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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Les villages
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Artemis Wildsmith, le  Dim 13 Sep 2020 - 16:09

Soleil diluvien

Saison XXXII - Milieu de l'été 2179 - Avec Loredana Wildsmith


Peut-être était-ce un dimanche. Le type de longues journées dont le soleil vous harassait jusqu’à tirer les minutes pour les allonger, les plonger dans une torpeur caniculaire. Même en Grande-Bretagne, cela arrivait. La chaleur de l’après-midi avait retiré le tee-shirt d’Arty et lui avait fixé sur le nez une paire de lunettes de soleil – essentielles pour bronzer dans le jardin de Pippins. Les mains derrière les boucles, affalé sur un transat coloré, il restait sur les lèvres du Fripon l’acidité de la citronnade qu’il s’était préparé.
A l’observer ainsi, on le croirait recouvert d’une protection sereine, paisible. Ses cicatrices étincellent sous la lumière estivale mais à l’intérieur – c’est tout noir. Lui qui avait l’habitude de se mêler aux longues ondulations de son Amoureuse, lui tourner autour, partager une sieste délicate les mèches accolées au ventre arrondi – depuis combien de temps n’avait-il pas fait ça ?
Depuis des semaines, il s’était isolé.
Il avait fatigué colmaté ses journées d’entraînements acrobatiques, n’avait refusé aucune représentation circassienne, lorsqu’il rentrait au manoir, c’était pour que Biggleswade lui prépare son costume renardesque, l’enfiler et disparaître. Il ne revenait qu’avec le jour pour embrasser sa solitude.

Il avait essayé, d’occuper son temps pour atténuer la lourdeur de l’ambiance maritale, la fuir et ne pas y penser. Celle-ci le percutait à chaque fois qu’il errait dans le manoir, coincé entre l’envie d’enlacer l’Amoureuse et celle de l’éviter. Loredana lui manque ; or elle devait être là, pas très loin, quelque part dans le manoir – il ne sait même pas. A vouloir la laisser respirer, il s’en était trop éloigné.  
Doucement, il se redresse, porte à ses lèvres le verre de citronnade fraîche. Ce n’est que lorsqu’il le redépose que par-dessus les lunettes de soleil, il avise la silhouette de l’Amoureuse approchant, elle serpente entre les effluves de la chaleur, elle paraît floue. Quelque chose dans la démarche de la Métamorphomage l’inquiète, à s’en mordre l’intérieur de la joue – fort. Ou bien était-ce simplement le rythme de ces pas, ralenti par le dernier trimestre de la grossesse. Rapidement, les boucles s’enfoncent se cachent dans le tissu de la chaise longue ; Arty, cet idiot, fait semblant de dormir.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Loredana Wildsmith, le  Dim 13 Sep 2020 - 17:12

Notre maison de rêve n’était plus qu’un lieu froid, triste, silencieux. Seuls les animaux lui donnaient un peu de vie lors de leurs moment de folie qui faisait du jardin leur endroit favoris pour se dégourdir les pattes. En dehors de cela, il n’y avait plus rien : plus de dîners romantiques, plus de discussions jusque tard dans la nuit, ni même de nuits enlacés jusqu’à ne plus vouloir se décoller. D’ailleurs, je ne le voyais plus, l’entendait parfois, mais il ne me regardait pas. Il ne profitait pas de ma grossesse, n’était pas venu au dernier rendez-vous, n’était que très rarement à la maison. La perspective qu’il ait rencontré quelqu’un m’avait traversé l’esprit quelques jours auparavant et depuis, cette pensée restait accrochée dans ma tête. Je peinais à m’endormir, le cœur brisé de peur d’avoir été trahi. Je cherchais toujours le bon moment pour mettre le sujet sur la table, mais jamais je ne parvenais à le voir assez longtemps pour entamer une conversation. Une vraie conversation, celle que se devaient d’avoir un homme et une femme mariés et sur le point d’accueillir leur premier enfant. Mais j’allais finir par exploser, il me fallait mettre fin à tout ça. Savoir où l’on allait tous les deux. Je peinais à me convaincre qu’il voulait toujours de moi.

Il fallait donc profiter de sa présence aujourd’hui, ne pas faire durer plus longtemps cette situation. Si lui ne s’empêchait pas de profiter du soleil, je me retenais de faire ma valise devant tant d’indifférence. J’aurais simplement voulu être allongée avec lui. Soufflant un bon coup, je me dirige vers lui la boule au ventre et dans la gorge. Je déglutis difficilement, je le vois s’affaler pour éviter la conversation, ce qui me rend rouge de colère, les larmes déjà sur le point de déborder. La démarche moins rapide à cause d’un poids de plus en plus lourd, je finis tout de même par arriver devant lui - lui fais de l’ombre -, ça va durer encore longtemps ? Combien de temps tiendrait-il ainsi ? Je lui enlève ces lunettes pour les envoyer tout droit dans la piscine - par inadvertance. Si lui se fermait à la discussion, il me fallait le forcer, avec qui tu b*ises en ce moment ? Parce que c’était la première chose qu’il me fallait savoir, et me mens pas, je sais quand tu mens. La voix tremble légèrement, je tente de garder une position sûre, ne pas me laisser dominer par le poids sur mes épaules. T’es au courant que tu vas bientôt être papa ? Je laisse un léger silence, hésitant à annoncer la nouvelle, ne sachant pas comment. Finalement c’est la spontanéité mêlée à mon état désespéré qui parle à ma place, je suis allée à mon rendez-vous à Ste Mangouste hier, félicitations on va avoir une fille ! J’applaudis trois fois, fort, laissant échapper une larmes et tentant de retenir les autres. Et en réalité, je ne savais plus vraiment si j’avais vraiment envie d’avoir une réponse à mes questions. D’un geste qui signifie [i/]laisse tomber[/i] je fais demi-tour, bien décidée à finalement m’enfermer dans l’antre.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Artemis Wildsmith, le  Dim 13 Sep 2020 - 18:46

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Les cils avaient frétillé lorsque la silhouette de l’Amoureuse avait caché le soleil ardent, juste le temps de se dire zut, les foudres s’abattent.
Peut-être pensait-il pouvoir accumuler de telles journées sans jamais avoir à en discuter, à parler, mais à peine a-t-il ouvert les yeux sur les fleurs de la robe de sa femme – son cœur éclate. Trois fois, à chaque applaudissement. Arty n’avait pas remarqué à quel point la grossesse était avancée, à quel point son enfant continuait de se former sans lui, à quel point Loredana était aussi belle que ravagée. Pas une pensée pour ses lunettes envoyées valser, le temps des caprices étaient révolus, ou presque. Le visage chagriné de la jeune femme le fissure en deux – quel mari était-il pour avoir ignoré ça si longtemps ?
Il n’avait jamais assuré. S’était toujours montré trop impulsif, trop possessif, trop colérique, trop méchant. Trop. A l'opposé, qu'avait-elle fait ? Prononcer une simple parole emportée. Pourtant, cette parole étouffe les excuses dans la gorge du Wildsmith. Pour quel c*nnard tu m’prends Lore ? Qu’il avait crié en se redressant brusquement. Elle lui tourne le dos, d’ordinaire c’était plutôt une fois qu’ils s’étaient déchirés à coups d’éclats de voix, eh quoi ? t’abandonnes déjà ? Ce qu’il cherche : qu’elle revienne.

Ces quelques secondes avaient été les plus intenses des derniers jours, il avait pu effleurer son parfum. Il ignore pourquoi il n’y avait pas pensé auparavant, provoquer la dispute c’était provoquer le rapprochement. Il quitte la chaise longue, lentement, la rejoint seulement en quelques foulées pas pressées, il saisit un pan de sa robe légère pour l’arrêter, la tourner vers lui. Il y avait bien une chose pour laquelle il était sincèrement désolé, le rendez-vous, j’savais pas, j’ai zappé. Une petite moue embarrassée vient effacer ses précédentes brèves provocations, le bébé… enfin, elle va bien ? Les yeux rivés sur le ventre de l’Épouse, il compte. Les solitaires journées lui avaient fait perdre le fil de la grossesse, l’arrondi s’était encore prononcé, se rapprochant dangereusement de la naissance. Arty s’en mord la lèvre, un instant.
Car plutôt que de faire face à ses manquements paternels - trop de culpabilité de ce côté - il se détourne vers la piscine, j’b*ise avec personne, s’en approcher afin de récupérer les lunettes qui ne tarderaient pas à se noyer. A la limite, j’m’amuse tout seul, le retour de ce sourire mi-taquin mi-malsain, sa spécialité, mais toujours en pensant à toi, mon Amour. Aborder la masturbation pour amorcer la réconciliation, du Arty tout craché.
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Loredana Wildsmith, le  Dim 13 Sep 2020 - 21:49

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Pour quel c*nnard je le prenais ? En voilà une question qu'il avait eu le cran de poser. Pour un mec qui est distant du jour au lendemain, qui m'évite, ne parle plus, ne réagit plus, ne dit même plus bonjour le matin. Pour un mec qui reste au lit le moins longtemps possible et le plus loin possible, qui ne me touche plus, qui sort toute la journée et ne rentre parfois qu'au petit matin. Pour un mec qui s'éloigne, s'en fiche, oublie qu'il a un enfant qui doit arriver dans deux mois, ne participe à rien, préférant faire des acrobaties, porter une masque de renard la nuit et se dorer la pilule l'après-midi...Voilà pour quel c*nnard je le prenais actuellement. Je me pince méchamment la lèvre inférieur pour retenir mes hurlements. Je laisse mes cheveux virer au rouge, il n'y avait rien qui pouvait stopper, contrôler cette rage intérieur qui ne voulait qu'exploser. Cette déception aussi qui rendait mes yeux humides, sans oublier la peur. La peur d'accoucher toute seule, qu'il soit absent, la peur d'être contrainte de partir parce que plus rien ne va, parce qu'il se lasse, mais a simplement peur d'être seul. Était-ce pour ça qu'il s'entêtait à rentrer de temps en temps ?

Et la suite ne fait qu'aggraver son cas, mon expression change, et c'est un rire nerveux qui s'échappe. Un rire mélangé à des larmes de colère qui coulent toutes seules mais qu'il serait inutile de retenir. Tu as zappé ? Le rire continue mêlé de sanglots incontrôlables, tu as zappé !? La main dans mes cheveux se serre, se serre, se serre pour m'empêcher de vriller. Dis-moi que c'est une blague, Arty, il ne pouvait pas zapper l'évolution de son futur enfant. Je ne tiens plus en place, j'avance et recule, me retourne vers la maison puis reviens sur mes pas. À l'intérieur, c'est l'explosion de tout, le coeur, l'estomac, c'est une sensation d'étouffement devant tant d'indifférence, c'est quoi ton problème ? Tu fuis quelque chose depuis UN pu*ain DE MOIS ! Si ta main te suffit amplement pour t'amuser tant mieux pour toi, mais moi je deviens folle de ne pas savoir ! Je ressasse, culpabilise presque d'avoir fait quelque chose qui l'aurait profondément blessé sans qu'il n'ose en parler, c'est ce mec que j'ai tué ? Tu voulais le faire ? Tu m'en veux ? À l'intérieur, la petite s'agite, je la sens bouger, je la sens taper. Je sursaute, la main sur le ventre. Est-ce qu'elle sentait le corps endommagé par le tracas, la peur ou la haine ? Quitte-moi j'en sais rien, dis-moi de partir, mais AGIS pu*ain ! J'en mourrais probablement, mais je préférais ça à rien du tout, à l'ignorance, la solitude et cette constante sensation qu'il n'était pas heureux et qu'il me le faisait payer jour après jour. Toujours un peu plus fort à chaque fois.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Artemis Wildsmith, le  Lun 14 Sep 2020 - 8:05

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Il n’ose pas relever le museau. Sa vision périphérique parsemée de rouge et des mouvements furieux de Loredana lui suffisent. Il se muraille encore derrière sa mauvaise foi et le déni, deux sensations extraordinairement pesantes mais fort utiles. Savoir qu’une fois qu’il ouvrirait la bouche, ce serait pour exploser à son tour. Et il n’y a pas à dire, Arty était lassé par ces crises soudaines et virulentes, le silence était bien plus reposant. Une jolie autruche le Poufsouffle, qui pensait ne jamais à avoir révéler les complications lui triturant le cerveau, vouloir peut-être attendre la naissance de l’enfant, lorsqu’ils seraient frappés d’un fouet de bonheur et qu’il n’y aurait rien d’autre dans l’être qu’amour et chaleur.
Oui, les œillères d’Arty étaient gigantesques, et une seule chose pour les faire craqueler : l’ombre d’une séparation.
Lorsque le verbe quitter débarque sur les lèvres de l’Amoureuse, l’Acrobate se redresse et des spasmes parcourent la main fourrée dans les boucles. Bien sûr qu’elle pensait à ça alors que lui, l’idée ne l’avait jamais effleuré. Des semaines qu’il prétendait ne plus la regarder, ne plus la toucher, ne plus s’y intéresser. Ok. L’index et le pouce autour de l’arête du nez, se mettre d’accord sur le commencement. Ok. Un Arty entièrement sincère, dévoilé, promettait ribambelles de paroles bavardes  – il est inquiet. Il sait qu’il finirait par être emporté par le courant des mots, il s’énerverait.

Oui j’t’en veux. Il avait l’art pour les introductions le Fripon. Mais pas pour ce type, j’m’en fous. Il n'était pas si égocentrique, donc. Il soupire, serait-il déjà sur le point des révélations ? Ce serait sacrément court. Et tu sais quoi ? J’m’en veux aussi j’crois. Voilà, un petit détour. Cet enfant, j’le voulais, pas toi. C’était la première erreur. Après une telle bombe rien de tel que d’aller se rafraîchir les mèches brûlantes dans l’eau de la piscine – aller y récupérer les lunettes. Lorsqu’il ressort pour ébrouer ses mèches trempées, c’est comme s’il ne s’était jamais arrêté. Il s’accoude sur le bord de la piscine, trifouillant les lunettes de ses doigts pensifs. Peut-être pensait-il que l’eau atténuerait le bouillonnement des tripes. Et j’ai été trop con pour penser que ça changerait quelque chose. Maintenant on en est là, notre fille, ça le fait grimacer de le dire comme ça à voix haute, va arriver et ça change rien. On est mariés, j’ai toujours été là pour toi – pas forcément de la bonne façon, il l’admet – et ça change rien.
Les bras s’agitent, non, il ne retiendrait pas la colère de grossir la voix et d’agrandir ses pupilles ; sortir de l’eau. Faire percuter la chaleur du cœur avec celle de l’extérieur. Il y a toujours dans ta p’tite tête de bipolaire tes P*TAIN D’IDEES SUICIDAIRES DE M*RDE ! Là, voilà l’apogée de ses propos, l’explosion fait une victime : une des chaises longues se voit affublée d’un violent coup de pied – elle volète.

Alors j’fais quoi moi HEIN ? C’est lorsqu’il est perdu qu’il est agressif, les mots résonnent dans ses gestes qui font voler en éclat le verre et la carafe de citronnade. J’me prépare à être sans toi, à être tout seul avec elle, pointer de l’index rageur le ventre sous lequel la petite se cachait, se lovait sûrement sous la protection de sa mère. J’arrive pas. J’ARRIVE PAS ! Pauvre chaise longue qui pensait naïvement se contenter d’un coup de pied, elle est soulevée, fracassée contre les pierres qui ornaient les contours de la piscine. J’suis tellement accroc à toi que j’me dessèche quand t’es pas là ; un pu*ain de spectre ! La désintoxication est effectivement compliquée – impossible.
Un besoin viscéral d’exprimer sa peur par un déchaînement incroyable, c’est tout le mobilier qui y passe, et à chaque fois que ça éclate, la véritable raison de ce débordement coule de ses membres moites : il ne voulait, ne pouvait pas vivre sans elle.
Un crac soudain l’arrête en pleine destruction, Biggleswade en bouclier protecteur aux côtés de l’Épouse, la main déjà levée – au cas-où. QUOI ? Sanglots et respiration suffoquée, il aboie en se ruant vers eux : tu penses vraiment que j’toucherais à UN SEUL de ces cheveux ?! L’elfe ne répond pas – c’est mieux.
Et cette façon qu’ils avaient dans cette maison de le prendre pour un parfait enfoiré. Épuisé par sa tirade, le Loup se retourne, s’en va, vociférant d'autres insultes qui se perdent dans la tiédeur ambiante. Aller se réfugier dans les branches d’un des arbres qui garnissait le jardin de Pippins.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Loredana Wildsmith, le  Lun 14 Sep 2020 - 9:22

L'explosion.
Elle était là, je l'avais cherchée, l'avait probablement attendue. C'était le moyen de le faire se libérer, le seul moyen pour lui de cracher tout ce qui le préoccupait, le rendait peut-être fou et qu'il gardait enfoui en lui de peur de tout gâcher, espérant probablement que ça finirait pas passer, s'estomper, disparaître et que sa boule d'angoisse se dissiperait par la suite et qu'il reprendrait le cours de sa vie. Mais il n'était pas fait ainsi. S'il lui arrivait d'encaisser, encaisser et encaisser encore sans rétorquer, il n'y avait pas de doute sur le fait que l'explosion était le seul moyen pour lui de se libérer, de lâcher prise et de se vider de cette énorme accumulation. Alors je n'avais pas tiqué, ni sursauté, je m'étais mordue à nouveau les lèvres afin de ne pas le couper. Le mobilier volait, se fracassait et notre jardin ne ressemblait plus à cet endroit paisible qu'on avait essayé de construire ensemble. Je le connaissais assez pour être capable de ressentir sa douleur, la partager, même si je ne la comprenais pas toujours. Et le problème était pourtant une évidence, une phrase que j'avais prononcée sans vraiment la penser, des gestes que j'avais effectués et qu'il n'avait pas oubliés - sauter d'un toit, par exemple. Il avait peur, semblait même terrifié.

Le pire dans cette histoire, c'est que je ne savais pas comment sortir de se pétrin, de ce combat quotidien que je menais avec moi-même pour vivre une vie presque normale. Les mots balancés ont le même effet qu'un énorme coup de poing dans le ventre, parce que je pensais qu'il avait compris, accepté tout cela en acceptant ce trouble, mais finalement, avait-il bien assimilé les risques ? Je fais signe à Biggleswade de partir, posant une main sur son épaule pour lui assurer que tout allait bien et le remercier. L'Elfe sourcille, mais obéit, c'était la meilleure chose à faire s'il ne voulait pas être endommagé par la colère artyesque. Je me mets à marcher d'un pas rapide en direction du Poufsouffle, bien décidé à son tour à abandonner la confrontation. Mais maintenant que je le tenais, je ne voulais pas le lâcher, prendre le risque que le silence et l'éloignement continue encore et encore. Et tu crois vraiment que...je m'arrête pour reprendre mon souffle quelques instants, tu crois que, aaaah mais arrête-toi Arty bordel ! Il finit par obéir, reste de dos, le temps que je le rattrape et lui fasse face. Je pose mes deux mains sur ses épaules, baisse la tête pour reprendre mon souffle, difficile à sept mois de grossesse d'avoir un cardio optimal. Lorsque je lève les yeux vers lui, ce n'est plus de la rage que je vois dans ses yeux, mais de la tristesse. Tu crois que j'ai choisi d'être comme ça ? D'avoir des pensées comme ça ? De m'en foutre comme ça ? Non, au contraire, j'aurais aimé avoir cette rage de vivre. J't'ai pas caché ça, jamais, je pensais qu'en acceptant de continuer avec moi, tu avais accepté que...qu'il pourrait me perdre un jour.

Je prends quelques secondes pour chercher mes mots, chercher la vérité enfouie au fond de moi, je garde mes mains sur ses épaules pour m'assurer qu'il reste, continue de m'écouter. Et c'est faux, j'en ai pas rien à foutre, plus maintenant, plus depuis que t'es là, depuis que je sais qu'elle est là. Mais sous le coup de la colère, ça prenait souvent le dessus. Et le fait que ça puisse revenir comme ça, sans que je ne le veuille, ne le contrôle, ça me terrifie, je n'avais probablement jamais utilisé ce mot de ma vie. La peur n'était pas un sentiment que j'avais l'habitude de ressentir, alors la terreur... Je le lâche pour essuyer à nouveau les larmes qui s'étaient échappées malgré moi. C'était la première fois que je faisais part d'une envie de vivre. Elle grandit en moi depuis sept mois, Arty et dès la seconde où j'ai su qu'elle était là, je l'ai voulue. C'était un fait. La seule raison pour laquelle je ne voulais pas d'enfants, c'était parce que je ne savais pas ce que c'était d'être élevée avec deux parents unis qui veulent le bonheur de leur enfant. J'avais peur de répéter leurs erreurs de manière inconscientes. Que mon destin soit d'être comme eux.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Artemis Wildsmith, le  Lun 14 Sep 2020 - 18:12

Pas si cruel à obliger sa femme à grimper à un arbre, il s’était arrêté. Les boucles gouttelètent dans l’herbe du jardin, observent Loredana avec désespoir. De s’être une nouvelle fois emporté, un ras de marais monstrueux – ne surtout pas regarder les dégâts. Mais il les voit, là, dans les yeux essoufflés de l’Amoureuse qui ne cessent de l’harponner, tentent de se justifier. Arty soupire, le regard fuyant et les mains enfoncées dans les poches du short trempé. Tenter d’ignorer le contact des doigts de la Métamorphomage sur sa peau humide, et ses cheveux rougeoyants qui l’inquiétaient autant qu'ils l’envoûtaient – toujours. Les tympans concentrés sur les mots rassurants. Elle avait cette façon calme de ponctuer les fulminations du Fripon, d’y insérer du raisonnable, de quoi réveiller légèrement la bonne conscience du Wildsmith – du moins aller la pêcher sous les couches de colère.
Se rendre à l’évidence : Loredana n’avait aucune prise sur ses émois, suicidaires ou pas. Comme lui. C’était comme se regarder dans un pu*ain de miroir, lui qui ne maîtrisait jamais rien ; la fureur, la bestialité, l’agitation. Alors évidemment, la culpabilité lui donne immédiatement la nausée. Réclamer chez elle ce dont lui était incapable. Se mordre fort la lèvre pour étouffer l’amertume, il se recule doucement pour échapper aux bras de la jeune femme.

Juste le temps de s’amuser des brindilles d’herbe du bout de l’orteil, d’imprégner les consolatrices paroles.
Tout ça pour ça.
Des semaines de bouderie, fantomatiques au cours desquelles il s’était banni seul de son mariage, de sa paternité pour qu’en quelques mots elle abolisse tous les doutes qui lui enserraient le cœur. C’était si simple. Dans son cerveau, un projecteur rivé sur ses piètres qualités communicatives, conjugales. S’il s’éloigne, c’est qu’il a honte ; se demande comment l’Épouse avait pu supporter si longtemps son pesant mutisme. J’voudrais juste que tu sois pas si lâche quand ça déraille, c’est grogné alors qu’il garde la tête baissée, que t’abandonnes pas si facilement. Même ainsi, il resterait à jamais le filet pour la rattraper – il le sait. Puis encore une fois : n’était-ce pas ce qu’il avait fait, lui ? Il avait abandonné, gaspillé du temps, simplement parce qu’il n’arrivait pas à éjecter ses inquiétudes – cet estropié des sentiments. Pardon. Là aussi, c’est tout bas, mais c’est dit. Au cœur des deux syllabes, toutes les excuses pour son infâme comportement, stupide.
Il finit par se rapprocher, au plus près du ventre arrondi. Les mains sortent des poches timides pour enlacer la taille de la Gryffondor. Et tel un chiot se nichant contre le ventre de sa mère, il blottit son museau dans le cou de Loredana – s’y réfugie. Sans toi, tout s’écroule. Lui en tout cas, partirait en miettes.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Loredana Wildsmith, le  Mar 15 Sep 2020 - 8:14

Il y avait d'abord eu ce geste de recul, ce qui me laissait entendre que je n'avais pas été convaincante, ou qu'il n'acceptait simplement pas le fait que je n'aie pas de contrôle sur tout ça. Pourtant, c'était la première fois que je faisais part de mes ressentis à ce sujet, la première fois que je m'ouvrais pleinement, parce que c'était un sujet qui restait un véritable mystère. Je n'avais jamais chercher à le comprendre, à le modifier, parce que jusqu'à maintenant, je n'avais jamais vu l'utilité. Mais aujourd'hui mariée et sur le point de donner la vie, j'avais toutes les raisons du monde de vouloir que ça change, de ne plus me laisser dominer par ce trouble - rude travail - et d'être présente pour élever notre enfant. Évidemment, on ne pouvait pas se dire à l'abri d'une nouvelle période compliquée, mais on pouvait mettre ces doutes de côtés et ne pas s'arrêter sur des choses qui me dépassaient. Les bras ballants, le long du corps, je tressaille de l'intérieur en l'entendant prononcer ces mots. Il n'avait pas tort, mais ils restaient durs à entendre, à assumer. Moi, la courageuse, la téméraire, amatrice du danger, je devenais lâche lorsqu'il s'agissait de ma propre vie.

Et c'est un corps désespéré, perdu peut-être, que j'accueille entre mes bras. Cette sensation qu'il n'était pas heureux, ne le serait probablement jamais s'il restait buté sur ces idées de lâcheté. Ce n'était pas la première fois qu'il me le disait, ce n'était pas la première fois qu'il avouait qu'il n'y aurait plus rien si je n'étais plus là. Je laisse couler quelques secondes avant de lui faire relever la tête à l'aide de mes mains. C'était presque étrange de retrouver son contact, c'était si long et j'avais cette impression constante que cela signifiait le début de la fin de cette relation. J'abandonnerai plus, était-ce une promesse faite à lui ? À moi-même ? Mais toi, ne pense pas à ce que ce serait sans moi, parce qu'il donnait cette impression de ne penser qu'à ça, qu'à mon absence, et parle moi quand ça va pas, j'peux pas supporter cette ignorance, la sensation de n'être qu'un fardeau, j'ai tellement besoin que tu sois là, avec moi ! Profiter de ces derniers mois sans enfants. Des mots que je n'avais pas osé dire, persuadée qu'une autre me remplaçait, les doutes qu'il cherche quelqu'un de plus simple à vivre de plus méritant. Certes, lui pourrait penser la même chose de son côté, mais si j'étais trop pudique pour sortir ce genre de mots, je savais pertinemment, étais persuadée que je ne tiendrais pas longtemps sans lui non plus.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Artemis Wildsmith, le  Mer 16 Sep 2020 - 17:21

La douce stupéfaction avait fait danser les sourcils de l’Acrobate, ne pas s’attendre à une telle promesse, aussi surprenante que délivrante. Les organes gonflent et semblent respirer de nouveau devant de tels mots, il lui sourit. Les fossettes soulagées de se ré-activer face au visage de Loredana. Il s’en rapproche, mignon baiser esquimaux, il murmure délicatement, c’est vrai, quelqu’un a déjà dit, s’inquiéter c’est souffrir deux fois. Il connaît les grands sorciers le petit, voyez-vous ça. Qu’il arrête de s’embrouiller les pensées avec des doutes des inquiétudes qui l’empêchaient de saisir le maintenant, d’en profiter pleinement. Il l’enlace alors, un câlin de guingois tellement il devenait compliqué de l’enserrer complètement – le ventre proéminent. J’suis là, j’bouge pas. Même quand tu m’agaces. Même quand il s’efface. Se reculer délicatement non sans épingler en passant un bref baiser sur la joue de la Gryffondor – pulvériser les restes des sanglots qui lui avaient échappé.

Les mains s’autorisent quelques papillonnements sur le tissu estival de la jeune femme, accoster l’arrondi des sept mois déjà écoulés. Une petite fille alors ? Naissance de tendres bluettes dans les pupilles du futur Papa – c’est adorable. Elle a changé de couleur ? Là, voilà, les questions longtemps retenues affluent soudainement, flopée de mots sur une langue qui avait cessé de s’agiter quelques temps. Un bébé caméléon ou comment mettre Arty devant des leçons nécessaires de contrôle pour que l’enfant maîtrise son éventuel scintillement – la blague. Enfin, son petit doigt lui dit que si sa fille se transformait en arc-en-ciel ambulant, il y avait de fortes très fortes chances qu’il la laisse vagabonder à son aise – après les foudres qu’il s’était pris de la Métamorphomage pour avoir oser parler de restrictions, il ne s’aventurerait plus sur un tel chemin épineux – pas si téméraire-fou l’Arty.
Mais déjà paternel bien consciencieux, il s’agenouille immédiatement dans l’herbe chaude et précipité, il se faufile sous la robe de l’Amoureuse. Après tout, ce ventre, c’était un peu le sien. Les doigts collés à l’épiderme tendu qui ferait office de haut-parleur pour sa bouche clouée au nombril : hey, c’est ton Papa adoré, oui je sais j’étais pas là hier, mais c’est parce que ta Maman a été super enquiquinante et. Les boucles palpitent sous la petite claque réprobatrice de la Gryffondor. Enfin, on s’est disputés quoi, mais promis promis, j’t’aime quand même, infiniment super fort. Se rendre compte subitement à quel point c’était trop bête. Il avait laissé les chamailleries se glisser au cœur du lien qu’il voulait tisser avec le bébé, il réapparaît de sous la robe de l’Épouse, levant des yeux consternés vers elle. Plus de disputes devant elle. Que l’enfant de l’Apocalypse, comme l’appelait l'Elias, ne soit jamais pauvre victime collatérales des déchirements récurrents de ses parents. Et mazette, que cette résolution serait difficile à tenir.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Loredana Wildsmith, le  Jeu 17 Sep 2020 - 9:12

Le soulagement devait se lire sur mon visage en le voyant sourire. La tension redescendait, la pression aussi et j'étais rassurée de voir qu'il y avait une issue, une possibilité de réconciliation après autant de non-dits, de silence, d'impression d'abandon. La tâche ne serait pas évidente, loin de là même, mais je n'étais plus seule désormais, je ne pouvais plus agir selon mon bon vouloir. Ma fille devait grandir avec ses deux parents, être protégée de mes écarts et des pleines lunes. Ce n'était sans doute qu'une question d'adaptation. L'appréhension était présente, mais j'avais hâte qu'elle soit là, avec nous, lui apprendre ce que l'on ne m'avait pas appris, lui donner ce que l'on m'avait toujours refusé. Et si je venais à mourir durant l'accouchement comme ma mère, j'étais persuadée qu'Arty lui dirait à quel point je l'aimais. Mais évidemment, c'était une peur que je préférais conserver dans une boîte cachée au fond, dans ma tête, ne pas s'inquiéter pour tout. Tout se passerait bien. Une petite fille qui pour l'instant n'a pas changé de couleur, je souris, mais je suis sûre qu'elle l'est, j'étais persuadée qu'elle allait hériter de mon don de Métamorphomage. Une petite Loredana qui verrait ses pouvoirs se manifester bien plus tôt que les miens, c'était certain.

L'instant suivant aurait pu être pris en photo, encadré - pas le moment sous la robe parce que le soulèvement avait légèrement mis en évidence certaines parties de mon corps habituellement cachées. S'il pouvait dire des absurdités, des choses relativement fausses - je n'étais pas enquiquinante, lui avait mal agi - le voir commencer à créer des liens avec notre fille était un beau tableau. Parce qu'elle était le fruit d'un amour instable, explosif, mais d'un amour inconditionnel et indéchirable. En réponse au Poufsouffle, je sens un pression, un coup, tu as senti ? Arty avait toujours loupé les manifestations du bébé, arrivant trop tard, trop tôt, ou n'étant tout simplement pas là. Elle te répond, c'est un moment à graver : le premier contact entre un père et sa fille. Je lui laisse le temps de réagir, de se rendre compte avant de lui prendre la main pour le relever. Il faudra lui trouver un prénom. Difficile de me coller pleinement à lui, de resserrer ses liens avec un câlin plus étroit. Tu penses qu'on va parvenir à ne plus se disputer ? Même devant elle ? Une grimace qui signifie que c'était difficile à croire, mais j'veux pas penser aux disputes, je m'approche de lui pour l'embrasser fermement, après tout ce temps sans véritable contact, sans même vraiment le voir. Retrouver ses lèvres a l'effet d'un choc électrique qui me traverse violemment dans tout le corps. C'était comme retomber amoureuse de lui une énième fois, comme si la vie me faisait passer des tests, voulait s'assurer que l'on s'était bien trouvés. Je veux penser à autre chose, parce que tu me manques. La voix se transforme en un murmure soufflé à l'oreille que je mordille. Là, j'ai très très très envie de toi, il n'imaginait probablement pas à quel point.
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Re: Soleil diluvien [En cours]
Artemis Wildsmith, le  Dim 20 Sep 2020 - 9:28

Sous ses mains abasourdies, il l’avait enfin senti. Aspiré soudainement par une réalité magnifique et tellement tangible : le bébé avait bougé. Juste sous ses doigts qui avaient sursauté. C’est que derrière le ventre arrondi, il y avait tout un monde en train de se tisser, qui piochait dans les caresses et les paroles de la Mère et visiblement, dans les bêtises prononcées du Père. La bouille d’Arty s’illumine, une ampoule colorée, oui j’ai senti, le regard suspendu à l’enfant caché. Rêveur, il hoche la tête, oui pour le prénom, ils lui trouveraient le prénom plus scintillant du monde – parfait. C’est la première fois que les boucles osent imaginer l’après. Lorsque l’enfant ne sera plus protégée dans les entrailles de Loredana, qu’elle s’en extraira pour percuter le souffle de la vie. Elle serait entièrement à eux, un minuscule petit être tout rose, leur création. Difficile de penser après le raffut dans le jardin qu’ils étaient tout aussi capables de façonner quelque chose de sublime – et non pas simplement détruire.
Ramené au cœur de la chaleur de l’été par le baiser que l’Amoureuse, il reçoit ses lèvres en rayonnant ; ça faisait longtemps. Pas un court baiser distrait déposé en passant, furtivement ; mais celui qui scellait les réjouissantes retrouvailles. Alors qu’il soupire sous les dents badines de la Métamorphomage, il parvient à suspendre l’effusion de l’envie, un instant, juste le temps d’assurer dans un chuchotement : on est obligés d’se disputer, les querelles les chamailleries, c’était ainsi qu’ils ravitaillaient la communication – la passion – mais pas devant elle. Les origines du Papa-poule-bouclier, rien ne viendrait assombrir les jours de sa fille – même pas lui et son explosivité.

Mais pour l’heure, s’éloigner des foudres du précédent esclandre, et rapprocher Loredana. Non pas de face : la petite prenait toute la place. Il fait tourner la jeune femme jusqu’à amarrer son dos à son buste, une précieuse seconde pour se perdre dans le parfum des ondulations dont le rouge avait perdu les reflets de la colère. Cet arôme qui continuait de le hanter lorsqu’il s’éloignait, qui s’était tant imprégné dans les sinus qu’il devenait difficile d’en flairer d’autres. Elle lui avait manqué aussi, c’est le message que portent ses doigts promeneurs, glissant sur les cuisses de la jeune femme, sous sa robe. De son museau, il ameute les longs cheveux sur une seule épaule, laissant l’autre vulnérable ; à sa merci.
La peau brillante du cou de la gorge de la nuque scintille dans ses rétines – il contrôle – ne s’y jette pas, retient l’appétit en la serrant davantage contre lui. A son tour d’emprisonner l’oreille de la Gryffondor de ses mots taquins. Ah bon ? Prétendre la surprise. Alors qu’il y a cinq minutes tu m’accusais d’infidélité ? Il n’y résiste pas, à goûter à la tiédeur que l’air estival avait déposé sur l’épiderme de l’Épouse, sa bouche dévale la courbe du cou, dévoile le bout d’une langue friande – Loredana toujours aussi délicieuse.
Le cœur, habitué aux cabrioles des humeurs du couple, s’emballe déjà, bat contre les côtes pour s’en aller retrouver son acolyte. Enfin, Arty ne peut contenir une dernière provocation : prouve le moi.
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Loredana Wildsmith, le  Lun 21 Sep 2020 - 10:04

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L'image été belle. Une journée d'été où un futur père a son premier contact avec son enfant. La meilleure façon de faire prendre conscience qu'elle serait bientôt là, qu'elle grandissait, se formait et commençait à bouger. Il était dommage que ce merveilleux moment ait été précédé par une explosion, des doutes sur notre vie, notre avenir. Un contraste dérangeant qui me faisait appréhender la naissance, tout en ayant hâte à la fois. Comment s'assurer que chaque dispute attendrait que l'on soit loin ? Qu'elle n'entende rien, ne voie rien, se contente d'avoir l'image de deux parents qui s'aiment et qui l'aime ? J'acquiesce en silence, douteuse, parce que nos excès de colère étaient incontrôlables. Ou peut-être qu'une fois née, ça deviendrait naturel, le corps comme conscient qu'une dispute devait attendre.
Effacer ses doutes, les mettre de côté, ne pas gâcher ce moment, ne pas penser tout de suite à l'après. Se contenter simplement du présent, de ce qui se déroule actuellement, de la réconciliation imminente, la contrainte d'être dos à lui pour l'avoir complètement contre moi. Mon coeur se panse naturellement, simple question d'habitude, le corps se réchauffe, laissant place à une sensation agréable en sentant les lèvres se balader et ses mots me chatouiller.

Quelques minutes auparavant, j'avais cette sensation que notre vie volait en éclat. Cette distance insupportable et la peur qu'il se soit lié à quelqu'un d'autre durant ces semaines de silence. Tu n'me parlais plus, ne me touchais même plus ! Je tords mon cou pour le regarder dans les yeux, comment veux-tu que je ne pense pas à l'infidélité ? Lui qui avait du mal à rester sans contact plus de 24h, qui devenait fou au bout de 48h, avait tenu sans un regard des semaines et des semaines.
Puis sa provocation, cette voix presque chuchotée me rappelle qu'il est là, de retour, rassuré de savoir que je ne le laisserais pas de si tôt, pas volontairement. Je ne pouvais contrôler mes pensées sombres, lorsqu'elles arrivaient, impossible de s'en débarrasser. Mais je ne voulais plus les écouter et j'avais besoin qu'il soit là pour me retenir, faire en sorte que ces pensées ne prennent pas le dessus, plus jamais. Alors je penche légèrement la tête pour l'embrasser. Un baiser de réconciliation tandis que l'une de mes mains s'empare de son bras pour le faire remonter doucement, tout doucement jusqu'à ce que sa main atteigne une poitrine désireuse de la retrouver. La respiration se fait de plus en plus forte en même temps que le baiser s'emballe. Les semaines d'abstinences se ressentent dans mes gestes, mon corps qui tremble d'avoir trop attendu. L'empressement me fait me retourner pour le tirer à l'intérieur, mais nous étions bien trop loin et il était déjà bien trop déshabillé pour que je le fasse attendre davantage. À ce stade de la grossesse, l'Amour devenait plus délicat, mais lorsque notre corps le réclamait, ça ne devenait qu'un simple détail. D'une pression sur les épaules, je pousse Arty à se baisser, s'asseoir, s'allonger sur le sol avant de l'y rejoindre, d'abord assise sur lui, le temps de l'embrasser comme je peux avec un ventre qui limite le proximité. Rapidement, les baisers se baladent sur les joues, la mâchoire, le cou, le torse, le ventre, jusqu'à se retrouver à la lisière d'un pantalon encore fermé. L'empressement me fait arracher le bouton, il vole je-ne-sais-où et mes dents s'empare du tissu du sous-vêtement pour le baisser. Un regard vers lui une langue baladeuse, mais qui ne s'éloigne pas de son objectif. C'est une bouche timide qui s'empare de la masculinité de l'Amoureux, mais qui se transforme vite en gourmandise tandis que les yeux ne lâchent pas les siens, c'est une preuve suffisante ? Un sourire provocateur et des mains qui savent parfaitement ce qu'elles font. La complicité se retrouve, les corps desséchés par l'éloignement retrouvent doucement leur couleur. C'est presque un nouveau souffle de vie.
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Il ne suffisait que de ça : l’effleurement léger d’une poitrine gonflée par la grossesse. Ça le frappe et son corps crie famine, les jours semaines d’abstinence tambourinent et ne demandent qu’à être comblés, ça le grattouille ça le démanche, douloureusement – bien vite, ils le sont, comblés. Alors que l’herbe brûlée vient lui piquer le dos, que ses doigts crispés soulèvent mottes de brindilles au fur et à mesure de la délicieuse descente de l’Amoureuse. Oui, évidemment que c’était une preuve suffisante, les muscles du ventre contractés, la lèvre inférieure mordue parviendront à la convaincre. Il soupire gémit s’extasie devant les habiletés languissantes de l’Épouse. Sur un coude, il se redresse – la contempler, enceinte et à lui. Un instant, il pense se laisser aller, complètement, s’ouvrir à l’exquise apogée dans la bouche de la jeune femme,  y exploser ; il se retient, préfère un tout autre lieu resserré.

Vient alors la nécessité de retourner la situation, d’offrir plutôt que de recevoir – la dévorer. Le regard hâtif et perdu dans le large jardin, il se relève complètement ; au passage, la soutient, elle et ses dizaines de kilos supplémentaires (haha), un seul lieu brille sous le front impatient : chambre, maintenant. S’ensuit une course effrénée, avec baisers désordonnés et caresses frénétiques. Il laissera tomber la robe estivale de la jeune femme sur le seuil du manoir, en l’emmenant vers l’étage.

Il s’arrête. J’suis désolé, essoufflé et haletant, d’avoir été distant. Le problème d’Arty : souvent, les excuses avaient bien beaucoup de mal à affluer, et lorsqu’elles arrivaient, ce n’était jamais au moment opportun. Ici, dans les escaliers, tandis que les peaux brûlaient, voulaient rageusement s’amouracher. Il lui croque les lèvres bouillantes d’ardeur, maladroitement, sortir langue et crocs sans retenue, en faisant sauter les agrafes du sous-vêtement. Ils finiraient par dégringoler aussi, le décor se fait dangereux alors qu’il se penche pour pincer mordiller les seins dévoilés – avant que les quenottes du bébé plantent là leur conquérant drapeau. Sa bêtise lui attrape les oreilles – combien de temps leur restait-il pour ces scènes éhontées ?
Faire résonner les excuses avec chaque chatouillement lorsque ses doigts courent sur la peau fiévreuse, lui prouver peut-être qu’elle lui avait manqué. Viscéralement. C’est d’ailleurs l’impatience des entrailles qui grondent l’idée qu’ils n’atteindraient pas la chambre, pas tout de suite. Une épiphanie maline commande alors les boucles à asseoir l’Amoureuse sur la plus haute des marches, là, c’était parfait. Lui, installé quelques marches plus bas fait grincer ses genoux sur le bois, inconfortable mais terriblement alléchant.

Arty n’attend pas, n’attend plus. Les griffes, après avoir déchiré le dernier tissu, s’enfoncent dans les cuisses de la Gryffondor qu’il écartent brutalement avant de se précipiter au cœur de la féminité. Les boucles nullement importunées de se frotter au ventre arrondi – elles sont concentrées. Pas de fioritures dans les contours, langue et lèvres se goinfrent, s’amusent déjà au creux des vallonnements de cette vulve enflée par la grossesse. Se gaver allègrement des frissonnements de la Métamorphomage, des spasmes qui la feraient vibrer. Il était grand temps de repeindre les murs du manoir de leur habituel vacarme charnel.
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