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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes :: Barjow & Beurk
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Take me back to the start [Terminé]
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Artemis Wildsmith
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Dim 20 Sep - 10:06

Arty n’avait pas vingt ans.
Et déjà, il avait une assez faible considération pour sa dignité devant Elle. Il aurait voulu la supplier, alors que les lèvres de Loredana frôlent les siennes, encore et encore, la supplier de l’embrasser, ne pas la lâcher tant qu’il n’avait pas savouré grignoté apprécié ce baiser tant désiré, la supplier de lui donner au moins ça, quelques secondes embrassées. Mais non, elle n’avait pas osé, pas voulu. Le cœur du Poufsouffle dégringole de quelques étages tandis qu’il se recule en vacillant sous la déception – ou bien était-ce l’alcool. Se détacher de la main soyeuse de la Métamorphomage, curieusement, ça lui donne la nausée. Le fait qu’elle balance comme ça, si banalement, qu’elle savait qu’elle lui plaisait, comme s’il s’agissait d’un détail au creux de leur conversation. Au même titre que la couleur du ciel ou de ce qu’ils avaient mangé le midi. L’envie de hurler lui brûle les tripes. Encore quelques pas en arrière, les poings serrés les ongles enfoncés dans les paumes frustrées. Se contenir n’avait jamais semblé si fondamental.
Elle ne comprend pas.
Ce n’est pas qu’elle lui plaît, c’est qu’elle le rend fou.
Dans sa moustache, ses dents grincent, peut-être inaudiblement : t’as envie d’être avec moi, mais t’as pas envie d’être avec moi. Une nuance qui perle sur sa langue échauffée. Eh quoi ? Quelle idée saugrenue n’avait-il pas là, se mettre avec elle. Traditionnel couple heureux courant main dans la main à la lueur d’un magnifique coucher de soleil – il ne l’avouera pas, mais c’est ce qu’il veut. Pour le moment, être persuadé que ce sont les grammes accumulés dans les veines qui lui font chavirer les pensées, lui obstruent les méninges avec de telles chimériques idées. De toute façon, c’était impossible, l’agresseur & l’agressée – ridicule.

Avaler quelques secondes supplémentaires pour se calmer, après s’être détourné, il revient auprès d’elle, apaisé, ou presque. Elle ne pouvait lui donner que ça, d’innocents baisers à la volée, décents. Il s’était dit qu’il pourrait tout endurer tant qu’il était à ses côtés. C’était maintenant, enfermer toute l’insatisfaction douloureuse quelque part à l’arrière de la tête et simplement – profiter.
Doucement, il lui saisit la main pour la surélever, abandonner sur ses phalanges un chaste baiser. Sa façon à lui de prouver sa servilité. D’accord, j’te suis. En souriant légèrement, la regarder dans les yeux, ne plus dévier vers l’attirance de sa bouche, se cantonner aux iris, juste les iris, rien que les iris. Il déglutit, c’est difficile. Il ne réalise pas encore à quel point la situation allait s’embroussailler davantage à l’approche du lit. De la maîtrise, Arty, de la maîtrise. Éventuellement, toute la frustration agglutinée en une boule amère dans le gosier allait finir par exploser, ses muscles déjà, craquaient tant il refoulait – les sentiments, les gestes, l’affection. Si l’aube ne se concluait pas par une transformation, cela tiendrait du miracle.
Loredana Wildsmith
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Dim 20 Sep - 15:48

Il me faut quelques secondes pour comprendre la nuance dans sa phrase. Il fallait du temps à mon cerveau endormi pour comprendre les mots du Poufsouffle. Je le regarde d’abord simplement dans les yeux, incapable de réellement répondre à cette affirmation. Ce n’était pas une question d’envie, plutôt une question de vie. Une vie qui avait décidé que tout devait se passer autrement. Si elle avait décidé de faire payer Arty de cette manière, pourquoi me plonger moi aussi dans ce trou sans fin ? Me punir moi aussi d’avoir survécu à ce sortilège. Était-ce parce que toutes mes actions après ça, mes décisions avaient été mauvaises ? Fuir un hôpital pour me rendre chez mon agresseur, préférant toujours plonger dans ses bras plutôt que de supporter l’odeur nauséabonde de Sainte Mangouste, tromper celui qui m’avait tout donné et l’abandonner comme s’il n’était qu’un objet cassé insignifiant, affronter la mort, la regarder et abandonner toute responsabilité en fuyant comme une lâche qui ne voulait que se faire oublier. Est-ce que je devais payer moi aussi ? Un silence tandis qu’il recule, s’éloigne, parce que c’était ce qu’il se passait à chaque fois. Il était peut-être temps de rentrer, s’éclipser et appendre à passer à autre chose, à oublier.

Pourtant, ce baiser sur la main avait immédiatement effacé cette soudaine envie de me cacher les yeux et de partir. Pas toute seule, pas sans lui. Lui rendant son sourire, je lui prends de nouveau la main et l’entraîne avec moi en direction de Camden Town. C’est drôle, je n’ai aucun doute, aucune appréhension, juste cette chaleur agréable provoquée par sa main dans la mienne, par la perspective qu’il serait là, avec moi, loin des regards indiscrets. La marche se fait en silence, mais dure assez longtemps pour me laisser le temps de passer ma main autour de sa taille, maintenir mon équilibre incertain, un pilier pour un corps détruit. Agresseur ou non, je n’avais pas choisi. Et s’il m’était difficile de l’admettre, de lui avouer que si, j’avais envie d’être avec lui. Mais entre cette envie et la réalité, il y avait encore une marge. Étais-je assez téméraire pour plonger avec lui ?
Arrivée à l’intérieur de l’appartement, nous sommes accueillis par une Sydney intriguée par la venue de cet homme dont l’odeur lui semblait inconnu. Elle se frotte légèrement, avant de rapidement retourner se coucher dans son magnifique panier près du canapé. Ma chambre est par là. La lumière a le don de me faire tourner la tête. Si tu as faim ou soif, la cuisine est derrière toi. Pourtant, je ne lui laisse pas vraiment le temps de faire comme chez lui et l’entraîne dans la chambre avant de fermer la porte derrière nous. Il n’était pas question qu’un des animaux ne débarque. Non pas parce que la nuit allait être mouvementée, mais parce que j’étais persuadée que je ne le reverrai pas de si tôt. Je ne voulais personne pour intervenir, interrompre ce dernier moment que je pouvais m’accorder près de lui.

Après une légère hésitation, j’écoute finalement l’ivresse qui efface toute trace de pudeur. Le dos tout de même tourné, j’ôte ma robe, laissant apparaître les sous-vêtements rouges et une silhouette amaigrie par les aléas de la vie, juste le temps d’enfiler un t-shirt trop grand - cacher les cicatrices que je pouvais camoufler, refuser de les lui montrer. Je me retourne pour m’allonger sur le dos, tapoter la place vide pour l’inviter à me rejoindre, désolée je n’ai pas de lit superposés, tu vas devoir rester à côté de moi, un sourire moqueur quoiqu’un plutôt taquin. Quitte à ce que ce soit notre dernière soirée, autant abandonner la gêne et laisser les corps décider.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Jeu 24 Sep - 17:27

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Ce RP mentionne du contenu sensible :

Erotisme





Arty n’avait pas vingt ans.
Et alors qu’une porte venait de se fermer, c’était une autre toute autre qui venait de s’ouvrir. Dans cette pièce, il n’y avait plus qu’eux, et les quatre murs semblaient ployer sous la ribambelle de possibilités – qu’allait-il se passer ? Tout de même, dans le regard curieux-amusé du Poufsouffle était niché une minuscule perle d’interrogation, juste sous l’audace engendrée par l’alcool. La Métamorphomage restée butée derrière sa barrière sans baisers, et lui, ne cessait de vouloir s’y entrefaufiler – enfin, l’embrasser. Hésitant tout d’abord dans ce décor intime de la chambre de la Gryffondor, les mèches du Fripon sont finalement alpaguées par celles de la jeune femme, chahutée par l’effeuillage soudain.
D’un coup, il se demande, s’il avait déjà désiré. Si ce qu'il avait ressenti pour les précédent.es n'avait pas été un piètre brouillon, des répétitions ratées pour ce spectacle-ci. Alors que les iris brûlants ruissèlent sur le dos de Loredana, en quelques secondes, ses entrailles s’embrasent. Les mains veulent se précipiter, il les retient-contient en les agrippant au pied du lit – fort. Se mordre l’intérieur de la joue, aussi. Et tandis qu’elle s’allonge, il apperçoit ses cuisses dénudées, souhaite s’y glisser, il déglutit.

Sa nuque se brise sous le poids de l’envie et il soupire, les yeux clos. Terrible épreuve. Une mise à mort lente et douloureuse, et pourtant, il s’y jette. Après s’être rapidement déshabillé, il bondit dans le lit, allez, file un oreiller. Le caleçon comme seul survivant de la pudeur – et encore, il ne dissimulait en rien l’ardeur tendue du Blaireautin. Aux côtés de la Séduisante, il taquine. Se met, espiègle, à la détrôner de son oreiller pour lui piquer, s’ensuit des jeux de mains chatouilleuses, aussi amusants que dangereux, quelques éclats de rire à l’unisson viennent orner les murs. Difficile d’ignorer les étincelles lorsque les peaux se frottent, que le parfum de Loredana vient lui narguer les narines. Surtout lorsqu’au cours de cette enfantine bataille, le voici à califourchon de la Demoiselle.
Il sourit et se penche, j’t’embrasserai pas, j’ai bien compris. C’est la langue ivre qui articule mollement alors qu’il est déjà en train de grappiller quelques baisers aux creux des fossettes de la jeune femme, presque à la commissure des lèvres. Il n’a pas vraiment compris en réalité, pourquoi elle se refusait ainsi, pour ensuite l’inviter juste ici. Avait-elle l’impression de garder le contrôle ? De ne surtout pas dépasser les frontières de l’intimité ? Il se dit que c’est bête, mais s’en fiche, tout à fait polarisé par les dizaines d’embrassades dont il recouvre le visage de la Métamorphomage.

Il ne tient plus, et Loredana aurait dû s’en douter. Déjà les baisers se font moins volatiles, il s’attarde. Il suçote l’épiderme pour y laisser des traces, rouges et malicieuses dans le cou de la Rousse. Arty gourmand s’agite, trépigne et glisse finalement aux côtés de la jeune femme, lui assurer une meilleure prise. La main s’amuse encore, continue, plus lancinante – lubrique – ces doigts chenapans qu’il fait remonter doucement le long des jambes de la Gryffondor, jusqu’à la lingerie. Je peux ? Un soupir brûlant qu’il lui mordille à l’oreille, le consentement résonne jusqu’à la pulpe des doigts passant outre l’agréable tissu ; plongeant au cœur de la féminité de celle qu’il pensait ne jamais pouvoir approcher. Timides débuts et caresses tâtonnantes, il la découvre, redoute le faux-pas. Avec ce doigté cajoleur il joue tout – la faire jouir, cambrer, l’attirer à lui. Perturbatrice cette culotte qu’il descend hâtivement avant de poursuivre et, finalement, introduire un doigt deux doigts téméraires à l’intérieur.  
Inondés, ils le rassurent. Il gémit dans sa nuque, son ultime caprice lui échappe : Lore, sois à moi. Il crèverait si d’autres s’aventuraient là après lui.


**

Artemis Wildsmith, dans l’année de ses vingt-trois ans, marié et bientôt Papa, est nerveux. Il s’exclame vers l’Amour : p*tain mais c’est un souvenir interdit aux moins de dix-huit ans ça ! La référence est moldue, peut-être ne comprendrait-elle pas. Enfin, depuis, Loredana enchaînait certainement les connaissances télévisées, un petit peu. Mais c’est aisé de deviner que la gêne de l’Acrobate était toute autre, cachée derrière ses fausses indignations.
Il avait oublié.
L’ivresse et les années avaient embrouillé cette soirée, il avait oublié. A quel point déjà, il était fou d’elle, que la possessivité avait montré son nez car il ne voulait qu’Elle. De s’être vu lutter contre ce désir contre lequel il ne pouvait rien, absolument rien. C’était assister à une tragédie, il n’avait été qu’une marionnette du destin, sans pouvoir respirer, choisir. Cruel destin qui l’avait d’abord cogné cogné cogné contre le mur tenace de Sparks.
Arty n’ose plus regarder les boucles folles de son moi du passé, de peur d’aller le secouer, le prévenir. Vouloir à tout prix lui éviter les conneries du futur. Parce que lui il sait, que le seul qui l’expatrierait de ce lit était lui-même, armé de son impulsivité, de sa jalousie et de sa colère. Il a envie de lui hurler, fais pas le con.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Sam 26 Sep - 21:32

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Ce RP mentionne du contenu sensible :

Erotisme




En 2179, entre les quatre murs de la pièce où se trouve la Pensine, c'est un sourire moqueur quoiqu'un peu nostalgique qui est affiché sur mon visage. À vrai dire, ce souvenir fait partie de ceux que j'avais décidé de ranger dans un coin, d'oublier parce qu'ils ressassaient une époque où le doute subsistait, où le coeur était brisé et où le cerveau était encore fatigué de tout ce que je lui avais fait subir ces dernières années. L'alcool, la drogue et les crises de nerfs avaient fait partie d'un quotidien que je voulais oublier, et Arty avait d'aborc fait partie de cette longue liste de choses à bannir. Petit à petit, il en était sorti et étrangement, c'était douloureux. Il avait été cruel et pourtant, il était parvenu à prendre un tout autre chemin que celui qui lui était destiné. Une incapacité à oublier, à rejeter, parce que depuis le début, c'était ce qui nous attendait. Une relation indéchirable, ancré en nous depuis la première fois qu'on s'était adressé la parole. J'avais essayé de forcer le destin, le détourner de son but. Ça vaaa c'est mignon, voilà donc ce à quoi je pensais quand je voyais une scène interdite aux moins de dix-huit ans, tu te débrouilles plutôt pas mal, un coup de coude en sa direction avant de me concentrer à nouveau.

De retour à l'année de mes vingt ans. Un lit agité sous des doigts envieux de découvrir de nouvelles sensations. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas autant désiré quelqu'un, que l'effet n'avait pas été immédiat. Que me retrouver avec quelqu'un dans un lit était pour une autre raison que ce besoin d'affection dont je manquais cruellement. Avec lui, c'est différent. Justement, c'est différent. Alors que l'une de mes mains s'empare de son menton pour l'embrasser, c'est cette prise de conscience qui me stoppe dans mon élan. Une envie que cela se passe autrement. Pas sous l'emprise de l'alcool, pas si vite, pas comme ça. Doucement, je retire sa main, m'éloigne lentement en le regardant droit dans les yeux, j'veux pas que ça s'passe comme ça, la volonté aussi de voir si lui est capable d'attendre. Et je me réfugie dans ses bras alors que le souvenir devient flou, un tourbillon de filaments noirs qui brouille les images, les modifient.

La scène change alors.
Le décor n'est qu'un ciel grisâtre gâché par des immeubles aux couleurs fades et anciennes. Le soleil caché et les marchands de glaces laissent supposer qu'il s'agit d'une journée estivale. Pourtant, la scène ne respire pas la joie. Sur le bitume, du sang frais s'écoule jusqu'à une grille d'égout. Nous suivons une traînée de sang qui remonte remonte jusqu'à ce que la victime soit dévoilée. De longs cheveux bruns, un teint pâle et des yeux clos où coulent les larmes, la respiration est faible, des tâches de sang apparaissent sous le t-shirt. Je ne suis qu'un corps presque sans vie. Près de moi, le regard d'un Arty indifférent, qui ne semblait qu'avoir peur de ce qui pouvait arriver à sa petite personne si on le voyait ici. Un regard à droite et à gauche et le voici qui transplane laissant le corps de sa future femme se vider, se laisser mourir aux côtés d'un Aidan impuissant qui appelle à l'aide. La dernière image de ce souvenir n'est autre que Daemon, qui hurle à Aidan de se pousser, n'attend pas davantage avant de s'emparer du corps de sa petite-amie et de transplaner tous les trois, ne laissant derrière eux que le mouvement de poussière provoqué par leur disparition.

En 2179, c'est un corps nauséeux qui se redresse et rien à voir avec la nausée d'une femme enceinte. Ce souvenir m'avait traumatisée, avait été renié au moment-même où Arty et moi avions commencé à sortir ensemble. Le teint blafard, je m'agrippe à la pensine, les yeux fermés, le temps d'effacer ces images de ma mémoire. Cette indifférence presque inhumaine alors que je n'étais même pas la principale cible. Se rendre compte qu'à ce moment-là, je n'étais absolument rien d'autre qu'une victime de plus sur sa longue liste. Je n'étais rien. Je murmure un ça va, ça va, avant même qu'il n'ouvre la bouche. Je n'ose pas lever les yeux sur lui, ce qu'il ressent à cet instant doit être pire, j'suis désolée, je pensais pas que ce souvenir se trouvait-là. Pour la première fois, nous faisions face aux débuts chaotiques.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Dim 27 Sep - 16:16

Les frustrations logées dans les deux époques, l’une qui ne put aller jusqu’au bout de son entreprise, et l’autre qui aurait bien voulu prouver qu’il se débrouillait mieux que plutôt pas mal ; s’étaient évanouies dans le brouillard. Le changement de décor soudain attrape les boucles surprises - attentives.
Le gris du bitume glace les entrailles d’Arty avant même qu’il ne dépose le regard sur sa version plus jeune, Odette-bourreau au bout des doigts. Vieux réflexe de vouloir se détourner s’enfuir ne surtout surtout pas affronter la scène qui se déroulait et pourtant - les mains serrées angoissées dans les poches, il s’était légèrement avancé. Non pas pour se contempler faire la pire connerie de sa vie mais pour la regarder, Elle, couverte de sang et de spasmes douloureux. Les couleurs ont quitté ses joues et bientôt la vie s’écoulera tout pareil de ses difficiles respirations. Apogée de l’horreur.
Que de voir celle qu’il aimait en train de mourir de ses mains du passé. Il se recule, laisse place à la longue lame qui s’enfonce dans son estomac lorsqu’apparait l’ancien amoureux de sa femme. Arty le regarde longtemps, ses traits déformés par la colère et la terreur, aurait-il sauvé Loredana s’il avait su qu’elle le quitterait ? Sûrement, il avait le rouge courage le Daemon, ça se voit, jusque sur ses épaules qui emportent le corps inerte de Loredana. Et Arty rage du sentiment qui l’empare - la reconnaissance. Le Merci, merci d’être intervenu, de l’avoir sauvée, d’avoir ainsi permis qu’elle tombe dans ses bras à lui ; lui brûle tellement la langue qu’il se la mord avant de refaire surface de l’autre côté de la pensine.

Il a toujours été là. Une voix aussi blanche que les cheveux de Loredana flotte au dessus du récipient de pierre. Lui aussi, y accroche des phalanges perturbées, ils avaient assisté aux chaotiques prémices de leur relation, la première fois que leurs yeux s’étaient percutés dans les cris les sortilèges et le sang. Il soupire pour contourner la pensine et rejoindre la jeune femme, délicatement la faire pivoter vers lui ; ses lèvres effleurent sa joue alors qu’il la prend dans ses bras.
Tu te rends compte que t’as épousé un monstre ? Parce que ce souvenir de l’horreur n’était même pas le pire. Il y en avait d’autres, un autre surtout dans lequel il refuserait de plonger. Parce qu’il n’avait même pas tant changé depuis, il restait cet homme trop colérique trop impulsif trop cruel trop violent trop trop trop. Mais Loredana savait tout ça. Et était toujours là. T’es trop amoureuse de moi. Les deux souvenirs s’étaient emmêlés jusqu’à inscrire cette conclusion sous le front froncé de l’Acrobate.

Puis une nouvelle vague fait son apparition dans le mince sourire du Wildsmith qu’il colle avec douceur sur la bouche de la Métamorphomage ; il se sent chanceux. Chanceux qu’elle l’ait pardonné, ou presque, qu’elle soit revenue auprès de lui. Le quotidien floute les accrochages du passé jusqu’à les estomper totalement. Il sait qu’il ne la blesserait plus ainsi et pourtant, t’es dingue de rester, en replaçant une mèche blanche qui s’était enfui. Ce n’était pas pour la chasser la repousser, au contraire, au creux de ses mots se faufilent de petits éclats de rire qui retombent sur l’arrondi du septième mois de grossesse, comme une manière de lui dire merci, avant de la serrer plus fort dans ses bras.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Dim 27 Sep - 21:57

Je m’étais attendue à une réaction plus explosive, le retour de la souffrance et de ce jour où tout avait commencé alors que tout devait se terminer. Ce jour où la douleur était telle que je ne la sentais même plus. Les images imprégnées derrière les rétines ne montraient qu’un corps qui renonçait à se battre, qui se laissait aller dans un monde incertain sans la moindre peur. Les mois qui avaient suivi étaient probablement plus durs que le moment en lui-même. La dépression, les douleurs, et l’agresseur qui n’était jamais loin, je le savais, l’avait revu. Malgré la haine et le désir de vengeance, je l’avais suivi chez lui préférant prendre le risque de mourir plutôt que de rester dans cette chambre d’hôpital. Je savais encore aujourd’hui que le choix n’avait peut-être pas été le bon, qu’il aurait mieux fallu que je reste à Ste Mangouste, à attendre gentiment, souriant bêtement, assurant aux proches que j’allais mieux, que je me remettais, qu’Arty serait dénoncé. C’était ce qu’ils voulaient tous entendre. Pourtant, ces mots ne sont jamais sortis de ma bouche. Et contre l’avis général, j’avais coupé le fil qui me rejoignait à Daemon, avais brisé mon destin pour prendre un chemin que l’on me disait de ne surtout pas emprunter.

Il a toujours été là. Mais de quelle manière l’avait-il été ? En me parlant constamment d’avenir à dix-sept ans, de fiançailles et de richesse familiale. En me répétant constamment qu’il ne fallait pas que je parle à d’autres - j’attire les possessifs -  en insistant sur le fait qu’il ne fallait pas faire de folie, que l’adrénaline qui coulait en moi devait être refoulée, que travailler à Barjow & Beurk n’était pas une bonne chose... il a été là ce jour-là, si je l’ai quitté c’est qu’il y avait une raison, un simple haussement d’épaules, et je ne suis jamais revenue vers lui. Un fait impossible à nier, il le savait puisqu’il avait été le suivant. Faisait-il partie des raisons de cette rupture ? Je ne le saurais probablement jamais. Je lève les yeux au ciel en le prenant à mon tour dans mes bras, aussi proche que mon ventre de femme enceinte me le permettait, tu n’es pas un monstre, Arty, et je le pensais vraiment. Parce qu’il avait des qualités que nul autre ne possédait. Il ne s’en rendait probablement pas compte. Le fait de me laisser vivre, en serrant les dents parfois, d’accepter mes défauts et de revenir sur ses décisions. Les disputes éclataient, souvent, mais au moins il y en avait, parce que c’était aussi ce qui me plaisait dans ce couple : le côté explosif, vivant.

Alors oui, j’étais peut-être trop amoureuse de lui, est-ce vraiment une mauvaise chose ? N’était-ce pas mieux de vivre pleinement cette passion, ce feu qui ne s’estompait pas ? Cette sensation de chaleur chaque fois qu’il me touchait ? Tu penses que tu es trop amoureux de moi aussi ? Je souris, c’est presque un moment romantique dans une boutique remplie d’objets maudits. Tomber amoureux de sa victime, c’est pas très courant. Je serre davantage mon étreinte, le seul endroit où j’ai envie d’être, où je ne ressens plus cette peur étrange qui me rongeait l’estomac par le passé. Il m’avait fait mal, d’une façon que je ne saurais expliquer aujourd’hui, mais le positif l’avait toujours emporté. Il serait le seul que j’aimerais comme ça, que veux-tu, la folie fait peut-être partie de mes traits de caractère. Et si l’aimer faisait de moi une folle, alors j’accueillais ce compliment les bras ouverts. Je l’embrasse avec force, le corps embrasé par ces instants. Ces minutes où lui-même ne comprenait pas ce qui me passait par la tête. Toi aussi tu restes, pourtant parfois tu souffres encore d’une certaine manière, une impression que je ressentais souvent. Cette peur qu’il avait que mon trouble finisse par prendre le dessus, que la dépression me termine définitivement. En s’accrochant à moi de la sorte, il prenait le risque de souffrir, de crever de chagrin si un jour je finissais par réellement abandonner. Y pensait-il réellement ? Je ne suis qu’un funambule en équilibre au péril de sa vie.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Lun 28 Sep - 18:07

L’embrasser ne faisait que retarder les désaccords qui persistaient sur les lèvres du Fripon. Rien de très bouleversant, et alors que le baiser s’intensifiait, il était presque pleinement d’accord avec elle. Ils s’aimaient trop, et non, ce n’était pas une mauvaise chose. Il ne pouvait pas y avoir de mauvais lorsque c’était tout le corps qui brûlait par amour. Ils s’aimaient trop, ou alors, tout simplement, ils s’aimaient. Ça avait toujours été la minuscule graine dorée de leur relation, imperturbable des disputes, des explosions, des ruptures.
Il se recule à peine, laisse courir des doigts désireux sur le visage de la Métamorphomage, c’est un signe de faiblesse, il dit ça en riant légèrement, tomber amoureux d’elle avait fait de lui le cliché de l’homme vulnérable, et le sectumsempra normalement ne pardonne pas. Elle n'aurait pas du être une victime vivante. Rien dans cette ruelle ne s’était passé comme prévu, tout était parti en vrille au moment où il avait explosé le nez de Cray. Loredana qui défend farouchement son ami, attire la colère du Loup, survit à un sortilège mortel – le bordel. Et pourtant, alors qu’il se penche encore pour l’embrasser (c’était habituel, ces conversations baisotées), il sait : si tu n’avais pas été ma victime, tu serais jamais devenue ma femme. L’agression avait fait naître entre eux un quelque chose, certes compliqué confus emmêlé haineux mais un quelque chose tout de même.

Pour la suite, il était nécessaire d’enserrer sérieusement les joues de l’Amoureuse et de planter son regard dans le sien. Je ne souffre pas. Les syllabes correctement articulées appuyées, lui faire comprendre que j’suis juste inquiet, parfois, c’est tout. Pour toi. Et cette bipolarité qui lui grignotait l’esprit et le cœur et contre laquelle il ne pouvait rien. Il sentait que c’était comme ces rêves ces cauchemars que l’on faisait parfois, vouloir atteindre quelque chose alors que nos jambes refusent d’avancer, c’était ça. Vouloir désespérément sauver Loredana de la noyade sous les furieuses vagues bipolaires et ne rien pouvoir faire. Mais j’partirai pas. Comme quoi, il avait une certaine dose de courage le petit – pas trop. T’es coincée avec moi. Ses mains finissent par se perdre sur le ventre de la jeune femme, sur l’enfant qui débarquerait bientôt bientôt, et tout ce qu’elle représentait.
Ils auraient beau se quereller, s’éloigner, se déchirer, se détacher, la petite resterait là – une chaîne imbrisable. Sûrement exactement pour cette raison que depuis le début de la grossesse, Arty gagnait en confiance, un peu, que les doutes s’adoucissaient pour apaiser la jalousie. Alors oui, évidemment, il bondissait sur quiconque prétendait l’approcher, mais ce n’était jamais de l’Épouse qu’il doutait – des autres.

Le regard ne se détache pas de la peau tendue sous la robe de la Gryffondor, et en une seconde le visage s’assombrit, légèrement ; les traits vacillent autant que la lueur des flammes qui éclairaient la pièce. T’es coincée avec un monstre, il n’en démordait pas (nullement étonnant pour le mordeur prédateur qu’il était). La nécessité absolument de lui ouvrir les yeux sur ce qu’il était, j’t’ai laissée pour morte, comme ça, j’t’ai fait vivre des trucs, peut-être que la voix s’apprête à se briser de culpabilité, l’impero, la méchanceté, et tout le tralala. Refuser que Loredana reste enfermée dans le déni parce qu’elle l’aimait, j’veux pas qu’tu t’réveilles un jour en réalisant qu’t’as fait une erreur.
Et c’est étrange, la façon qu’il a alors de relever le museau, d’aller se rapprocher délicatement de l’oreille auquel il murmure, j’suis un monstre. Dis le. Ne pas retenir les dents gourmandes de mordiller ça et là, le lobe et le cou, et dis-moi qu’tu m’aimes.
Loredana Wildsmith
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mar 29 Sep - 7:48

C'était probablement vrai. Si tout cela n'était pas arrivé, en serions-nous où nous en sommes aujourd'hui ? En couple, mariés et sur le point d'accueillir notre premier enfant ? J'en doutais fort. Si aujourd'hui, je ne voyais ma vie qu'avec lui, ça n'avait pas toujours été le cas. Arty n'avait longtemps été qu'un gamin capricieux, désireux de se donner un spectacle à mes yeux. Son renvoi ne m'avait pas surprise et je n'avais jamais cherché à en connaître la raison jusqu'à ce que lui m'en parle. En somme, j'étais indifférente, tout ce qu'il détestait. Le Sectumsempra aurait dû me tuer, Daemon n'aurait jamais dû intervenir. Sa venue n'avait fait que me pousser dans les bras du Poufsouffle. Sans cette agression, Arty ne serait jamais venu me voir à l'hôpital pour déculpabiliser - et me demander de ne pas le balancer surtout -, il ne serait sans doute pas venu me voir à Barjow & Beurk pour m'inviter à dîner, il ne serait jamais tombé amoureux... ou peut-être que nos chemins auraient fini par se croiser autrement, plus tard, ailleurs, parce que c'était écrit ainsi. Si l'on était faits pour être ensemble, n'y avait-il pas une infinité de façons possibles de nous faire tomber amoureux ? D'ailleurs, combien de tentatives vaines y avait-il eu avant celle-ci ?

Le terme "coincée" me fait grimacer. Ce n'est pas vraiment le mot que j'aurais utilisé pour qualifier cette relation, ni mon attachement. La voix culpabilisée, le rappel de certaines choses qu'il avait pu me faire par le passé me faire secouer la tête pour empêcher les images de revenir à nouveau hanter ma mémoire. Arrête, qu'il arrête de penser ainsi, quand bien même c'était la vérité. Il était celui qui me rendait heureuse, mais il était également celui qui m'avait fait le plus de mal. Une personne sensée serait partie depuis des lustres, moi j'étais revenue à plusieurs reprises, parce que je n'étais pas une personne sensée. Tu peux être un monstre comme tu le dis si bien, un loup-garou, un Mangemort, tout ce que tu veux, ça change rien, les faits étaient là, il était ancré en moi, indélébile, je l'embrasse à nouveau, dans le but d'effacer ce léger tremblement qu'il avait dans la voix, je t'aime et si ces mots ne sortaient pas souvent de ma bouche, il n'y avait rien de plus vrai lorsqu'ils étaient prononcés.

Et en réalité, c'était justement cette part de lui qui me rendait folle depuis le début, dans tous les sens du terme. Mais ressentir ce genre de choses me rendaient davantage vivante. Il avait tenté de me tuer, mais il me rendait vivante. Alors je l'embrasse avec plus de passion, d'envie, les doigts s'accrochent aux vêtements, à ses boucles, caressent chaque parcelle de la peau de son visage, est-ce que ça fait de moi une folle ? Il ne s'agissait que d'un murmure, une provocation peut-être, puisqu'un sourire était apparue entre deux baisers. Le seul point incertain restait caché dans mon ventre. Que deviendra notre vie lorsqu'elle naîtra ? La raison reprendra-t-elle le contrôle ?
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mar 29 Sep - 16:57

Y avait-il d’autres mots qui puissent faire autant frissonner agréablement l’échine ? Du talon jusqu’aux pointes des boucles soudainement enjouées, le je t’aime résonne et ondule dans chaque infime particule du Wildsmith. C’est bête, il le savait, mais l’effet demeurait ; largement, il sourit. Accueillir à la fois la jolie déclaration de l’Amoureuse ainsi que ses touchers enthousiaste commencent doucement tout doucement à rayonner dans le ventre, il lui rend ses baisers, se laisse aller contre elle et ses lèvres qui s’échauffaient. Une main dans la nuque se fraie un passage caressant dans les mèches de la jeune femme – oui. L’espièglerie dans la voix. Oui, t’es folle. Tout le monde le disait d’ailleurs, ils avaient raison, entièrement. Comment une fille comme elle pouvait fréquenter un gars comme lui, leur couple écarquillait les yeux et ouvrait des bouches béates – Arty devenait habitué. Alors qu’il ne laisse pas un millimètre s’immiscer entre leurs lèvres emmêlées : mais ça m’arrange, forcément. C’est que les autres ne savaient pas, ne devinaient pas, ne voulaient pas comprendre, qu’ils s’aimaient à en crever, et que si chez l’Acrobate quelques qualités ricochaient, il en était de même chez la Métamorphomage pour les défauts. Tant que ta folie t’accroche à moi. Difficile pour lui de réfréner l’engouement de la jeune femme qui s’était faufilé sous le bas de pyjama, voilà les mains tourterelles qui ne cessent de s’amuser avec la robe de la Gryffondor – la remonter, la remonter – en griffer les cuisses.

Alors oui, bien sûr, il aimait déjà son petit amour de fille, vénérait les rondeurs d’une Loredana enceinte – sublime - mais là, c’était particulièrement encombrant, Arty ronchonne, grommelle un rhaa devant l'incapacité des hanches à se rencontrer ; avant de s’éloigner, interrompre le long langoureux baiser passionné : c’est que ça n’allait pas s’arranger. Penser un instant qu’il aurait été fort pratique de pouvoir retirer ce ventre proéminent le temps de courts instants pour – eh bien se frotiller – comme un lego. Elle arrive quand déjà ? Pertinemment, le début du mois d’octobre s’était marqué d’illumination dans son calendrier intérieur, mais ça lui semblait loin loin loin. Le pauvre naïf qui pensait pouvoir reprendre les habituelles fornications sans acrobaties réflexions de positions dès que la petite serait arrivée : stupide idiot bête.
Les pas alourdis par la frustration, il contourne la pensine, y jette un regard intrigué dans les reflets, est-ce que ça existe ? Oui, alors il lui fallait développer les pensées pour que les paroles soient accompagnées de clarté. Il secoue les boucles, rembobine les méninges trop pressées : j’veux dire, on peut naviguer dans nos souvenirs, dans le passé, mais et le futur alors ? Le museau se dresse vers Loredana, ça existe un tel objet magique ? A noter qu’il avait toujours été particulièrement nul en divination, trollesque même ! c’est que pour éviter ça, il aurait fallu qu’il aille en cours, le bougre.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Mer 30 Sep - 19:58

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Sa réponse ne me surprend pas. La folie avait toujours fait partie intégrante de ma vie. Un petit grain qui s'était développé petit à petit au fil des années. J'étais passée de l'enfant timide presque muette à quelqu'un de beaucoup plus affirmée. Comme si le silence s'était accumulé dans un verre vide et avait fini par déborder, laissant toutes les émotions différentes sortir en même temps. J'avais lu que l'environnement, les événements personnels pouvaient être à l'origine de l'apparition de troubles de l'humeur, même les gros coups sur la tête que j'avais reçus pouvaient être un facteur. Ensuite c'était naturel, la maladie était là et elle resterait accrochée à moi. Était-elle à l'origine de mon envie absolue d'être avec Arty, d'accepter qu'il soit un monstre et de fonder une famille avec lui ? Probablement pas. Le coeur n'était pas touché, il battait comme un coeur normal, s'accélérait lorsqu'il croisait l'Amour, ralentissait lorsque la vie suivait son cours. Il avait eu quelques frayeurs, des menaces de s'arrêter, avait subis de grosses blessures difficiles à panser, mais il était toujours là et il était amoureux. Il comptait bien rester accroché encore longtemps à son acolyte, cet autre coeur, celui qu'il reconnaitrait entre mille, celui qui était aussi fou.

Les doigts baladeurs me font frémir de l'intérieur, je bouillonne, tournoie, mon corps en réclame encore. C'est un feu qui s'allume, me brûle mais que j'appelle encore. M'embraser ainsi était la meilleure façon de me faire vivre. Et enceinte, j'avais l'impression que ces sensations avaient décuplé, je les sentais encore plus. Pourtant, mes yeux s'ouvrent en grand, la bouche murmure un oh mi-surpris, mi-frustré par cet arrêt brutal, octobre, pas besoin de phrases entières lorsque la bouche veut être occupée à autre chose qu'à une discussion sur le temps qui passe. Je tente de me rapprocher à nouveau, en vain, le voici qui s'éloigne, contourne l'objet des souvenirs sous mes yeux abasourdis et mes cheveux qui perdent de leur rougeur au fil des secondes. Mais...je ne sais que répondre à ses questions, en réalité, je m'en contre-fiche Arty ! Les hormones qui s'expriment avant que le cerveau n'ait eu le temps de réfléchir à la question. Car elle n'était pas bête. Existait-il dans ce monde, quelque chose capable de nous montrer l'avenir ? Dans le monde des sorciers, tout était possible non ? Il m'était arrivé de suivre des cours de Divination, mais je n'avais absolument rien retenu et je n'y croyais pas réellement. Pour moi, un don ne pouvait s'enseigner et les personnes capables de voir l'avenir de manière claire devaient se compter sur les doigts d'une main. On est au présent-là alors tais-toi et embrasse-moi. C'est qu'il ne fallait pas énerver une femme enceinte. J'attrape donc le Poufsouffle par le col pour l'attirer à moi, ignorant totalement le ventre qui nous sépare, ni peut-être ses protestations.

La nuit est calme, la boutique est fermée, aucune fenêtre à l'horizon et mon envie me brûle le bas-ventre. Le baiser s'accentue, tandis que le pyjama se détend par la simple force de mes mains qui l'attire vers moi. Une telle fougue qui doit se sentir entre mes lèvres, mais aussi de par mon corps qui tremble. Fais-moi l'amour ici, maintenant. Et ce n'est pas une question.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Dim 4 Oct - 11:37

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Redressé soudainement par la prestance de l’Amoureuse, les sourcils amusés quittent la Pensine pour observer la frustration contrariée de la jeune femme ; ça le fait doucement rire. Lui qui avait si souvent défié l’autorité, continuait de le faire à ses heures perdues et ennuyées, les ordres que lui donnent Loredana l’émoustillent – la contradiction. Ou bien était-ce la façon qu’elle avait de le réclamer là tout contre elle. Il sent lorsqu’elle l’embrasse que la pièce quitterait bientôt son ambiance froide, les étincelles lui pétillent les lèvres. Il sourit, hoche la tête : il ne refuserait pas – jamais. Sous le tissu qu’il caresse, ça vibre, ça frémit, une allumette qui n’attendait qu’à s’enflammer.
Et Arty adorait jouer avec le feu.
Tourne-toi. Ce serait l’Amour à l’impératif cette nuit, il fait pivoter les hanches de la Métamorphomage, l’obligeant à saisir les rebords de la Pensine – elle aurait besoin de s’y accrocher.

Arty s’amuse encore, déploie longuement les secondes alors qu’il relève la robe de l’Épouse, dévoile la croupe à la vue de laquelle il se pourlèche. Doucement tout doucement, faire dégringoler seulement la lingerie à ses pieds. Prétendre la délicatesse lorsqu’il murmure à peine : penche-toi. Ses mains déposées sur ses hanches l’aident à se cambrer, encore.
Arty aimait être désiré réclamé, il savoure, prend son temps. Avec une insolente lenteur, ses doigts remontent entre les cuisses de la jeune femme jusqu’à se distraire se perdre dans les humides contours. L’autre main, après avoir dévêtu le bas de pyjama, vient tendrement courir dans la nuque de l’Amoureuse, vagabonde même au-devant de la gorge qu’il veut serrer, se retenir lui demande bien des efforts. Il soupire et sans prévenir, s’enfonce en elle.
Une gestuelle brutale au-dessus de la lumière de la Pensine, ça lui en ferait des souvenirs à l’objet. Le regard d’Arty s’y perd, il se croque la lèvre en pensant à ce qu’ils avaient vu au cours des précédents instants. Comme une façon de terminer le souvenir de cette première nuit avortée dans le lit de Loredana, comme une façon aussi, malsaine, de narguer la silhouette floue de Daemon, cet ex-fantôme que le Fripon n’arrivait pas à oublier. A cette pensée, intensifier la cadence.

Jusqu’à ce que les yeux ne heurtent la cicatrice que le Loup avait infligée à la jeune femme. Faire tomber la bretelle sur l’épaule avant d’embrasser ces marques sombres, là où les griffes avaient écorché la chair. Le rythme ralentit, les lèvres s’attardent, ça ne fait que titiller les canines. D’où lui venait cette envie de la mordre juste ici ? Réitérer cette cruciale possessivité – la marquer davantage.
Il grogne et chasse brusquement l’idée du front, se relever pour reprendre un rythme effréné.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Loredana Wildsmith, le  Lun 5 Oct - 8:44

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L'acte pouvait parfois avoir sa dose de romantisme, de câlins, de baisers et de mots d'amour murmurés à l'oreille frissonnante. Et parfois, au contraire, il s'agissait de quelque chose de beaucoup plus intense, sauvage où les regards ne se croisaient pas, où les lèvres ne se touchaient pas, où seules les sensations de l'instant comptaient. Le reste attendrait plus tard. Je n'étais pas dupe, les souvenirs avaient peut-être quelque chose à voir avec ça. La frustration de cette soirée qui aurait dû marquer notre première fois. Je ne regrettais pas d'avoir attendu, de l'avoir fait patienter. Parce que cette chambre, dans le Dirigeable, avait marqué le début de notre histoire. Beaucoup plus romantique, sans une grande dose d'alcool pour modifier nos sentiments. Il avait attendu, mais ce soir-là, j'étais prête à assumer, certaine que mes sentiments étaient réciproques. Il fallait juste oser faire le premier pas, le plus dur, sans reculer, sans se poser de question. Mais il n'y avait pas que cette frustration ; Arty avait toujours ressenti une certaine jalousie envers Daemon, plus ou moins intense selon les jours. Daemon avait pu m'offrir des choses qu'Arty ne pourrait jamais m'offrir sans cambrioler une banque. L'avoir revu dans la Pensine, la volonté de le dépasser encore, de montrer à ce satané souvenir que c'était vers lui que je m'étais tournée, avec lui que je m'étais mariée et surtout - peut-être - que c'était lui qui me prenait de la sorte aujourd'hui.

Je pourrais plonger ma tête, là, tout de suite, le nez à quelques centimètres d'un nouveau souvenir, les mains qui serrent, serrent la Pensine. Mais la tête se relève, je m'époumone de tout ce que je peux ressentir à cet instant, je souris presque de l'intensité de ses mouvements. D'ailleurs, il ralentit le rythme, se penche, embrasse ma peau brûlante le temps de quelques petites secondes. La surprise de la nouvelle accélération augmente les décibels. Il a le contrôle, il le sait et j'aime le lui montrer, parce que je sais que la Bête serait ainsi entièrement satisfaite. Elle et moi, on ne s'entend pas, mais rien ne peut m'empêcher d'essayer. Je pousse sur mes bras pour me redresser, difficilement. Je veux coller mon dos contre son torse, que ses mains me touchent encore, qu'il ne s'arrête pas. Ma tête se penche en arrière pour se poser sur son épaule. Mes yeux cherchent les siens, se font suppliants, soumis, ce qu'il veut, ce qu'elle veut, parce que j'aime ce petit jeu. Je parviens tout de même à articuler un on devrait regarder nos souvenirs plus souvent, entre deux respirations saccadées, puis bouger, gigoter pour le faire accélérer encore. Un désir partagé et insatiable.
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Re: Take me back to the start [Terminé]
Artemis Wildsmith, le  Mer 14 Oct - 16:40

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Il n’y avait plus d’enfant entre eux. Simplement deux (vieux) amoureux dont le brasier refusait de s’étouffer, qui s’acharnaient à jouir leur amour, même brutalement. Perçant la fureur de l’instant, quelques éclats de rire essoufflés glissent sur l’épaule de Loredana, elle avait raison. Les souvenirs avaient été cette parfaite gâchette initiatrice de l’ardent désir – irrefoulable. Mais la réponse d’Arty est avalée par des soupirs empressés et bruyants, mélodie harmonieuse rythmée par une allure plus intense. Les grognements grincent entre les dents satisfaites, escortent cette cadence spasmique attitrée de l’orgasme, chercher la profondeur au cours des derniers battements.
Et oui, maladroitement, emportés par cette vague qui ébouillante les entrailles, les crocs éraflent l’omoplate de la jeune femme, déposant sur les lèvres l’hémoglobine délicieuse. Se lécher pour ne pas perdre une goutte de cette dose déjà bien trop frugale ; se retirer rapidement pour éviter la sanglante frénésie.

Rapidement remettre le pyjama et galant, il aide l’Amoureuse à se rhabiller avant de fondre dans ses bras, le museau niché dans les cheveux encore rougeoyants. Les montagnes russes artyesques - après la bestiale tempête, la calme douceur. Il veut disparaître au creux de son cou, se blottir là éternellement et faire des je t’aime qu’il prononce une douillette couverture – une hibernation rêvée. Quand tu veux on se refait une session, parce qu’il devait encore y avoir quelque part, cachés sous les neurones passionnés quelques secrets, quelques souvenirs floutés par les années qu’ils déroulaient ensemble. Et la curiosité du Wildsmith n’était jamais rassasiée, vouloir toujours creuser à l’intérieur de la Gryffondor, défaire tous les nœuds du mystère derrière les yeux de Loredana. C’est qu’elle était bien moins bavarde que lui, plus cachotière à s’épancher seulement lorsque c’était nécessaire – et encore elle progressait.
Ne quitter ses lèvres que pour la presser de quitter la boutique, on rentre ? Plonger dans le sommeil avec elle, les corps toujours agglutinés.


Fin du RP ❤
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