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Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon
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Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Mer 23 Sep - 21:58

Sur un air de piano
ft. Srđan Karanovic
Saison 32 – Septembre


        La fin de l’été approchait doucement. Le raccourcissement des jours et l’air qui devenait de plus en plus froid sonnaient indéniablement l’approche de l’automne. Avec cela venait la pluie et aujourd’hui était justement un jour pluvieux. Les gouttes matraquaient les carreaux et créaient une musique quelque peu désagréable. Cependant, c’était en ce jour que je reçus une lettre de Srđan. Finalement, il s’était décidé à m’écrire et j’étais touchée par cette attention. Comme une promesse prononcée autour d’un verre, je tins parole et nous avons fini par nous donner rendez-vous autour de mon piano.

        Nous avions bloqué un week-end quelque temps après la rentrée. Un mois après notre première rencontre, nous étions finalement amenés à nous revoir. Les jours précédents, je passais beaucoup plus de temps à jouer du piano qu’à l’accoutumée. Peut-être allais-je devenir une virtuose de cet instrument en quelques jours ! Enfin bon, il ne fallait pas prendre un rêve pour la réalité. Mais je ne voulais pas que Srđan soit déçu par mon niveau, même si la dernière fois il se voulait compréhensif. Je voulais être capable de lui donner de bons conseils.

L’appartement, situé au cœur de Londres, se trouvait au quatrième étage sans ascenseur d’un petit immeuble pittoresque, pour ne pas dire vieillot. Il n’était peut-être pas très grand, mais j’avais passé des heures à tout dépoussiérer et nettoyer de fond en comble. Je ne me souvenais pas l’avoir vu aussi bien rangé depuis des années peut-être. Mais aujourd’hui tout devait être parfait et la pluie qui n’avait pas cessé de tomber n’aidait que peu. Je n’avais que rarement d’invités et je me devais de rendre le lieu le plus impeccable possible. Il fallait que je fasse bonne impression, surtout que la dernière fois, j’avais pu me montrer maladroite. Mais il me semblait avoir pensé à tous les détails.

Je dus finalement allumer quelques lumières, car les nuages obscurcissaient la pièce et empêchaient la lumière d’atteindre les petites fenêtres. Si à mon emménagement j’avais songé à utiliser l’électricité et des ampoules comme une bonne moldue, j’avais vite éloigné cette idée de mon esprit. En effet, je ne souhaitais pas voir mes ampoules éclater à chaque fois que j’utilisais de la magie. Électronique et magie ne font pas bon ménage et cela je l’avais vite appris. C’est d’ailleurs pour cela que mon ordinateur et mon téléphone portable ne sortaient que rarement de ma chambre et qu’il était donc interdit d’utiliser la magie dans cette pièce. De plus, ils étaient essentiels afin de maintenir un contact avec mon frère.

        Une chemise, un haut finement travaillé, une jupe, une combinaison élégante… J’enchaînai les tenues et je dus attendre la cinquième pour être satisfaite du résultat. Pour la première fois depuis longtemps, j’avais décidé de porter une robe. Occasion unique, choix vestimentaire unique. J’avais peur d’en faire trop, pour moi une robe était déjà quelque chose d’extraordinaire, mais après réflexion cela restait simple.

Doute, hésitation, question… Pourquoi me prenais-je la tête ainsi ? Ce n’était pas la première fois qu’un homme venait ici et je faisais rarement autant d’effort. Mais avec Srđan, c’était différent. Il avait quelque chose en lui que les autres n’avaient pas. Il était authentique, charmant, avec une gentillesse qui tentait de pointer le bout de son nez. Et puis, il fallait le reconnaitre, je me sentais désespérément seule ces derniers temps. Et si la présence de mon chat avait pu combler ce vide quelque temps, c’était d’une présence humaine, d’une oreille attentive et de discuter de choses et d’autres dont j'avais besoin. Jouer un peu de piano avec un… ami ? serait parfait pour oublier tous les tracas du quotidien et penser à autre chose.

L’heure tournait. Je ne pouvais pas rester en place. Je me levais sans cesse pour replacer un bibelot, enlever ce qui me semblait être une petite poussière. J’attendais Srđan avec impatience ! J'espérais qu'il n'avait finalement pas changé d'avis.

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Aperçu de l'appartement:
 
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Re: Sur un air de piano [En cours]
Srđan Karanovic, le  Jeu 24 Sep - 20:38

Le jour où Srđan avait envoyé un hibou à Liv, il avait passé des heures, ensuite, à le regretter. Il était sûr qu'elle ne se souvenait plus de leur rencontre au Chemin de Traverse, qu'elle ne comprendrait pas qui il était. Si par miracle elle avait un vague souvenir de lui, elle serait probablement plutôt agacée, puisqu'elle n'avait eu de cesse de lui répéter qu'elle ne lui enseignerait pas le piano, et que c'était à peu près tout ce qu'il avait écrit dans sa lettre. Ce n'était sûrement pas si grave, elle se contenterait de ne jamais lui répondre. Mais, quand même, il avait un pincement au cœur chaque fois qu'il songeait qu'il ne reverrait plus jamais la gentille sorcière blonde, son héroïne d'une journée.
Quelques jours plus tard, à peine, Liv lui répondait! il avait cru, au début, que la lettre venait de ses grands-parents, et ne l'avait pas ouverte tout de suite. Il s'était finalement décidé à la lire en début de soirée, réalisant ligne après ligne, incrédule, que le mot venait d'elle! il avait relu la lettre trois fois, puis s'était précipité pour répondre; cette fois, il fallait fixer un rendez-vous.

C'est ainsi qu'en cette journée pluvieuse de septembre, Srđan se retrouvait dans les rues de Londres, qu'il arpentait en se protégeant comme il pouvait de la pluie, serrant sous son manteau les précieuses lettres de la sorcière. C'était un vrai soulagement d'avoir une occasion de s'éloigner de l'école pour quelques heures. Il était forcé d'y rester toute la semaine, mais le week-end, rien n'imposait sa présence, après tout, d'autant qu'il était déjà presque un adulte.
Il avait essayé de ne pas s'habiller n'importe comment, il avait sorti son plus beau jean, toujours aussi serré, et une chemise noire, la seule qu'il possédait. Il avait même essayé de se coiffer, mais avec toute cette pluie qui tombait, ses cheveux étaient un champ de bataille, et ses vêtements de plus en plus trempés. Tous ses beaux efforts étaient ruinés; il se sécherait aussi bien que possible s'il trouvait un porche sous lequel s'abriter, de préférence loin des regards moldus.

Evidemment, impossible de retenir son excitation, et inutile de faire semblant. Enfin, il allait apprendre le piano! Srđan n'espérait pas devenir un grand pianiste, mais il espérait qu'il serait doué, au moins pour faire plaisir à Liv. De toutes façons, s'il n'était pas doué, il s'entraînerait aussi souvent que nécessaire pour y remédier. C'était un instrument absolument indispensable, polyvalent, qui pouvait accompagner n'importe quelle mélodie.
Cela couplé avec l'attente - et la légère appréhension, il était presque un peu intimidé - de revoir la blonde, battait largement la pluie et le vent. Rien n'entamerait sa bonne humeur aujourd'hui. Elle l'avait déjà impressionné, la première fois qu'ils s'étaient vus, elle était si sereine, maîtresse d'elle-même, gentille. Et, détail qui ne gâchait rien, elle faisait des potions. Peut-être que son appartement serait rempli de fioles en tous genres, peut-être s'agissait-il plus d'un atelier que d'une vraie habitation? Le jeune sorcier n'avait pas oublié l'histoire de la baguette de Liv, qui avait tragiquement fini dans un accident de potion.

Pour une fois pas si perdu que ça, grâce aux instructions données par Liv, il était presque sûr de lui quand il s'arrêta devant l'immeuble. Ce devait être là qu'était l'appartement. Il chercha un instant le nom de Liv dans la liste, et claqua des talons sur le sol, satisfait, en trouvant cette dernière. Quatrième étage.
Après un instant de réflexion, il comprit qu'il fallait sonner à l'interphone. Encore une invention moldue qu'il n'avait jamais utilisée. Un peu excité, il essaya d'appuyer sur le bouton à côté du nom de Liv. Trois fois. Rien de spécial ne semblait se passer. Il ne comprenait pas vraiment comment appuyer sur un bouton était sensé ouvrir la porte, qui restait obstinément fermée. Il commençait à être tenté de l'ouvrir à coups de pieds, ou plus simplement de sortir sa baguette.
Peut-être qu'elle lui avait joué un mauvais tour, et que ce n'était tout simplement pas la bonne adresse? Impossible, il y avait son nom... Ou peut-être qu'il était juste beaucoup trop impatient, et qu'il y avait un délai avant l'ouverture de la porte.
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Re: Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Ven 25 Sep - 19:30

Sur un air de piano
ft. Srđan Karanovic
Saison 32 – Septembre
LA de Srđan (il peut prendre le mien si nécessaire)


        Je regardais l'horloge fixée sur le mur de la cuisine. Cuisine qui était d’ailleurs aussi la salle à manger, le salon ainsi que le laboratoire de potions. C’était cela que de n’avoir qu’une seule pièce à vivre. Mais en réalité, s’il y avait bien une table pour accueillir les repas, elle était envahie de chaudron, fioles et ingrédients pour la réalisation de potions. Ma paillasse à mélange, création et réalisation. Si j’avais pris le temps de la ranger convenablement, à savoir rassembler et aligner les fioles, la table était loin d’être utilisable pour autre chose. D’ailleurs, le trou laissé par l’accident de potion était encore présent.

        J’étais allongée sur le canapé, à côté de mon chat, les yeux rivés sur le plafond. Je ne savais plus quoi trouver pour m’occuper en l’attente de Srđan. Un soupir s’échappa de ma bouche. C’est à ce moment que la sonnerie retentit, non pas une fois, non pas deux fois, mais bien trois. A moins qu’il ne s’agisse d’un gamin décidé à s’amuser avec l’interphone, ce ne pouvait être que le Serbe. Ou du moins, je l’espérais.

Tous mes sens se remirent en marche. Je me levais d’un bond en direction de la porte et pris le téléphone relié à l’interphone, quatre étages plus bas :

« Srđan ? Ne bouge pas, je viens t’ouvrir. »

Je n’attendis même pas de réponse, sortis et dévalai les escaliers à toute vitesse. En effet, le système d’ouverture de la porte à distance ne fonctionnait plus depuis un long moment. Ou peut-être n’avait-il jamais fonctionné. Le temps de la descente, une petite voix au fond de moi doutait. Mais peut-être n’était-ce pas lui ? Peut-être allais-je me retrouver totalement ridicule devant un inconnu ne s’attendant pas le moins du monde à me voir... Non, ce devait forcément être Srđan !

Quelques secondes plus tard, qui me parurent des minutes, j’ouvris la porte d’entrée. Le vent et la pluie me surprirent. Totale opposition avec la douceur de la chaleur intérieure. Parmi le torrent de gouttes, j’aperçus Srđan qui essayait tant bien que mal de se protéger du déluge. Je ne pus réprimer un sourire, j’étais vraiment contente de le voir.

« Hey ! Comment tu vas ? » Je secouai la tête et me repris, « oh pardon ! Désolé pour l’attente, vas-y entre ! »

        Je l’invitai donc à me suivre et le guidai jusqu’au quatrième étage. De quoi faire son sport, car l’ascenseur n’était pas une option dans l’immeuble. Je jetai de temps à autres des regards derrière moi, comme pour m’assurer qu’il était toujours là. Enfin, la chaleur de l’appartement nous accueillit.

« Et voilà, bienvenue chez moi ! Ce n’est pas très grand, mais on y est plutôt bien. » Dis-je en lui présentant le lieu d'un geste de la main.

Le pauvre Srđan semblait ne pas avoir survécu à l’épreuve de la pluie. S’il était élégamment vêtu, il n’était pas à l’épreuve de l’eau. Ses cheveux laissaient tomber de fines gouttes sur le parquet. Je me saisis donc de ma baguette et m’approchai de lui :

« Tu permets ? » Dis-je en lançant un #Consectetuer Dryer afin de sécher ses affaires. « Voilà qui devrait être mieux ! En tout cas, n’hésite pas, mets-toi à l’aise. Je te laisse t’installer. »

Mon sourire ne tarissait pas. J’aimais discuter, partager et passer de bons moments avec des personnes que j’appréciais. Il était grand temps que l’appartement retrouve son âme et sa vie d’antan. Et aujourd'hui était un premier pas dans cette direction.

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Re: Sur un air de piano [En cours]
Srđan Karanovic, le  Lun 28 Sep - 12:51

La voix de Liv, reconnaissable entre toutes, sortit de nulle part juste à temps, quelques secondes avant que Srđan ne prenne une décision stupide. En un rien de temps, la sorcière apparut pour lui ouvrir la porte. Srđan se retint de la saluer de façon trop pressante, il se souvenait, par miracle, qu'il était trempé et n'aurait pas voulu abîmer l'image parfaite qu'offrait la sorcière blonde, resplendissante dans sa robe noire, plus belle encore que dans les souvenirs du serbe.
Il se contenta donc de répondre par son sourire le plus chaleureux quand Liv l'invita à entrer, s'engouffrant dans l'immeuble le plus vite qu'il pouvait pour se soustraire au mauvais temps.
Les marches d'escalier lui semblèrent une broutille, il se rendit à peine compte qu'ils montaient jusqu'au quatrième étage, et il ne lui vint même pas à l'esprit qu'il manquait un ascenseur à l'immeuble. La seule réflexion qu'il était parvenu à se faire, c'était que les autres habitants de l'immeuble avaient bien de la chance d'avoir Liv comme voisine.

Elle lui ouvrit la porte, lui permettant enfin de découvrir son appartement. Srđan, habitué à la misère régnant chez ses grands-parents, qui étaient incapables de tenir un intérieur propre et agréable, fut charmé au premier coup d'œil. Ici, il n'y avait rien de glauque, l'appartement lui sembla baigné de lumière malgré la pluie, accueillant, l'atelier à potions, qui existait bien, attirait la curiosité sans être inquiétant. Pas de meubles dont les placards semblaient regorger d'objets interdits, plus inquiétants qu'amusants, pas d'armes, pas de magie noire en vue. On devait pouvoir s'asseoir sur les fauteuils sans craindre une attaque d'une quelconque créature cachée sous un coussin, et l'appartement ne hurlait certainement pas "vous n'êtes pas le bienvenu!" chaque fois qu'on touchait la poignée d'une porte ou d'un placard. Le jeune sorcier en avait presque oublié le piano. Un jour, c'était sûr, il aurait un appartement dans ce genre. A la place de l'atelier de potions, bien sûr, il aurait des instruments et un micro. Il faudrait juste qu'il trouve de bons sortilèges d'insonorisation pour éviter les insultes des voisins.

« Et voilà, bienvenue chez moi ! Ce n’est pas très grand, mais on y est plutôt bien. »

Le jeune sorcier se retourna vers elle avec de grands yeux. Plutôt bien? Cet endroit ressemblait à un vrai paradis! Et Liv avait bien quelque chose d'angélique.
Comme si elle lisait dans ses pensées, elle sortit sa baguette, et le sécha des pieds à la tête en un tour de main. Pas mécontent de ne pas avoir à tremper tout l'appartement, puis à rentrer à Poudlard en ayant chopé la crève, Srđan se passa la main dans les cheveux, dans un vain espoir de recoiffer ses mèches folles.

« Voilà qui devrait être mieux ! En tout cas, n’hésite pas, mets-toi à l’aise. Je te laisse t’installer. »

Il ne se le fit pas dire deux fois; il était ravi de se débarrasser de son manteau, et se demanda s'il oserait aller voir les fioles qui s'alignaient sur une des tables. Vu la gentillesse de Liv, elle ne se fâcherait pas pour si peu. Srđan se dirigea donc vers la table, en respectant une certaine distance de sécurité, il n'était quand même pas stupide au point d'aller fouiller dans ce qui était peut-être des bouteilles d'acide. Les fioles, chaudrons, préparations de toutes les couleurs l'émerveillaient, alors qu'en classe, elles lui avaient toujours semblé absolument inintéressantes. Tout était différent, chez Liv. Tout avait plus de couleurs.
Ce n'est qu'après avoir fait le tour de la table qu'il se rendit compte qu'il n'avait pas dit un mot à Liv depuis son arrivée.

" Tu as le plus bel appartement que j'aie jamais vu! c'est incroyable, ici! "

De toute évidence, il le pensait. Il avait le sourire jusqu'aux oreilles, et était pleine d'énergie, à deux doigts de littéralement trépigner sur place, tant il était content d'être là avec elle.
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Re: Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Lun 28 Sep - 19:12

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ft. Srđan Karanovic
Saison 32 – Septembre


        Enfin, nous étions au sec et au chaud. Avec un temps pareil, la douceur de l’appartement était plus que bienvenue. L’envie de s’enrouler dans une couette avec un bon thé chaud et un livre dans les mains. Les journées cocooning comme j’aimais les appeler. Une journée où il ne faisait pas bon de sortir et où l’on avait juste envie de prendre soin de soi tranquillement à la maison.

Mais aujourd’hui était une journée différente. J’avais un invité et pas n’importe qui. Mais si Srđan n’était pas une personnalité connue, il comptait pour moi. Dès l’instant où je l’avais croisé chez Ollivander’s, il m’avait immédiatement intriguée et attirée, une curiosité était née. Son accent, sa gentillesse, cette étincelle dans les yeux. Il dégageait une aura apaisante et je savais qu’en sa présence, la journée s’ensoleillerait.

        L’étincelle ne mit pas longtemps à revenir dans ses yeux. En effet, je m’amusais de le voir détailler l’appartement comme un enfant qui découvrait les merveilles d’un nouveau lieu. Tout semblait l’intriguer et le fasciner. Apprécier les choses simples de la vie, nous avions sûrement cela en commun. Cette capacité à trouver tout ce qui nous entoure intéressant et merveilleux. Les petits plaisirs du quotidien et savoir se satisfaire de peu. Je ne pus m’empêcher de sourire en le voyant s’approcher de mon « atelier » de potions.

J’étais perdue dans ma contemplation lorsque sa voix me rappela à la réalité. C’est vrai qu’il s’agissait tout de même d’un bel appartement en effet. Et quoi que je dise, je m’y sentais plus que bien. Mais si je ne connaissais pas les endroits où Srđan avait pu aller, il ne s’agissait sûrement pas du plus beau logement qui existe. Cependant, si le bâtiment laissait à désirer autant que l’isolation thermique et sonore, j’avais tout de même su l’aménager à mon image et le rendre plus accueillant.

En tout cas, j’étais ravie qu’il lui plaise. J’avais passé des heures à tout ranger et nettoyer pour faire bonne impression et cela avait porté ses fruits. Il s’y sentait bien et c’était le principal ! Ceci me mit du baume au cœur. Ses petites remarques pleines de bonnes intentions et de gentillesse avaient vraiment ce don de me toucher au plus profond de mon être.

« Voilà mon fameux atelier de potions ! Alors, sympa non ? J’ai à peu près tout ce qu’il me faut sous la main pour concocter et créer toutes mes envies. Ça prend de la place, mais c’est mon petit monde à moi. » Expliquai-je en rigolant légèrement à la vue de la pauvre table qui n’avait rien demandé.

        Cependant, il fallait que je me comporte en tant qu’hôte d’exception afin de lui faire honneur. Je pris donc la direction de la cuisine. Enfin, je fis quelques pas à côté de Srđan pour atteindre une petite kitchenette où l’essentiel avait été rassemblé en un minimum d’espace. Tout en sortant des boîtes et des tasses (dépareillées bien sûr), je me tournai vers Srđan pour lui demander, toujours un sourire aux lèvres :

« Bon, avant de passer aux choses sérieuses, tu souhaites boire quoi ? Vu l’heure, je peux te proposer du café ou du thé si tu le souhaites. Même si j’avoue avoir plus de choix en thé, étant grande amatrice !  »

En effet, sur une petite planche en bois accrochée au-dessus de la cuisine s’étalait ma collection de boîtes de thé et de thé en général. Menthe, bergamote, jasmin, rose, pamplemousse, gingembre, j’avais du classique, du plus exotique. Si Srđan n’aimait pas cela, il était mal tombé avec moi.

« Sinon j’ai peut-être un jus d’orange… » Dis-je en fouillant dans les placards, sans garantir que la date de péremption n’était pas dépassée. « Ou de l’eau tout simplement. À ta convenance. »

J’avais bien prévu de l’alcool au frais, mais disons qu’il était encore l’après-midi, pas de quoi entamer une bouteille à mon avis. Il me semblait d’ailleurs, après notre verre au Chaudron Baveur, que Srđan aimait la vodka et j’étais donc passée en acheter pour lui, au cas où il resterait un peu plus longtemps. Prévoir et anticiper. On ne sait jamais.

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Re: Sur un air de piano [En cours]
Srđan Karanovic, le  Dim 4 Oct - 22:04

La belle sorcière avait prit la direction de la cuisine, où elle semblait commencer à s'affairer. Srđan, emporté tant par la curiosité que par un élan naturel, s'était détaché de sa contemplation de l'atelier de potions pour la suivre, quelques pas derrière elle, pour ne pas rater une miette de ce qu'elle faisait.
Il découvrit avec plaisir la cuisine, qui était à l'image du reste de l'appartement, petite et accueillante, propre et fraîche. Il fut un peu impressionné par la quantité de thés que possédait Liv, mais à la réflexion, ce devait être normal, pour une sorcière qui aimait les potions, d'aussi aimer les boissons originales.

Bon, avant de passer aux choses sérieuses, tu souhaites boire quoi ? Vu l’heure, je peux te proposer du café ou du thé si tu le souhaites. Même si j’avoue avoir plus de choix en thé, étant grande amatrice !

On lui offrait même à boire! le jeune sorcier ne se souvenait pas d'avoir été aussi bien reçu quelque part; chez lui, il fallait se contenter de boire de l'eau, les seules autres boissons étaient de l'alcool, qui de toutes façons était réservé à l'usage exclusif de son grand-père.
Il n'avait donc jamais bu de café, et n'avait pas vraiment l'habitude du thé. Il en avait peut-être bu une fois ou deux, chez de vieilles voisines, mais il en gardait plutôt un mauvais souvenir, autant parce que la boisson était mauvaise que parce qu'il détestait ces vieilles commères. Cependant, hors de question de décevoir Liv, qui mettait tant d'énergie à s'occuper de lui! un tout petit mensonge ne ferait pas de mal.

" Je veux bien du thé. "

Après une seconde à regarder Liv fouiller dans les placards, il se rendit compte qu'il avait encore oublié de remercier, et ajouta, presque naturellement, un "merci". Intérieurement, le jeune homme se maudit: il savait bien qu'il n'avait aucunes bonnes manières, mais devant elle, il pouvait quand même faire un effort, et avoir l'air un peu plus aimable que ça!

L'appartement avait un effet apaisant, et Srđan commençait à s'être un peu approprié les lieux; maintenant qu'il avait fini de découvrir l'appartement, il pouvait se concentrer un peu plus sur la sorcière blonde, et allait devenir plus bavard, faisant autre chose que de lâcher trois mots en guise de réponse aux gentillesses de son hôtesse.

"La maison de mes grands-parents est plus grande que ton appartement, mais tu ne voudrais pas y mettre un pied! c'est moche et sale, à croire que ce n'est pas digne d'un sorcier de faire le ménage. Un jour, j'aurai quelque chose à moi, je voudrais que ça ressemble un peu à ce que tu as."

Ce n'était qu'une phrase, bien sûr, mais Srđan se confiait rarement autant sur sa famille; pour lui, c'était un grand pas, qui deviendrait, selon la réaction de son interlocutrice, une expérience à ne jamais recommencer ou un progrès important, même s'il n'était pas prêt de recommencer la même chose avec quelqu'un d'autre. L'une des principales leçons qui lui venait de sa mère, c'était de ne jamais parler de la famille, sous aucun prétexte. Après son décès, cette leçon s'était confirmée : moins les gens en savaient sur la vie et la mort de sa mère, moins il avait de problèmes, et moins il subissait de moqueries. Alors, à force, il se contentait de donner le moins de détails qu'il pouvait sur sa famille, et par extension sur les parties importantes de sa vie.
Il accordait à Liv une grande marque de confiance, avec ces quelques mots banals, mais cela lui semblait plus que mérité, vu la gentillesse dont elle faisait preuve à son égard. Il sentait, encore un peu confusément, que la gentillesse qui émanait d'elle était une bonne chose. S'il parlait, cela ne serait pas utilisé contre lui cette fois.
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Re: Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Lun 5 Oct - 13:27

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Saison 32 – Septembre


        Du thé, si je ne l’avais pas imaginé en tant qu’amateur de ce genre de boisson, je m’étais sûrement trompée. Finalement, nous avions peut-être les mêmes goûts après tout. Mais je voulais assurer le coup et décidai de ne pas partir vers des horizons trop exotiques. Un simple thé à la menthe ferait l’affaire !

Je sortis donc une vieille théière dont les fines décorations s’effaçaient avec le temps. Outre le piano, c’était le seul autre souvenir que j’avais de ma grand-mère maternelle, Olivia. Mon nom rendait d’ailleurs hommage à cette dernière. J’avais tout de même eu la chance de la connaître jusqu’à mes six ans. Une femme remarquable dont les souvenirs que j’avais s’effaçaient de plus en plus. C’est pour cela que je tenais à ces objets, vestige d’un passé auquel je tenais.

Après avoir rempli la théière, je lançai un #Calda afin de la chauffer et de faire infuser le thé. Srđan me remercia ce qui m’arracha un nouveau sourire incontrôlable. Je voyais qu’il voulait bien faire, mais ne savait pas toujours comment s’y prendre. Ses petites maladresses et incertitudes me faisaient sourire, mais je trouvais cela aussi touchant.

        Pendant que je m’assurais de la parfaite température ainsi que je chronométrais le temps d’infusion idéal, afin de réaliser le meilleur thé possible, j’entendis Srđan évoquer ses grands-parents. Je ne m’attendais à ce qu’il retente l’expérience de la famille aussi rapidement. Après la dernière fois, où j’avais été maladroite, je ne pensais pas qu’il serait prêt à se confier à nouveau. Ou du moins pas aussi rapidement.

Cependant, je n’allais pas commettre les mêmes erreurs. Interdiction de reposer des questions indiscrètes sur sa vie et sa famille qui semblaient être des sujets sensibles. Je devais apprendre à contrôler cette curiosité si envahissante. Mais j’étais touchée qu’il accepte d’évoquer cela. Finalement, il avait peut-être pardonné ma maladresse de la dernière fois.

« Ça doit te changer en effet ! Justement, avec un petit appartement, je suis obligée de le garder un minimum rangé sinon ça devient tout de suite le bazar et je ne te parle même pas quand je dois retrouver quelque chose ! » Dis-je avec un petit rire.

        La vie de Srđan n’avait pas dû être de tout repos. Entre son périple pour arriver jusqu’en Angleterre et des grands-parents qui ont l’air formidables ! Il ne fallait pas être devin pour sentir une certaine amertume envers ceux-ci. Ah la la, qu’est-ce que la famille peut être compliquée parfois… Même si j’avais l’impression que le passé de Srđan était beaucoup plus trouble que les simples tensions que j'avais avec mes parents. Derrière les étincelles de ses yeux, se cachait sans aucun doute une âme blessée.

Mais le jeune homme ne tarissait pas d’éloges sur mon logement. Eh bien ! Je finis même par me demander s’il n’exagérait pas un peu pour me faire plaisir, mais quand je le voyais, il me semblait sincère. Je ne sais pas pourquoi, mais je savais que je pouvais lui faire confiance et qu’il ne semblait pas être le genre de personne à trahir facilement. Lui aussi avait peut-être eu de mauvaises expériences par le passé.

« Je suis sûre que ça viendra et le principal, c’est tout simplement de se sentir chez soi ! Mais je suis persuadée que, si un jour j’ai l’occasion de voir cet appartement, il sera tout aussi chaleureux que tu peux l’être. Notre lieu de vie reflète souvent qui nous sommes. »

Qui sait, peut-être était-ce le début d’une belle amitié et peut-être aurais-je la chance de le voir emménager dans son premier appartement ! Personne ne peut savoir ce que nous réserve l’avenir. En tout cas, ce n’était pas mon cas et je vivais plutôt au jour le jour sans trop me soucier de l'avenir, où du moins j'essayais.

        Sur la table du salon, je déposai la théière bien chaude, deux tasses ainsi qu’un petit récipient contenant quelques sucres. J’essayais de le mettre à l’aise et de faire en sorte que tout soit parfait ou presque du moins. Je lançais un regard vers la place où j’avais laissé Moon, mon chat, avant d'ouvrir au jeune homme. Mais en entendant Srđan, elle avait dû partir se cacher dans la chambre dont la porte était légèrement ouverte. Peut-être allait-elle pointer le bout de son nez plus tard.

« J’espère que tu n’as rien contre les chats, mais elle va peut-être rester cachée un moment, donc tu ne devrais pas être embêté. » On ne sait jamais, peut-être était-il allergique ? « Je te propose qu’on se pose un peu avant si tu veux, histoire de boire tranquillement et discuter un peu avant de passer au piano. Sauf si tu préfères qu’on s’y attelle directement, bien sûr. »

Comme à mon habitude, je finis ma phrase par un sourire. Puis pour lier le geste à la parole, je m’installai sur le canapé et invitai le jeune homme à faire de même. Je le voyais de plus en plus à l’aise et cela me faisait plaisir. Rien de mieux que d’être détendu pour passer un bon moment (et se confier peut-être). Si je n'avais aucun tabou et que je partageais facilement les histoires de ma vie, c'était loin d'être son cas. La chaleur de la boisson se répandait dans mon corps et contrastait avec la fraîcheur de l’extérieur. J’espérais que Srđan appréciait le thé. Je laissais quelques instants pour prendre le temps de se poser, le calme de la pièce n’était pas pesant, mais je le trouvais au contraire apaisant.

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Re: Sur un air de piano [En cours]
Srđan Karanovic, le  Mar 6 Oct - 20:32

La référence à sa famille ne semblait pas avoir spécialement marqué la sorcière. Au contraire, cela passait comme une lettre à la poste, elle ne le prenait pas en pitié, ne posait pas de questions, ne s'énervait pas, ne se moquait pas. Srđan en aurait poussé un soupir de contentement. Il avait bien fait d'oser! il se sentit fier de lui, pour la première fois depuis longtemps il avait réussi quelque chose. Enfin, autre chose que la musique, pour ça il savait qu'il se débrouillait.

Alors qu'ils s'installaient, tranquillement, pour boire le thé, qui avait, de l'avis de Srđan, une curieuse odeur de dentifrice, Liv mentionna son chat. Un peu inquiet, le jeune sorcier chercha l'animal du regard, même si elle venait de lui préciser qu'il s'était caché. Il ne parvint à se détendre que lorsqu'il fut certain qu'il n'était pas caché sous un coussin ou derrière un rideau. Avec un peu de chance, il ne sortirait pas du tout de sa tanière, qui se situait touut au fond de la chambre de la sorcière, loin du piano. Pour rester prudent, il décida de ne pas répondre à Liv au sujet de ce chat. On ne savait jamais, elle pourrait décider de l'appeler.
Il trempa prudemment les lèvres dans la boisson, qui, à son grand soulagement, n'avait pas un goût de dentifrice chaud. Le goût était un peu meilleur que dans ses souvenirs, mais il aurait quand même du mal à finir. Quelle drôle d'idée de boire ça! vu le temps à l'extérieur, au moins, cela avait le mérite de réchauffer.

La mention faite par Liv du piano ne lui avait pas échappé. Il était vraiment soulagé qu'elle n'ait pas oublié le premier but de sa visite. Il n'avait même pas besoin d'insister lourdement, comme il l'avait fait dans le bar. Finalement, il devait avoir eu raison, puisqu'elle avait fini par céder. Dans quelques temps, il pourrait dire, avec aisance, "je sais jouer du piano". Il aurait presque envié le futur lui, mais il n'aurait manqué pour rien au monde la partie de l'apprentissage. Lui qui était si mauvais pour se concentrer pendant les cours, préférant rêver en regardant par la fenêtre, brûlait d'apprendre tout ce qu'il pourrait, aujourd'hui.

" Tu pourras jouer Erik Satie? Je sais pas, une gymnopédie? "

Il avait de nouveau les yeux brillants d'excitation, le ton empressé et joueur. Il avait mille morceaux différents qu'il voulait qu'elle joue et qu'elle lui apprenne!
Il avait d'ailleurs emmené avec lui, soigneusement pliées dans son manteau, plusieurs partitions, qu'il avait recopiées lui-même; il faisait ça depuis des années, soit sur du vrai papier à musique qu'il chapardait quand il le pouvait, soit sur des feuilles blanches, sur lesquelles il traçait patiemment des lignes. Les morceaux qu'il choisissait d'habitude étaient faits pour être chantés, joués à la guitare, parfois à la batterie, ce qui n'était utile que lorsqu'il en trouvait une pour jouer. En prévision de sa visite chez Liv, il avait cherché des partitions plus adaptées au piano, et même découvert quelques grands classiques, qu'il était maintenant impatient de savoir jouer à son tour.
La sorcière blonde avait bien dit qu'ils se poseraient un peu avant de commencer à jouer, mais cela n'empêchait pas d'en parler... si?
Et si elle n'avait pas envie de parler seulement de musique toute la journée, ce ne serait pas non plus un problème. Srđan avait beaucoup de questions à poser. Tout en jouant avec la tasse de thé, tout en faisant assez attention pour ne pas en renverser le contenu, il posa la première qui lui venait à l'esprit :

" C'est un immeuble de moldus, ou bien il y a des sorciers ici? Comment ça marche, tu dois te cacher quand tu jettes un sort? Ou alors tu leur jettes des "Oubliettes" régulièrement, genre quand ils vont au travail? Tu as déjà vu leurs appartements? C'est comment, chez eux? "

Il s'était penché vers elle, impatient d'entendre sa réponse, espérant qu'elle vivait près de moldus, ce qui serait sans aucun doute absolument fascinant.
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Re: Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Mer 7 Oct - 12:41

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        À l’évocation de la présence de mon chat, je vis que Srđan n’était pas à l’aise. Mince, il n’aimait peut-être pas les chats tout simplement. Ce n’était vraiment pas de chance ! J’espérais juste qu’elle ne viendrait pas l’embêter, mais elle était souvent discrète en présence d’inconnus. Dans tous les cas, je ferais le nécessaire pour qu’il ne soit pas gêné. Décidément, j’avais beau essayer de faire les choses bien, il y avait toujours un petit événement qui venait perturber cela.

Je recentrai mon attention sur mon thé. Sa chaleur m’enveloppait et m’apaisait. Il s’agissait de la seule boisson que je pouvais boire à longueur de journée. Srđan ne fit pas de remarque sur la boisson, il devait sûrement la trouver à son goût. Enfin, j'espérais. Mais voilà une bonne chose ! Cela aurait vraiment été le summum si en plus j’avais raté la préparation du thé.

        Le jeune homme embraya directement sur le piano ce qui ne m’étonna que peu. En effet, lors de notre première rencontre, il avait réellement insisté pour que je lui apprenne. C’était un passionné et cela se ressentait. Sa motivation et sa passion étaient presque palpables et communicatives. Il n’y avait rien de mieux que de voir quelqu’un heureux et son émerveillement m’enchantait au plus au point.

Les Gymnopédies d’Erik Satie ? Ce nom m’évoquait quelque chose… Il me semblait avoir déjà eu l’occasion d’entendre un extrait. En tout cas, il s’agit d’un type de pièce que j’appréciais. Minimaliste et aérien, elles me transportaient dans des rêveries idylliques et mélancoliques. C’est cela que j’aimais dans la musique, ressentir les émotions qu’elle transmet et me laisser emporter dans des mondes hors du temps, au rythme des notes.

« Ah, ce serait avec plaisir, mais je ne connais pas la partition et je ne crois pas l’avoir ici. Mais je peux essayer de la trouver sur mon ordinateur ! »

Cet objet électronique moldu s’était souvent avéré utile pour cela. Parfois il m’arrivait de trouver des partitions directement sur Internet et ceci me permettait de diversifier les morceaux que je pouvais jouer. Je devais avouer que cette habitude moldue d’utiliser l’ordinateur pour trouver une réponse à la moindre question était assez ancrée en moi.

Je voulais vraiment faire plaisir à Srđan et si c’était le morceau qu’il souhaitait, j’allais me débrouiller pour pouvoir répondre à sa demande. Je ne voulais pas qu’il soit déçu par cette après-midi alors je me plierais en quatre si nécessaire.

        Il me posa d’ailleurs quelques questions sur les moldus et l’immeuble où l’on se trouvait. Il est vrai que cela avait été mon choix de vivre dans la partie moldue de Londres. J’avais grandi comme cela et ceci m’était donc apparu comme une évidence. Si j’avais dû faire quelques aménagements même si la décoration, hormis certains objets sorciers, restait très proche d’appartement moldu.

« Oui en effet, l’immeuble est complétement moldu à ma connaissance, mais les voisins sont très sympathiques ! Sauf la voisine du dessus qui aime rentrer chez elle en talons à 4 heures du mat’, » dis-je en rigolant. « Mais en réalité, je n’ai jamais eu de problèmes pour le moment. Je ne me cache pas plus que ça, mais j’ai tout de même pris quelques précautions. Un Repello Moldum les dissuade de pénétrer dans l’appartement, mais sinon les protections de bases, un sort d’impassibilité, d’anti-transplanage et les vitres sont teintées… Mais j’essaie quand même de faire attention, on ne sait jamais. En tout cas, pour l’instant pas besoin d’Oublietter qui que ce soit ! Sinon, leurs appartements ressemblent un peu au mien sans tous les objets farfelus et magiques bien sûr. »

J’étais bien ici, malgré l’aspect peu accueillant du bâtiment. La plupart des voisins étaient agréables et conviviaux. Je m’accrochais désespérément aux derniers morceaux de mes racines encore restants.

« Et puis, c’est aussi plus pratique pour recevoir ma famille… »

Une pointe de mélancolie pouvait transparaître. Ils ne viendraient pas, c’était certain. Personne ne viendrait. Peut-être Jack ? Mais il était loin et bien occupé. J’étais seule ici et il fallait que je l’accepte. Je laissai échapper un léger soupir de tristesse.

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Re: Sur un air de piano [En cours]
Srđan Karanovic, le  Jeu 8 Oct - 20:36

« Ah, ce serait avec plaisir, mais je ne connais pas la partition et je ne crois pas l’avoir ici. Mais je peux essayer de la trouver sur mon ordinateur ! »

Liv avait donc l'habitude de s'aider de partitions pour jouer! Srđan posa presque doucement sa tasse à côté de lui, puis bondit du fauteuil où il était assis pour aller récupérer dans son manteau les partitions qu'il avait amenées. Il ne craignait pas trop qu'elles soient trempées, elles avaient normalement été bien protégées de la pluie. Il sortit tout le paquet de feuilles soigneusement pliées, qu'il déposa sur le canapé, près de la sorcière, mais pas trop près de sa tasse de thé. Recopier toutes ses notes était un travail monstrueusement long, il ne tenait pas vraiment à tout recommencer à zéro.

" J'en ai amené deux ou trois... Il y en a une de Satie. "

Il y avait aussi Bohemian rhapsody, La danse de la fée dragée, Dance monkey, et même un flamenco fait pour le piano, au milieu d'autres partitions sûrement moins adaptées. Le jeune sorcier jeta un regard un peu embarrassé à son aînée. C'était fait proprement, mais à la main. Il aurait préféré, de loin, avoir pu acheter et lui ramener des vraies partitions, qui lui auraient donné l'air plus sérieux et, accessoirement, plus riche. Il n'avait même pas pu acheter la plume à papote qui lui aurait fait gagner un temps précieux.
Il s'excusa, avec un geste de la main vers les feuilles de papier :

" Il vaut peut-être mieux utiliser ton ordinateur, en fait. Elles sont pas terribles. "

Srđan s'était rassis, se forçant à poser les mains à plat sur ses genoux, ce qui l'empêcherait de brasser trop d'air dans l'appartement. Il n'était pas vraiment certain de comment fonctionnait un ordinateur, il ne pensait pas en avoir déjà vu un allumé. Tout ce qu'il savait, c'est que les moldus semblaient les adorer, au point de passer une grande partie de la journée avec. Donc, forcément, ce devait être un objet incroyable! il était excité à l'idée d'en voir un vrai chez Liv, et franchement admiratif qu'elle sache s'en servir.
Les moldus faisaient toujours preuve d'une inventivité qui, de l'avis de Srđan, compensait au moins, sinon dépassait, la magie. Ce qu'ils arrivaient à faire, avec des dons pourtant moindres à la naissance que les créatures magiques, était tout simplement incroyable. Il avait la fierté de posséder un briquet, un appareil photo qu'il pensait moderne, et deux ou trois babioles moldues, mais n'avait jamais essayé d'objet plus compliqué, par manque d'argent, et par peur de ne pas savoir les faire fonctionner.

Les voisins de Liv étaient des moldus. Bien sûr. Elle n'était pas du genre à avoir peur de la différence des autres. La question dépassa les lèvres de Srđan avant qu'il ne puisse la retenir :

" Tu les as déjà espionnés? Enfin, regardé comment c'était, chez eux? Ils ont aussi des ordinateurs, je pense? et des lave-vaisselle automatiques? des télévisions? Tous les moldus en ont. "

Si son hôte avait été de son âge, il lui aurait proposé d'aller tout de suite sonner à la porte d'un des voisins, et de se faire inviter à rentrer en utilisant n'importe quelle excuse pour voir l'intérieur d'un appartement moldu. Ce devait être tellement plus étrange que la maison d'un sorcier! tout à son fantasme, il faillit ne pas entendre la dernière phrase de Liv.

« Et puis, c’est aussi plus pratique pour recevoir ma famille… »

Le beau visage s'était rembruni, le bleu des yeux s'était voilé. A peine, mais cela avait tout de même été perceptible. Srđan eut un pincement de cœur. Est-ce que la famille de Liv la délaissait? Comment c'était possible? Elle n'avait rien pu faire de mal, ça il en était sûr! et même si c'était le cas... difficile de pardonner à ceux qui parvenaient à ôter le sourire qui éclairait d'habitude le visage de la sorcière.

" Qu'ils aillent se faire foutre, s'ils veulent pas de toi c'est pas une famille. "  

Il aurait préféré être moins rude. Eviter les vulgarités devant elle. Mais c'était son honnêteté qui avait parlé, avec ses mots à lui. Il ne savait rien, en fait, peut-être que toute sa famille travaillait juste trop loin de l'Angleterre pour venir la voir! mais il était sûr d'une chose, si sa mère avait été vivante, elle serait venue le voir toute sa vie, même depuis l'autre bout du monde. C'était ça, une famille.
Il sauta sur ses pieds, toujours aussi énergique, lui tendit la main en souriant pour l'aider à se lever à son tour :

" Allez! tu veux toujours bien me jouer du piano? Je pourrai chanter avec toi, on dansera aussi! "

Avec un peu de chance, cela suffirait pour rendre à son amie son beau sourire et sa joie de vivre. Hors de question de laisser des parasites lui gâcher la vie.
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Re: Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Sam 10 Oct - 16:52

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ft. Srđan Karanovic
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        À peine le temps de bouger, de me diriger vers la chambre que Srđan sortis les partitions en question. Décidément, il avait tout prévu. Et apparemment, il n’y avait pas que du Satie. Mes yeux s’écarquillèrent devant le tas de papiers que formaient les partitions. Mais ce qui attira mon regard fut autre chose. Je me saisis d’une des feuilles et l’observai de plus près. Elle ne ressemblait en rien à ce que j’avais pu voir. En effet, elle avait dû être rédigée à la main. Les portées, les notes, tout était du fait maison.

« C’est toi qui… ? »

Mais je ne finis pas ma phrase. Je savais que c’était lui qui avait fait cela. Il n’y avait que lui pour prendre le temps de recopier des partitions qu’il ne devait sûrement pas pouvoir obtenir autrement. Je tournais les pages entre mes mains. Il avait dû prendre des heures pour faire tout ça. C’était impressionnant, un travail de longue haleine et de patience. J’avais presque peur de les abîmer et les manipulais donc avec délicatesse.

« Waouh, c’est magnifique. C’est vraiment très bien fait et avec beaucoup de soin. Ce sera plus que bien si on veut jouer une de ces partitions ne t’en fais pas ! »

Hors de question qu’il se dénigre. Il n’y avait vraiment pas de quoi. Au contraire ! Il n’avait vraiment pas à douter de lui. Je n’aurais aucun mal à jouer l’un de ces morceaux, c’était sûr, même si certains me parlaient plus que d’autres.

        Malgré son style vestimentaire moldu qui m’avait interpellé la première fois, je voyais bien là les remarques d’un sorcier. Il n’y avait qu’eux pour poser des questions comme celles-ci, mais elles eurent tout de même le don de me faire sourire. Cette ignorance avait quelque chose de charmant que je ne saurais décrire. Je pourrais sûrement passer des heures à lui expliquer cette culture qui fut… Qui est la mienne. Mes racines. J’étais née dans ce monde, j’y avais évolué et malgré mon côté sorcier, je ne pouvais m’en détacher.

« Voyons, pas besoin de les espionner, tu sais. Mais sinon oui, les objets électroniques et électroménagers sont très souvent présents chez eux. Même si cela dépend des foyers et de leurs moyens bien sûr. »

J’aimais transmettre des connaissances et toutes ces informations que j’avais sur la culture moldue. Je partageais un peu de qui j’étais. Ça et le piano bien sûr. Et j’attendais aussi d’en savoir plus sur Srđan, il avait beau être plus jeune, il avait cette maturité d’une personne ayant vécu beaucoup de choses. J’étais sûr qu’il avait beaucoup à m’apprendre aussi, à sa façon. Mais je ne voulais plus le brusquer et je lui laissais le temps.

        Je ne savais pas pourquoi, mais le jeune homme comprit le sens derrière mes mots et mon regard. Sa considération me toucha et réchauffa déjà quelque peu le cœur. Je ne le connaissais encore que peu, mais j’avais déjà l’impression de compter plus pour lui que pour William. Je n’attendais pas à ce qu’il me considère comme sa fille, mais juste au moins à ce qu’il me considère.

Malgré ses mots crus, je ne pus le blâmer. Au fond, il avait exprimé ce que je ressentais. Il avait parlé pour moi et c’était soulageant. La famille était un vaste mot qui avait plusieurs sens. Il y avait la famille du sang, celle qui nous est imposée. Mais pour moi, il y avait aussi la famille que l’on se crée, celle qui nous connaît, qui est là pour nous, celle que l’on choisit pour de nombreuses raisons. Celle-là, c’était la vraie famille ! Et j’allais composer la mienne. Ma famille de cœur.

        Je n’eus pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que Srđan m’emmena vers le piano. Je me laissais faire, emportée par cette soudaine et chaleureuse énergie. Il savait trouver les mots pour redonner le sourire et recentrer la conversation au bon moment. Le programme était plus que tentant.

« Avec plaisir ! »

Tout en suivant son mouvement, je me saisis doucement des partitions qu’il avait apportées. Je déposais alors Bohemian Rhapsody sur le piano avant de m’y installer. C’était une musique parfaite s’il souhaitait m’accompagner au chant. Musique pas des plus simples, c'est vrai, mais que j’affectionnais tout particulièrement.

Comme un réflexe, je coinçais mes cheveux derrière mes oreilles pour ne pas être gênée. Je lus les premières mesures afin de me familiariser et de me mettre dans le bain. Puis je commençais doucement à laisser aller mes mains sur les touches noires et blanches. Au départ hésitantes, elles firent parfois quelques erreurs. Mais j’avais au moins l’avantage de connaître la chanson. Au fur et à mesure, mes mains se firent plus assurées et les notes raisonnaient plus clairement dans le salon. Je fermais les yeux de temps en temps pour mieux profiter de la musique, tout en jetant de furtifs coups d’œil à la partition. Je ne pus m’empêcher de retenir un sourire et je lançais un regard vers Srđan comme pour le remercier.

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Re: Sur un air de piano [En cours]
Srđan Karanovic, le  Lun 12 Oct - 20:46

Le regard bleu parcourut les feuillets, provoquant une légère appréhension chez Srđan, d'autant que la sorcière semblait vraiment surprise.

« Waouh, c’est magnifique. C’est vraiment très bien fait et avec beaucoup de soin. Ce sera plus que bien si on veut jouer une de ces partitions ne t’en fais pas ! »

Liv avait un don : lorsqu'elle ouvrait la bouche, ce n'était que pour dire des choses gentilles, qui vous filaient dans le cœur à toute allure, de redoutables flèches qui dispensaient une chaleur bienveillante. Srđan se sentit rougir jusqu'aux oreilles devant le compliment de la sorcière. Ce n'était pas bon, il allait avoir l'air d'un gamin!  

Heureusement, Liv ne semblait pas fâchée de sa rudesse envers sa famille. Il aurait presque préféré, parce que ça voulait dire qu'en fait, ça devait vraiment la faire souffrir. Cependant, elle ne lui répondit rien, et se contenta de saisir l'occasion que lui offrait Srđan de passer à autre chose. Elle saisit de ses doigts fins les partitions tout en suivant son mouvement, puis l'emmena s'installer au piano.
Srđan avait encore mille questions sur les voisins de la sorcière, sur les moldus en général, il aurait voulu savoir comment Liv s'y prenait pour vivre en si bonne harmonie avec eux. Mais toutes ses questions disparurent lorsqu'il fut face à l'instrument tant convoité.
Son sourire s'effaça, remplacé par une expression de concentration. Il se pencha pour voir comment était l'instrument de dos, comment étaient installées les pédales. Il aurait aussi adoré voir l'intérieur de l'instrument, voir bouger les marteaux qui frappaient les cordes; il avait du mal à imaginer comment cela pouvait marcher en pratique, et c'était difficile de comprendre en se contentant de théorie pure.

Liv avait choisi Bohemian Rhapsody ; son choix avait immensément plu à Srđan. Voilà une chanson pendant laquelle on ne s'ennuyait pas, qui faisait passer par toutes les émotions. Elle était très difficile, bien sûr. Le jeune sorcier s'était promis de parfaitement la maîtriser un jour. Il pourrait alors la jouer et la chanter en même temps, le piano et sa voix parfaitement accordés.

Dans d'autres circonstances, Srđan, tout jeune homme qu'il était, aurait forcément été déconcentré par le geste féminin de Liv, qui passa la main derrière son oreille pour arranger ses beaux cheveux. Mais pour cette fois, il se rendit à peine compte du geste délicat, et ne se détourna pas de son objectif : son regard était fixé sur les doigts de la jeune femme, qui semblaient prendre doucement possession du clavier. Elle avait pris le temps de lire la partition, visiblement sans trop de difficultés, au soulagement de Srđan, qui craignait encore, au fond, que son travail ne fasse pas l'affaire et que le papier soit illisible.
Il fut presque surpris quand la première note fut jouée, le sortant de sa concentration. Il se reprit en moins d'une seconde, essayant d'ouvrir autant les oreilles que les yeux, pour ne rien rater. Au début, il sentit que Liv hésitait un peu, mais il en profitait pour apprendre de ça aussi; quand elle jouait plus lentement, il avait plus l'occasion de regarder comment elle plaçait ses mains, quelle partie de ses doigts pressait les notes, comment elle faisait passer son regard de la partition au clavier.
En un rien de temps, la célèbre musique avait envahi tout l'appartement. Comme Liv se tourna vers lui, pour lui adresser un sourire, le jeune homme perdit un peu de son sérieux. Il ne fallait pas qu'il soit un élève trop ennuyeux, et puis, cela l'amuserait énormément s'il pouvait accompagner la blonde... Seulement, il ne voulait pas couvrir le piano en chantant. Aujourd'hui, les stars, c'étaient Liv et le piano, pas lui. Il se contenta donc de fredonner l'air, à sa satisfaction parfaitement en rythme avec la musicienne. Ce n'était pas une mince affaire pour lui, de se retenir de chanter alors que les conditions étaient réunies. Il était plutôt fier d'y parvenir.
Sans s'en rendre compte, il avait également commencé à balancer son corps, suivant la musique de toutes les manières qu'il pouvait, la laissant l'envahir autant qu'elle semblait prendre possession de son amie.
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Re: Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Mer 14 Oct - 19:57

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        Les notes virevoltaient dans l’appartement. La musique emplissait la pièce de ses douces sonorités. Elle traversait les murs, le plafond et se répercutait dans l’immeuble. Le temps s’était suspendu. Tout avait disparu autour de nous. Il ne restait que le piano, Srđan et moi. Les soucis, les doutes, envolés. Rien ne pouvait venir perturber ce moment hors du temps. Une plénitude s’emparait de moi. Je souhaitais que cet instant dure le plus longtemps possible. Éternellement.

Cependant, alors que je m’attendais à ce que Srđan m’accompagne au chant, ce ne fut pas le cas. Il semblait plus accaparé par la musique et le piano que par quoi que ce soit d’autre. Son amour pour la musique transparaissait dans son regard. Mais j’avais tellement envie d’entendre à nouveau sa voix. Comme lors de notre première rencontre. Si belle, si douce, si vibrante.

« Me feras-tu le plaisir d’entendre ta voix à nouveau aujourd’hui ? », dis-je toute souriante et les yeux pétillants.

Il était peut-être ici pour le piano, mais j’avais tout de même le droit de profiter aussi un peu de mon côté. Je partageais le piano, il pouvait partager le chant. Même si jamais je ne pourrais chanter aussi bien que lui. Juste pour le plaisir des oreilles.

        Je laissais mes doigts continuer à glisser sur les touches. Certaines n’étaient plus très blanches, vieillies par le temps. Mais l’instrument sonnait toujours bien. Quand je l’avais récupéré, j’avais pris le temps de le remettre en état. Dépoussiéré, réparé, de nouveau accordé, il n’était pas comme neuf, mais je lui avais redonné un coup de jeune. J’en étais fière. Il avait gardé son âme, mais il pouvait à nouveau s’exprimer. Grand-mère Olivia devait être fière. Je l’espérais.

« C’est agréable de jouer, c’est sûr. Mais peut-être as-tu envie d’autre chose que juste me regarder non ? »

L’objectif de cette journée n’était pas de réaliser un concert privé. J’aimais jouer, mais je pouvais le faire tous les jours. Aujourd’hui était un jour particulier. Souhaitait-il s’asseoir à ma place et jouer à son tour ? Sûrement. Attendait-il plutôt des conseils ? Peut-être. Je doutais toujours de mes capacités à pouvoir l’aider, mais j’allais essayer. Les deux ? Aussi. Du moment que je passais un agréable moment avec lui, tout m’allait.

        Il était une lumière dans l’obscurité. Dans la bonté dans un monde si égocentrique. Mais une ombre planait sur mon cœur. Une bombe à retardement. Une peur irrationnelle. Ou du moins, je le pensais. Quelque chose d’enfoui, mais toujours présent. Emporté au fond de l’eau, il tentait de refaire surface. Ce n’était pas le moment. Pas maintenant. Qu’était-il ? Qu’était-elle ? Ses mains se rapprochaient de mon cou. Angoisse qui voulait me faire suffoquer. Pouvais-je réellement lui faire confiance ? Bien sûr ! Mais une voix au fond de moi était terrifiée. Terrifiée de refaire les mêmes erreurs. Mais… Quelles erreurs ?

Mon regard se plongea à nouveau sur Srđan et son aura de bonté. Un radeau auquel me raccrocher. Tout s’effaçait. Il avait un don. Le don de faire fuir les sentiments négatifs. Non, c’était quelqu’un de bien, je n’avais pas à douter. Mais plusieurs fois, mon instinct m’avait trompé. Je crois. Je ne sais plus. Le nœud soudainement apparu au fond de mon ventre s’estompait lentement. Je n’avais rien à craindre. Mes doigts s’affairaient avec agilité sur le piano. Le vent soufflait sur les nuages. Une brise chaleureuse au nom de Srđan.

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Re: Sur un air de piano [En cours]
Srđan Karanovic, le  Jeu 15 Oct - 19:44

Voulait-il chanter? La bonne question aurait plutôt été, quand ne voulait-il pas chanter. Si, en plus, il était le bienvenu pour le faire! mais, pas tout de suite. Sinon, il risquait de perdre la fin de la mélodie au piano, et ça ne valait pas le coup. Ensuite, il chanterait tout ce que son amie voudrait. Et il espérait bien qu'ils dérangeraient les voisins, finalement. Ce serait amusant, et la voisine à talons comprendrait peut-être mieux ce que ça faisait, quand le voisin était bruyant. Dommage qu'ils soient en pleine journée.

" C'est promis, je te chanterai tout ce que tu voudras. Et ça vaut pas seulement pour aujourd'hui, d'ailleurs. "

Il se retint de dire qu'il serait compliqué qu'elle ne l'entende pas chanter, et que c'était de toutes façons assez improbable qu'il arrive à se taire tout le temps de sa visite chez elle, alors qu'en plus, ils allaient jouer de la musique. Autant se montrer sous un jour avantageux. C'était une des choses les plus frustrantes qu'il y avait à Poudlard, les longues heures de cours, où tout ce qu'il y avait à faire, c'était se taire et écouter religieusement. Parfois, il y avait des exercices pratiques, mais même là, hors de question d'oser ne serait-ce que fredonner.
Il se demandait ce qu'il chanterait en premier : un air que Liv connaissait, bien sûr, et qu'elle pouvait jouer au piano, sûrement. Il n'avait pas très souvent l'occasion d'être accompagné pendant ses chansons, sauf bien sûr dans les bars, où il y avait parfois un guitariste ou deux, et même de temps en temps un bassiste et un batteur. Rarement un pianiste, mais il savait qu'il se débrouillerait.

« C’est agréable de jouer, c’est sûr. Mais peut-être as-tu envie d’autre chose que juste me regarder non ? »

Le grand moment était venu! Srđan marqua un moment d'arrêt, conscient de l'importance de ce qu'il allait répondre. Les premières tournures de phrase qui lui vinrent furent en serbe, il les écarta donc et décida de se lancer, avec un peu de chance, ça irait. Il répondit, avec un sourire d'excuse :

" J'adorerais que tu me montres... Enfin, je veux dire, j'essaie et tu me dis comment faire... Euh... je sais pas si c'est clair. Je veux bien essayer de jouer, mais je ne sais pas comment faire. Du coup, désolé, ce sera probablement très mauvais, et pas du tout agréable à écouter. S'il y a quelque chose à écouter. On doit s'y perdre avec toutes ces touches! "

Le jeune sorcier regardait maintenant son hôte avec un peu d'appréhension, et de culpabilité. Il avait presque l'impression de lui avoir menti, maintenant qu'il était là. L'apprentissage serait probablement plus long et compliqué que ce qu'il avait pu sous-entendre avant. Pour autant, il n'aurait voulu échanger sa place pour rien au monde.

Son regard se porta sur les partitions manuscrites, puis sur les doigts de Liv, qui flattaient le piano, comme si elle dialoguait avec lui, dans une langue que Srđan brûlait d'apprendre. Une idée lui traversa l'esprit, et sous l'effet de l'excitation de bientôt apprendre le piano, et comme il commençait à en avoir l'habitude avec elle, il parla avant d'avoir mesuré l'impact de ce qu'il allait dire, et l'effet qu'il ferait à la sorcière.

" On devrait écrire notre chanson. Tous les deux. Tu sais, on aurait, genre, plus de succès que Queen. Toi au piano, moi je chanterai, je jouerai de la guitare ou de la batterie. On parlera d'un ange forcé de vivre sur terre, et de potions magiques. Ou alors de moldus. Ou de baguettes. Tu as jamais trouvé que c'était drôle? Les spécialistes des baguettes, ils connaissent l'âme et le cœur de tous les sorciers, juste en voyant les baguettes. C'est comme une étiquette qui dit qui tu es. C'est très personnel. "

De toutes façons, dès qu'il se sentirait capable d'écrire de vraies bonnes chansons, il y en aurait une sur Liv. Ce n'était pas difficile d'être inspiré, avec elle!
Liv Gordon
Liv Gordon
Ministère de la Magie
Ministère de la Magie
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : - Permis de Transplanage


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Re: Sur un air de piano [En cours]
Liv Gordon, le  Ven 16 Oct - 21:18

Sur un air de piano
ft. Srđan Karanovic
Saison 32 – Septembre


        Le chant. Douce mélodie, apaisante, entrainante. Vecteur d’émotions, de joie, de peur, de tristesse. Régulatrice de mes humeurs. Elle était un équilibre au quotidien. Outil expiatoire, permettant l’évacuation des mauvaises pensées. Voilà en partie pourquoi je portais une attention toute particulière à la musique. Son pouvoir sur mon ressenti, mon état pouvait parfois être presque… Magique. Srđan me le promit. J’allais entendre sa voix. Bonheur ! Je trépignais d’avance. Depuis notre dernière rencontre, j’en rêvais. Une voix si belle ne pouvait pas rester cachée, c’était presque… Criminel.

Mais des mots retinrent mon attention. Pas seulement pour aujourd’hui ? Il y aurait d’autres fois ? Une simple tournure de phrase ? Mon cœur fit un bon. Il souhaitait que l’on se revoie. Que l’on passe à nouveau des moments ensemble. Ou alors, ce n’était qu’illusion. Le simple fruit de mon imagination qui s’amusait à rêver une nouvelle amitié. Une amitié pleine de promesses. Remplie de moments uniques, de moments de bonheur. Devais-je blâmer mon esprit ? De me donner peut-être de faux espoirs. Devais-je me raccrocher à ces images ? Qui emplissaient mon cœur de joie. Mon cœur s’emballait, des mots voulaient fuser hors de ma bouche pour prévoir d’autres moments. Mais je me retins. Je ne voulais pas paraître insistante et l’effrayer. Telle une fleur, j’allais cultiver cette relation naissante et la chérir, mais avec douceur et en prenant le temps.

        Ah ! Je m’en doutais. Malgré le peu de temps, je commençais à connaître un peu Srđan. Il n’allait pas résister à cette envie, cet appel du piano. Quoi de mieux pour apprendre que d’essayer, de sentir les touches sous ses doigts, de laisser glisser ses mains sur le clavier, de sentir les pédales sous son pied. Le piano prenait vie sous notre impulsion. Et ça, c’était merveilleux.

« Ah mais oui, bien sûr ! Tu ne pensais quand même pas que tu allais rester là à regarder quand même ! » Dis-je avec humour, « Allez un peu de pratique. Rien de mieux que d’apprendre en le faisant, sur le tas et en essayant. Et puis, ne t’en fais pas, la première fois que j’ai touché le piano, c’était une vraie cacophonie ! Mais c’est aussi formateur. »

La première fois, je devais avoir 6 ans, chez ma grand-mère. Je ne sais pas si l’on pouvait appeler cela de la musique, mais le piano émettait des sons, plutôt comme une plainte, un appel à l’aide pour qu’on l’achève et qu’on le sorte de cette torture. Puis je n’avais repris le piano qu’à sa mort. Le dernier lien qui nous unissait, même après cette séparation. Là aussi, les notes sonnaient fausses la plupart du temps. Mais au fur et à mesure, au fil des années, j’avais fini par m’améliorer. Tout était une question de temps, d’investissement et de motivation.

        Écrire une chanson ? Quelle idée, cela me rappelait sa proposition d’écrire un livre sur les potions (toujours dans un coin de ma tête). Si au départ, elles pouvaient sembler un peu farfelues, c’était loin d’être le cas. Souvent fondée, avec une bonne intention, j’aimais ses idées et les prenais toujours au sérieux. Je voyais que cela venait du cœur.

« Hé mais tu sais quoi ? J’aime beaucoup cette idée. Avec des thèmes comme ça, ce serait super en plus ! On mettrait nos aptitudes en commun, un régal. Au pire les gens détestent, mais au moins on pourra être fiers de notre boulot. Ou qui sait, peut-être qu’on percerait dans le milieu. »

Plus de succès que Queen, je ne sais pas. J’avais toujours admiré ce groupe, légendaire. Mais j’étais certaine de ne pas pouvoir atteindre ce niveau. En tout cas, j’en serais honorée. Mais bon, j’avais mon métier, enfin stable. J’étais maintenant agent de la Brigade de la Police Magique. J’aimais ce que je faisais. J’étais fière d’être utile à la communauté magique. Je ne sais pas si une reconversion dans le domaine de la musique me plairait réellement, mais pourquoi pas les soirs, entre nous ou même dans des bars ou restaurants pour animer la salle ! Des moments de détente hors du temps. J’aimais bien cette perspective. Mais nous en étions encore loin.

« Allez, place à la pratique. Maintenant, c’est toi qui bosses ! »

J'arrêtai de jouer et me décalai alors pour laisser ma place à Srđan. Je le pris par les épaules et le guidai jusqu’au tabouret. Il me semblait bien qu’il s’agissait du premier contact que j’avais réellement avec lui, ou du moins volontairement. Ce fut une sensation bizarre, mais loin d'être désagréable. Je secouai la tête. Il était l’heure de passer aux choses sérieuses.

« Commençons par quelque chose de simple… Tu as ça dans tes partitions ? »

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