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Harmonie artistique [En cours]
Liv Gordon
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Harmonie artistique [En cours]
Liv Gordon, le  Mer 30 Sep - 19:03

Harmonie artistique
ft. Elida Cestero
Saison 32 – Début juillet


        Jouer du piano était un passe-temps qui prenait de plus en plus de place au quotidien. Le salon se transformait en une scène accueillant mes notes plus ou moins gracieuses, s’envolant dans l’air de la pièce. Elles me transportaient, vidaient mon esprit. Le temps était comme suspendu dans ces moments-là. Le piano et les potions étaient les deux seules occupations qui me permettaient de me déconnecter du monde et de m’évader. Je pouvais rester des heures à concocter de nouvelles formules, le chaudron frémissant, ou encore à laisser mes doigts pianoter sur les touches noires et blanches du piano.

Mais si j’étais une pianiste autodidacte, il était souvent difficile pour moi d’évaluer mon niveau. J’avais assimilé le solfège à l’aide de nombreux livres et parfois même d’Internet, mon côté moldue ne pouvant s’empêcher d’être attiré par cette simplicité. Et si pour le reste j’avais récupéré ou acheté des partitions par-ci par-là, je faisais parfois à l’oreille. Les notes semblaient harmonieuses, mais j’avais souvent du mal à être objective. Sans la moindre formation, je me comparais juste aux autres la plupart du temps.

Cependant, j’avais fini par trouver une solution. Le public est souvent un bon indicateur. Rien de mieux que des personnes extérieures et totalement étrangères pour me juger. Pour cela, il m’arrivait de plus en plus souvent de me rendre à King’s Cross. Je partais tôt et prenais place au niveau du piano qui était mis à disposition des voyageurs. Assise, je répétais ce que j’avais appris et observais la réaction des passants.

        Aujourd’hui faisait partie de ces jours. Je profitais de quelques pauses entre les recherches d’emploi, les envois de candidature et les entretiens pour prendre un peu le temps de me détendre. Cette instabilité, principalement financière, due à l’enchaînement de petits boulots, n’aidait pas mon esprit à se calmer, sans cesse obnubilé par la recherche de solutions. C’était pour cela que des petits moments, comme ce matin, étaient importants pour moi.

Dans mon sac, j’y avais glissé quelques-unes des dernières partitions que j’avais travaillées. En effet, si certaines étaient gravée dans mon esprit, mon style encore trop hésitant m’obligeait souvent à me raccrocher au papier. Je ne mis pas longtemps à atteindre la gare. Toujours fourmillante, l’atmosphère n’était cependant pas étouffante comme aux heures de pointe. Si j’aimais l’animation des lieux bondés, c’était loin d’être le cas actuellement. Mais je savais que la foule viendrait plus rapidement que ce à quoi je m’attendais et que, perdue dans les notes de musique, je ne m’en rendrais qu’à peine compte.

        Installée sur le tabouret devant le piano, je déposais mes partitions sur ce qui ferait office de pupitre. Le moment était venu, et c’était mon moment. Mes yeux se fermèrent presque, mais me laissant toujours de quoi lire les notes. Mes doigts s’envolèrent sur les touches noires et blanches. Le spectacle pouvait commencer.

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Re: Harmonie artistique [En cours]
Elida Cestero, le  Dim 4 Oct - 10:56

C’est étrange de se dire que la deuxième année est déjà terminée, vous ne trouvez pas ? J’aime bien être à Poudlard, malgré les élèves qui bousculent dans les couloirs, ceux qui font trop de bruit dans la Salle Commune, ceux qui font les idiots en cours. Parce qu’il y a quand même la grande bibliothèque aux nombreux livres, le parc aux couleurs éclatantes et aux petits animaux intéressants, la tour d’Astronomie si haute qu’on a l’impression de pouvoir toucher les étoiles, les cours tous intéressants, même ceux qu’au début je n’aimais pas trop ou qui me posaient beaucoup de difficulté. Oui, cette année ma baguette a un peu mieux fonctionné. Enfin, ça dépendait des jours et des sortilèges mais globalement on peut dire que je suis satisfaite. Alors j’aime bien Poudlard, c’est une école bizarre mais intéressante.

Je suis tout de même contente de rentrer à la maison. J’y retourne à chaque vacances, et à chaque fois je suis contente. Parce que bon, c’est chouette la maison, il y a toujours du calme là-bas ! Ça change de l’école. Sauf qu’avant d’y être, il faut prendre le train et ça j’aime un peu moins. Surtout lorsqu’il faut monter dedans, puis en descendre quand on est arrivé, ce sont les pires moments car tout le monde est tout le temps pressé, et c’est encore pire que pour aller en cours… Les élèves bousculent, crient, se chamaillent, appellent leurs parents… Oui, moi aussi je suis contente d’être rentrée mais croyez-moi ce serait bien plus rapide et agréable si on sortait en file indienne dans le calme. C’est déjà suffisamment difficile de marcher en tirant la grosse valise et en portant le gros sac sur le dos, alors je vous laisse imaginer comment c’est lorsqu’on se fait bousculer.

Voilà pourquoi je suis toujours la dernière à sortir quand on arrive au quai neuf et demi – ou trois quarts ? Peut-être un tiers. Je sais plus. Bref, ça n’a pas d’importance. J’attends toujours que les élèves soient tous passés à côté de ma place, et puis je peux enfin sortir. Comme ça pas de soucis, personne ne me pousse, c’est bien plus agréable. Franchement, il faudrait que les autres essaient. Mais tant pis pour eux en même temps, chacun sa façon de faire. Quand j’arrive sur le quai au nom étrange, il y a encore des familles présentes, celles qui prennent le temps de dire Bonjour comment ça va, le voyage s’est bien passé ? et qui écoutent leurs enfants raconter les examens directement ici parce qu’elles sont impatientes. Je les regarde un instant, pensive. Ce sont certainement des familles de Sorciers, ma famille à moi n’est jamais venue jusqu’ici.

Je soupire un peu. C’est pas toujours génial d’avoir une famille moldue. Mais au moins, j’ai des choses à raconter, des choses qu’ils ne connaissent pas ! Tandis que ces enfants-là, bah leurs parents connaissent Poudlard, donc il n’y a pas grand-chose qui les étonnera. D’ailleurs en parlant de parents, il faudrait peut-être que je me mette en route. Abandonnant du regard les autres familles, je me dirige vers le mur qu’il faut traverser pour atteindre la partie moldue de la gare. Je ne m’y ferais jamais… Vous rendez-vous compte qu’on traverse un mur ? Je fais ça chez moi, rien ne se passe à part une bosse sur le front et quelques étoiles qui tournent devant mes yeux. L’idée me fait rire – je n’ai jamais essayé, je ne suis pas idiote non plus. Mais c’est presque sûr que d’autres ont déjà essayé… Remarquez, c’est vrai que c’est assez curieux d’imaginer qu’on a un nouveau pouvoir.

Une fois le mur passé, je cherche quelqu’un de ma famille du regard. D’habitude, j’ai une lettre quelques jours avant mon arrivée pour savoir qui sera là. Soit papa, soit maman, soit Mark. À mon premier retour, ils étaient là tous les trois mais je sais que c’était exceptionnel car ils travaillent beaucoup pour gagner de l’argent. C’est vrai, l’argent ne vient pas de nulle part et si on veut pouvoir garder la maison, manger, soigner mamie, et d’autres choses encore dont je ne me rappelle plus mais dont les adultes ont déjà parlé. Je ne suis pas un bébé, je sais comprendre ces choses-là. Mais est-ce égoïste d’espérer qu’ils soient là, à m’attendre en souriant ? Peut-être un peu, sauf que ça m’est égal. J’ai le droit d’imaginer, après tout je ne fais rien de mal. C’est normal de vouloir trouver sa famille après avoir passé plusieurs semaines loin d’eux, non ?

Mais il n’y a personne aujourd’hui. Pourtant, ils savent que je rentre aujourd’hui. Pourquoi n’y a-t-il personne qui m’attend ? Est-ce qu’ils m’ont oublié ? Ou ils sont en retard ? Ça peut arriver, des bouchons sur la route ou un autre imprévu de dernière minute. J’attends un peu, quelques minutes, peut-être un peu plus. Puis, la main serré sur le manche de ma valise, je m’avance un peu, je me faufile entre les gens présents qui attendent le départ ou l’arrivée d’un train. Peut-être qu’ils se sont trompés de quai. Alors je fais le tour, je regarde les adultes debout ou assis. C’est la première fois que j’observe les autres de cette manière, il y en a qui me regardent bizarrement d’ailleurs, j’aime pas qu’on me regarde ainsi. Mais j’ai plus important à faire que regarder les pieds par terre. Je veux trouver papa, ou maman, ou Mark. Sauf que j’ai fait le tour, et qu’il n’y a personne.

Je soupire à nouveau. Je connais le chemin entre la gare et la maison, c’est pas très compliqué à retenir même si c’est un peu long : on le fait toujours à pied à chaque fois que je vais à l’école où que j’en reviens. Je sais le faire toute seule. C’est juste que je préfère le faire avec un adulte, la valise est lourde, moi je suis pas très musclée et puis je sais pas, j’aime avoir quelqu’un que je connais avec moi, c’est rassurant, je me sens mieux – protégée, en sécurité. Mais tant pis, il faut bien se débrouiller toute seule. Alors j’arrête de tourner, je cherche du regard la sortie à travers toutes ces grandes personnes. C’est pas pratique d’être petite… De toute façon, les portes ne sont pas en plein milieu d’une pièce mais un mur, alors je suis les murs. Sauf que ce n’est pas sur une porte que finit par tomber mon regard. Non, c’est sur une dame que mes yeux se posent, une dame assise devant un piano.

Curieuse, j’oublie la maison pour m’approcher de l’adulte dont les mains dansent sur les touches blanches et noires de l’instrument de musique. Et des notes sortent, dansent dans les airs, je les entends bien : elles effacent tous les bruits de la gare, des trains qui démarrent et des conversations qui ont lieu. Il n’y a qu’elles, ces mélodies qui entrent dans l’esprit. C’est beau, c’est très beau, c’est… Magique ? J’ai déjà entendu de la musique, mais je ne savais pas qu’elle pouvait avoir cette capacité de calmer la panique qui tourne dans mon cerveau. Je suis bien là, concentrée sur les sons qui sortent grâce aux mouvements de doigts, mouvements qui semblent m’hypnotiser. C’est encore mieux que le chant des oiseaux dans le parc de Poudlard. Mais la magie est détruit par un adulte qui me bouscule, me râle dessus car je suis en plein milieu. Je m’excuse, pardon je voulais pas déranger, je me pousse. Si Mark était là, il me dirait quoi faire, où aller, il me dirait de bouger. Mais j’entends encore la musique, il y a toujours cette dame qui a l’air, elle aussi, plongée dans ses mélodies.

Alors je me décale, je cherche du regard un endroit où m’installer et je trouve rapidement. Je n’ai qu’à me mettre là, juste à côté. La valise lâchée par terre, je m’assois dessus, posant le sac à côté, ça fait du bien de ne plus être écrasée par ces bagages embêtants. Et dans un réflexe bien connu, je sors carnet et crayon, de quoi tracer sur le papier les images qui s’offrent à moi, à mes yeux attirés. La dame est forte, très forte, ses doigts ne semblent pas hésiter, son regard semble concentré, posé sur des feuilles couvertes de lignes et de notes que je ne sais pas lire. Comment fait-elle pour jouer de la musique sans regarder le clavier ? Je l’admire beaucoup, vraiment beaucoup. Émerveillée, je laisse ma main s’activer elle aussi, faire ce qu’elle veut. Je lui fais confiance, elle est liée à mon cerveau, elle sait quoi faire. Et même si je baisse les yeux pour vérifier les traits, je regarde surtout les mains, le piano. C’est ce qui se pose sur ma page. Des mains actives, un piano, des notes qui dansent dans les airs. Plus tard peut-être, je passerais au portrait. Après tout, je ne suis pas pressée : personne ne semble m’attendre.
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Re: Harmonie artistique [En cours]
Liv Gordon, le  Lun 5 Oct - 14:04

Harmonie artistique
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Saison 32 – Début juillet


         Au fur et à mesure que la foule se densifiait, les notes étaient de plus en plus assurées. Elles s’élevaient lentement du piano et partaient vagabonder dans le vaste bâtiment qu’était la gare. Le bruit des conversations, des annonces et des valises s’intensifiait et m’obligeait donc à jouer plus fort. Mais la musique ne semblait pas déranger qui que ce soit, ce qui me rassura. Cependant, une petite voix au fond de moi ne pouvait s’empêcher de penser qu’ils étaient trop obnubilés par leurs occupations pour prêter le moins attention à cette musique.

Nous vivons dans une société qui prône de plus en plus l’égocentrisme. Des robots centrés sur eux-mêmes, métro-boulot-dodo, c’était bien triste. Plus personne ne prêtait attention à ce qui l’entourait. Plus personne ne savait apprécier les petites choses de la vie et c’était bien dommage. Ma vision du monde moldu avait fini par se ternir. J’étais née dans ce monde, mais je ne le reconnaissais plus. Nous avions pris des chemins différents et cette culture qui fut la mienne me semblait beaucoup trop souvent étrangère maintenant…

J’avais dépensé tant d’énergie à m’intégrer au monde sorcier, j’avais passé des nuits entières à me renseigner sur son fonctionnement, leur culture, tous les petits détails qui permettraient de combler le vide laissé par une enfance moldue. Et finalement, j’avais réussi. Tout doucement, je trouvais une place parmi ce monde et je me retrouvais dans les préoccupations et les sujets de discussion des sorciers. Mais cela avait aussi signé une crevasse qui continuait sans cesse de s’agrandir entre ma famille et moi. Je pensais découvrir à nouveau monde tout en ayant mes racines dans un autre, cependant, la vie semblait décidée à me forcer à choisir un camp.

Pourquoi les larmes avaient-elles envie de couler sur mes joues ? Pourquoi mon esprit était-il soudain envahi de telles réflexions ? Sûrement parce que la gare me rappelait tant de souvenirs. La première fois que je pris place dans le Poudlard Express, direction Poudlard, les retrouvailles avec ma famille aux vacances, mon départ pour leur rendre visite en Écosse. La gare était le début de nouvelles aventures et le lieu de retrouvailles. Riche en émotions, cela ne faisait aucun doute. Mais certaines avaient un goût amer.

       Alors que j’essayais de vider mon esprit, laissant les notes l’envahirent, je sentis une présence un peu plus persistante près de moi. J’avais fini par m’habituer au mouvement incessant des allers-retours de voyageurs. Mais une petite ombre s’était figée au coin de mon œil. Je pus sentir son regard sur moi quelques instants avant qu’elle ne prenne place sur sa valise.

Je pris le temps de tourner les yeux quelques instants vers elle sans m’arrêter de jouer pour autant. Elle était jeune et avait un visage angélique. Il me semblait même qu’elle était en train de dessiner. Si insouciante. Je la voyais, de temps et temps, lever le regard vers moi avant de le replonger vers son carnet. Que dessinait-elle ? Elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait et devait sans aucun doute être plus douée que moi. Si je me débrouillais au piano, j’étais plus que nul en dessin. Mais cela m’avait toujours fascinée surtout à Poudlard, de voir certains élèves réaliser des décors, des personnages, des portraits merveilleux avec rien qu’un crayon.

Je me demandais bien la raison de sa présence ici. Attendait-elle un train pour partir en vacances ? Venait-elle d’arriver et attendait-elle des personnes qui devaient venir la chercher ? Était-elle une moldue ? Une sorcière ? La gare était bien un endroit où l’on pouvait se poser ce genre de questions. Les deux mondes y cohabitaient et se croisaient sans même s’en rendre compte. Mais de la voir là, son regard poser de temps en temps sur moi, je ne pus m’empêcher de dire :

« Tu attends un train ? Tu voyages toute seule ? »

J’espérais ne pas paraître trop indiscrète et je ne voulais pas lui faire peur. Après tout, elle ne me connaissait pas et semblait jeune, elle avait le droit de ne pas me répondre. Mais j’étais intriguée de savoir ce qu’elle faisait seule ici. Pour la mettre plus à l’aise, j’ajoutais quelques instants plus tard :

« Qu’est-ce que tu dessines de beau ? J’avoue que je préfère la musique pour ma part, mais j’ai toujours aimé l’air en général. »

Je m’arrêtai un peu pour me tourner vers elle avec un sourire. Elle devait sûrement aimer parler de ce qui l’intéresse ou du moins serait-elle un peu plus à l’aise.

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Re: Harmonie artistique [En cours]
Elida Cestero, le  Mer 7 Oct - 17:42

Je me demande depuis combien de temps la dame est là, les mains dansant sur le clavier noir et blanc de son piano. Comment fait-elle pour rester si concentrée avec tout ce monde qui se bouscule et bavarde autour d’elle ? C’est certainement ce qui m’attire ainsi, comme si cette concentration me disait de venir, d’approcher pour pouvoir en faire partie. Car une fois assise sur ma valise, carnet et crayon dans les mains, la bulle invisible qui semble entourer l’Artiste s’étend jusqu’à moi. Je me sens bien ici, protégée par ces notes de musique qui tournoient tout autour de nous dans les airs. Elles effacent les autres, le paysage devient transparent tandis que mes yeux ne voient plus que les mains agitées, mes oreilles n’entendant plus que les douces mélodies qui s’échappent de l’instrument. La garde devient une place musicale par la présence de cette adulte qui parle un autre langage. Et j’aime beaucoup, vraiment beaucoup, cette sensation qui me fait oublier qu’il y a quelques minutes, j’étais sur le point de rentrer seule à la maison.

Perdue dans la contemplation des mains danseuses, agiles et douées d’un savoir qui m’est inconnue, je sursaute un peu en entendant une voix traverser la bulle. Qui, comment est-ce possible ? Étonnée, je lève les yeux vers la Musicienne : c’est elle qui a parlé. Elle qui me demande si j’attends un train, si je voyage seule. Je souris timidement, sans savoir quoi répondre. Je rentre de Poudlard, vous savez, l’école de magie. C’est ce qui me vient en tête, sauf que je n’ose pas le dire. Et si elle était Moldue ? Il ne faut pas leur en parler, la magie est un secret. Dire que je rentre de l’école est faisable, ça doit bien exister une école qui exige que l’on prenne le train… Mais peut-être que cette inconnue est une Sorcière. Alors peut-être que je peux parler de Poudlard. Au fond, qu’est-ce que ça change ? Il me faudrait expliquer pourquoi je suis là, seule assise sur ma valise. Dire qu’Ils ne sont pas là, que je dois rentrer seule. Et ça fait étrangement mal.

Tandis que je réfléchis, l’Artiste ajoute une question, explique préférer la musique tout en aimant l’art en général. Je ne comprends pas… Pourquoi me parle-t-elle ? Je ne suis qu’une enfant, une petite de treize ans qui revient de l’école. Je ne suis qu’une petite qui découvre encore le Monde, ce monde auquel les Moldus n’ont pas accès – et même le leur en réalité, je le découvre toujours. Je ne suis qu’une fille en train d’écouter sa musique, et elle aurait pu en être embêtée, me dire de bouger, me dire que je dérange comme l’a fait l’adulte tout à l’heure. Mais non. Elle est là, souriante, ses mains cessant de danser pour mieux m’écouter. Elle a l’air si gentille… En même temps, elle doit aimer qu’on l’écoute sinon elle ne serait pas venue ici. Et surtout : elle aime l’art. La musique surtout, ce doit être son domaine puisqu’elle joue merveilleusement bien du piano. Moi aussi, j’aime l’art. La dessin car c’est l’art que je fais, la musique également même si ça dépend laquelle, j’aime les photographies aussi, un coucher de soleil peut être si extraordinaire à observer dessus.

Alors c’est presque naturellement, même si un peu timidement, que je lui réponds «Je dessine vos mains qui font du piano. Elles sont très agiles, comme deux danseuses, c’est très beau.» Beau. Oui, c’est un bon mot. «Je… J’aime beaucoup votre musique. Et l’art aussi en général, comme vous. J’espère que ça ne vous dérange pas… Je ne voulais pas vous embêter ! C’est juste que…» Je commence à m’embrouiller, à me perdre, à m’inquiéter. Et si elle me parlait pour me dire que je la dérange ? Pour me gronder de la tracer sur le papier sans son autorisation ? Je ne sais pas comment me justifier, comment expliquer ma présence ici sans risquer de dire des bêtises, de parler de la magie alors qu’elle est peut-être une Moldue, d’avouer qu’il n’y a personne de ma famille présente alors que je viens de rentrer. J’ai peur de dire que je triste, car je sais que ce serait égoïste. C’est un murmure qui finit par sortir, «…Je rentre de l’école, je dois aller à la maison. Mais je vous ai entendu, et je n’ai pas pu partir sans vous écouter.» Je pose le regard sur le sol devant mes pieds, gênée. Et si j’avais fait quelque chose de mal sans le vouloir ? Je m’en voudrais tant !
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Re: Harmonie artistique [En cours]
Liv Gordon, le  Ven 9 Oct - 16:38

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        J’avais l’impression de l’avoir surprise en m’adressant à elle. Elle ne devait pas s’attendre à cela, c’était certain. J’espérais ne pas l’avoir mise mal à l’aise. Je pouvais comprendre que parler à une inconnue dans une gare pouvait être angoissant. Mais elle semblait plutôt timide que gênée, ou du moins, je l’espérais. Je ne lâchais pas mon sourire afin de la rassurer au maximum et de montrer mes bonnes intentions.

La jeune fille cherchait ses mots et finit par m’expliquer ce qu’elle dessinait. Apparemment, j’étais un modèle qui l’intéressait et j’en étais flattée et touchée. C’était sûrement la première fois que quelqu’un me dessinait. C’était comme si j’existais à ses yeux. Les autres passants m’entendaient sûrement, mais sans me voir, alors qu’elle, elle s’était arrêtée, elle me voyait ! Dans un monde d’indifférence, elle était une petite lumière d’espoir. Une nouvelle génération prometteuse.

« Merci beaucoup, je suis très honorée d’être le modèle pour ton dessin. »

En plus, elle aimait ma musique et je sentais qu’elle était sincère. Une petite artiste, passionnée d’art… Elle me faisait penser un peu à moi à son âge. Ma mère m’avait sensibilisée très jeune à ce domaine et elle avait fini par me transmettre son goût de la culture en général. C’était un lien fort qui nous unissait, nous avait uni… Il y a bien longtemps que nous n’avions pas partagé quoi que ce soit.

        Cependant, la jeune fille bredouilla une sorte d’excuse. Elle ne voulait pas me déranger alors qu’en réalité, c’était moi qui avais troublé ce moment. C’était moi qui étais venu vers elle alors qu’elle n’avait rien demandé.

« Oh non, ne t’en fais pas, tu n’as rien fait de mal, au contraire, c’est moi qui suis venue te déranger un peu dans ton activité. Je suis juste un peu curieuse, c’est mon principal défaut, il faut l’avouer ! »

Je rigolais légèrement à la suite de cette petite confession. Ma curiosité avait toujours été très présente, mais m’avait parfois joué des tours. Je ne me voulais jamais intrusive, mais je posais parfois des questions délicates. J’étais curieuse et franche, je disais tout ce qui me passait par la tête et parfois cela ne faisait pas bon ménage ! Mais j’étais comme ça !

        Alors comme ça, elle revenait de l’école ? En train, avec une grosse valise… Je me remémorais mes retours de Poudlard pour les vacances. Contente de revoir ma famille, un peu triste de quitter le monde magique et mes amis. Et plus le temps avançait et plus les retours avaient été compliqués. Mais je n’avais pas à me plaindre, j’avais une famille aimante, et même une famille tout simplement. Et il y avait mon frère. Une lumière dans mon quotidien. Hélas maintenant, il vivait en Allemagne et les occasions de se voir étaient plus rares. Mais cela en faisait des moments uniques et merveilleux où chaque seconde était précieuse.

        Mon instinct me disait qu’il y avait beaucoup trop de coïncidences et d’indices pour qu’elle ne soit pas une sorcière de retour de Poudlard pour les vacances. Mais il fallait que je sois prudente. Après, il s’agissait d’une jeune fille, je suis sûre que je pouvais tenter quelque chose :

« Moi aussi il y a quelques années de ça j’allais en train à l’école. Poudlard, je ne suis pas sûre que tu connaisses… »

Mon ton avait baissé pour la fin de la phrase. Mais il pouvait s’agir d’un nom comme un autre. Si elle ne connaissait pas, elle n’y ferait sûrement pas attention. Mais elle avait ce regard, le regard de quelqu’un qui connaissait la magie. Je me retournai vers le piano en attendant sa réponse et jouai quelques notes.

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Re: Harmonie artistique [En cours]
Elida Cestero, le  Dim 11 Oct - 10:21

Je ne suis pas sûre, mais je crois que la dame est contente de savoir que ce sont ses mains que je dessine, elle sourit toujours en m’entendant, elle n’a pas un regard énervé ni mécontent. D’autres auraient pu ne pas aimer ça, se faire poser sur la papier sans autorisation quelconque, et je l’aurais compris. En réalité, je me dis souvent que je n’aimerais pas que quelqu’un me dessine comme ça sans que je ne le sache, mais ce n’est pas le cas de la Musicienne qui dit être honorée. C’est un grand mot, honorée, un beau mot qui me fait sourire timidement. Est-ce un honneur, de se faire dessiner ? Pourtant, je ne fais que tracer les courbes de ses mains – d’ailleurs à bien y penser, un inconnu ne saurait pas reconnaître les mains de la femme ici présente. Mais qu’importe ? Je me suis toujours dit que tant que moi je me souviens d’où viennent tous mes dessins, tout va bien. Et puis, ça laisse libre court à l’imagination aussi, c’est pas plus mal n’est-ce pas ? En tout cas, je suis contente de voir l’inconnue honorée. Étrangement, ce mot me fait plaisir, je ne sais pourquoi.

Pourtant, je ne peux m’empêcher d’être inquiète, de me dire que je l’ai certainement dérangé à force de poser mon regard sur elle, sur ses deux mains danseuses. J’aurais pu la déconcentrer, sans le vouloir évidemment. Non, là n’était pas mon but et je préfère le lui dire, qu’elle ne voit pas comme une personne malpolie ou méchante. Il y a ces moments où l’envie est plus forte que la raison… Ces moments où je n’écoute plus mon cerveau qui réfléchit, mais plutôt cette voix qui me réclame de regarder, d’écouter, de m’approcher. Et je suis un peu soulagée lorsque l’Artiste m’assure que je n’ai rien fait de mal. Ainsi, mon regard ne l’a pas embêté ? Étonnée, je ne sais pas quoi dire alors qu’elle ajoute que c’est elle qui est venue me déranger. Je contemple mon carnet sur lequel reposent deux mains sur un piano. Les détails ne sont pas encore là, mais on reconnaît bien ce qui est représenté, en tout cas c’est mon avis. J’aime la précision, la réalité autant que le rêve, et c’est étrange car ce dessin représente un peu les deux. Le vrai, le faux, les deux mélangés, comme le monde moldu et celui magique, sans qu’on ne sache distinguer l’un de l’autre.

La dame m’aurait-elle réellement dérangée ? La réponse est non, évidemment. Car elle s’est montrée gentille avec moi, car elle a dit être honorée, car elle dit être curieuse. Je souris à nouveau alors qu’elle rit un peu. C’est bien d’être curieuse, tous les adultes le disent. Alors pourquoi parle-t-elle de défaut ? Il est vrai qu’il y a plusieurs types de curiosité. Et à mon avis, cette curiosité-là n’était pas mauvaise : elle a bien le droit de vouloir savoir pourquoi je la regarde ainsi, autant, en regardant également mon carnet sur lequel danse le crayon. Alors je murmure que «Non, vous ne m’avez pas dérangé…». Je ne pense pas qu’expliquer mon avis sur sa curiosité serait utile. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment. Je n’ai peut-être juste pas envie ? Je préfère la musique, l’art, tout en veillant à être polie. Aussi j’explique, toujours dans un murmure, que je reviens de l’école. Sans donner trop de détails, ce n’est pas mentir si ? Je ne veux pas dire de trop grosses bêtises… Je ne veux pas me faire gronder, me faire punir. Même si je ne pense pas que dire à un adulte moldu que la magie existe sans donner de preuve soit très grave, il se dire juste que j’ai beaucoup d’imagination et c’est tout.

Et la Musicienne parle. Je l’écoute, soudainement curieuse. Elle aussi allait à l’école en train. Avec certainement une valise aussi grosse que la mienne, et un sac comme le mien. Y a-t-il des Moldus qui partent ainsi, dans une école très loin de chez eux pour plusieurs semaines ? Certainement dans des écoles spéciales. Je ne sais pas trop, depuis que j’ai onze ans je vais à Poudlard alors je ne connais pas les possibilités qui auraient pu s’offrir à moi dans un autre contexte. Mais voilà, l’adulte parle de Poudlard. Elle aussi prenait le train pour y aller. Elle aussi y étudiait la magie. Elle aussi… Est une Sorcière. Une Sorcière Musicienne, une Sorcière Artiste dans une gare mi-moldue mi-sorcière. Trop étonnée pour répondre de suite, je reste là, en silence, perdue dans mes pensées tandis que mes yeux la suivent distraitement. Elle retourne à son piano, se remet à faire danser ses doigts sur le clavier. Et je souris, encore une fois. Quelle était la probabilité de croiser aujourd’hui une Sorcière Pianiste ? Certainement très faible, ne me demandez pas les calculs s’il vous plaît. Mais… S’en est une. Une vraie, sinon elle ne connaîtrait pas cette école dans laquelle je suis. N’est-ce pas merveilleux ? C’est une chance rare que j’ai, j’en suis certaine.

Alors je me lève, laissant carnet et crayon sur ma valise pour m’approcher de quelques pas de la Sorcière, veillant à ne pas la gêner. Beaucoup de questions se bousculent dans ma tête, vraiment beaucoup. Je ne sais pas par où commencer, c’est si compliqué ! Je vérifie d’abord autour de nous que personne ne pourrait nous écouter, mais non : les gens font étrangement attention à ne pas bousculer une pianiste et son instrument, pour que la musique continue de valser dans l’air de la gare. Pourtant ils ne s’arrêtent pas, ne dessinent pas, ne regardent pas. Ils entendent juste, marchent peut-être au pas des mélodies mais c’est tout. Et moi, moi je suis là, et je réponds doucement «Oui, je connais Poudlard ! C’est là que je vais à l’école.» C’est si étrange de pouvoir dire une telle chose dans la gare pleine de Moldus ! Qui aurait cru que je rencontrerais une Sorcière Musicienne ? Quelques années plus tôt, c’était peut-être elle à ma place. Curieuse, je contemple les participations, un de ces sujets de questions qui sont nées. «Est-ce que… Vous jouez de la musique moldue ? Ou est-ce qu’il existe des partitions de Sorciers ? Je me suis toujours posé beaucoup de questions là-dessus…» Sur le piano aussi, mais j’ai peur de demander trop de choses Les deux mondes sont en partie semblables et en partie différents, c’est si étrange… C’est comme un aveu qui vient, timide, «En fait, moi aussi je suis curieuse. Il y a tellement de choses à découvrir !» Et je suis tellement contente de rencontrer une Artiste Sorcière !
Liv Gordon
Liv Gordon
Ministère de la Magie
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Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : - Permis de Transplanage


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Re: Harmonie artistique [En cours]
Liv Gordon, le  Lun 12 Oct - 18:24

Harmonie artistique
ft. Elida Cestero
Saison 32 – Début juillet


        J’avais donc vu juste, il s’agissait bien d’une petite sorcière de retour de Poudlard. Parfois le monde est petit. Très petit. À la frontière des mondes, je croisais son chemin. Le destin était parfois amusant. Les probabilités jouaient en ma faveur aujourd’hui. Cette jeune fille qui dessinait, était bien une sorcière.

Même si j’aimais discuter avec beaucoup de monde, moldus comme sorciers, je me sentais tout de même plus libre avec ces derniers. Plus à même de me comprendre. Je pouvais parler sans réfléchir, sans devoir faire attention à la moindre de mes paroles. J’aimais mes voisins, mais en réalité, jamais ils ne sauraient vraiment qui j’étais réellement. Ils croisaient la Liv moldue. Mais j’avais aussi mon côté sorcier, qui ne pouvait pleinement s’exprimer que dans le monde magique. Je souris amicalement à la jeune fille.

       Je regardais autour de moi. Il fallait se méfier des oreilles qui pouvaient traîner. Le secret magique restait tout de même une notion importante et je ne voulais pas m’attirer d’ennuis. Mais les passants étaient absorbés par les mille et une informations qui les assaillaient, toujours égocentrés.

« Oh une petite sorcière, quelle coïncidence ! » Ou peut-être pas, les personnes qui se ressemblent s’attirent souvent. « Cela fait bien plusieurs années que j’ai quitté Poudlard, mais je n’en garde que de bons souvenirs. »

Mes premiers pas dans ce monde. La découverte de tant de nouvelles choses, de nouvelles notions. Pour moi, cela avait été un conte de fées éveillé. De jour au lendemain, toute ma vie avait changé et j’étais devenue l’héroïne d’une histoire fantastique. Tout n’avait pas toujours été simple, mais j’avais eu la chance de croiser la route de personnes merveilleuses, amis, mentor… Amour aussi. Les plus belles années de ma vie. Pour l’instant bien évidemment.

Plein de questions me venaient à l’esprit. Quelle était sa maison ? Ses matières de prédilections ? Sa famille était-elle sorcière aussi ? D’ailleurs où était sa famille ? Pourquoi était-elle seule si elle revenait de Poudlard ? Mais je ne voulais pas passer pour une psychopathe et l’assaillir de phrases de toutes parts. Et puis, là n’était pas la question.

       Cependant, nous avions un certain amour pour l’art en commun. Le dessin pour elle, la musique pour moi. Une certaine complémentarité. J’étais touchée par son intérêt pour ma passion. Des questions plutôt pertinentes malgré son jeune âge.

« J’ai plutôt l’habitude de jouer de la musique moldue en effet, j’ai été élevée dans ce monde et c’est un peu ma culture. Je suis sûre qu’il existe des grands compositeurs sorciers, mais j’avoue ne pas trop m’y connaître à ce sujet. »

Il m’avait toujours paru évidemment de jouer des musiques moldues, de vieux classiques pour piano comme des adaptations de chansons plus moderne. J’avais une culture dans ce domaine nourrie de nombreuses années à écouter la musique en voiture avec ma famille ou à la maison en faisant le ménage. Mais il est vrai que je ne m’étais jamais vraiment renseignée sur la musique sorcière. Je savais qu’elle existait, j’avais déjà vu des concerts organisés passer dans le journal. Mais je ne m’y étais jamais attardée plus que cela, préférant me mêler à la foule non-sorcière pour aller à l’opéra.

       En plus, la jeune fille était curieuse elle aussi. Il est vrai que j’avais souvent tendance à présenter ce trait de caractère comme un défaut, mais cela était dû à mon expérience passée. À son âge, je voyais plutôt cela comme une qualité. L’envie de découvrir le monde et les choses qui nous entourent. En apprendre toujours plus. Découvrir, s’émerveiller. Apprendre de l’expérience des autres et obtenir des conseils.

« Je suis tout à fait d’accord ! Le monde a tellement à offrir et à nous montrer. Je trouve cela triste de vivre sans partir à sa découverte et voir tout ce qu’il a à offrir. Avec le dessin tu dois pouvoir capter et immortaliser ces petits instants magiques de la vie non ? »

C’était un peu ma devise. Ne pas être spectatrice, mais actrice de ce monde si magnifique qui nous entoure. Apprendre de lui, mais aussi agir pour le rendre meilleur. Mais surtout se rendre compte de sa beauté.

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Elida Cestero
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Re: Harmonie artistique [En cours]
Elida Cestero, le  Ven 16 Oct - 19:50

Poudlard. C’est vraiment une drôle de coïncidence que cette dame soit une Sorcière, qu’elle ait elle aussi été une élève de cette école de magie. Quoi de plus étonnant que cette rencontre ? Il est vrai que les deux mondes se mêlent facilement dans la gare qui sert aux élèves Sorciers autant qu’à toutes les catégories de Moldus, mais de là à croiser une Musicienne Sorcière… Le hasard fait merveilleusement bien les choses. Car parler à un Moldu ne me dérange pas, même si je n’aime pas trop parler en fait, après tout j’en suis une moi-même. Je suis une Sorcière née dans un monde sans magie, c’est bizarre mais apparemment assez courant. Quoi qu’il en soit, je ne suis malgré cela pas mécontente de croiser une Sorcière Artiste. Pourquoi le serais-je ? Comment le pourrais-je l’être ? J’aime l’art, cette inconnue aussi. Et si même en étant Sorcière on peut pratiquer de l’art une fois adultes… J’en suis heureuse. Étrangement heureuse. Je n’ai encore jamais réellement réfléchit à un métier plus tard, je suis certaine qu’il est encore trop tôt, mais rien ne m’empêche d’être contente de voir qu’on peut tout faire. Même si, maintenant que j’y pense, ce n’est peut-être pas tellement son métier à elle.

En tout cas, la dame trouve aussi que c’est une coïncidence. Je souris timidement tandis qu’elle ajoute que ses souvenirs de l’école sont bons. Agréables. Joyeux, peut-être ? Je me demande dans quelle maison elle était. De ce que je sais, les maisons de Poudlard ont toujours été les mêmes, il n’y a eu aucun changement depuis sa création. Alors l’Artiste était forcément dans une des quatre maisons que je connais… Je me demande beaucoup de choses, je suis curieuse. Mais je n’ai pas envie de paraître malpolie, donc je ne demande rien. J’enregistre tout de même ses paroles optimistes : si elle ne garde que de bons souvenirs, je devrais finir par m’y habituer malgré les points négatifs d’une école si loin de la maison avec plein d’élèves bruyants et pour certains embêtants. Je me contente de répondre que «Je m’y plais aussi ! C’est bien la magie, et c'est drôle que vous aussi vous y êtes allé !». Ce n’est pas un mensonge, je n’entre juste pas dans les détails. Ce n’est pas grave, si ? Après tout, aussi gentille soit-elle pour l’instant, elle est encore une inconnue. Une Artiste, une Musicienne, une Sorcière, une personne certainement extraordinaire certes, mais aussi une inconnue. Et on m’a dit déjà plusieurs fois que c’était mal de parler aux inconnus. Il paraît qu’il y a des gens dangereux, des gens méchants. Sauf que je n’aime pas voir le mal partout… Même si j’ai plutôt tendance à m’écarter des élèves de mon âge car je les trouve méchants et incompréhensifs.

Et malgré cela, malgré les conseils et les consignes, je ne peux jamais m’empêcher de le faire lorsque la-dite inconnue me paraît intéressante. Comment refuser de répondre à une Pianiste qui vient vers moi ? Je ne peux pas. D’ailleurs, la curiosité peut être une bonne chose, j’aime apprendre. En plus, j’ai remarqué que les adultes aimaient souvent quand on leur pose une question sur un sujet qui le passionne. Ou qu’ils apprécient, tout simplement. Je crois que c’est également le cas de cette dame qui n’hésite pas à me répondre lorsque je l’interroge sur les partitions moldues et magiques. Attentive, je l’écoute m’expliquer qu’elle joue de la musique moldue par habitude. C’est sa culture, elle y a été élevée. Est-elle née-moldue, elle aussi ? Ou sang-mêlée élevée dans le monde moldu ? L’un comme l’autre, ça revient à la même chose : elle ne connaît pas vraiment la musique magique. Moi non plus, et il faut avouer que j’en suis bien curieuse. À quoi est-ce que ça ressemble ? Est-ce que les notes changent selon l’envie du Musicien ? Est-ce qu’elles défilent, comme les dessins papiers animés ? Voilà de bonnes questions sans aucune réponse pour le moment, mais ce n’est pas grave car les bibliothèques n’ont pas été inventées pour rien. «Moi aussi, j’ai été élevée chez les Moldus. Mais j’avoue que je ne m’y connais pas trop non plus en musique moldue…» Attirée par le dessin, par l’envie de communiquer à ma manière autant que par l’envie de reproduire le monde. Quand on est petit, on est parfois égoïste et en y pensant maintenant, je pense que je l’ai été également. Alors je conclue, tout sourire, par un «Je me renseignerais !» plein de promesses. C’est pour cela que l’on grandit.

Pour apprendre, pour mieux connaître le monde, pour s’éloigner du monde de l’enfance et grandir. C’est important d’être grand, de savoir ce qu’il y a autour de nous. Je m’y ouvre à peine, étant restée concentrée sur mes domaines préférés comme le dessin et l’Astronomie mais mieux vaut tard que jamais n’est-ce pas ? Et puis, on n’est pas tous élevés de la même manière, et dans ma famille l’art n’est jamais un centre de discussion. Pourtant je suis curieuse, mais il y a des moments où cette curiosité est laissée de côté car peu encouragée. Et même si l’adulte s’est excusée d’être curieuse, présentant un instant cette curiosité comme un défaut, elle est tout de même d’accord avec moi. Je souris en l’écoutant. Découvrir le monde et voir tout ce qu’il a à offrir est une idée bien séduisante, même si ce n’est pas facile. Enfin, certainement parce que je suis encore à l’école. Et puis quand même, j’ai connu l’Espagne moi ! J’y suis née et j’y ais grandit quelques années. Je me demande si elle a voyagé, elle, pour dire ça. Où aurait-elle pu aller ? Sur un autre continent ? Préfère-t-elle les pays chauds ou les pays froids ? Les pays de sable ou les pays de neige ? Tout fait rêver je trouve, et pour avoir vu les deux – la plage d’Espagne et la neige d’Écosse – je sais de quoi je parle. J’ai tout sur mon carnet, mes carnets. Combien de carnets ai-je remplis ainsi ? Tout ce qui est devant mes yeux, tout ce qu’imagine mon esprit, tout cela remplit les pages blanches et douces de mes carnets.

Alors je hoche la tête. Car l’adulte a bien raison : par mes traits de crayon j’immortalise tout ce que je peux, tout ce que je voie. Je me suis même habituée à dessiner des gens pour pouvoir aider Leliana avec son joli projet. Oui, j’ai vraiment de tout dans mon carnet. Des inconnus, des images que je ne reverrais peut-être jamais, des images que je reverrais certainement. Dans le carnet que j’ai sorti tout à l’heure, il y a le château sous la neige – très difficile car il faisait super froid dehors, mais j’ai réussit à faire ce que je voulais. Il y a aussi une licorne dessinée par un mélange de branches printanières, ce que mon esprit a voulu voir un bel après-midi ensoleillé. On peut trouver aussi un chiot noir, adorablement gentil, câlin et joyeux ; quelques oiseaux posés dans un tas de feuilles orangées automnales ; une fleur aux pétales couvertes de rosée dont les petites gouttes forment de minuscules arc-en-ciel. Le monde est poétique je trouve. «Oh oui, je dessine souvent. Je m’installe dans un coin, comme là, et je reproduis ce que je vois. Parfois c’est réel, parfois pas vraiment… Je fais de tout.». Quelques pas en arrière et je récupère mon carnet – j’ai envie de lui montrer car elle semble sincèrement intéressée. Heureusement que ce n’est pas le carnet où j’ai dessiné monsieur Corbeau et monsieur Renard… «Parfois aussi, je dessine le passé.» Je lui souris timidement en ouvrant une de mes pages préférées : la plage en bas de la falaise, l’Océan au bout. «J’aime découvrir mais je n’ai pas beaucoup voyagé, même si j’ai vu l’Espagne… Est-ce que vous y êtes déjà allé ? Est-ce que vous avez fait des voyages ?». Je suis curieuse, je l’ai dit. Et étrangement, cette Musicienne a le don de faire sortir de cette curiosité. C’est peu habituel…
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