elle ferma la porte à clé derrière lui et éteignit les lumières chez elle. Les habitants aux alentours semblaient l’avoir consultée puisqu’ils firent de même. Adonis se retrouva alors aussitôt seul, dans le noir complet. Le village entier s’était barricadé, disparaissant dans les ténèbres. Il était temps d'y aller.

   Durant plusieurs minutes, le Demi-Vélane avança vers la forme sombre que lui avait désigné la femme quelques heures plus tôt. En se rapprochant, il la distinguait davantage. Il ne s’était pas trompé. Il se dirigeait vers une petite maison en pierre sombre, identique à celles du village. Sa baguette pointée devant lui, il se préparait mentalement. Le ciel était dégagé cette nuit-là. La pleine lune se reflétait dans l’immense étendue d’eau, comme un mirage, à quelques mètres de la maison en pierre. Bien que la nuit fut claire, Adonis lança un sortilège de l’œil de chat pour y voir davantage, juste par sécurité. Il se doutait que si la créature recluse dans cette maisonnette sortait la nuit ce n’était pas pour rien : l’obscurité devait lui correspondre davantage. Il ne voulait pas être désavantagé.

   Autour de lui, tout était silencieux. Seuls le clapotis de l’eau et quelques bourrasques hivernales brisaient le silence par moment. Adonis essayait tant bien que mal d’être également silencieux. Malheureusement, le bruit de ses pas dans la neige n’était pas facile à étouffer. Arrivé devant la porte de la maisonnette, il prit une profonde respiration. De sa main de libre, il serra son collier aux multiples gousses blanches, spécialement préparé pour cette mission. Il espérait ne pas avoir à s’en servir mais il se devait d’être prudent. La créature qui se trouvait au-delà de cette porte ne lui ferait aucun cadeau. Adonis serra fort sa baguette. Il était temps d’y aller. D’un coup bref, il l’agita près du loquet en formulant l’incantation. Celui-ci se souleva aussitôt et la porte s’entrouvrit dans un bruit sec. Adonis roula des yeux. Il avait retenu sa respiration comme si son propre silence pouvait excuser un possible craquement de la porte mais évidemment, il n’en était rien. S’il avait réussi à être discret jusque là, c’était terminé. La créature l’avait sans doute entendu. Mais il était trop tard pour reculer. Lentement, le sorcier pénétra dans l’antre de la bête, la baguette en avant prêt à réagir à une offensive. Ses yeux aux pupilles dilatées luisaient dans l’obscurité. Grâce au sortilège lancé plus tôt, il y voyait quasiment comme en plein jour. La pièce était meublée mais elle n’était pas en bon état. Des choses s’étaient produites ici. Le sol était sale, couvert d’objets brisés en tout genre. La créature qui vivait désormais ici n’aimait visiblement pas le ménage. D’accord, elle semblait bien occupée la nuit mais n’avait-elle pas un peu de temps la journée pour passer un coup de balais ? Sérieusement. En tout cas, une autre chose était sûre : elle semblait forte pour se cacher. Le plus discrètement du monde Adonis lança un Hominum Revelio, juste pour être sûr de son hypothèse. Il n’eut aucun retour. La chose qui vivait ici n’était donc pas humaine, du moins, elle ne l’était plus.

   La baguette toujours tendue, Adonis saisit son collier de son autre main, prêt à l’exhiber au moindre mouvement suspect dans la pièce. Encore une fois, il espérait ne pas avoir à s’en servir mais il préférait le garder à proximité. Pour le moment, il souhaitait essayer autre chose. Il se concentra quelques instants. Son aura mystique prit aussitôt de l’ampleur. Avec le temps, il avait appris à la maîtriser et il savait que ce soir il en aurait sûrement besoin, ne serait-ce que pour calmer la créature alors il valait mieux l’activer sans perdre de temps. Il n’avait aucune idée d’où se trouvait la bête, elle pouvait attaquer à tout instant. Il ne pouvait pas se permettre d’être surpris ou il risquait d’y passer. Les nouveaux-nés ne faisaient pas de cadeau.  

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